En fonction des déplacements professionnels, le constat sans cesse plus manifeste de fractures territoriales inédites qui donnent le sentiment de s'accélérer et surtout de s'amplifier. En février 2017, un organisme public d'études indiquait que les quelques métropoles françaises accueillaient maintenant 46 % des emplois créés. Mais surtout derrière cette moyenne, par exemple 85 % des ingénieurs de l'informatique sont regroupés sur certaines métropoles. A ma connaissance, pour la première fois à ce point, on assiste à un réel éclatement du territoire en 4 groupes : les métropoles, les villes moyennes, les petites villes et le monde rural en plein abandon. Autant des métropoles capitales régionales (Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Marseille-Aix, Toulouse, Strasbourg …) ont pris le train de la modernité internationale, autant les trois autres groupes décrochent actuellement pour vivre à un autre rythme. C'est du jamais vu à ce point en France, pays dit de l'unité territoriale par l'action de l'Etat. Et aujourd'hui, dans les métropoles capitales régionales, cette cassure est officiellement assumée, reconnue, même revendiquée. Un tournant majeur pas assez évoqué publiquement.
Auteur : Denis Bonzy
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Grenoble : Cultivons nos toits : objectif atteint !
Avec plaisir, apprendre ce matin que la mobilisation pour l'opération Cultivons nos Toits a atteint l'objectif de mobilisation. Bravo. Et maintenant bon succès pour les prochaines étapes. Pour disposer d'un point global sur l'opération, cliquer sur le lien suivant : Cultivons nos Toits !
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Quand une seule question pourrait suffire mais elle n’est jamais … posée
En dehors de l'investigation naturelle sur la moralité indispensable des candidats lors de l'actuelle présidentielle, il y a une seule question à mes yeux qui pourrait suffire pour faire le choix : quelles causes avez-vous financées sur vos deniers personnels dans les deux dernières années, preuves justificatives à l'appui (virements ou chèques) ? Là il ne s'agit plus de parler mais de faire. Et de faire sur ses deniers personnels. Et finalement ces candidats qui sont très auto-centrés, habitués à recevoir, sont-ils tout simplement capables de penser aux autres et si oui à quelles causes : santé, environnement … Et avec de telles preuves d'actes, le choix pourrait devenir tellement plus clair et facile. Dommage que cette question simple ne soit jamais posée … ! Pourtant pour beaucoup de citoyens, des efforts concrets de ce type sont fréquents et récurrents sur des causes multiples : Jumbo Wild, mucoviscidose, Restos du Coeur …
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De quand date votre dernier vrai fou rire avec votre chien ?
Cette semaine, sur Twitter, Outside Magazine a mis en ligne un lien vers un article déjà publié consacré au rire des chiens. La photo illustrant cet article (cf ci-dessus) est particulièrement réussie. Un article remarquable rédigé par un auteur qui a le sens de l'observation. Le thème est simple mais si important : la relation entre le chien et le bonheur. Plus précisément, la capacité du chien à faire partager son talent à bien vivre le bonheur. Le plaisir d'être vivant. Et comment être heureux ensemble. Un article tellement juste qu'on y retrouve des scènes de la vie de tous les jours. La joie de la vraie complicité. Au passage, quel beau mot que celui de "complice". Celui qui lui a donné une connotation de sanction pénale mériterait d'être … condamné. Etre complice, c'est réagir au simple regard, au souffle qui change, au signe qui trouve une signification partagée entre vrais connaisseurs. Une lecture saine qui m'a conforté quant à la pratique de rire avec son chien. Heureusement que nous avions pris de l'avance car ces dernières semaines c'est difficile de se remettre de la disparition d'Aspen. La lecture de cet article d'Outside Magazine a été un moment agréable de réconfort.
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22 mars : journée mondiale de l’eau et la fin de la référence française
En mai 2016, un rapport des Ingénieurs des Ministères de l'Intérieur et de l'Environnement est passé inaperçu de façon inquiétante. Il dressait le point sur l'état de l'eau en France. Toute la partie diagnostic était une alerte violente : rien ne va plus ! Les régies décrochent. Les équipements ne sont pas renouvelés. Les réseaux enterrés n'ont pas la maintenance indispensable. La trésorerie des Agences de l'Eau est vampirisée par l'Etat … : 100 pages d'alerts violentes ! La France est en train de perdre sa qualité de pays de référence, qualité gagnée depuis les années 60 avec la création des Agences de l'Eau.
La raison : à l'ère de la communication visuelle, la priorité n'est plus aux tuyaux qu'on ne … voit pas. C'est d'ailleurs le vrai critère de différenciation entre des élus : ceux qui savent gérer l'essentiel et ceux qui ne contentent de l'éphémère visible. Dans 10 ans, avec les effets du réchauffement climatique, les citoyens feront vite la différence et souvent alors avec colère face aux effets alors concrets.
Au rythme actuel des insuffisances, dans 10 ans non seulement la France aura perdu sa qualité de référence mais elle sera en difficulté. L'avenir aura alors pour nom dans ce domaine : le Canada. Depuis les sanctuaires naturels, la qualité des parcs naturels, l'état des rivières, l'état des réseaux, les mesures symboliques fortes comme l'interdiction à venir des bouteilles plastiques … : le Canada écrit actuellement la politique moderne et sera demain la référence internationale. Dommage pour la France.
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La bataille souvent irréelle du plus bas prix !
Hier matin, France Bleu Isère a consacré un reportage de grande qualité sur la bataille d'une société ABépluche. Son créneau est étroit mais d'une grande utilité. Cette société peine à s'installer dans la durée. La raison : l'absence de marchés publics locaux parce que des collectivités ne reconnaissent pas que la valeur ajoutée de son service a un coût et que ce coût doit donc correspondre à un … prix. C'est la bataille ridicule du plus bas prix qui est le socle du clientélisme irresponsable, le bouclier de la décision indifférente qui ne veut pas dire son nom. Lors d'une subvention par exemple à une association culturelle, où est la prise en compte du rapport qualité / prix entre un service et une aide publique ? Nulle part. Mais dans cette hypothèse, l'argent public devient, selon le discours officiel, le marqueur du soutien à une activité dite … d'intérêt général même si les "clients" sont très rares. Mais dès qu'il y a un rapport économique marchand, cette "mentalité" disparaît. Il faudrait apporter une valeur ajoutée sans le prix qui correspond. Bref, impossible par définition ! Et dire qu'un pays comme la France se moque de la "jungle" que seraient le Canada et les Etats-Unis … Le jour où la France aura autant de modalités protectrices et de respect du prix de proximité comme valeur ajoutée, l'économie de proximité en France deviendra resplendissante. C'est un triste pays quand le prix d'une valeur ajoutée n'est pas reconnu. Un pays voué à l'échec collectif et au départ de ses talents lassés de devoir se battre contre tant d'obstacles injustes.
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La journée sans viande et la belle cause du bien-être animal
Il y a au moins 3 mariages durables pour lesquels les individus ne sont pas préparés. 1) Vivre avec … soi-même : c'est surprenant de voir l'enseignement ne comprendre aucune matière pour mieux se connaitre : son horloge biologique, ses centres d'intérêts réels … Pourtant, je n'ai jamais vu une personne gagner durablement contre son tempérament pour le meilleur parfois comme pour le pire. 2) Vivre avec la planète ou mieux connaitre ses besoins, ses cycles, ses ressources limitées. 3) Vivre avec les animaux : ils sont nos compagnons. Ils méritent le respect d'êtres vivants à part entière. Leur intelligence vaut au moins celle de nombreux individus et leur sensibilité est scientifiquement reconnue. Et pourtant, là aussi, rien n'est fait sérieusement pour changer totalement une arrogance intellectuelle suicidaire de l'être humain dominant la nature et les animaux comme des "objets" voués à le servir indéfiniment. Avec de tels contre-sens, le pire approche irrémédiablement. C'est juste une affaire de calendrier.
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Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?
Le jardin a beaucoup occupé mon enfance. Mon père m'imposait sur le terrain la découverte des saisons. Pour le meilleur, quand il s'agissait de déguster les tomates ou les fraises juste récoltées puis passées sous l'eau fraîche. Pour le "pire", quand il s'agissait d'enlever les fils des haricots verts ou préparer la confiture de coing avec les bulles surchauffées qui éclataient. Puis quelques années plus tard, surveiller le jardin de … Thomas. Quand on pratique le jardin, le rapport aux saisons est entièrement différent. On s'inquiète d'un printemps trop pluvieux. On souffre d'un été trop sec et chaud.
A Grenoble, une très belle initiative vient de voir le jour : cultivons nos toits. J'ai acheté mon panier. Je languis d'aller visiter. Bonne chance à ces paysans imaginatifs. Ils viennent d'acquérir la plus belle qualité : paysan, la qualité de ceux qui savent toucher la terre, sentir ses étapes, voir pousser des légumes ou des fruits. Bref vivre au vrai rythme. Bon travail et bon succès. Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?