Denis Bonzy

Les visages si prévisibles des institutions publiques françaises

Macron Mélenchon

Pourquoi la vie publique française est si triste et monotone ? Parce qu'elle ne bouge jamais. Elle est devenue prévisible à l'excès. Tout est bloqué. Un musée immuable. Les collectivités publiques dépensent toujours davantage. Elles endettent les contribuables pour des générations et des générations comme si la dette publique n'avait jamais de fond. Les médias vivent en cercles clos : toujours les mêmes visages : Duhamel, Elkabbach … La jeune génération couvre tous les supports : quand ils ne passent pas à la télé, ils sont à la radio. Puis ils tiennent les chroniques dans la presse papier. La justice diffère toujours les procès des politiques avec des dossiers qui se perdent dans les couloirs du temps en dehors de rebonds médiatiques dont on a de plus en plus de mal à voir des calendriers liés au seul hasard. Si le justiciable est une vedette médiatique, le procès devient symbolique comme si la peine avait alors été d'être convoqué devant le juge (dossier des rappeurs). Le président élu voit sa popularité chuter au second été. Le frisson des extrêmes sera agité pendant 4 ans et 8 mois avant de chuter brutalement par peur des conforts menacés. Les leaders se chauffent mais à distance. Aussitôt rapprochés, les bonnes manières du Club prennent le dessus. Les regards sympas entre eux de Macron et Mélenchon sont très expressifs : deux complices du jeu politique et non pas deux adversaires. Et ce circuit ne prend jamais fin. Chaque année c'est le début de la nouvelle saison : même scénario, mêmes résultats. Triste plaine d'un pays devenu une moyenne impuissance publique, qui n'a plus les moyens de peser sérieusement sur les dossiers clefs du moment (du climat à l'intelligence artificielle) mais qui croit avancer au gré des "déambulations collectives" et des cellules d'aides psychologiques. Effaré par les conditions du "réveil".

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