Aujourd'hui, dans le plus petit Etat des Etats-Unis (le Rhode Island) s'ouvre un "sommet" qui peut constituer un tournant dans les années Trump. Tout d'abord, dans la belle capitale du Rhode Island (Providence), 30 Gouverneurs sur 50 vont se retrouver pour faire le point sur des sujets importants comme le climat et la décision de retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris. Ensuite, ce nombre très élevé de Gouverneurs va connaître pour la première fois à ce point des interventions de personnalités extérieures comme Justin Trudeau ou Elon Musk. Deux profils très complémentaires. Le premier montre que le voisin canadien partage des préoccupations. Le second montre qu'il n'y a pas d'antinomie entre le progrès de la cause environnementale et le progrès économique. Enfin, c'est à l'initiative de la Gouverneure de cet Etat, Gina Raimondo. Un profil remarquable. Une femme qui a a gagné en 2014, démocrate face à une vague alors républicaine. Première femme Gouverneure de l'histoire du Rhode Island. Et depuis cette date, elle mène des efforts locaux exemplaires. Avec tous ces éléments, Providence va incarner pendant 3 jours l'autre Amérique. Une Amérique douce avec des paysages magnifiques. Providence comme Newport sont des villes extraordinaires avec cette paisibilité que l'on peut retrouver dans le Maine ou le New Hampshire. A Newport, même en plein été, il faut toujours avoir le Kway à la ceinture tant la pluie peut brièvement arriver rapidement et drue. C'est le souvenir de la plus "belle" rincée familiale en bord d'Atlantique. La nourriture est simple et saine. Les places de villages sont propres et sûres. Les habitants sont accueillants. La vie quotidienne échappe à la cherté des grandes capitales. C'est l'autre Amérique que tant de personnes aiment à juste titre et qui est trop souvent oubliée pour parler de la fièvre des grandes capitales.
Catégorie : Etats-Unis
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Et l’Ambassadeur, il sert à quoi … ?
Depuis quelques jours, le sentiment d'un personnel politique qui n'a rien compris. Macron n'a pas gagné. Les autres ont perdu. C'est très différent. Ils ont perdu parce qu'une très large majorité de citoyens n'en voulaient plus. Prêts à sauter dans l'inconnu mais surtout ne plus vivre ce qui avait été vécu avec eux dans le bilan de la majorité comme dans le bilan de l'opposition d'alors. Et depuis quelques jours, rien ne change. Des médias tentent toujours de bercer l'opinion dans des illusions qui ne marchent plus. Dernier exemple : la pseudo-surprise de l'acceptation par Trump de l'invitation lancée par Macron pour le 14 juillet. La version officielle : "Macron invite Trump. Trump découvre la "gentille" invitation et face à la force irrésistible de ce jeune Président, il ne peut résister. Il vient". Chacun sait que la réalité est différente. De longue date, l'Ambassadeur de France a pris les contacts nécessaires. Les services de la Maison Blanche ont donné leur accord. Et après cette confirmation, l'invitation de Macron a été lancée … L'opinion n'est plus dupe. Elle est lasse d'être prise pour aussi ignorante. De même, elle est lasse de constater que bientôt 2 mois de pouvoir vont se résumer aux photos d'une poignée de mains avec Trump pour savoir qui serrait plus fort, une bise avec Angela Merkel et une balade à vélo pendant le week-end d'un vote. Quelles suites pour la vie quotidienne de chacun ? De même pour l'opposition, toujours les mêmes visages. Les mêmes arguments usés jusqu'à la corde. Une flottille de rescapés des Républicains qui confondent leur victoire personnelle avec le fait que leur circonscription est une telle "réserve" politique que n'importe quel autre candidat estampillé aurait été élu aussi. Il ne manque plus que le traditionnel rapport de la Cour des Comptes indiquant que les chiffres officiels sont faux et que le trou est toujours plus profond. A ce rythme, l'abstention déjà reine va devenir un sport national très prisé. Comme les manifs de rentrée parce que la représentation politique à ce rythme n'a pas cessé de cultiver sa propre détestation.
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26 juin ou la première formule universelle symbole de liberté après la seconde guerre mondiale
Le 26 juin 1963, JFK est à Berlin. Il prononce un discours qui fait l'Histoire avec une formule "Je suis un Berlinois" qui est une première formule universelle à ce point que sa structuration sera reprise plus de 50 ans plus tard "Je suis Paris, Nice, Londres …" en fonction d'épreuves collectives dramatiques face au terrorisme des années 2015 et 2016. Quelques mots trouvent alors une force particulière parce qu'ils résument un sens, une direction collective.
Un passage de son discours fait le tour du monde :
« Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste.
Qu'ils viennent à Berlin !Il y en a qui disent qu'en Europe et ailleurs, nous pouvons travailler avec les communistes. Qu'ils viennent à Berlin ! Lass sie nach Berlin kommen !
Notre liberté éprouve certes beaucoup de difficultés et notre démocratie n'est pas parfaite. Cependant, nous n'avons jamais eu besoin, nous, d'ériger un mur […] pour empêcher notre peuple de s'enfuir. […] Le mur fournit la démonstration éclatante de la faillite du système communiste. Cette faillite est visible aux yeux du monde entier. Nous n'éprouvons aucune satisfaction en voyant ce mur, car il constitue à nos yeux une offense non seulement à l'histoire mais encore une offense à l'humanité. […]
Tous les hommes libres, où qu'ils vivent, sont des citoyens de Berlin. Par conséquent, en tant qu'homme libre, je suis fier de prononcer ces mots : Ich bin ein Berliner ! ».
C'est tout le problème de l'époque présente. Aucun leader occidental n'a encore trouvé les mots et les lieux porteurs de symboles universels pour parler ainsi à toute la communauté internationale au sujet de causes planétaires (environnement, terrorisme, climat …). Ce sont pourtant de tels moments qui font bouger les frontières et pas les textes officiels.
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Une opinion toujours à la recherche d’elle-même
Ce qui caractérise la période présente, c'est que les schémas classiques de représentation dans les démocraties occidentales ont explosé. Ils sont fracassés. Partout. C'est le point commun entre la quasi-totalité des démocraties occidentales à de très rares expressions près (Allemagne, Grande-Bretagne …). Trump, Tsipras, Macron, Trudeau … mais aussi le Mouvement des 5 étoiles en Italie ou les partis populistes des ex pays de l'Est … : tous ne sont que le résultat de fins d'une vision traditionnelle de la représentation. Ces opinions savent d'abord ce qu'elles ne veulent plus : mensonges, scandales, corruptions, tromperies multiples … Les vieux partis battus aux élections sont bien des cadavres. Ils ont été tués par ce rejet. Ils n'avaient pas vu ou pas voulu voir le phénomène, ils commettent actuellement la même erreur pensant que, comme les cadavres, ils vont revenir à la surface. Mais quand les cadavres reviennent à la surface, ils sont … décomposés. Il en sera de même pour ces vieux partis incapables de se réformer, de s'ouvrir sérieusement à la société civile, pris dans les vieilles habitudes du mimétisme. Une période très particulière est ainsi ouverte. Savoir ce que l'on ne veut plus est une chose. Mais ignorer pour une grande partie, ce qui devient possible en est une autre. Le dégagisme n'est qu'à son début. Comme au début de sanctions expéditives surprises lors d'élections y compris à destination d'actuels bénéficiaires de cette première vague …
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« Mais il connait pas Raoul ce mec ! »
Pendant des années, lorsqu'une personne me semblait exprimer une opinion sur autrui différente de ma perception, c'était ma formule préférée :"mais il connait pas Raoul ce mec !" me rappelant les formules d'Audiard si remarquables. Maintenant le "moindre Raoul" est connu de tous, parce qu'il a tout fait pour être … connu. De lui-même sans avoir à chercher. En effet, Raoul a tout mis sur les réseaux sociaux : âge, centres d'intérêts, déplacements, amis, même ses vacances … A force de connaître tous les "Raoul", les commerces et la politique changent de méthodes. L'enjeu n'est plus de chercher à connaître mais de synthétiser tout ce qui est connu. Hier, c'était pas assez. Aujourd'hui, c'est gérer le trop. Dans cette gestion du trop d'infos, le Parti Républicain américain a-t-il pris une avance technologique. La question s'était posée en novembre avec la victoire de Trump (le rôle de Palantir, Cambridge Analytica …). Depuis la victoire surprise totalement inattendue mardi de Karen Handel, les mêmes suppositions repartent de plus belle. Les campagnes électorales sont peut-être en train de vivre un réel nouveau tournant ?
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Un leader sinon rien
Il y a des périodes où l'économie et la politique traduisent des tendances communes de façon impressionnante. Aujourd'hui, une entreprise compte si elle est leader de son segment de marché ou si elle porte la promesse de le devenir rapidement. Dernier exemple en date, Eve Sleep, 31 mois d'existence, elle change l'offre des matelas, introduite en bourse de Londres en mai 2017. Elle lève 40 M€ pour devenir leader européen du matelas et des dérivés. Il n'y a plus d'introduction réussie sans une promesse visible de leadership sur une offre. La période actuelle ne s'occupe plus des seconds et encore moins des au-delà. Etre le leader sinon pas de salut.
C'est la même règle que la politique française vient de consacrer en 2017 avec une force d'une brutalité probablement inédite. Les partis traditionnels ont vécu des primaires qui ont décapité leurs leaders. A cette étape, occupés par leurs guerres internes, ils laissaient l'espace libre à une start-up politique (En Marche). Son leader prenait le segment du marché du changement. Et il allait affronter dans la présidentielle deux autres leaders reconnus (Le Pen et Mélenchon). Pour les autres, leur présidentialité disparaissait avec leur statut de seconds. Et pour les législatives, tout a été amplifié puisqu'en les partis traditionnels partaient au combat sans le moindre leader reconnu. faute de leader reconnu, ils n'ont même pas eu d'exposition, de visibilité. Mieux qu'Eve Sleep qui a attendu 31 mois pour une introduction irréelle en bourse, En Marche a raflé le marché parlementaire en 13 mois. Du jamais vu en temps de paix dans une démocratie ancienne. C'est vraiment la période du "un leader sinon rien".
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Grenoble et la belle réussite du street art
Le graffiti est au street art ce que le juron est au goût des mots. Et si finalement la seconde vie des murs passait par les couleurs du street art ? L'institutionnalisation de cet art hier rebelle peut être une réelle réussite. Bien loin d'un graffiti posé à la va vite sur un mur. C'est ce qu'est en train de vivre Grenoble actuellement. A l'angle d'une rue ne plus voir seulement les montagnes, ce qui est déjà un merveilleux cadeau, mais découvrir l'inspiration d'artistes. Dans de nombreuses villes étrangères, cet art désormais à part entière est un succès considérable réconciliant avec un beau réflexe : la rue n'appartient pas qu'à ceux qui l'habitent, elle est aussi à partager avec ceux qui la traversent épisodiquement. Tout ce qui permet de rompre la monotonie du gris (béton) et du noir (bitume) est une belle initiative. Une pratique à partager largement notamment via les nombreuses photos qui se multiplient actuellement sur les réseaux sociaux à l'exemple de celle ci-dessous.
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La force actuelle des campagne disruptives
Depuis 2008, date de la crise financière occidentale, les campagnes disruptives font la victoire. En 2008, Obama en est le premier artisan. La rupture est partout : de la couleur de peau au choix des moyens de communication. Les publications sur slideshare notamment sur ce thème sont de plus en plus nombreuses et intéressantes (nb : merci aux nombreux lecteurs qui placent ma contribution en tête avec une audience de 5 663 visites à ce jour) A partir de 2010, dans d'autres démocraties, la disruption a pris d'autres formes : les mouvements "citoyens" : Podemos, Ciudadanos en Espagne, Syriza en Grèce … En France, Emmanuel Macron est indiscutablement une forme de campagne disruptive avec des ruptures nombreuses (cf article sur Medium du 7 avril 2016). Sous une autre forme, Trump a mené une campagne de ce type en 2016. Comme Bernie Sanders qui a réalisé une percée incroyable tout particulièrement dans le rapport nombre de voix obtenues / dépenses engagées. Tous ces succès, selon des modalités diverses, montrent quoi : la sanction de systèmes détestés progressivement pour avoir été dans l'incapacité de prévoir la crise, puis d'assurer une sortie rapide de crise et avec des "élites politiques" pas impactés par la crise. La campagne disruptive devient le label actuel d'un anti-système, la marque visible d'un refuge pour changer les choses. Pour les participants aux prochaines élections, c'est une réalité nouvelle à considérer : faire vivre la disruption mais comment et jusqu'où ?
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Environnement : après les mots, quels actes en France … ?
Après le retrait des Etats-Unis de l'Accord de Paris, la mobilisation aux Etats-Unis est forte. Qu'en est-il en France ? Aux Etats-Unis, des entrepreneurs mobilisent leurs fondations pour compenser les pertes de dotations fédérales. Des Gouverneurs signent des accords pour … respecter l'Accord de Paris, trans-partis et trans-frontières avec le Canada. Le Gouverneur de Californie vient même de signer un accord avec la … Chine. Et reçu par le Président chinois, Jerry Brown s'est engagé à "porter la bonne parole de tels accords" auprès de ses collègues. Et la liste pourrait continuer encore longtemps. Pour la France, qu'en est-il en dehors de la formule "make our planet great again" ? Les entrepreneurs se mobilisent peu. Les élus locaux sont plongés dans les législatives. Quels actes concrets depuis le 1er juin ? Des régions françaises ont-elles pris des actes forts ? Non. Des villes ou des grandes métropoles ? Non. Des grandes entreprises du CAC 40 ont-elles annoncé des mesures ? Non. En France, un tweet présidentiel semble suffire … Surprenant quand même. Dans quelques mois, avec les chiffres, très probablement, des entreprises américaines auront fait davantage que l'Etat français. Une comparaison qui ne va pas plaider en faveur du "make France great again".
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GoDaddy ou la promesse d’un site commercial Internet en 1 heure pour 8 dollars par mois
La révolution numérique n'est qu'au début de ses potentialités. GoDaddy met une offre qui montre la diffusion accélérée qui s'annonce : réaliser un site commercial en 1 heure pour 8 dollars par mois avec, dans ce montant, la maintenance ultérieure de ce site. Ce spécialiste de la gestion des noms de domaines et de l'hébergement donne une perspective de ce qui attend. Ce qui est vécu sur le plan commercial a vocation à le devenir sur le plan civique. On assiste à une accélération des interactivités, à une croissance des audiences qui montrent que des seuils ont été franchis. Les évolutions techniques sont considérables depuis les premières offres dans ces domaines. Et l'affirmation du smartphone amplifie ces tendances. En France, les "véritables législatives" seront désormais dans la mobilisation sociale et dans la mobilisation numérique (pour rappel le phénomène des pigeons sous Hollande) tant les législatives "institutionnelles" sont le simple wagon de la locomotive qu'est la présidentielle.