Qu'est ce qui reste à un porteur d'actions quand il n'a ni le droit de vote ni la faculté de capitaliser son "placement" ? Dès l'origine, l'action Snapchat était dépourvue de droit de vote lors de l'introduction en bourse. Par conséquent, l'intérêt d'investir résidait dans une logique spéculative. Mais le cours s'est effondré. Tant que le capitalisme fonctionnera sur de telles bases, il suscitera une répulsion qui alimentera ses plus déterminés détracteurs. Sur de telles "bases", le capitalisme "sponsorise" sa perte. Il privilégie manifestement l'enrichissement personnel des investisseurs initiaux en passant le mistigri de leur sortie à des … particuliers pour une grande partie. C'est une situation tellement opposée à l'éthique, au bon sens et au respect d'autrui qu'il ne faut pas s'étonner si des opposants irréductibles ont des autoroutes devant eux lors de suffrages démocratiques.
Catégorie : Etats-Unis
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Le beau et fort symbole du dossard 261
Hier, les organisateurs du marathon de Boston ont eu le sens des symboles beaux et forts. À 69 ans, Kathrine Switzer a couru le marathon. Elle a commencé par tirer le coup de pistolet de départ de la course d'élite féminine, en début de matinée, avant de s'élancer elle-même dans la compétition, avec les amateurs, deux heures plus tard. Portant, comme en 1967, le dossard 261. En 1967, Kathrine Switzer, alors jeune étudiante de 20 ans s'était inscrite avec les initiales de ses prénoms et son nom de famille au marathon qui était alors réservé aux … hommes. Sous un survêtement, sous le dossard 261, elle avait débuté la course sans être repérée, avant d'être agressée par des hommes.
L'image fait alors le tour du monde. Il faudra attendre 1972 pour que le marathon de Boston soit ouvert aux hommes et aux … femmes. Hier, tout naturellement, avec le même numéro de dossard 261, Kathrine Switzer a parcouru le marathon avec de très nombreuses autres participantes. Naturellement. Simplement. A égalité. Il y a encore de nombreux pays où le symbole du dossard 261 n'a toujours pas gagné. C'est ce qui devrait mériter l'attention internationale avec davantage de vigueur.
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La présidentielle va entrer dans le dur …
Aujourd'hui, l'écart entre le taux d'emprunt à 10 ans de la France et celui de l'Allemagne a brutalement grimpé de 70 points de base. Les marchés financiers n'excluent plus un second tour Le Pen / Mélenchon. Il y a des indicateurs "discrets" qui méritent l'attention. Hier, Sur YouTube, la retransmission du meeting Mélenchon à Marseille = 400 000 visites (exactement 386 497 !). Fillon, même en cumulant tous les supports, on arrive au dixième de … Mélenchon. Après le "vote caché", il faudrait aussi croire à une "audience cachée" … Ces signes ne trompent pas en marqueur de dynamique à ce jour. Maintenant, on va voir deux réalités. La "peur" des marchés financiers va-t-elle frapper ? Ou le niveau de révolte populaire est tel qu'aucun "grand tuteur" dont les marchés financiers ne peut canaliser un vote ? Et demain comment la France pourrait fonctionner avec sa dette gérée face à une poussée brutale significative des taux d'intérêt ? La présidentielle 2017 est en train de changer de dimension.
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Quand la politique est défaillante, c’est le printemps des contentieux !
Il y a 15 jours, Trump annule une partie des dispositions du Clean Power Plan. 17 Etats engagent un contentieux pour obtenir l'annulation de cette décision. La bataille de fond ne se fera pas au Congrès mais devant les tribunaux. Concernant l'immigration, c'est aussi le cas. Aux Etats-Unis, le transfert du "bouclier" pour les citoyens est déjà intervenu. C'est le juge. La France s'engage sur ce chemin. Prenons des exemples récents. Agglomération grenobloise mars 2016 : une crise sanitaire historique. Les investigations sérieuses ne sont pas menées au sein d'assemblées politiques. Elles l'ont été par une association indépendante et les responsabilités seront jugées suite à un … contentieux. La campagne présidentielle 2017 n'a pas basculé sur des débats sur des propositions. Mais le jour où l'honnêteté de deux candidats a été mise en cause en … justice. Des habitants contestent une opération immobilière. Que font-ils ? Ils engagent un …contentieux. Et la liste des exemples pourrait durer longtemps. En France, face à cette évolution, les problèmes sont au nombre de trois pour l'essentiel : 1) la justice est longue. Très longue pour des raisons fondées dont le respect du contradictoire mais aussi par manque de moyens humains. Et cette lenteur est très préjudiciable dans ce contexte. Le contentieux actif intervient dans un calendrier trop déconnecté des faits. 2) La Justice est chère et la gauche a volontairement ou pas (?) totalement manqué la réforme des actions de groupes. Seule une réforme large de ce type pouvait changer la donne, pouvait rendre de la force aux faibles. 3) La Justice appartient trop à la mentalité d'Etat et non pas à la mentalité de la formule qui est au sommet de chaque jugement :"au nom du peuple". Le pire est dans la composition du Conseil Constitutionnel avec son cortège de politiques en retraite et non pas de juristes confirmés reconnus. Et la présidentielle 2017 va bientôt prendre fin sans que ce sujet essentiel n'ait été sérieusement abordé. Très inquiétant pour identifier le contenu concret du contrat sur lequel le prochain président pourra ancrer son action.
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Le véritable enjeu de la bataille engagée par la Californie : le choc entre l’exemple local et le pouvoir central
Depuis mardi dernier, date de l'abolition par Trump de mesures engagées par Obama en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, plusieurs Etats ont changé de ton dont la Californie. L'enjeu de fond dépasse et de loin le seul défi du climat : c'est la gouvernance publique moderne et le choc entre l'exemple local et le pouvoir central. Jusqu'où des territoires doivent-ils accepter les cadres imposés par une capitale, fédérale ou pas ? A partir d'où des territoires peuvent-ils faire vivre des alternatives concrètes ? Et comment ces alternatives peuvent sortir du mimétisme ambiant ou le "faire comme les autres" ? Le jour où en France s'exprimera cette capacité concrète à faire et non pas seulement à dire et à faire avec une véritable valeur ajoutée différenciée, la vie publique tournera la page de son actuelle morosité. C'est d'ailleurs tout l'enjeu dans la vie des autres métiers : comment apporter une valeur ajoutée différenciée à un service ou à un savoir faire. Seule la politique a échappé à cette culture d'où son décrochage.
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Les vrais bons discours ne meurent jamais. Ils font date !
L'actuelle présidentielle française est peut-être en train de revaloriser l'impact des discours ? La poussée d'un candidat est expliquée par ses qualités … d'orateur. Une photo peut vieillir et perdre une partie de sa signification. En revanche, les vieux vrais bons discours ne meurent jamais. Ils font date. Qu'est ce qu'un "vrai bon discours" ? C'est un contenu qui est en prise directe avec la vie. Une tranche de vie collective exprimée par une voix. Le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné. En deux occasions distinctes, Robert Kennedy va effectuer deux discours qui vont changer le cours des événements. Le premier est bref, totalement improvisé. Mais il porte une séquence de vie puisqu'il est le discours du frère d'un Président assassiné. Ce discours va calmer les émeutes. Le second, le lendemain, est une réflexion plus profonde sur la violence et la nécessité que la violence ne soit pas la réponse à la violence. Ce discours est entré dans l'Histoire. Ses mots sont toujours aussi forts. Il a rejoint les plus beaux discours de Churchill, De Gaulle, Mandela, Nehru, Pierre Trudeau … Malheureusement, les actuels discours sont éloignés d'une telle portée. Le meilleur d'entre eux gagne par la comparaison avec le plein de vide des autres mais aussi, voire surtout, pour tant d'autres critères : une musique de la parole, une sincérité des thèmes, une force des convictions, un ancrage dans l'Histoire … Il serait quand même temps que la présidentielle 2017 nous réserve au moins un discours qui fera date. Elle commence à en prendre le chemin. Une façon aussi pour se faire alors pardonner du piètre niveau jusqu'à ce jour.
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L’urgence d’une VI ème République est incontestable
La Vème République a oublié deux valeurs fondamentales : l'efficacité et l'exemplarité. Quand des décideurs publics deviennent inefficaces et non exemplaires, la sanction est lourde et incontournable. Depuis 15 ans, en France, l'efficacité est inversement proportionnelle au niveau des responsabilités. Plus l'interlocuteur est bas dans la hiérarchie, plus il est efficace. Plus il est élevé dans la hiérarchie, moins il est efficace. Des élus de petites Communes dans des territoires difficiles font "tourner la baraque" dans des conditions fabuleuses tandis que des députés donnent un sentiment de vide, voire de nullité, tel qu'on se dit à la sortie d'un rendez-vous "que pourrait-il (ou elle) faire en dehors de la politique ?". Il en est très souvent de même pour l'exemplarité. Quand ces deux valeurs sont à l'abandon à ce point, la répulsion populaire est au coin de la rue avec une formule qui résume tout "à quoi servent-ils donc en dehors de se servir à eux-mêmes … ?". Si la Vème République est à cet état de délabrement, c'est qu'elle n'aime pas les contre-pouvoirs. Or une démocratie saine et respectable se nourrit de vrais contre-pouvoirs actifs, indépendants, solides. Pourquoi Trump sera terriblement moins dangereux qu'il n'y parait ? Parce qu'aux Etats-Unis les contre-pouvoirs existent ! La Cour Suprême est d'abord composée de juristes et non pas comme le Conseil Constitutionnel d'ex copains politiques qui vivent une pré-retraite dorée. Les parlementaires se consacrent qu'à cette fonction et non pas à des sorties dans la Capitale pour passer à la télé. Les "collectivités locales" ont leurs pouvoirs clairs. Sur tous ces domaines, la France est en total décalage. Même sur la mesure dite révolutionnaire ici (le pouvoir de révocation), elle fonctionne déjà très bien là bas. Signe des temps difficiles, la France importe que ce qui pose problèmes (primaires) par refus des vraies réformes. Une période qui sera jugée terrible avec le recul du temps.