Comparons les chiffres officiels publics. En août 2003, la canicule provoque 15 000 décès. C'est une crise de régime. Démissions, méthodes spéciales d'alertes … Décembre 2016 et début janvier 2017 : la grippe provoque 14 358 décès. Il se passe quoi ? Rien ! Pas une seule mise en cause du vaccin. A quoi a-t-il servi ? Pas une seule démission. Le chiffre n'est même pas à la Une de l'actualité. Entre 2003 et 2016, la valeur d'une personne âgée en France a terriblement chuté. L'industrie de la santé choisit ses morts. Ceux qui scandalisent pour pomper les aides publiques et ceux qu'il faut banaliser pour éviter d'ouvrir les interrogations sur ses propres échecs. C'est comme les effets des vaccins. Hiver 2016, dans des délais semble-t-il proches de la vaccination anti-grippe, des "incidents" cardiaques sont intervenus dans des nombres très supérieurs à la moyenne. Un lien existe-t-il ? Si non, à quoi est liée cette réalité inhabituelle ? Pas de chiffre. Pas d'étude. Rien. Face aux impératifs capitalistiques de l'industrie de la santé, le prix de la vie humaine semble très faible pour des bénéfices records. Très inquiétant que la faiblesse politique face à de telles réalités.
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Aujourd’hui, peut-être retrouver le doux plaisir d’une odeur de l’enfance ?
A juste titre, la sagesse populaire dit que l'on reste toute sa vie de son enfance. Il y a des temps forts de l'enfance qui impriment à jamais. Pour moi, c'est le cas notamment de 5 odeurs. L'odeur de l'encre suggère la concentration des études d'alors. Il y a 2 ans, suite à un encrier cassé, j'ai retrouvé chez Trichon à Grenoble un vieil encrier en verre à la forme originale qui garde remarquablement l'odeur de l'encre. A chaque recharge de stylo, c'est une volée d'images revenant en surface. La seconde odeur est celle de l'iode. A l'opposé de l'encre, l'iode rappelle les vacances. Les vacances d'alors incarnent pour moi de longs trajets en voiture et la fenêtre ouverte dans les derniers kilomètres pour sentir l'iode qui envahissait la voiture : nous étions sur le point d'arriver. Je retrouve cette odeur tout particulièrement dans deux endroits : Bordeaux Mérignac selon les météos, les vents et quand le plafond des nuages est bas par temps humide. Pareil : prendre le temps sur le tarmac et les images reviennent. Il en est de même à Boston à la sortie du Logan Airport. La troisième odeur est celle des confitures : c'est le souvenir des retours d'école avec le temps du goûter. A Lyon dans des bouchons, la "cuisine maison" dégage cette odeur d'une tarte avec des fruits frais au milieu d'une épaisse crème pâtissière avec un arrière goût de vanille. A la seule perspective de ce dessert, tout le repas change. La quatrième odeur est le parfum de ma mère. C'est une odeur paradoxale. Elle me ravit au premier instant puis m'attriste terriblement ensuite. C'est l'odeur triste quand les autres odeurs sont les odeurs joyeuses. Et la 5ème odeur de mon enfance, c'est l'odeur des fermes. En dehors des vacances d'été au bord de l'eau, les autres vacances scolaires étaient "à la campagne". Le rituel du petit déjeuner consistait à aller chercher le lait à l'étable, chaud pour faire le banania. Je regardais comment traire les vaches, un savoir faire très précis. Puis c'était le retour avec le lait chaud pour partager le petit déjeuner avec maman et ma soeur. Avec la Ferme à l'Oriel cet après-midi, j'espère retrouver cette odeur qui a quitté tant de villages bien tristement.
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Quand une seule question pourrait suffire mais elle n’est jamais … posée
En dehors de l'investigation naturelle sur la moralité indispensable des candidats lors de l'actuelle présidentielle, il y a une seule question à mes yeux qui pourrait suffire pour faire le choix : quelles causes avez-vous financées sur vos deniers personnels dans les deux dernières années, preuves justificatives à l'appui (virements ou chèques) ? Là il ne s'agit plus de parler mais de faire. Et de faire sur ses deniers personnels. Et finalement ces candidats qui sont très auto-centrés, habitués à recevoir, sont-ils tout simplement capables de penser aux autres et si oui à quelles causes : santé, environnement … Et avec de telles preuves d'actes, le choix pourrait devenir tellement plus clair et facile. Dommage que cette question simple ne soit jamais posée … ! Pourtant pour beaucoup de citoyens, des efforts concrets de ce type sont fréquents et récurrents sur des causes multiples : Jumbo Wild, mucoviscidose, Restos du Coeur …
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La bataille souvent irréelle du plus bas prix !
Hier matin, France Bleu Isère a consacré un reportage de grande qualité sur la bataille d'une société ABépluche. Son créneau est étroit mais d'une grande utilité. Cette société peine à s'installer dans la durée. La raison : l'absence de marchés publics locaux parce que des collectivités ne reconnaissent pas que la valeur ajoutée de son service a un coût et que ce coût doit donc correspondre à un … prix. C'est la bataille ridicule du plus bas prix qui est le socle du clientélisme irresponsable, le bouclier de la décision indifférente qui ne veut pas dire son nom. Lors d'une subvention par exemple à une association culturelle, où est la prise en compte du rapport qualité / prix entre un service et une aide publique ? Nulle part. Mais dans cette hypothèse, l'argent public devient, selon le discours officiel, le marqueur du soutien à une activité dite … d'intérêt général même si les "clients" sont très rares. Mais dès qu'il y a un rapport économique marchand, cette "mentalité" disparaît. Il faudrait apporter une valeur ajoutée sans le prix qui correspond. Bref, impossible par définition ! Et dire qu'un pays comme la France se moque de la "jungle" que seraient le Canada et les Etats-Unis … Le jour où la France aura autant de modalités protectrices et de respect du prix de proximité comme valeur ajoutée, l'économie de proximité en France deviendra resplendissante. C'est un triste pays quand le prix d'une valeur ajoutée n'est pas reconnu. Un pays voué à l'échec collectif et au départ de ses talents lassés de devoir se battre contre tant d'obstacles injustes.
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Quand tout réside dans le regard d’autrui …
C'est surprenant de constater actuellement certaines questions sur la présidentielle 2017 : les révélations sur les affaires de François Fillon vont-elles impacter le vote ? Quelle évidence ! C'est l'un des sujets prioritaires des conversations. Ce qui a changé c'est le regard d'autrui sur Fillon. Hier, quand les personnes le voyaient, elles attendaient le contenu de ses déclarations. Aujourd'hui, elles s'interrogent d'abord sur le prix de son costume, sur l'éventuel donateur … et tant d'autres questions. Le politique vit à travers le regard d'autrui. Le regard d'autrui est la grille de lecture sur un politique. Hollande en fut une caricature : même face à des actions positives, le regard d'autrui était scotché à des images chocs : la pluie, le casque à scooter, la formule sur les "sans dents" liée aux révélations de son ex … Le regard d'autrui c'est le filtre face aux faits bruts. Quand ce filtre est négatif, les faits bruts n'ont pas d'espace. Bien au contraire, la bonne définition de la mode, c'est quand le regard d'autrui est positif. Quand il est positif au point de sublimer une attitude ou une expression maladroite dans l'absolu. Sous cet angle, les politiques ont un exercice difficile car le regard d'autrui bouge vite. Et surtout, il n'est pas un bon critère de sagesse. Le bon critère de sagesse c'est le regard de soi sur … soi. On a connaissance de tous les critères. Et si ce regard est positif avec humilité et raison, un grand pas est fait vers la sérénité. C'est aujourd'hui la vraie bonne question du moment : finalement Fillon a-t-il encore un regard positif de lui sur … lui ? Son attitude pendant les débats contradictoires donnera peut-être des éléments de réponses ?
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2017 ou d’abord un terrible échec culturel collectif !
Pour le moment, 2017 c'est d'abord le succès de ce que j'appelle la "génération Fouzy". On imagine le dialogue : l'un questionne "je mets quoi ?" et l'autre lui répond : "Fouzy tels chiffres ou telles appréciations, ils vont bien les gober !". C'est la culture du "tout se vaut" donc le juste comme le faux. C'est la mentalité du 'j'ai toujours raison" même face au faux évident. Prenons un exemple : Hollande serait derrière les affaires de Fillon. Ce serait donc Hollande qui aurait téléphoné à un ami de Fillon pour lui suggérer de lui offrir un costume puis qui aurait téléphoné à Fillon pour qu'il accepte afin qu'en fin de course, Hollande puisse révéler le tout à la "presse bien entendu complice". De même pour le mariage, les emplois … Cela n'a aucun sens. Mais pour la génération "Fouzy" ce qui compte ce n'est pas que l'analyse soit juste c'est que l'interprétation convienne à l'auteur. C'est comme les étudiants quand vous leur demandez un mémoire avec un nombre élevé de pages. J'ai constaté que la "génération Fouzy" comble les pages avec du copier – coller de sites Internet en oubliant même parfois d'enlever la bordure de pagination de la page copiée … C'est la génération qui refuse les notes pour aller vers 5 lettres… Mais mériter un 20 ou un 16 en principe, ce n'est pas le même message. Si cette mentalité là gagne comme elle est en train de le faire actuellement, c'est l'échec collectif assuré. Parce qu'une telle nullité ambiante ne peut pas porter au succès collectif. C'est impossible !
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Sans précédent : quand la politique quitte la vie à ce point …
La France est en train d'assister actuellement à un divorce sans précédent entre la politique et la vie. Aucun des faits constituant actuellement la Une de la présidentielle française 2017 ne se retrouve dans la "vraie vie". Nulle part. Personne n'a un "ami" qui lui offre 40 000 € de vêtements. Dans une ville de province, il est même impossible de trouver un magasin qui vende un costume pourtant de qualité à 6 000 € et encore moins un pull cachemire à 2 000 €. C'est introuvable et cela montre le décrochage terrible avec le microcosme parisien. Une seule manche d'un costume de Fillon paye la totalité d'un beau costume en dehors de Paris ! Des familles même aux moyens financiers limités font des économies parfois sur plusieurs années pour payer le mariage de leurs enfants. Elles l'ont programmé comme perspective probable et elles économisent diminuant sur des voyages, des achats, des restaurants … montrant d'ailleurs au passage la plus belle preuve d'amour quand la dépense est faite pour un autre alors même qu'on a tant d'envies pour soi-même ! Aucune d'entre elles n'enverrait la facture aux enfants pour qu'ils payent leur mariage. Et combien de mariages coûtent plus de 60 000 € ? Voilà les faits pour Fillon. Pour Macron, quand il se rend à Las Vegas, puisque ce sont des "entreprises à succès", des "licornes de futurs milliardaires" pourquoi les entrepreneurs ne payent pas leurs voyages et leurs nuits d'hôtels ? Surtout quand il y en a pour 330 000 € pour une seule nuit payée par les contribuables ? Il va falloir que Macron s'explique sur ce fait qui pose question. Pour le Pen, qui revendique la rigueur, comment expliquer tous ces mécanismes de surfacturations de campagnes pour engranger les remboursements via les deniers publics, de collaborateurs aux rattachements exotiques … ? Et la liste pourrait continuer longtemps. A ce niveau là vécu par aucune autre démocratie moderne, les citoyens qui cautionnent de telles pratiques dans une culture de suivisme moutonnier font d'abord un immense tort à leur statut de … citoyen.
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Les retards injustifiables
Pendant des décennies, la France a porté des valeurs universelles en matière de droits de l'être humain, de respect de la citoyenneté… Ces époques sont passées. En ce jour tout particulièrement, comment expliquer des retards inexplicables ? En septembre 2016, en Californie, le Gouverneur a ratifié une loi rendant les crimes sexuels imprescriptibles. Le temps ne permet plus de gagner l'impunité. La France est en retard alors même qu'une telle mesure est de simple bon sens pour protéger des personnes fragiles (femmes, mineurs …). De même pour ré-écrire les conditions de la défense des femmes battues de façon à leur reconnaître des conditions élargies de légitime défense. Et la liste pourrait durer longtemps. Comment analyser et comprendre ces retards injustifiables ? A quel moment la France a-t-elle renoncé à son "rôle" universel d'antan ? Pourquoi cette renonciation ? Dommage que ces questions de fond soient aussi peu traitées. Un retard injustifiable de plus …
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La publication de l’avis de chaos !
A quel moment en France les citoyens vont-ils prendre le temps pour regarder en face des chiffres incontestables. Non pas les chiffres des grévistes ou de manifestants qui varient de 1 à 10 en fonction des annonceurs mais les chiffres dressés par la Caisse des Dépôts et Consignations sur l'investissement public. Chiffres publiés la semaine dernière par un rapport public officiel. La France, pays de l'impôt record sur le plan international et pays de la dette record sur les mêmes bases n'investit plus. Investir c'est préparer l'avenir, moderniser les équipements, entretenir les voiries … La chute est catastrophique. L'actuelle situation c'est laisser aux prochaines générations : des impôts dissuasifs + une charge de la dette + un pays sous-équipé. C'est le pays du chaos. A ce rythme, il n'est même plus sûr que la Grèce n'ait pas davantage de facultés de redressement de la France car son niveau de sous-administration lui accorde des embellies de recettes à venir, embellies impossibles dans la France sur-administrée. Et ces chiffres sont évoqués par personne ! Totalement irréel. Le chaos !
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Les coeurs tendres sous les peaux épaisses …
Hier soir tard, j'ai terminé la lecture d'un ouvrage remarquable "les émotions des animaux". Son auteur est un spécialiste de renommée mondiale du comportement animal, professeur à l'université du Colorado. Il a consacré sa vie à étudier les comportements des animaux : émotions, joies, tristesses, résignations face aux douleurs ultimes. C'est l'histoire des coeurs tendres sous les peaux épaisses. Une lecture fantastique. Il y a actuellement 4 sujets de fond à côté desquels le reste n'est qu'accessoire. 1) Le choc des identités de civilisations par l'émergence d'un obscurantisme religieux qui ramène des siècles en arrière. 2) La crise environnementale : tout simplement parce qu'elle met en cause sérieusement le devenir même de la planète. 3) La pauvreté : il n'est pas possible qu'une communauté humaine accepte des seuils de pauvreté qui sont une insulte à la dignité humaine et 4 le respect des espèces animales. Dans ce dernier cadre, il faut changer le système des pensées. Il faut partager et non plus dominer. Mais surtout, tout particulièrement face à des détresses animales intolérables, il faut voter chaque jour en refusant de consommer, en finançant les associations qui s'opposent sur le terrain, en signant les pétitions utiles. Comme face à la crise environnementale, les sceptiques sont des irresponsables quand l'évolution incontestable des connaissances atteste de réalités solides, sérieuses. Un livre remarquable que je recommande tout particulièrement. Il existe en format de poche à 8, 65 €.