Denis Bonzy

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  • Des réalités à désespérer …

    Dogs-happiness-frazier_h

    Mardi : Tribunal Correctionnel de Bergerac. Un homme y était jugé pour abandon volontaire de son chien début 2018 dans son appartement. Un chiot de 6 mois est mort après que le propriétaire ait quitté son logement sans laisser d'adresse. Ce sont les voisins incommodés par l'odeur qui alertent deux mois après … la mort du chien. L'intéressé ne se déplace même pas au Tribunal pour s'expliquer. Il est condamné à … trois mois de prison avec sursis, à 300 euros d’amende et à 600 euros de préjudice moral pour la SPA de Bergerac, qui s’est portée partie civile. Il lui est en outre interdit d’élever un animal pendant dix ans (peine à application totalement invérifiable dans la réalité des faits !!!). Quand un pays en est réduit à de telles décisions face à une situation de ce type, c'est à désespérer. La Justice ne prend même pas le soin de dépêcher des gendarmes pour le contraindre à s'expliquer. Et la peine est d'une faiblesse inqualifiable. Il faut quand même avoir la vérité de dire qu'il y a des moments de réelle honte de la nationalité qui est encore la mienne quand je compare aux progrès connus dans d'autres pays. Que s'est-il passé pour arriver à de telles faillites collectives  ? Quels épisodes ont été manqués par ce pays face à son Histoire ? 

  • La nouvelle richesse quasi introuvable : le calme !

    Prairies 12 09 18

    Les violences sont les invitées vedettes de la rentrée 2018. Les chiffres sont là. Des records sont en effet battus. Mais surtout dans son ensemble la société est devenue violente parce qu'on a perdu une richesse considérable : le calme. Etre au calme c'est devenu impossible. Tous les temps calmes d'hier ont quasi disparu. Le téléphone : il faut répondre partout tout de suite. Le courrier : hier par voie postale c'était un délai de livraison puis un délai accepté de réponse. Aujourd'hui, par le mail, tout de suite répondre. Les réseaux sociaux, celui qui n'est pas réactif sort du "jeu" ou est perçu comme indifférent. L'automatisation des procédures fait que chaque délai est implacable à la journée près. Il y a aussi une déshumanisation des sanctions qui est totale. Le code de la route en est une caricature. Un radar peut verbaliser en pleine ligne droite sur autoroute pour passage à 120 au lieu de 110 mais dans un village la conduite dangereuse à la sortie de l'école est ignorée. Il n'y a plus d'espaces calmes pour la contemplation. Les aéroports hier étaient ces lieux. Aujourd'hui, toutes les 10 minutes une voix froide mécanique stressante alerte sur les bagages qui peuvent être abandonnés et tout de suite l'ombre du terrorisme est là. Dans les parcs publics, il y a désormais presque toujours un amateur de rap ou de musique techno qui estime indispensable de faire partager le bruit de sa passion. Le calme n'existe plus. Or le calme est indispensable pour un bon équilibre. Dans ce contexte, le risque perçu de violence devient encore moins supportable que jamais parce que c'est la quasi totalité du déroulement d'une journée qui donne le sentiment d'être déjà agressé. Une réalité simple quotidienne mais très préoccupante. 

  • S’engager : une vraie liberté !

    DB annonce candidature SPV 10 09 18

    L'annonce de ma candidature aux élections municipales de St Paul de Varces n'est pas un événement. Ce n'est pas davantage une surprise. C'est la suite logique de constats, d'écoutes et de réflexions. J'ai décidé que cette annonce intervienne dès que ma décision était prise. Sans chercher à différer. Sans chercher à feindre. Mais au contraire en toute clarté. Par ce temps choisi, la route sera longue. C'est volontairement qu'il en est ainsi. Sur le terrain, nous allons échanger sur des questions précises. Ce temps long permet d'apporter des engagements solides. Dans le calme. Sans la moindre précipitation. Sans la moindre polémique. Nous allons être constructifs, optimistes et non pas opposants. Laissant s'exprimer la diversité qui est un atout. Veillant à s'ouvrir à tous les talents nombreux. Les valeurs ne sont pas des mots. Mais des réalités avec lesquelles nous vivons. C'est une belle route qui débute. Avec réalisme et espoir. Merci par avance à toutes celles et tous ceux qui vont partager cette belle période qui commence. 

  • Les visages si prévisibles des institutions publiques françaises

    Macron Mélenchon

    Pourquoi la vie publique française est si triste et monotone ? Parce qu'elle ne bouge jamais. Elle est devenue prévisible à l'excès. Tout est bloqué. Un musée immuable. Les collectivités publiques dépensent toujours davantage. Elles endettent les contribuables pour des générations et des générations comme si la dette publique n'avait jamais de fond. Les médias vivent en cercles clos : toujours les mêmes visages : Duhamel, Elkabbach … La jeune génération couvre tous les supports : quand ils ne passent pas à la télé, ils sont à la radio. Puis ils tiennent les chroniques dans la presse papier. La justice diffère toujours les procès des politiques avec des dossiers qui se perdent dans les couloirs du temps en dehors de rebonds médiatiques dont on a de plus en plus de mal à voir des calendriers liés au seul hasard. Si le justiciable est une vedette médiatique, le procès devient symbolique comme si la peine avait alors été d'être convoqué devant le juge (dossier des rappeurs). Le président élu voit sa popularité chuter au second été. Le frisson des extrêmes sera agité pendant 4 ans et 8 mois avant de chuter brutalement par peur des conforts menacés. Les leaders se chauffent mais à distance. Aussitôt rapprochés, les bonnes manières du Club prennent le dessus. Les regards sympas entre eux de Macron et Mélenchon sont très expressifs : deux complices du jeu politique et non pas deux adversaires. Et ce circuit ne prend jamais fin. Chaque année c'est le début de la nouvelle saison : même scénario, mêmes résultats. Triste plaine d'un pays devenu une moyenne impuissance publique, qui n'a plus les moyens de peser sérieusement sur les dossiers clefs du moment (du climat à l'intelligence artificielle) mais qui croit avancer au gré des "déambulations collectives" et des cellules d'aides psychologiques. Effaré par les conditions du "réveil".

  • Dans mes carnets, la mention qui est manifestement fausse …

    Eglise SPV

    J'ai souvent fait référence à une méthode que je recommande aux jeunes générations : ouvrir des carnets pour noter des "leçons de vie" qui peuvent inspirer dans la durée. C'est un Professeur de droit qui m'avait suggéré cette pratique : Gustave Peiser. Un juriste de droit public remarquable avec une enfance hors du commun pour sa famille juive allemande vouée à fuir le nazisme. Sur ses conseils, j'ai débuté cette rédaction de carnets en 1975. Pour de nombreux constats, il m'a fallu le recul de nombreuses années pour vérifier la justesse d'une formule. Mais il y a une mention qui est manifestement fausse. On dit souvent qu'avec les années qui passent, les épreuves forgent une carapace. Pour moi c'est le contraire et j'ai encore pu le vérifier hier lors de l'enterrement de M. Jean Louis Bénis. Avec les années qui passent, chaque épreuve est comme une couche de peau qui part. Tout le contraire d'une carapace. Voir son épouse d'ordinaire si heureuse courbée sous la tristesse. Ecouter le témoignage très émouvant de son fils. Plus encore les séquences de vie évoquées par ses petits-enfants, Mélanie et Loïc, que j'ai connus dès leur petite-enfance. Tout cela fut très dur. Puis constater que sa tombe est sur la même rangée que celle de mes parents à égale distance entre celle de M. Menut et mes parents. Me recueillir sur la tombe de mes parents et voir Mme Gaduel à côté mettre en ordre les fleurs sur le tombe de son fils mort si jeune d'un accident. Très dure journée. Face aux tristesses l'âge ne protège manifestement pas. Il rend plus lucide donc plus fragile. Journée difficile. 

  • La génération solide qui avait le sens du temps long

    Jean Louis Benis 05 09 18
    La tristesse d'apprendre hier le décès de M. Jean Louis Bénis. Une personne qui a beaucoup compté dans les diverses étapes de mon existence : de la découverte de la montagne pendant mon enfance aux discussions détaillées sur la nature et les animaux une fois plus âgé. C'est la génération solide qui avait le sens du temps long dans tous les domaines. Une vie professionnelle se construisait alors par seuils de compétences et d'ancienneté. La vie familiale était celle des choix durables avec le sentiment de devoir passer des repères à ses enfants. La vie associative était constituée d'engagements autour de passions quasi-éternelles. Le temps long était accepté. L'opposé d'aujourd'hui. J'ai vraiment découvert l'immensité des connaissances de M. Jean Louis Bénis par une journée d'octobre lors de la visite d'Haroun Tazieff sur St Paul de Varces (photo ci-dessus extraite de l'article du Dauphiné Libéré). La météo était splendide. Et pour parler de la Commune, cela me semblait naturel de faire appel à celui qui m'en avait si bien parlé quand j'étais enfant. Nous avons visité tous les endroits à risques naturels : des berges du Lavanchon aux rochers du Grand Sorbier en passant par les éboulements de l'Echarina. Tazieff était un marcheur hors du commun. Jean Louis Bénis aussi. Avec 30 ans d'âge d'écart j'étais à la peine. Et pourtant à cette époque la forme physique était là. Ils marchaient et ils parlaient en même temps. Dates. Evènements. Petits raccourcis sur le terrain. Un des meilleurs souvenirs. Puis Haroun Tazieff était allé rencontrer les scolaires de St Paul pour parler des volcans, lui qui était un scientifique de renommée mondiale dans ce domaine. Et sur le chemin du retour, il me faisait part de sa surprise agréable d'avoir pu rencontrer une personne qui lui avait appris autant de choses sur ce secteur de l'agglomération grenobloise. Toutes mes condoléances à sa famille, à son épouse, à son fils Jean Luc et à sa soeur Chantal ainsi qu'à leurs familles. Un temps long partagé qui a été très instructif, agréable et qui restera en permanence dans les mémoires. 

    Jean Louis Benis 2 05 09 18

  • La main …

    Crayons 03 09 18

    Aujourd'hui, avec la rentrée scolaire, la vraie nouvelle année débute. De septembre à juillet. Chaque rentrée scolaire évoque trois sentiments pour moi. D'abord, le souvenir de mes rentrées scolaires pendant mon enfance. Pendant l'été, maman m'avait fait préparer et réciter le programme scolaire de l'année à venir. Au plus profond de moi cette méthode, peu respectueuse de la période dite des vacances, me rassurait. Ce jour là, j'avais le sentiment d'une petite avance. La dernière semaine était marquée par la préparation des "outils" de l'année : cahiers, livres et surtout les crayons. Quelques années plus tard, ce goût des crayons est toujours aussi fort dont l'étape du taille-crayon qui permet de faire "son crayon". Mais surtout, la main. Le jour de la rentrée scolaire pendant mon enfance, c'est la chaleur communicative de la main de maman sur le chemin de l'école. Serrant à chaque croisement de rues. Cherchant à faire bouger la mienne pour donner une image de joie à la rentrée … Ensuite, avec nos fils, la belle idée de Marie d'effectuer chaque matin de rentrée une photo. Plusieurs années après, c'est une précieuse mémoire que de revoir ces photos affichées sur nos murs. Enfin, pour tous les enfants qui reprennent aujourd'hui, que cette rentrée soit belle, douce, prometteuse. Ils s'en rappelleront leur existence entière.  

    Rentrée john et thomas 03 09 18

  • Au nom du peuple …

    Chiens orvis

    Hier, à Montauban, les propriétaires de Nikita, chienne traînée par une voiture sur plus de 20 km, retrouvée avec la peau arrachée jusqu'aux os, ont été condamnés à 300  € d'amende ! La honte pour un pays incapable à ce point de reconnaître les animaux comme des êtres vivants et la colère. Je suis pour l'élection des juges au suffrage universel direct comme aux Etats-Unis. En France, chaque jugement débute par une formule "au nom du peuple …". Le jugement est rendu par des personnes qui ne rendent aucun compte au peuple. Des personnes qui parfois se drapent dans une prétendue impartialité alors même qu'elles sont manifestement d'une partialité effroyable. L'élection de 2017 n'a semble-t-il été comprise par personne y compris par son principal bénéficiaire, Macron. Le peuple est considérablement plus réformiste que le microcosme parisien qui vit sur les impôys grâce à l'entre soi médiatico-politique. Rt ce "petit monde" hors sol devrait se méfier car beaucoup de marqueurs commencent à signaler qu'on s'approche désormais d'un sérieux coup de sang. 

  • Conseils pratiques aux jeunes générations

    Crayons 25 08 18

    Il y a parfois des petits riens qui changent beaucoup. Au moment de la rentrée, c'est le temps des bonnes résolutions pour traverser la vraie nouvelle année : de septembre à juillet. Pour ma part, depuis plusieurs décennies déjà, quelques pratiques simples me sont apparues utiles. Les premières sont liées au livre de Mark McCormack datant de 1985 (tout ce que vous n'apprendrez jamais à Harvard). Un ouvrage remarquable qui fourmille de conseils pratiques efficaces. J'ai beaucoup tenté d'en respecter des conseils. Le second livre est de Marc Fischer sur le "golf intérieur". Son titre : "le golfeur et le millionnaire" (1996). Simple. Concret. Sage. Donc utile. Et ma troisième règle est extraite de livres de Philippe Labro avec les couleurs de la semaine. C'est un conseil pratique d'une simplicité totale et d'une efficacité remarquable : les temps d'une semaine doivent être inscrits sur l'agenda de couleurs différentes. Pour ma part, les couleurs retenues sont les suivantes : rouge si le moment est pénible, bleu s'il est prometteur, noir si indifférent et jaune si agréable. Avec le recul du temps, les périodes gagnent en vie. Elles ne sont plus uniformes. Si le jaune est trop absent, il faut penser à ré-équilibrer car le moral sera impacté. Comme le moral et le bien-être intérieur comptent beaucoup, je recommande à mon tour cette méthode. Puis avec le temps, reprendre ses agendas donne une vision plus animée des semaines. Et parfois même avec le recul c'est l'envie de changer des couleurs car le temps a donné un relief différent à un moment d'alors. Une pratique utile. 

  • La désinformation commence où ?

    Trump 01 03 16

    Je suis très surpris par l'actuelle banalisation du débat sur la désinformation. La désinformation, c'est quoi ? Elle commence où ? Qui devient le gardien de l'information pour sanctionner la "désinformation" ? Quels pouvoirs pour ce "gardien" ? Quelles sanctions si abus de sa part ? Où est la frontière entre la limitation de la liberté d'expression et la limitation de la liberté d'opinion ? Qu'est ce qu'une pensée qui ne peut pas être exprimée ? L'arsenal français n'est-il pas déjà assez punitif en la matière pour ajouter une strate supplémentaire ? Cette banalisation a de quoi inquiéter. Nous vivons une période où, face au souffle de la liberté des réseaux sociaux, les paroles officielles donnent le sentiment de vouloir reprendre les libertés gagnées. Pour moi, le seul gardien de la désinformation ce doit être le libre arbitre individuel. C'est à chacun de fixer ce qu'il croit faux. Le vrai défi de la période actuelle , ce n'est pas de parquer l'information mais de la libérer. Encore et toujours. Parce que c'est toujours la liberté qui est la meilleure gardienne de la qualité de l'information notamment par le pluralisme. Et en France le pluralisme a encore beaucoup de terrains à conquérir notamment sur la vie locale.