Les 3 débats de la primaire du PS ont été nuls. Deux candidats présents avaient dû se perdre dans ce cinéma de série B. Ils avaient probablement dû s'incruster dans la salle en ayant vu la lumière et deviné le buffet d'après film ? Et les autres n'auraient même pas pu prétendre à une fonction de Gouverneur dans un Etat fédéral. Quelle tristesse de voir un pays avec une représentation politique tombée aussi bas. L'ex-compagne de l'un des candidats tweete son exaspération face aux déclarations du père de ses enfants… Le Cevipof a publié son baromètre de "confiance" : tous les chiffres sont au rouge vif. Le divorce est consommé entre l'opinion et ses supposés "représentants". La séance va continuer encore longtemps ? La "production" coûte de plus en plus cher pour des spectateurs de moins en moins nombreux. Pathétique.
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Pour colorer son harmonie intérieure
Le vrai froid approche. Ce matin, Aspen n'a accepté de sortir qu'à la condition de revêtir sa … polaire. Un marqueur de confiance pour constater le froid. Aspen est notre chienne briard. 11 ans ! La doyenne de la famille. J'espère qu'elle a conscience de l'immensité de notre reconnaissance pour la lutte qui a été la sienne pour vaincre deux maladies redoutables. Elle a su combattre et gagner. Avec l'âge, le briard doit lutter aussi contre son … physique. Son train arrière plus difficile à bouger. Mais quel merveilleux tempérament. Comme tout chien berger, Aspen cherche à surveiller son troupeau. Mais pour Aspen, en terme de troupeau, ils sont … 1 : Marie. Tout tourne autour de Marie. Lors de sa récente hospitalisation, j'ai mis plus de 48 heures pour ramener Aspen à la vie quotidienne. Pour faire sortir Aspen de sa sidération de ne plus avoir de … troupeau. Les animaux domestiques m'ont beaucoup appris. Tout particulièrement, une capacité à apprécier le temps heureux, celui de la banalité douce. Avec les réseaux sociaux, j'ai beaucoup apprécié de constater que tant d'autres personnes ont la même relation avec leurs animaux domestiques. Reconnaître leur intelligence comme leur sensibilité. Les intégrer dans une famille. Les considérer. Etre à leur écoute. Ils donnent de la couleur à l'harmonie intérieure. Des vraies émotions saines. Savoir analyser un regard. Les caresser et progressivement constater que son coeur se met à leur rythme paisible. Sur les photos des enfants aux murs de la maison, Jonathan et Thomas sont presque toujours avec un chien. Une vraie harmonie. Une grande satisfaction de constater combien Jonathan peut être complice du chat de Clara, sa compagne, et Thomas de James, le chien de son épouse Ombeline. Le cycle continue. C'est naturel. Comme Aspen qui retrouve sa polaire pour sortir les jours de vrai froid.
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Ce matin, j’ai 10 ans …
Enfin une journée d'hiver qui n'est pas économe en neige. De quoi rappeler ma jeunesse. Alors quitter Grenoble pour rejoindre le chalet de mes parents, c'était une merveilleuse récompense. Il fallait que deux conditions soient réunies en dehors des périodes classiques de vacances. 1) Que les notes scolaires aient été bonnes et 2) que je m'engage à … déneiger. Depuis cette époque, je n'ai jamais calculé le volume de neige manipulé. Mais ce matin, il a été significatif. 2 heures 48 de pelle pour "revoir la terre" sur les espaces utiles. 8 353 pas. Prendre son rythme. Ecouter le silence. Méthodiquement choisir les bons angles pour ne pas piétiner des espaces à déneiger. Il y a toujours des moments délicieux où le rendez-vous avec son enfance est là. Imprévisible. Non programmable. Mais réel. Ce matin ce fut le cas. Dommage que des cérémonies religieuses de décès familiaux cet après-midi altèrent cette douceur matinale si agréable. L'âme peut avoir 10 ans mais le vrai temps a fait son "oeuvre". Dommage …
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100 jours … ! Et alors ?
Aujourd'hui, nous sommes à 100 jours du 1er tour de la présidentielle. Et à l'exception de ceux qui vivent la présidentielle comme la rampe de lancement de leurs campagnes législatives, c'est l'indifférence. Hier, un sondage Fiducial a été publié. A la question "Les Républicains feraient-ils mieux que l'actuel Gouvernement ?". Réponse : "ni mieux ni moins bien" : 52 %. Et "moins bien" : 25 % ! Il n'y a que 23 % à penser que ce peut être "mieux". Ce fut d'ailleurs le problème de Juppé dans les primaires de la Droite : un PMU avec des cavaliers ne visant pas la présidentielle mais … leurs législatives. D'où le rituel d'alors de campagnes bien éloigné des fondamentaux efficaces. L'échec de la politique en France est tel qu'en dehors des intéressés, plus personne n'y croit. Quand une réunion d'un ex Premier ministre sortant fait 500 personnes présentes, c'est un … gros score ! Un climat très particulier probablement jamais connu à ce point sous la Vème République à 100 jours d'un vote.
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La personnalité géographique existe bien …
C'est un des sujets les moins traités et pourtant très intéressant : l'identité géographique existe-t-elle ? Et si oui qu'est ce qui peut la structurer ? Quels rapports entre une identité géographique et le profil des habitants ? Qui structure le plus l'autre ? Depuis près de 30 ans, pour des raisons professionnelles, je suis sur Lyon plusieurs fois par semaine. Samedi en me rendant sur Grenoble, le constat classique de clochards, de tags, de papiers sur la chaussée. Dès l'arrêt au feu du pont de Catane, sur la droite, un groupe de sans abri manifestement très énervé, probablement très alcoolisé … Ce matin, à Lyon, entre Bellecour et le bout de la rue de la République à l'opposé de Bellecour donc sur un espace important : pas un clochard, pas un papier, pas de tag … (cf photos ci-dessus et ci-dessous prises à 9 heures). Bien davantage, à Lyon, la Ville vend même son savoir-faire en matière d'événementiel (cf article dans Les Echos la semaine dernière sur la fête des Lumières) et récupère des recettes non négligeables. Le Maire du 2ème arrondissement (UDI) travaille en bonne intelligence avec la "mairie centrale" (PS). Si des dossiers les opposent, il présente des contre-projets solides, précis, argumentés. Une approche bien éloignée de la guerre permanente des tranchées à Grenoble. A Grenoble, où le moindre projet piéton est perçu comme une agression contre les commerces. Et à Lyon, la rue "principale" est … piétonne avec des enseignes de haute renommée qui ne baissent pas les rideaux, loin s'en faut. Comment à 150 km de distance, de telles différences peuvent-elles exister à ce point ? Pourquoi de tels "tempéraments" aussi différents ? La sociologie ? L'histoire des lieux ? Comme beaucoup de sujets importants donc difficiles, il n'est pas traité. Dommage …
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2017 ou le choc des styles
Une élection c'est d'abord une rencontre entre les citoyens et … eux-mêmes. Les candidats ne sont que les supports permettant l'expression des priorités des citoyens. Pour que cette expression soit facilitée, le style est devenu un programme. Le paquet exprime le contenu. L'apparence doit porter le fond. Dans ce cadre, remarquable article dans Politico.com sur le "style Fillon" ou la "mode Old School". Le vrai choc des styles est actuellement entre Fillon et Macron.
L'un veut incarner la France confortable, celle des provinces solides, avec des racines, qui vivent au rythme d'un temps long, avec des valeurs durables. L'autre veut incarner la France moderne qui s'adapte, qui loue la flexibilité dans tous les domaines, qui vit avec un rythme rapide à l'heure internationale, avec des valeurs mondialisées. Pour le moment, il n'y a pas d'autres styles aussi lisibles sauf celui en cours de finalisation pour Mélenchon via les réseaux sociaux. Par exemple le FN est en proie au choc de ses deux "styles" : le populaire du Nord contre le senior du Sud. D'où un message difficile à trouver. Pour ce qui concerne le PS, il peine à retrouver un espace. Le plus surprenant, c'est qu'en période de crise climatique, le candidat écologiste ne trouve pas un style visible, lisible pour l'opinion. C'est probablement le prix de relations trop accolées avec le PS dont il est devenu une sorte de satellite. Quant à Mélenchon, il peut trouver l'espace de la révolte puisqu'au même moment où il s'engage sur ce chemin le FN veut apparaître dans le système, comme les autres, banalisé, apaisé selon son slogan. Or par définition, la France qui souffre ne peut pas être … apaisée puisqu'elle a sa colère à exprimer.
Le style de la révolte s'est donc libéré. Et pour le moment, JL Mélenchon est en train de devenir le seul véritable anti-système. Sous cet angle, la politique cesse d'être un sujet de mécontentement et devient un film assez agréable pour tenter de mieux comprendre les tendances collectives du moment.
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Rétro 2016 (01) : ma vidéo préférée
La mémoire est une activité très sélective. Elle trie. Elle rejette. Elle efface. Il est impossible de vivre sans oublier. Mais il est aussi impossible de vivre en oubliant les moments doux que la vie peut nous offrir. En cet après-midi de juillet 2016, avec le mariage d'Ombeline et Thomas, les circonstances ont offert cette douceur exquise impossible à oublier. C'est pourquoi des 10 vidéos qui comptent pour moi sur 2016, celle-là est la plus importante.
Et la vidéo réalisée par Clara et Jonathan destinée, comme la tradition le veut, à être diffusée en fin de soirée est un résumé de cette douceur de tant de moments partagés en famille pendant de belles années. Toute ma vie, et même encore à mon âge, je ressens la chaleur de la main de maman me donnant confiance sur le chemin de l'école avant les jours d'épreuves scolaires quand nous marchions alors à mon plus jeune âge. Il en est de même pour tant de photos qui figurent sur cette vidéo.
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Rétro 2016 (04) : le vrai ou le subjectivement possible ?
En dehors de cercles fermés comme les scientifiques sur des sujets techniques très précis, la vérité existe-t-elle encore ? Il y a matière à en douter. La vérité demande de l'humilité, le sens des nuances et surtout l'acceptation fréquente d'un cycle long du temps. Bref, autant de données que l'opinion moderne ne connait plus ou si peu. Ce qui compte désormais c'est le subjectivement possible. Les réseaux sociaux vont considérablement amplifier cette situation. Prenons un exemple concret : la vignette Crit'Air. Le Club 20 publie un article sur ce sujet et d'un coup tout s'enflamme : 61 550 personnes atteintes. 533 partages. 492 réactions. Des centaines de commentaires très argumentées de grande qualité sur la page Facebook de cette association. Un taux de rebond considérable sur l'article de base. Enseignement n° 1 : l'image anti-automobile de la municipalité grenobloise est tellement forte et installée que la vignette est perçue comme une arme de plus contre l'automobile davantage que pour l'air ! Le subjectivement possible gagnait haut la main.
Même constat sur d'autres statistiques. Exprimeo publie des articles techniques sur des sujets de fond. Sur 2016, ces publications techniques ont connu 70 364 actes d'intérêt selon les versions possibles (achats, téléchargements …). Quels profils pour les acheteurs grâce aux avancées de traçabilité ? En 1er, des Américains, puis Canada, puis Russie puis France … Il faut habiter loin pour cherche du contenu détaillé. Dès que l'on habite près, l'ambiance suffit. Le subjectivement possible fait alors sa loi …
Cette donnée a entièrement changé la présidentielle US 2016. Très probablement, la présidentielle française 2017 se déroulera sous ce climat particulier. Cela promet de nombreux rebonds inédits. Un fait majeur nouveau qui ne peut plus être ignoré à ce niveau là. Selon le Pew Research Center, 62 % des Américains utilisent les réseaux sociaux pour s’informer régulièrement ou occasionnellement, Facebook en tête (44 %), suivi de loin par YouTube (10 %), Twitter (9 %) et Instagram (4 %). En France, 41 % des personnes interrogées disent s’informer « souvent » par Internet et les réseaux sociaux, selon un sondage BVA réalisé pour Orange (contre 53% par la télévision, 35% par la radio, 24% par la presse écrite). Des chiffres qui méritent l'attention.
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Toujours présent !
Chacun doit vivre sa vie à sa façon. C'est la plus belle des libertés. Pour moi, la vie, c'est d'abord des couleurs vives. Avec des engagements forts. Des engagements professionnels. Mais aussi parfois des engagements civiques. Les engagements professionnels ont une contrainte particulière : souvent rencontrer les mêmes. Les engagements civiques ont une conséquence formidable : rencontrer dans la diversité la plus totale. Et cette diversité offre presque toujours des rencontres superbes. Certaines d'entre elles le sont encore plus avec une alchimie imprévisible. Ce fut le cas pour moi avec Jacques Menut qui a disparu il y a 14 ans ce 14 décembre 2016.
Pendant des années, nous avons fait des campagnes électorales ensemble. La première fut une élection cantonale. La gauche était alors conquérante, très sûre d'elle et non pas honteuse comme actuellement. J'avais choisi un canton supposé imprenable pour ma sensibilité puisque ce canton était communiste depuis la Libération. Supposé bastion rouge à jamais. Refusant alors la géographie de Meylan qui m'était proposée mais dont je n'appréciais pas le "climat de bourgeois coincés". Nous nous sommes engagés dans un canton populaire : Vif. Avec des quartiers dits difficiles : Iles de Mars, Villancourt, Tritons Hérons …Toujours être indépendant. Vivre sous ses propres couleurs et faire ce que l'on aime. La campagne a été rude. Très rude. Musclée. Sportive. 12 500 foyers visités en porte à porte. Un à un. Nous étions loin de l'actuelle génération des selfies qui considère qu'une photo en groupe restreint de proches vaut … l'action. Et plusieurs mois plus tard, était là une victoire inattendue, imprévisible, supposée inatteignable. Chacun de ces jours, Jacques Menut infatigable. Jamais démoralisé. Même si à la fin de la campagne, il ne supportait plus les montées d'escaliers, même en peinture.
Que d'amusements lors de rencontres. Les belles campagne sont toujours joyeuses même si elles se soldent par une défaite. L'essentiel, c'est de défendre ses valeurs avec plaisir. La victoire vient en plus ou pas. En cas de défaite, si on est capable de vivre par un vrai métier, on replonge vite dans son activité professionnelle et la campagne électorale reste une belle aventure.
Mais avec M. Menut, ce fut aussi la découverte d'une famille avec qui, pour ses deux filles Lydia et Marie-Christine, j'ai gardé une amitié solide. Et je n'ai jamais utilisé le mot "ami" en le galvaudant. Nous avons professionnellement travaillé de nombreuses années ensemble à ma plus grande satisfaction.
Au hasard de circonstances, Jacques Menut est toujours là. Quand je rachète pour la énième fois ma traditionnelle paire de chaussures toujours du même modèle, je m'amuse en pensant aux derniers jours de campagne où il me faisait lever les pieds pour montrer combien la semelle était usée jusqu'à la ficelle. La vendeuse ou le vendeur doit se demander pourquoi d'un coup leur client se met à rire sans chercher à le contenir. Toujours présent. Parfois, c'est par tristesse quand je repasse au hasard d'un jogging devant des réalisations municipales constatant les trous dans le mur de panneaux enlevés par des successeurs au sectarisme obscurantiste. En politique comme dans tant d'autres domaines, l'amertume et la jalousie hyper-développées conduisent toujours à des attitudes référentes de bêtise… Mais aussi quand je vais me recueillir sur la tombe de mes parents, je ne manque jamais une prière pour lui qui repose désormais à 30 mètres de mes parents. Si un souci a été causé par le vent ou autre, je le signale à Lydia.
Aujourd'hui, comme chaque année, en ce jour, une pensée particulière. Une reconnaissance permanente et le beau souvenir de moments merveilleux. Toujours présent ! Merci.