Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Aquitaine : 200 millions d’euros votés pour devenir la « région start-up »

    Bordeaux 26 02 16

    Le plan qui vient d'être adopté par la Région Aquitaine pour devenir la "région start-up" est l'un des plus ambitieux jamais connu en France. Officiellement directement inspiré des Etats-Unis et d'Israël, le fonds de 200 millions d'euros au moins visera à accompagner le "second souffle" c'est à dire l'étape de développement des start-ups et non pas seulement la naissance. Un dispositif très novateur dans ce cadre essentiel. Une étape importante qui devrait servir d'exemple à d'autres collectivités territoriales locales françaises.

    C'est le dispositif le plus complet jamais mis en oeuvre par une collectivité locale française.

     

  • Start-up : Xplora : l’application à pratiquer sans modération

    Michael lafrasse

    Le tourisme c'est découvrir. Mais découvrir c'est quoi ? Simplement voir ou entendre ? Découvrir c'est connaître les faits essentiels d'une géographie, d'un patrimoine. Le moment où Xplora trouve son utilité.  Un endroit intrigue ? Filmez le avec Xplora et l’application vous donnera des informations en direct !

    Un musée, un monument, un bâtiment intéressent mais vous n’avez aucune information sur celui-ci ? Xplora est la solution clef en main qui accompagne et propose des informations insolites pour toutes les sorties touristiques !

    L'application affiche directement sur les bâtiments une infobulle qui indique leur nom. Il suffit alors d'appuyer sur une de ces infobulles pour en apprendre plus sur l'histoire et l'actualité du lieu, pour retrouver des informations pratiques ou pour lire les avis des autres utilisateurs.

    Le tourisme est un domaine fantastique pour les nouvelles applications. Parce qu'il s'agit de voir et de savoir en même temps. Et pour voir les nouvelles technologies ont une valeur ajoutée incomparable que

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  • Quand la démocratie a aussi ses marchands …

    Trump 28 10 15

    Pendant longtemps en France, une opposition existait entre ceux qui vivaient dans le secteur privé du fait de commercialiser des prestations ou des produits et ceux qui travaillaient dans le secteur public supposé échapper à "l'esprit marchand". Dans ce cadre, "faire de la politique" était noble. Mais depuis longtemps déjà, en France, la démocratie a désormais ses marchands : ceux qui vendent des décisions en contrepartie de … voix électorales. Quand il est maintenant question de quartiers comme "Molenbeek", c'est quoi sur le fond : la remise en question de pratiques marchandes qui ont consisté à accepter des zones de non droit en contrepartie de reports électoraux. C'est d'ailleurs ce qui est le plus inquiétant dans la période actuelle : l'incapacité à identifier clairement, expressément les causes de maladies collectives. Comment les soigner faute de cette étape ?

    Comment s'est installée cette "culture marchande" dans la démocratie française? Pour qu'il y ait des marchands, il faut qu'il y ait des … clients. Depuis 15 ans, la démocratie française est une zone de marchandise puisque les électeurs sont devenus des clients qui conçoivent le vote comme un acte de consommation individuelle.

    Des exemples précis :

    • les aides publiques aux associations sont des procédés de marchandisation par bloc de centres d'intérêts,
    • les PLU avec la classification des terrains et la superficie minimale sont le message aux propriétaires fonciers,
    • les recrutements dans la fonction publique territoriale communale sont souvent des façons de conforter les "bonnes grâces" de tels ou tels groupes de pression,
    • quand des régies publiques gèrent des équipements sportifs, quelle régie en France n'a pas institutionnalisé le recrutement de "grands frères" des quartiers difficiles pour qu'ils "négocient" la paix avec leurs "connaissances" ?

     

    Voilà comment fonctionne la démocratie française loin des grands principes des "pères fondateurs" avec leurs constructions abstraites, généralistes.

    Pourquoi cette évolution dramatique ?

    1) Parce que

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  • La France : un pays moralement battu

    Femme agée 27 03 16

    Le constat est simple. Le pays (La France) qui a le plus de réglementations est incapable de faire respecter ses … règles. Le pays historique de la liberté d'opinion et d'expression a l'une des "expressions" les plus encadrées des démocraties occidentales. Celui des révoltes face aux injustices collectives a peur de perdre son … confort. Celui qui a fait connaitre des sauts de progrès a désormais la flemme de la moindre réforme.

    Et la liste des contradictions objectives manifestes pourrait s'allonger encore longtemps. Ces contradictions manifestes, c'est la défaite morale de la France. Or, la défaite morale est encore plus contagieuse que

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  • Refuser le syndrome du rétroviseur

    Alpinisme

    Un des meilleurs livres du moment à mes yeux : "miracle morning". L'auteur : Hal Elrod. Le tournant : le 3 décembre 1999 à 23 heures 32. Un terrible accident de la route. Hal Elrod est frappé de plein fouet par un pick-up. Tout bascule. Quand il arrive à l'hôpital, il est cliniquement mort. Il passe 6 jours dans le coma. Puis tout re-débute. Il va vivre … deux fois. Et la "seconde fois", il va chercher à mieux vivre que la première, à "bien vivre" : gagner de la liberté, économiser son temps pour mieux en profiter … 297 pages de conseils pratiques. 

    C'est très bien fait. Ecriture légère mais avec quelques répétitions. Des conseils pratiques simples, concrets. Pour ceux qui aiment ce domaine, Hal Elrod n'invente rien. Il reprend d'ailleurs bon nombre de recommandations formulées dès Jean Louis Servan Schreiber du temps des premières années de l'Expansion sur la gestion de son temps ou par David Servan Schreiber sur la place de la santé dans son livre "Cancer".

    Mais l'intérêt de ce livre est dans son sens de la synthèse comme de

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  • Les fractures territoriales se creusent

    Lyon escalier central

    Au gré des déplacements professionnels, le constat de plus en plus manifeste que les fractures territoriales se creusent en France. Des capitales régionales sont à l'heure européenne. Lyon, Bordeaux, Toulouse … respirent la performance. Il y a du dynamisme systémique dans l'air. Des zones d'activité qui créent de l'emploi. Des systèmes locaux ambitieux. A titre d'exemple, la réussite de la Ville de Lyon est remarquable à tous égards y compris dans la mise en valeur de son patrimoine historique.

    Mais face à ces capitales, deux territoires décrochent. Les territoires "moyens" qui perdent pied. Qui constatent un écart croissant avec les capitales régionales. Et la France du rural (Aveyron, Dordogne …) qui lutte pour … survivre, préserver ses services publics, rester attractive pour des jeunes couples …

    Pour bien connaître ces territoires sur plus de 20 ans, le fait important des 5 dernières années, c'est que les fractures territoriales se creusent manifestement. Quand on compare une réunion comme celle d'hier à la mairie de Lyon avec une réunion dans une Commune des Landes, il n'y a plus la "même France". Une disparité qui n'existait pas à ce point il y a encore 10 ans. Une réalité nouvelle qui prend manifestement corps.

  • Par temps de guerre, vous confiez vos intérêts à des pleurnicheurs ou à des guerriers ?

    Winston-Churchill

    La situation de la France est catastrophique. Par temps de guerre encore pire que jamais. Incapables de mener les réformes intérieures, les français fuient encore davantage devant le choc des civilisations. Logique. Comment organisent-ils la "réponse" ? La compassion généralisée. Face à Hitler, imagine-t-on Churchill et de Gaulle organiser des marches blanches, installer des cellules psychologiques, organiser le partage de dessins, remettre des craies pour que les populations dessinent des coeurs … ? La pleurnicherie collective institutionnalisée. Un rituel bien codifié. 

    En temps de guerre, on n'a pas besoin de pleurnicheurs ni d'infirmiers mais des guerriers qui vont inverser la peur et la mort. 

    L'actuelle complaisance collective face à un tel climat irresponsable est pathétique, dramatique.

    Sur le plan international, Obama a été faible sur

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  • Responsables publics ou intermittents du spectacle ?

    De Gaulle

    Les professionnels de la politique ont l'immense tort de ne pas entendre actuellement les réactions du terrain. L'une des grandes différences entre aujourd'hui et les responsables publics du début de la Vème République ? Ces derniers étaient des responsables qui travaillaient connaissant leurs dossiers, disposant d'une compétence intellectuelle incontestable. Il était possible de ne pas être d'accord avec eux mais de droite comme de gauche, il y avait du contenu, du "coffre".

    Aujourd'hui, trop de professionnels de la politique sont des intermittents du spectacle : une formule par çi, un bon mot par là. Ceux qui font bien leur travail, car heureusement il en reste encore, sont ceux qu'on ne voit pas sur les plateaux TV ou radios. Des personnes qui acceptent de travailler dans l'ombre, de chercher à bien connaître un dossier dans les vrais détails … Bref, de faire leur travail !

    Les intermittents du spectacle sont en train de brûler l'engagement public en papillonnant ainsi sur les plateaux : "connaisseurs" de tout mais responsables de rien.

    La période présente va laisser des traces durables, lourdes. Les Etats-Unis sont les premiers marqueurs d'une élection "hors du commun". La France ne restera pas à l'écart. Très inquiétant.

  • 22 mars : la journée mondiale de l’eau

    Lac Correntoso

    Alors que la loi de 1964 a fixé un cadre d'une remarquable performance et que la France a été un exemple international pendant des décennies, l'eau est à l'abandon en France :

    1) les canalisations ne sont plus entretenues : en moyenne l'investissement actuel permet nationalement la reprise des réseaux tous les 86 ans alors que ces matériels sont efficaces pendant … 35 ans !

    2) Un réseau non performant, c'est le gaspillage de la ressource par des fuites mais aussi l'intrusion de pollutions diverses des milieux environnants. 44 % des réseaux dans Rhône-Alpes ne sont pas au plancher d'efficacité exigé par le Grenelle 2,

    3) les fontaines publiques sont à l'abandon, presque jamais équipées de modérateurs de débits pour ne répondre qu'à la demande,

    4) la loi Brottes fait exploser les impayés sur la base de critères totalement déconnectés de considérations sociales,

    5) La réduction de l'assainissement non collectif ne progresse pas,

    6) les berges des rivières ne sont plus entretenues, envahies par les bois morts morts quand elles ne servent pas de décharges sauvages,

    L'eau est devenue la caricature d'un pays qui n'a plus les moyens d'assurer la simple maintenance du niveau de qualité qu'il a eu jadis dans ce domaine.

    Ce n'est pas de belles déclarations dont l'eau a besoin en France mais des actes et surtout de financements.

    Le niveau d'alerte de tous les professionnels est franchi depuis longtemps. D'exemple, la France est en train de devenir le mauvais élève dans un domaine pourtant essentiel.

     

  • La décadence, c’est d’abord la vacance des idéaux

    Obama 21 03 16

    Par son voyage à Cuba, Barack Obama acte, si besoin était, deux messages forts : 1) l'action humaine doit être portée par des idéaux. 2) Dans la durée, cette action doit être motivée par l'évolution vers l'entente. C'est la force de la civilisation occidentale. Car la haine d'autrui c'est d'abord l'intolérance à l'avenir.

    Pour ceux qui ont lu dans les livres d'Histoire le choc de la dictature de Castro à Cuba, l'ouverture actuelle est un pas considérable du progrès collectif sur l'illusion fanatique. Quelle défaite pour cette dictature que des fanatiques osaient présenter comme … modèle. Le Président américain se déplace en toute liberté, tout sourire dans les rues de La Havane. Quelle victoire ! 

    Obama 21 03 16 Cuba

    Au même moment, le même jour, les actualités américaines mettent en lumière deux facettes totalement contradictoires de la vie : Obama paisible dans les rues de La Havane et les meetings de Trump où les participants se battent. 

    Quand les politiques deviennent politiquement castrés, sans le moindre idéal personnel et collectif, ils se replient sur

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