Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Ne jamais oublier des réalités du passé …

    Obama 2 21 03 16

    Dans une période où souvent la mode est en France à magnifier le passé face à un avenir qui serait porteur de menaces pires qu'hier, il y a aujourd'hui le choc de deux photos. Obama est aujourd'hui à Hiroshima.

    Obama 27 05 16

    71 ans après le feu nucléaire.

    Hiroshima

    C'est parce que l'intégrisme islamique porte le retour au passé qu'il est dangereux.

    Parce qu'il doit quand même y avoir des circonstances qui permettent de célébrer de belles avancées collectives des démocraties occidentales dans des conditions porteuses de beaux espoirs sur la nature humaine. https://gumroad.com/js/gumroad.js <a class="gumroad-button" href="https://gum.co/JOqM">Les ruptures de la campagne Obama 2008</a> »>C'est le cas aujourd'hui avec Obama à Hiroshima quelques semaines après Cuba.

    Obama 08 05 16

  • L’accélération du naufrage de la « filière inversée »

    Grenoble 3 26 05 16

    Un tournant dans la communication publique date des années 80 avec Reagan aux Etats-Unis. Son conseiller à la communication, Mike Deaver, met au point la stratégie de "faire la météo". Jusqu'alors, ce sont les événements réels qui dictaient leur loi. Là, ce sont les responsables politiques qui vont décider quels événements retenir. C'est la tactique dite de la "filière inversée". 

    Comme toujours, les politiciens français ont d'abord copié ce que les Etats-Unis comptent de … pire. Et cette logique de "filière inversée" est mise en oeuvre de façon généralisée en France. 

    En début de semaine, Valls proclame "aucune pénurie n'est à craindre". Aujourd'hui c'est la pagaille d'alimentation en carburant. 3 jours plus tard, les faits ont pris "leur revanche".

    Hier, sur les stocks stratégiques, la "filière inversée" a été mise en échec dans la même journée. 

    C'est le véritable problème actuel : il ne s'agit plus de gérer mais de sauver la face par la communication gadget : une formule, une posture … sans jamais régler une question de fond.

    Prenons l'exemple des blocages :

    • qui paye le nouveau goudron des voies publiques après les incendies ?
    • qui dédommage les préjudices commerciaux professionnels des personnes prises en otages ?
    • pourquoi les forces dites de l'ordre donnent-elles d'abord la préférence au droit de manifester sur le droit de circuler ?
    • comment expliquer que le Gouvernement n'ait pas eu le professionnalisme pour sonder la CGT dans les couloirs pour savoir quelles conséquences elle allait donner au vote du texte comme cela se pratique tout naturellement ?
    • Pourquoi aucune conséquence juridique n'est attachée à l'occupation et à la détérioration d'un bien du domaine public sans autorisation préalable ?

    Grenoble 26 05 16 2

    Le liste des questions non traitées et des anomalies est considérable. 

    C'est une série B qui est vécue en France actuellement. Un théâtre d'ombres, d'incompétents. La revanche des faits s'annonce terrible. la "filière inversée" est en train de s'écrouler sous nos yeux actuellement. Elle a été poussée à son extrême et un effet boomerang s'annonce pour toute la classe politique française.

  • Le choc des faits sur des classes politiques différentes …

     

    Obama 24 05 16

    A quoi tient la "haine de la France" y compris sur le plan intérieur ? Pour une grande partie à un  pays qui passe son temps à s'excuser pour toutes les fautes commises depuis 1940. Occupation, décolonisation, identités, pauvretés, religions … : tout n'est qu'un champ d'excuses pour des supposées fautes permanentes. Comment aimer un pays qui se trompe aussi souvent au point qu'il lui faut régulièrement solliciter des excuses ? Comment respecter une classe politique qui reconnait s'être trompée aussi souvent ? C'est ce suivisme permanent face aux émotions de l'opinion qui crée le naufrage.

    Autres lieux, autres comportements.

    Les faits : Barack Obama effectue vendredi la première visite d'un président américain en exercice dans la ville de Hiroshima, bombardée à l'arme atomique par les États-Unis en 1945. Une télévision japonaise le questionne : fera-t-il des excuses ?

    «Non, car je pense qu'il est important de reconnaître qu'en pleine guerre, les dirigeants doivent prendre toutes sortes de décisions» a répondu Barack Obama.

    «C'est le rôle des historiens de poser des questions et de les examiner mais je sais, ayant moi-même été à ce poste depuis sept ans et demi, que tout dirigeant prend des décisions très difficiles, en particulier en temps de guerre», a-t-il ajouté.

    Loin de la démagogie, dans cet entretien, Barack Obama rappelle deux vérités de fond :

    1) la guerre, c'est la guerre et on ne ré-écrit pas des actes commis dans le feu de la guerre après 50 ans de paix,

    2) gouverner c'est complexe. Et la complexité doit être respectée. C'est la seule façon pour respecter ceux qui ont pris les décisions et qui ne doivent pas subir une suspicion permanente d'incompétence.

    Le jour où une telle hauteur de vues retrouvera sa place en France au lieu de la démagogie ambiante irresponsable, la vie publique retrouvera des couleurs agréables et positives.

  • Grenoble : le jour où l’intercommunalité retrouve des belles couleurs ?

    Vif eau DL 21 05 16

    Aujourd'hui, la Métro de l'agglomération grenobloise doit présenter les solutions pour mettre un terme durablement à la plus grosse affaire de scandale sanitaire causé par une régie publique dans la gestion de l'eau : 64 hospitalisations, 2 900 malades reconnus ! 

    C'est le jour où l'intercommunalité peut retrouver des belles couleurs.

    Jusqu'alors l'intercommunalité dans l'agglomération grenobloise a été vécue au rabais : la voiture balai des dossiers foireux dont les Communes ne veulent plus. Dans l'agglomération grenobloise, la Métro c'est l'équivalent de l'Europe sur le plan national. Tous les maux lui sont rattachés. A écouter les élus municipaux, toutes tendances politiques confondues, tout juste si à l'automne les feuilles ne tombent pas à cause de la … Métro !

    Aujourd'hui la Métro peut ouvrir une page nouvelle de ses actions : s'associer à un projet intercommunal d'ampleur en prise directe avec la vie quotidienne. Son premier vrai projet intercommunal. Les transports collectifs ont été un transfert de la Ville de Grenoble à l'intercommunalité. Le tramway n'est pas né avec la Métro ni avec le SIEPARG mais avec le référendum du 22 juin 83 sur Grenoble et que sur Grenoble.

    Dès 1990, les dispositifs de maillages des réseaux d'eau ont été officiellement évoqués, étudiés. Ce n'est donc pas un dossier neuf.

    Avec cette crise sanitaire sans précédent et avec la circonstance du réchauffement climatique, c'est un dossier qui revêt une importance particulière. La Métro a la chance de pouvoir compter sur un "dialogue citoyen" de grande qualité avec des citoyens mobilisés, responsables, sérieux, constructifs à l'exemple du Collectif présidé par Mme Karine Maurinaux avec l'aide de l'association UFC Que Choisir. 

    Aujourd'hui, c'est un test important pour l'intercommunalité dans toute l'agglomération grenobloise. 

    Rochefort Puit

    Comme ancien Président de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, j'ai eu à arbitrer pendant de nombreuses années de nombreux conflits d'usages de l'eau. Là, dans l'agglomération grenobloise, une solution manifeste se dégage. Elle est de nature à remplir toutes les qualités y compris dans le plan travaux publics du département de l'Isère.

    C'est le jour où la Métro peut retrouver des belles couleurs aux yeux des citoyens et des contribuables. Enfin !

    Denis BONZY

    Vif eau 2 vue panoramique

     

  • La belle réussite de l’application oldNYC

    NYC 23 05 16

    Avec la base de données de 100 ans d'archives et les possibilités des nouvelles technologies, belle réussite de l'application oldNYC qui permet de remonter dans le temps la ville de New York, quartier par quartier, rue par rue. 

    Une initiative qui pourrait inspirer des collectivités françaises qui, pour le moment, ne brillent ni par leur capacité à faire vivre le patrimoine historique ni par la capacité à partager les données publiques. 

    NYC 2 23 05 16

  • Le vrai tournant : « la génération si j’veux ! »

    Impossible

    Le vrai tournant actuel en France, l'éclosion d'une "génération si j'veux". C'est un état d'esprit qui change tout. Les conduites individuelles échappent aux codes, aux instructions, aux normes, aux affectations classiques.

    Le marché privé a déjà donné le signal de départ. L'économie dite collaborative vit sur cette mentalité à la caricature sur toutes les étapes de la chaîne. Le marché va même plus loin actuellement dans le refus des codes par exemple dont celui de céder à l'hyper-consommation vestimentaire à l'exemple des campagnes Patagonia qui connaissent un succès accéléré : l'équipement vieux durable vaut le neuf ou le refus de céder à la consommation éphémère.

    Patagonia Worn Wear 2 15 05 16

    Cette mentalité du choix individuel change tout. Sur le fond, c'est un immense progrès puisque c'est d'abord l'affirmation de la responsabilité et de l'autonomie individuelles. C'est une avancée de liberté. 

    Cette avancée de liberté change totalement la donne pour la vie politique. C'est la fin des directives qui tombent du haut. C'est l'inversion des tendances. Le devenir ne doit plus descendre du "sommet" pour être voué à être appliqué par la "base". Le devenir doit monter de la base. La base qui a compris qu'elle a pour elle le nombre et que c'est elle qui finance le système. La "base" a compris que dans une démocratie d'opinion, elle est le "sommet" ! Le socialisme historique et l'étatisme y compris de droite sont des hors jeux culturels dans ces circonstances.

    Plus tardivement la classe politique détachée des réalités du marché acceptera ce tournant, plus elle se fragilisera dans une gouvernance qui devient insupportée. C'est le vrai divorce idéologique actuel en France.

    Des vainqueurs immédiats vont résulter de cette nouvelle mentalité. L'environnement sera le grand gagnant. Dès que chacun a conscience que l'environnement dépend d'abord des comportements individuels quotidiens, c'est un pas en avant considérable. 

    Les politiques français n'ont pas encore pris ce tournant. Il leur est demandé de faire peu mais bien sur des fonctions collectives que, par définition, les individus ne peuvent pas traiter : ordre public, sécurité internationale … Mais pour le reste, il faut maintenant accepter la place de la liberté individuelle. Donc moins réglementer dans le détail. Moins administrer. Moins encadrer.

    Cette génération "si j'veux" va changer beaucoup de vieilles habitudes. Il y a de nouveaux équilibres collectifs à trouver pour ne pas sombrer dans l'anarchie avec un tel changement. Mais c'est une évolution intéressante à vivre.

     

  • Quand même l’humour se perd

    Coluche 1986

    30 ans déjà ! Dans quelques jours, les français auront une pensée émue pour Coluche à l'occasion du 30 ème anniversaire de sa disparition (19/06/1986). Le plus inquiétant dans la période actuelle en France, c'est la chute des niveaux dans la quasi-totalité des domaines. Même dans le rire.

    Il y eut la génération de Pierre Dac et Francis Blanche. Puis ce furent les Raymond Devos, Jean Yanne, Pierre Desproges, Coluche …

    Un texte de Devos, à la 5ème lecture, il y a encore matière à découvrir une subtilité remarquable.

    Maintenant c'est qui ? Cyril Hanouna !

    C'est la France qui dévisse même dans le rire.

    Un texte de Coluche, de Desproges, mieux encore de Devos, c'est une pensée portée par le rire ou le rire porté par une pensée. Mais une pensée d'abord, surtout.

    Maintenant où est la pensée ? Tout n'est que moquerie, haine, sexe, gros mots … bref : vulgarité.

    Comment passer à ce point en 30 ans de la pensée à la vulgarité ?

    Pourquoi passer à ce point ainsi en 30 ans de la pensée à la vulgarité ?

    C'est un sujet qui m'interroge et qui me semble mériter une réflexion collective sérieuse. Quand un pays connaît une telle chute même dans le rire, à quoi cela peut-il être dû ?

  • Tennis : la belle saison des tournois locaux

    Varces Tennis

    C'est parti. S'ouvre la belle saison des tournois locaux de tennis : Grenoble, St Egrève, Echirolles, Varces … C'est toujours un moment particulièrement agréable. Le moment pour vérifier si la forme est restée constante. Le plaisir de retrouver des organisateurs toujours sympathiques et dévoués. Et le plaisir également de disputer des rencontres dans un excellent esprit sportif. 

    Le dynamisme des clubs locaux est remarquable. Sur le plan de l'agglomération grenobloise, une logique financière différente aurait dû être mise en oeuvre pour mieux répartir les montants considérables alloués à la nouvelle halle de tennis (13 millions d'euros !). Une halle d'un esthétisme intérieur superbe mais qui n'a toujours pas réglé son problème de parking. Heureusement, celui de l'eau glacée dans les vestiaires vient d'être résolu.

    Tennis grenoble 1 07 01 16

    En revanche, l'ancienne halle de tennis de Grenoble livrée aux tags altère considérablement l'image du quartier.

    L'occupation spatiale des sports dans l'agglomération grenobloise est un échec assez irréel. Tout a été désorienté par le choix de l'implantation du Stade des Alpes. A la différence de la belle réussite de Lyon avec le Stade des Lumières et l'organisation d'une "plaine des sports", l'agglomération grenobloise a raté une organisation rationnelle dans l'espace de l'implantation de ses principaux équipements sportifs. Toujours difficile de comprendre un tel échec. 

     

     

  • 2017 : élection générale ou l’élection d’une cause ?

    Manifestations 18 05 16

    En politique, il y a deux familles très distinctes d'élections : d'un côté les élections à vocation générale comme test de gouvernance globale dans des circonstances où aucun enjeu ne se détache véritablement et d'un autre côté les élections d'une ou deux cause(s), celles où un ou deux dossiers occultent tous les autres. Il faut se méfier de ces dernières. Elles réservent toujours de fortes surprises car les causes en question troublent généralement les "cartes habituelles".

    Il y a en France actuellement trois causes qui s'installent comme enjeux forts : l'ordre, l'identité, la précarité. Ce sont les trois sujets qui clivent l'électorat en positionnant des groupes très radicalisés. 

    Ces radicalités s'expriment déjà actuellement dans des démocraties occidentales : Autriche, Trump aux Etats-Unis…

    Si l'ampleur de quelques causes occupe à ce point l'actualité à partir de la rentrée de septembre 2016, des alignements nouveaux pourraient en résulter dans des proportions inédites. 

    La caractéristique commune actuellement des opinions en France : être à bout de nerfs. Généralement, la crise des esprits anticipe la crise des votes …

  • L’impuissance politique acceptée jusqu’où en France ?

    Valls Macron 19 01 16

    A quel moment, l'opinion se posera enfin la seule question de fond qui compte en dehors des agitations quotidiennes éphémères : "et finalement, ils ont réglé quoi comme problème sérieux durable ?".

    Prenons des exemples concrets les plus récents :

    1) une revue scientifique reconnue vient de révéler qu'en 2050, avec les tendances actuelles, la mer comptera davantage de plastiques que de … poissons ! La COP 21 a été officialisée il y a 6 mois. Que change cet accord international dans les faits pour le moment ? Rien. Rien puisque le thème officiel de la COP22 (novembre 2016) c'est de prévoir les actes qui doivent être tirés de la … COP21 de Paris.

    2) Hier, Bolloré annonce que Canal + France va compter 400 M€ de pertes en 2016 (soit l'équivalent de 30 % du CA) par rapport à 258 M€ de pertes en 2015. Jusqu'à quand l'information en France peut-elle être le domaine des pertes financières abyssales renflouées par des "mécènes" et avec quelles conséquences sur les lignes éditoriales que le profil de ces nouveaux actionnaires ? Question jamais posée donc jamais réglée.

    3) La France est paralysée par un mouvement populaire qui contamine une pagaille généralisée. Il faut retirer le texte qui manifestement ne passe pas. Mais face à ce retrait, le pouvoir a le comportement du faible qui veut aller vers une démonstration de … force : la catastrophe assurée. En attendant, c'est la pagaille dans le fonctionnement quotidien et une violence ambiante qui ne peut s'installer sans gravité, radicalisant toutes les positions. Et à l'approche de l'Euro 2016, à écouter les uns et les autres, le sentiment que l'image internationale de la France sera d'abord celle de la pagaille généralisée …

    4) Les dettes toxiques : les premiers jugements tombent condamnant les Collectivités Locales. Mais les condamnés font comme si c'était rien puisqu'il y a la faculté d'appel. Mais qui peut imaginer que cette facture puisse être épongée alors même que des Collectivités négocient pour des accords amiables vers un "juste milieu" ? Toujours le même cinéma pour repousser le moment de vérité à demain. La France aura donc toujours sous le tapis un  vraie bombe financière. 

    5) Des enseignants cassent le cadre des notations lors d'épreuves universitaires tandis que d'autres par les sujets posés cassent l'impartialité qui est le socle même d'un fonctionnement perçu comme juste des enseignants. Réponse pour montrer que ces frontières ne peuvent être franchies ? Aucune !

    Et la même ambiance règne souvent sur les dossiers locaux …

    Au coût de la démocratie en France, cette incapacité à régler les problèmes sérieux annonce des réactions populaires qui méritent une attention forte. Mais pourquoi ce problème là serait-il réglé quand tous les autres ne le sont pas … ? La période actuelle est marquée par le choix entre ceux qui font semblant et les autres, plus lucides et cyniques, qui se marrent sans prendre leurs responsabilités. Jusqu'où et jusqu'à quand ?