Cette semaine, sur Twitter, Outside Magazine a mis en ligne un lien vers un article déjà publié consacré au rire des chiens. La photo illustrant cet article (cf ci-dessus) est particulièrement réussie. Un article remarquable rédigé par un auteur qui a le sens de l'observation. Le thème est simple mais si important : la relation entre le chien et le bonheur. Plus précisément, la capacité du chien à faire partager son talent à bien vivre le bonheur. Le plaisir d'être vivant. Et comment être heureux ensemble. Un article tellement juste qu'on y retrouve des scènes de la vie de tous les jours. La joie de la vraie complicité. Au passage, quel beau mot que celui de "complice". Celui qui lui a donné une connotation de sanction pénale mériterait d'être … condamné. Etre complice, c'est réagir au simple regard, au souffle qui change, au signe qui trouve une signification partagée entre vrais connaisseurs. Une lecture saine qui m'a conforté quant à la pratique de rire avec son chien. Heureusement que nous avions pris de l'avance car ces dernières semaines c'est difficile de se remettre de la disparition d'Aspen. La lecture de cet article d'Outside Magazine a été un moment agréable de réconfort.
Auteur : Denis Bonzy
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22 mars : journée mondiale de l’eau et la fin de la référence française
En mai 2016, un rapport des Ingénieurs des Ministères de l'Intérieur et de l'Environnement est passé inaperçu de façon inquiétante. Il dressait le point sur l'état de l'eau en France. Toute la partie diagnostic était une alerte violente : rien ne va plus ! Les régies décrochent. Les équipements ne sont pas renouvelés. Les réseaux enterrés n'ont pas la maintenance indispensable. La trésorerie des Agences de l'Eau est vampirisée par l'Etat … : 100 pages d'alerts violentes ! La France est en train de perdre sa qualité de pays de référence, qualité gagnée depuis les années 60 avec la création des Agences de l'Eau.
La raison : à l'ère de la communication visuelle, la priorité n'est plus aux tuyaux qu'on ne … voit pas. C'est d'ailleurs le vrai critère de différenciation entre des élus : ceux qui savent gérer l'essentiel et ceux qui ne contentent de l'éphémère visible. Dans 10 ans, avec les effets du réchauffement climatique, les citoyens feront vite la différence et souvent alors avec colère face aux effets alors concrets.
Au rythme actuel des insuffisances, dans 10 ans non seulement la France aura perdu sa qualité de référence mais elle sera en difficulté. L'avenir aura alors pour nom dans ce domaine : le Canada. Depuis les sanctuaires naturels, la qualité des parcs naturels, l'état des rivières, l'état des réseaux, les mesures symboliques fortes comme l'interdiction à venir des bouteilles plastiques … : le Canada écrit actuellement la politique moderne et sera demain la référence internationale. Dommage pour la France.
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La bataille souvent irréelle du plus bas prix !
Hier matin, France Bleu Isère a consacré un reportage de grande qualité sur la bataille d'une société ABépluche. Son créneau est étroit mais d'une grande utilité. Cette société peine à s'installer dans la durée. La raison : l'absence de marchés publics locaux parce que des collectivités ne reconnaissent pas que la valeur ajoutée de son service a un coût et que ce coût doit donc correspondre à un … prix. C'est la bataille ridicule du plus bas prix qui est le socle du clientélisme irresponsable, le bouclier de la décision indifférente qui ne veut pas dire son nom. Lors d'une subvention par exemple à une association culturelle, où est la prise en compte du rapport qualité / prix entre un service et une aide publique ? Nulle part. Mais dans cette hypothèse, l'argent public devient, selon le discours officiel, le marqueur du soutien à une activité dite … d'intérêt général même si les "clients" sont très rares. Mais dès qu'il y a un rapport économique marchand, cette "mentalité" disparaît. Il faudrait apporter une valeur ajoutée sans le prix qui correspond. Bref, impossible par définition ! Et dire qu'un pays comme la France se moque de la "jungle" que seraient le Canada et les Etats-Unis … Le jour où la France aura autant de modalités protectrices et de respect du prix de proximité comme valeur ajoutée, l'économie de proximité en France deviendra resplendissante. C'est un triste pays quand le prix d'une valeur ajoutée n'est pas reconnu. Un pays voué à l'échec collectif et au départ de ses talents lassés de devoir se battre contre tant d'obstacles injustes.
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La journée sans viande et la belle cause du bien-être animal
Il y a au moins 3 mariages durables pour lesquels les individus ne sont pas préparés. 1) Vivre avec … soi-même : c'est surprenant de voir l'enseignement ne comprendre aucune matière pour mieux se connaitre : son horloge biologique, ses centres d'intérêts réels … Pourtant, je n'ai jamais vu une personne gagner durablement contre son tempérament pour le meilleur parfois comme pour le pire. 2) Vivre avec la planète ou mieux connaitre ses besoins, ses cycles, ses ressources limitées. 3) Vivre avec les animaux : ils sont nos compagnons. Ils méritent le respect d'êtres vivants à part entière. Leur intelligence vaut au moins celle de nombreux individus et leur sensibilité est scientifiquement reconnue. Et pourtant, là aussi, rien n'est fait sérieusement pour changer totalement une arrogance intellectuelle suicidaire de l'être humain dominant la nature et les animaux comme des "objets" voués à le servir indéfiniment. Avec de tels contre-sens, le pire approche irrémédiablement. C'est juste une affaire de calendrier.
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Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?
Le jardin a beaucoup occupé mon enfance. Mon père m'imposait sur le terrain la découverte des saisons. Pour le meilleur, quand il s'agissait de déguster les tomates ou les fraises juste récoltées puis passées sous l'eau fraîche. Pour le "pire", quand il s'agissait d'enlever les fils des haricots verts ou préparer la confiture de coing avec les bulles surchauffées qui éclataient. Puis quelques années plus tard, surveiller le jardin de … Thomas. Quand on pratique le jardin, le rapport aux saisons est entièrement différent. On s'inquiète d'un printemps trop pluvieux. On souffre d'un été trop sec et chaud.
A Grenoble, une très belle initiative vient de voir le jour : cultivons nos toits. J'ai acheté mon panier. Je languis d'aller visiter. Bonne chance à ces paysans imaginatifs. Ils viennent d'acquérir la plus belle qualité : paysan, la qualité de ceux qui savent toucher la terre, sentir ses étapes, voir pousser des légumes ou des fruits. Bref vivre au vrai rythme. Bon travail et bon succès. Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?
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Quand tout réside dans le regard d’autrui …
C'est surprenant de constater actuellement certaines questions sur la présidentielle 2017 : les révélations sur les affaires de François Fillon vont-elles impacter le vote ? Quelle évidence ! C'est l'un des sujets prioritaires des conversations. Ce qui a changé c'est le regard d'autrui sur Fillon. Hier, quand les personnes le voyaient, elles attendaient le contenu de ses déclarations. Aujourd'hui, elles s'interrogent d'abord sur le prix de son costume, sur l'éventuel donateur … et tant d'autres questions. Le politique vit à travers le regard d'autrui. Le regard d'autrui est la grille de lecture sur un politique. Hollande en fut une caricature : même face à des actions positives, le regard d'autrui était scotché à des images chocs : la pluie, le casque à scooter, la formule sur les "sans dents" liée aux révélations de son ex … Le regard d'autrui c'est le filtre face aux faits bruts. Quand ce filtre est négatif, les faits bruts n'ont pas d'espace. Bien au contraire, la bonne définition de la mode, c'est quand le regard d'autrui est positif. Quand il est positif au point de sublimer une attitude ou une expression maladroite dans l'absolu. Sous cet angle, les politiques ont un exercice difficile car le regard d'autrui bouge vite. Et surtout, il n'est pas un bon critère de sagesse. Le bon critère de sagesse c'est le regard de soi sur … soi. On a connaissance de tous les critères. Et si ce regard est positif avec humilité et raison, un grand pas est fait vers la sérénité. C'est aujourd'hui la vraie bonne question du moment : finalement Fillon a-t-il encore un regard positif de lui sur … lui ? Son attitude pendant les débats contradictoires donnera peut-être des éléments de réponses ?
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L’urgence d’une VI ème République est incontestable
La Vème République a oublié deux valeurs fondamentales : l'efficacité et l'exemplarité. Quand des décideurs publics deviennent inefficaces et non exemplaires, la sanction est lourde et incontournable. Depuis 15 ans, en France, l'efficacité est inversement proportionnelle au niveau des responsabilités. Plus l'interlocuteur est bas dans la hiérarchie, plus il est efficace. Plus il est élevé dans la hiérarchie, moins il est efficace. Des élus de petites Communes dans des territoires difficiles font "tourner la baraque" dans des conditions fabuleuses tandis que des députés donnent un sentiment de vide, voire de nullité, tel qu'on se dit à la sortie d'un rendez-vous "que pourrait-il (ou elle) faire en dehors de la politique ?". Il en est très souvent de même pour l'exemplarité. Quand ces deux valeurs sont à l'abandon à ce point, la répulsion populaire est au coin de la rue avec une formule qui résume tout "à quoi servent-ils donc en dehors de se servir à eux-mêmes … ?". Si la Vème République est à cet état de délabrement, c'est qu'elle n'aime pas les contre-pouvoirs. Or une démocratie saine et respectable se nourrit de vrais contre-pouvoirs actifs, indépendants, solides. Pourquoi Trump sera terriblement moins dangereux qu'il n'y parait ? Parce qu'aux Etats-Unis les contre-pouvoirs existent ! La Cour Suprême est d'abord composée de juristes et non pas comme le Conseil Constitutionnel d'ex copains politiques qui vivent une pré-retraite dorée. Les parlementaires se consacrent qu'à cette fonction et non pas à des sorties dans la Capitale pour passer à la télé. Les "collectivités locales" ont leurs pouvoirs clairs. Sur tous ces domaines, la France est en total décalage. Même sur la mesure dite révolutionnaire ici (le pouvoir de révocation), elle fonctionne déjà très bien là bas. Signe des temps difficiles, la France importe que ce qui pose problèmes (primaires) par refus des vraies réformes. Une période qui sera jugée terrible avec le recul du temps.
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2017 ou d’abord un terrible échec culturel collectif !
Pour le moment, 2017 c'est d'abord le succès de ce que j'appelle la "génération Fouzy". On imagine le dialogue : l'un questionne "je mets quoi ?" et l'autre lui répond : "Fouzy tels chiffres ou telles appréciations, ils vont bien les gober !". C'est la culture du "tout se vaut" donc le juste comme le faux. C'est la mentalité du 'j'ai toujours raison" même face au faux évident. Prenons un exemple : Hollande serait derrière les affaires de Fillon. Ce serait donc Hollande qui aurait téléphoné à un ami de Fillon pour lui suggérer de lui offrir un costume puis qui aurait téléphoné à Fillon pour qu'il accepte afin qu'en fin de course, Hollande puisse révéler le tout à la "presse bien entendu complice". De même pour le mariage, les emplois … Cela n'a aucun sens. Mais pour la génération "Fouzy" ce qui compte ce n'est pas que l'analyse soit juste c'est que l'interprétation convienne à l'auteur. C'est comme les étudiants quand vous leur demandez un mémoire avec un nombre élevé de pages. J'ai constaté que la "génération Fouzy" comble les pages avec du copier – coller de sites Internet en oubliant même parfois d'enlever la bordure de pagination de la page copiée … C'est la génération qui refuse les notes pour aller vers 5 lettres… Mais mériter un 20 ou un 16 en principe, ce n'est pas le même message. Si cette mentalité là gagne comme elle est en train de le faire actuellement, c'est l'échec collectif assuré. Parce qu'une telle nullité ambiante ne peut pas porter au succès collectif. C'est impossible !