Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Et les vainqueurs de l’Euro 2016 sont … Twitter et Periscope

    Jack Dorsey 11 03 16

    Depuis le 2 mai, avec des hauts et des bas, globalement le cours de Twitter a stoppé sa chute et probablement est en train d'amorcer un rebond. Deux explications à cette situation. D'une part, Twitter et Periscope (dans le périmètre de Twitter) parient sur un effet Euro 2016. Twitter devrait d'ailleurs annoncer sous peu des innovations importantes pour les liens, les photos et les vidéos.

    D'autre part, l'ambiance tourne sur les "changeurs du monde". Ceux qui brassent d'abord des articles de presse, des reportages … mais très peu de cash solide, rentable passent de mode. Il n'y aura peut-être pas d'échec retentissant avec un effet dominos mais la mode est en train de passer. Il suffit de voir l'évolution des valorisations et surtout les décalages des introductions en bourse pour le constater. La mode tourne aux vieux métiers exercés de façon moderne. Et sous cet angle, Twitter et Periscope peuvent retrouver la forme. Le métier d'informer avec de nouveaux moyens.

  • Avoir le courage de valeurs fortes

    Obama 16 05 16

    Hier Barack Obama participait à la remise des diplômes de l'Université Rutgers dans le New Jersey. Et une fois de plus, Barack Obama a effectué un discours remarquable montrant par comparaison l'immensité du vide des discours de ses successeurs potentiels comme du vide dans d'autres pays à l'exemple de la France.

    Qu'a-t-il déclaré pour l'essentiel ?

    1) Il a critiqué les étudiants de cette Université qui, en 2014, avaient protesté et fait annuler la venue de la républicaine Condoleezza Rice, l’ex-secrétaire d’Etat du Président George W. Bush, en raison de son rôle dans le déclenchement de la guerre d’Irak.

    «Il est à mon avis malavisé de croire que cette communauté ou ce pays ne puisse rien tirer de son intervention, et qu’il soit bénéfique de ne pas lui donner la parole», a indiqué Barack Obama.

    2) «En politique comme dans la vie, l’ignorance n’est pas une vertu. Ce n’est pas cool de ne pas savoir de quoi vous parlez. Cela n’a rien à voir avec être franc ou dire la vérité ou lutter contre le politiquement correct. C’est juste que vous ne savez pas ce que vous dîtes».  Belle réaction face à une ambiance de populisme où énoncer des banalités de cafés du commerce deviendrait le marqueur d'un discours vrai. C'est la tentation de la politique comme dîner de cons.

    3) Mais surtout, Obama a remis en question la "mode du retour au passé". Le passé n'était un "âge d'or", c'était aussi le temps des discriminations raciales les plus radicales, la pauvreté ou la place réduite des femmes dans la société …

    Une fois de plus, Barack Obama a montré le leadership que peu de responsables politiques manifestent actuellement dans des circonstances difficiles. Ce n'est pas le suivisme qui permettra de sortir de la crise mais le courage de valeurs fortes destinées à faire réfléchir et progresser chacun.

     

     

  • Et vous, cela dure depuis combien de temps ?

    Patagonia Worn Wear 2 15 05 16

    Hier à Grenoble, la tournée #patagoniawornwear était de passage. Cette campagne de communication est une formidable alliée. Bien avant son lancement, j'ai toujours été très attaché aux vêtements et autres objets. Pour les vêtements, il y avait déjà si longtemps que je pratiquais leur réparation. Pour les équipements sportifs, un outil simple : les écussons. Chaque écusson sur un vêtement cache une cicatrice : chute en VTT, running trop proche d'arbres …

    Mon blouson ci-dessous qui est sur le site Instagram de Patagonia a 26 ans d'âge à quelques semaines près. J'y suis terriblement attaché. Il porte donc de … nombreux écussons. 

    Patagonia DB Instagram 15 05 16

    Et vous avec vos vêtements, cela fait combien de temps que cela dure ? Découvrez la réparation, c'est un autre regard sur la complicité durable avec ses vêtements, sa "seconde peau", sa "peau de surface" …

  • France : le peuple sans élu

    Trudeau 14 05 16

    Que reste-t-il encore à perdre ? Depuis quelques mois, je suis très surpris par l'accélération d'un processus de délitement de la vie publique française assez irréel à ce point. La première étape (2007 – 2012) a été le temps d'une république vulgaire : des mots violents, un militantisme aveugle (tout soutenir ou tout condamner), des accusations disproportionnées… La vie publique française perdait alors une partie de sa raison. Puis ce fut les élus sans le peuple. Une progression considérable de l'abstention et des votes protestataires avec la banalisation d'un vote par exclusion dont les régionales de décembre 2015 ont été la caricature.

    Et maintenant, nous sommes entrés dans une nouvelle étape : le peuple sans élu. Pour que le peuple ait désormais le sentiment de s'exprimer, il doit selon les circonstances : 

    • lancer une pétition : un nombre records de pétitions depuis 12 mois,
    • manifester,
    • protester via les réseaux sociaux,

    Bref, s'exprimer face aux élus et non plus avec les élus. 

    Une situation atypique qui est le divorce constaté d'une vie publique française qui a perdu tant de belles valeurs au cours des dernières années. Le dialogue calme, le rire, la famille à l'Elysée, les sondages positifs, la cool attitude … : que d'années sans ces repères simples qui font la vie et qui existent pourtant encore ailleurs : Canada, Italie, Etats-Unis, Angleterre …

    Dans la période actuelle, le plus inédit est le nombre comme le profil de

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  • Quand copier avec retard devient en France symbole … d’innovation et de progrès

    Obama 2 13 05 16

    La lecture de l'Express cette semaine montre, si besoin était, l'immensité du vide politique en France. De quoi est-il question ? 10 pages sur Emmanuel Macron avec un thème majeur "Macron va innover en 2017 puisqu'il se prépare à faire la campagne Obama de 2008". 

    Il y a des moments où le sujet porte en lui-même des contradictions qui devraient sauter aux yeux des rédacteurs. Comment est-il possible d'innover en … copiant ? Et comment est-il possible de "faire neuf" en reprenant des méthodes mises en oeuvre 8 ans plus tôt ? 

    C'est une caricature des mots détachés de leur sens véritable.

    Innover, c'est mettre en oeuvre quelques chose de nouveau. Par conséquent, par définition, reprendre des méthodes déjà actionnées ne constitue pas une innovation.

    Et quand "l'innovation" réside dans le porte à porte (avec certes un fichage informatique adapté aux moyens modernes), il y a un décalage qui grandit. Dans le tissu urbain, il y a aujourd'hui des quartiers avec frontières quasi-impénétrables, des allées d'immeubles impossibles. Puis des portes qui restent fermées par effet du travail donc de l'absence des occupants quand ce n'est pas le refus d'ouvrir la porte par peur de tout visage inconnu.

    Tout le parisianisme est résumé dans un tel reportage : s'enflammer pour des mots vidés de leur sens pour des méthodes qui ne correspondent plus à la gravité des faits.

    Faire une "campagne Obama" en France comme lui en 2008 aux Etats-Unis c'est inventer une méthode encore jamais mise en oeuvre. Un autre défi. C'est aussi, voire surtout, l'audace de prendre le risque de s'engager dans un combat très difficile et non pas en marche avant puis en marche arrière …

    L'innovation pour 2017 en France attend encore son auteur. Significatif et dommageable à la fois.

     

  • Ras le bol du fascisme du « tout vaut rien »

    Vitrines cassées

    Extrême lassitude actuelle face à un fascisme sournois qui s'installe dans une culture du "tout vaut rien" en dehors de quelques rarissimes exceptions fondées sur un égalitarisme irréel. D'abord parce que le nihilisme n'a jamais porté le progrès. Ensuite parce qu'il y a une culture de la haine généralisée qui sous-tend ce discours et qui est très grave. Mais surtout parce que c'est faux. La réalité de la vie est à l'opposé : tout a une valeur et généralement une belle valeur.

    Prenons des exemples concrets. Les plus récents sujets de "détestations". L'information locale. A Grenoble, mardi soir, les "vitrines" d'un journal local ont été cassées lors d'une manifestation et sur des réseaux sociaux il était question du "Daubé". Mais gardez-le longtemps le Dauphiné Libéré parce que sa qualité d'informations peut servir d'exemples dans de nombreuses autres localités françaises pour bien les connaître à titre professionnel et constater les informations données. Et quand je dis cela, je le dis avec une liberté totale. Mon dernier entretien avec un journaliste du Dauphiné Libéré date d'un coup de téléphone en route pour Lyon le jeudi 27 mars 2014 à 10 heures 30 avec M. Echinard (l'un des responsables de la rédaction).

    Il y a la valeur d'une équipe plurielle composée de professionnels qui aiment leur métier et qui l'exercent avec honnêteté.

    Il y a la valeur des emplois représentés par une entreprise privée qui embauche (ce qui mérite d'être souligné) et qui lance des initiatives nouvelles fortes comme le journal à destination des scolaires qui est une Très belle initiative.

    Il y a la valeur de tout un tissu de journalistes locaux qui font bien leur métier de FR3 Alpes à FB Isère en passant par l'impertinence du Postillon, les nouvelles technologies de Place Gre'Net, le classicisme sérieux des Affiches, en passant par le dynamisme de TéléGrenoble …

    Que de belles valeurs dans tous ces cas concrets d'un beau et sain pluralisme local d'informations.

    Prenons les policiers. Ils font leur travail dans des conditions remarquables. Qui aimerait passer la nuit dehors à mettre de l'ordre en sachant qu'en face le "jeu" consiste à attenter à leur santé ?

    Voilà un métier qui a de la valeur.

    De même pour les commerçants dont les vitrines sont cassées alors que leur entreprise est leur moteur, prend un temps considérable de leur vie, mobilise leur énergie. Là encore, que de belles valeurs !

    Et la liste pourrait être très très longue. La vraie vie est faite de valeurs fortes exprimées, défendues par des personnes de valeur. Même la discrétion de l'immense majorité est une très belle valeur, peut-être même la plus belle. Hier après-midi, j'ai participé à l'enterrement d'une personne que je connaissais depuis près de 40 ans. Elle avait été à l'une de mes premières réunions à la maison des associations à Pont de Claix. Pour un témoignage, un de ses cousins a effectué une présentation vraie donc superbe sur les valeurs de la discrétion, de la modestie, du bien-être simple. 

    Ce qui est le plus inquiétant actuellement c'est que face à ce fascisme du "tout vaut rien", il y a une forme de passivité comme si la haine de tout devait l'emporter. La haine de tout c'est la défaite de tous en bout de course.

    Il serait temps de commencer à ne plus rester indifférent face à cette culture de haine qui est la négation de tout progrès et surtout qui est la négation du respect élémentaire des beaux efforts de l'immense majorité de toutes les personnes dans leur vie de tous les jours.

    En France, le silence face à cette culture de haine devient insupportable. 

  • Le partage de l’eau de Rochefort : un vrai projet d’agglomération

    Arc en ciel

    La qualité de l’eau dans l’agglomération grenobloise : des alertes graves et des inquiétudes croissantes ! Des interrogations gagnent du terrain face à toutes les menaces objectives qui existent désormais sur la qualité de l’eau dans l’agglomération grenobloise. 5 menaces méritent des réponses claires, précises qui se font terriblement attendre. Ces menaces doivent être examinées avec lucidité sans esprit polémique ni étroitesse d'esprit militant. Il faut regarder des faits et donner des réponses urgentes.

    1) L’eau polluée de Vif – Le Gua – Varces : près de 15 jours après la réunion historique de Vif (1 200 personnes présentes : chiffre jamais vu jusqu'alors !), toujours pas de réponse claire. Et pourtant, l’action conduite par Mme Karine Maurinaux pour la défense des consommateurs donne aux pouvoirs publics la chance d’une interlocutrice compétente, sérieuse, responsable. C'est une chance qui doit être saisie, respectée, considérée. C'est la chance des élus que d'avoir une interlocutrice qui est une vraie porte-parole avec une force morale incontestable et qui exerce cette fonction avec tolérance, honnêteté intellectuelle exemplaire et goût de la vérité. Une démarche renforcée par le pouvoir d'expertise d'UFC Que Choisir. 

    Vif eau 2 vue panoramique

    2) Le fonctionnement de la Régie publique des Eaux de Grenoble (sous la forme juridique de SPL) suscite à son tour des questions : le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes (28 juillet 2014) a mis en évidence des questions sérieuses. Pas de réponse à ce jour. Parmi les questions posées par le rapport :

    2a) «Comptes non sincères» (cf page 13/47) : pour de multiples raisons dont l’irrespect de l’annualité des comptes, les comptes de la Régie sont considérés comme non sincères.

    2b) Par ailleurs, dans ce contexte général, des indicateurs financiers d’alertes sont nombreux :

    – l’augmentation des créances irrecouvrables : 254 985 € sur l’exercice 2011 soit une très forte augmentation (cf page 14/47),

    – forte augmentation de l’endettement : + 63 % de 2008 à 2011 et sur la base d’emprunts aux critères techniques qui les rendent très onéreux dans le temps (cf page 18/47),

    Eau grenoble bis 03 10 07

    2c) Toutes ces dépenses sont-elles de nature à produire un réseau performant ?

    Réponse :

    (suite…)

  • Entre le ticket pour l’oubli et le ticket pour … l’usure

    SMP guide 2

    Il y a 30 ans déjà à quelques semaines près, dans la foulée de cours que je donnais alors sur le marketing public, je publiais un guide des campagnes électorales que Libération présentait alors comme "l'équivalent des annales du Bac pour un candidat à une élection". L'opération d'édition la plus rentable que j'ai connue car les onglets en bordure de chaque page comme un fin tramé en coeur de pages rendaient impossible toute photocopie sans perdre des pans entiers de textes … 

    Guide SMP 3

    A cette époque, l'enjeu était dans la cohérence du positionnement. Ce qui est intellectuellement passionnant. Identifier une demande et construire avec patience son offre. D'où l'importance à cette époque des sondages pour bien analyser les enjeux de fond.

    Dernièrement, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt la contribution d'une ex-collaboratrice de Raph Nader expliquant pourquoi la campagne de Bernie Sanders à la différence de celle de Trump était voué à … l'échec !

    Parmi de nombreuses observations techniques intéressantes, une remarque clef : désormais en politique, l'enjeu est d'abord de gérer son exposition pour éviter l'oubli et l'usure. 

    L'oubli est le danger n°1 parce que le flux excessif d'informations a fait naître une génération amnésique. La durée de mémoire collective est d'une semaine. Chaque événement chasse l'autre. Donc l'oubli guette en permanence.

    Pour éviter l'oubli, il faut s'exposer. Mais s'exposer sans s'user. Donc sans trop se répéter. Là avait été le vrai talent de Trump : "avoir mis le feu à toute la prairie". Trump s'est exposé sans s'user puisqu'il a mis le feu à la quasi-totalité des sujets politiques. Il a "parcouru toute la prairie", tout l'espace politique, et il en a modifié les règles, les repères …

    Il fallait de l'audace, voire de l'inconscience (?). Il a eu cette audace. Il a gagné la première étape.

    C'est finalement, ce qui manque en France, des candidats qui ont l'audace de "mettre le feu à toute la prairie" … pour gérer leur exposition en évitant l'oubli et sans s'user pour autant. Et pourtant, il y aurait matière …

  • Jean Tirole, les médias et les faits

    NH debate 07 02 16

    En octobre 2014, Jean Tirole recevait le prix Nobel d'Economie. Une distinction rare pour un Français. Surtout en économie. On était donc en droit de penser que cet universitaire français, reconnu par la communauté internationale pour la qualité scientifique de ses travaux, occuperait une place de référence dans le débat public français. Puis après le Nobel, rien. A l'écart des débats intérieurs.

    Hier, sur Europe1, Jean Tirole était de retour. Enfin. 

    La surprise des journalistes a été grande sur un volet inattendu : la place des faits. Il y aurait donc des faits à accepter, à admettre avant de passer à d'autres sujets. Et à un moment l'un des journalistes pose une question essentielle : " …vous reprochez aux médias de ne pas défendre les faits …?

    C'est actuellement le sujet le plus intéressant aux Etats-Unis dans le débat de la présidentielle 2016. Les "grandes plumes" s'interrogent publiquement sur le thème "avons-nous créé Trump ?". 

    Et les intéressés font leur auto-critique. Par exemple pour le projet de "mur avec le Mexique", avons-nous posé les bonnes questions : est-ce que le mur est une réponse efficace ? Comment un Président américain peut-il contraindre le Mexique à le financer ? Et dans ce cas, quel calendrier ? Et si le Mexique refuse de le financer, quelles conséquences ? …

    Avec de telles questions, les faits se ré-invitent dans le débat. Et le débat change. 

    Qui pourrait défendre en dehors de la politique qu'un problème peut être résolu si les faits sont ignorés ou mal posés ? Personne. Les faits doivent être considérés parce qu'ils sont la 1ère étape incontournable pour apporter des solutions. 

    Hier, cette meilleure considération des faits a été la 1ère valeur ajoutée de ce débat. Ce qui reste à souhaiter c'est que cette meilleure considération ne se limite pas à cette émission là.

  • Wanted#bonsplans : le tournant de l’économie collaborative

    Wanted

    Le périmètre de l'autonomie des citoyens s'élargit en permanence. Hébergements, déplacements … ont été les premiers domaines. Le succès de Wanted#bonsplans marque une étape supplémentaire puisque le conseil direct est général. L'idée est simple : profiter des bons conseils de tous les membres d'une communauté.

    Les questions sont les plus diverses. C'est très pratique. Chaque jour, des demandes sont postées pour vendre des objets, pour demander un conseil, pour trouver un restaurant où aller dîner …. 

    Tout repose sur la volonté d'entraide des membres de la communauté. Sur Bordeaux, cette opération fonctionne très bien. D'autres groupes ont déjà vu le jour à Lyon, Marseille, Toulouse, Londres et New York.

    Des groupes thématiques sont envisagés.

    Pourquoi cela fonctionne bien ? Parce que la période est à la crédibilité de la réponse des pairs. En dehors des métiers techniques, la société se prépare à s'organiser de façon autonome, sans intermédiaire. L'intermédiaire a perdu sa "valeur ajoutée". Son conseil est entouré de suspicions : pourquoi, quel prix …

    C'est une évolution qui n'est pas exemple de dangers : pourquoi la réponse donnée par un inconnu serait-elle de meilleure qualité que celle donnée par un professionnel ? Il n'y a pas de critère technique fiable permettant de fonder une telle évolution. Mais elle est là. C'est aussi une étape de plus vers une économie qui permet des économies. Puisque ce conseil du pair est gratuit. 

    Les détracteurs disent que cette économie collaborative est "l'économie du vide grenier". C'est à la fois dédaigneux et irrespectueux de la réalité du phénomène. Il s'agit bien d'un phénomène et en France il est lancé avec vitalité. Les conséquences sur l'économie classique seront considérables à terme. Il en sera de même sur la politique. Parce que le consommateur qui gagne en autonomie est aussi un citoyen qui est prêt à se passer des intermédiaires …