Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Des fractures territoriales réellement inédites

    Lyon 27 03 17

    En fonction des déplacements professionnels, le constat sans cesse plus manifeste de fractures territoriales inédites qui donnent le sentiment de s'accélérer et surtout de s'amplifier. En février 2017, un organisme public d'études indiquait que les quelques métropoles françaises accueillaient maintenant 46 % des emplois créés. Mais surtout derrière cette moyenne, par exemple 85 % des ingénieurs de l'informatique sont regroupés sur certaines métropoles. A ma connaissance, pour la première fois à ce point, on assiste à un réel éclatement du territoire en 4 groupes : les métropoles, les villes moyennes, les petites villes et le monde rural en plein abandon. Autant des métropoles capitales régionales (Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Marseille-Aix, Toulouse, Strasbourg …) ont pris le train de la modernité internationale, autant les trois autres groupes décrochent actuellement pour vivre à un autre rythme. C'est du jamais vu à ce point en France, pays dit de l'unité territoriale par l'action de l'Etat. Et aujourd'hui, dans les métropoles capitales régionales, cette cassure est officiellement assumée, reconnue, même revendiquée. Un tournant majeur pas assez évoqué publiquement.

    Bordeaux 2 28 03 17

  • Grenoble : Cultivons nos toits : objectif atteint !

    Cultivons nos toits 27 03 17

    Avec plaisir, apprendre ce matin que la mobilisation pour l'opération Cultivons nos Toits a atteint l'objectif de mobilisation. Bravo. Et maintenant bon succès pour les prochaines étapes. Pour disposer d'un point global sur l'opération, cliquer sur le lien suivant : Cultivons nos Toits !

  • Quand une seule question pourrait suffire mais elle n’est jamais … posée

    Jumbo Wild Patagonia

    En dehors de l'investigation naturelle sur la moralité indispensable des candidats lors de l'actuelle présidentielle, il y a une seule question à mes yeux qui pourrait suffire pour faire le choix : quelles causes avez-vous financées sur vos deniers personnels dans les deux dernières années, preuves justificatives à l'appui (virements ou chèques) ? Là il ne s'agit plus de parler mais de faire. Et de faire sur ses deniers personnels. Et finalement ces candidats qui sont très auto-centrés, habitués à recevoir, sont-ils tout simplement capables de penser aux autres et si oui à quelles causes : santé, environnement … Et avec de telles preuves d'actes, le choix pourrait devenir tellement plus clair et facile. Dommage que cette question simple ne soit jamais posée … ! Pourtant pour beaucoup de citoyens, des efforts concrets de ce type sont fréquents et récurrents sur des causes multiples : Jumbo Wild, mucoviscidose, Restos du Coeur …

  • De quand date votre dernier vrai fou rire avec votre chien ?

    Dogs-happiness-frazier_h

    Cette semaine, sur Twitter, Outside Magazine a mis en ligne un lien vers un article déjà publié consacré au rire des chiens. La photo illustrant cet article (cf ci-dessus) est particulièrement réussie. Un article remarquable rédigé par un auteur qui a le sens de l'observation. Le thème est simple mais si important : la relation entre le chien et le bonheur. Plus précisément, la capacité du chien à faire partager son talent à bien vivre le bonheur. Le plaisir d'être vivant. Et comment être heureux ensemble. Un article tellement juste qu'on y retrouve des scènes de la vie de tous les jours. La joie de la vraie complicité. Au passage, quel beau mot que celui de "complice". Celui qui lui a donné une connotation de sanction pénale mériterait d'être … condamné. Etre complice, c'est réagir au simple regard, au souffle qui change, au signe qui trouve une signification partagée entre vrais connaisseurs. Une lecture saine qui m'a conforté quant à la pratique de rire avec son chien. Heureusement que nous avions pris de l'avance car ces dernières semaines c'est difficile de se remettre de la disparition d'Aspen. La lecture de cet article d'Outside Magazine a été un moment agréable de réconfort.

  • 30 jours et le choc des paradoxes ?

    Press 02 03 16

    Dans 30 jours, le 23 avril, c'est le 1er tour de la présidentielle française 2017. Quelles leçons principales ? C'est le choc des paradoxes. La campagne la plus terne va peut-être déboucher sur le résultat le plus tonitruant. La campagne est terne. Les deux formations principales classiques ont laissé toutes leurs forces dans la primaire. Elles donnent le sentiment d'être exténuées depuis, en longue convalescence, incapables de vivre une nouvelle étape. Les primaires supposées être un tremplin ont été un terrible plongeoir. Mais à l'issue de cette "morne plaine", si la campagne 2017 doit déboucher sur le score des actuels sondages, c'est un séisme considérable. Les formations classiques exposées à l'explosion. Un changement de rythme totalement inédit ou comment accéder à la "fonction politique suprême" en 2 ans. Le plus jeune président de son histoire : 39 ans ! VGE avait 48 ans en 1974. Obama et Trudeau avaient plus de 40 ans lors de l'accession au pouvoir. L'un des pays supposé le plus conservateur, frileux, allergique aux changements vivrait un saut dans le non pratiqué jusqu'alors. C'est le choc des plus grands paradoxes. Un choc surprenant à ce point. Et une opinion qui donne le sentiment d'avancer sur ce chemin avec une douce tranquillité. Si tout cela se vérifie : la preuve comme l'article de Viansson Ponté en 68 qu'il faut toujours se méfier d'une … France qui s'ennuie.

  • Aujourd’hui, qui va dire non ?

    Obama 10 01 17

    Le "oui" le plus fort passe souvent par l'affirmation d'un "non" ferme. Affirmer l'égalité des sexes c'est dire non aux discriminations des sexes (salariales, harcèlements …). Dire "oui" à la cause animale c'est dire "non" aux consommations qui ne respectent pas des règles de respect élémentaire des animaux. Et la liste d'exemples de ce type pourrait durer longtemps … Aujourd'hui la question du non concerne les Etats-Unis. Donald Trump réussira-t-il à faire passer le projet de loi anti-Obamacare programmé aujourd'hui à la Chambre des Représentants ? C'est la réforme forte des "années Obama". Est-il possible de trouver 20 Républicains qui disent non et viennent gonfler les voix des Démocrates ? Un échec de ce type pour Trump changerait la donne. Ce serait la première sanction politique après les résistances judiciaires. Le poids de cet échec serait considérable. Qui va dire "non" et combien seront-ils au total ? Question importante.

     

  • 22 mars : journée mondiale de l’eau et la fin de la référence française

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    En mai 2016, un rapport des Ingénieurs des Ministères de l'Intérieur et de l'Environnement est passé inaperçu de façon inquiétante. Il dressait le point sur l'état de l'eau en France. Toute la partie diagnostic était une alerte violente : rien ne va plus ! Les régies décrochent. Les équipements ne sont pas renouvelés. Les réseaux enterrés n'ont pas la maintenance indispensable. La trésorerie des Agences de l'Eau est vampirisée par l'Etat … : 100 pages d'alerts violentes ! La France est en train de perdre sa qualité de pays de référence, qualité gagnée depuis les années 60 avec la création des Agences de l'Eau. 

    La raison : à l'ère de la communication visuelle, la priorité n'est plus aux tuyaux qu'on ne … voit pas. C'est d'ailleurs le vrai critère de différenciation entre des élus : ceux qui savent gérer l'essentiel et ceux qui ne contentent de l'éphémère visible. Dans 10 ans, avec les effets du réchauffement climatique, les citoyens feront vite la différence et souvent alors avec colère face aux effets alors concrets. 

    Au rythme actuel des insuffisances, dans 10 ans non seulement la France aura perdu sa qualité de référence mais elle sera en difficulté. L'avenir aura alors pour nom dans ce domaine : le Canada. Depuis les sanctuaires naturels, la qualité des parcs naturels, l'état des rivières, l'état des réseaux, les mesures symboliques fortes comme l'interdiction à venir des bouteilles plastiques … : le Canada écrit actuellement la politique moderne et sera demain la référence internationale. Dommage pour la France.

  • La bataille souvent irréelle du plus bas prix !

    ABépluche

    Hier matin, France Bleu Isère a consacré un reportage de grande qualité sur la bataille d'une société ABépluche. Son créneau est étroit mais d'une grande utilité. Cette société peine à s'installer dans la durée. La raison : l'absence de marchés publics locaux parce que des collectivités ne reconnaissent pas que la valeur ajoutée de son service a un coût et que ce coût doit donc correspondre à un … prix. C'est la bataille ridicule du plus bas prix qui est le socle du clientélisme irresponsable, le bouclier de la décision indifférente qui ne veut pas dire son nom. Lors d'une subvention par exemple à une association culturelle, où est la prise en compte du rapport qualité / prix entre un service et une aide publique ? Nulle part. Mais dans cette hypothèse, l'argent public devient, selon le discours officiel, le marqueur du soutien à une activité dite … d'intérêt général même si les "clients" sont très rares. Mais dès qu'il y a un rapport économique marchand, cette "mentalité" disparaît. Il faudrait apporter une valeur ajoutée sans le prix qui correspond. Bref, impossible par définition ! Et dire qu'un pays comme la France se moque de la "jungle" que seraient le Canada et les Etats-Unis … Le jour où la France aura autant de modalités protectrices et de respect du prix de proximité comme valeur ajoutée, l'économie de proximité en France deviendra resplendissante. C'est un triste pays quand le prix d'une valeur ajoutée n'est pas reconnu. Un pays voué à l'échec collectif et au départ de ses talents lassés de devoir se battre contre tant d'obstacles injustes.

  • La journée sans viande et la belle cause du bien-être animal

    Vache 2

    Il y a au moins 3 mariages durables pour lesquels les individus ne sont pas préparés. 1) Vivre avec … soi-même : c'est surprenant de voir l'enseignement ne comprendre aucune matière pour mieux se connaitre : son horloge biologique, ses centres d'intérêts réels … Pourtant, je n'ai jamais vu une personne gagner durablement contre son tempérament pour le meilleur parfois comme pour le pire. 2) Vivre avec la planète ou mieux connaitre ses besoins, ses cycles, ses ressources limitées. 3) Vivre avec les animaux : ils sont nos compagnons. Ils méritent le respect d'êtres vivants à part entière. Leur intelligence vaut au moins celle de nombreux individus et leur sensibilité est scientifiquement reconnue. Et pourtant, là aussi, rien n'est fait sérieusement pour changer totalement une arrogance intellectuelle suicidaire de l'être humain dominant la nature et les animaux comme des "objets" voués à le servir indéfiniment. Avec de tels contre-sens, le pire approche irrémédiablement. C'est juste une affaire de calendrier.

  • Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?

    Jardins de Grenoble 06 03 17

    Le jardin a beaucoup occupé mon enfance. Mon père m'imposait sur le terrain la découverte des saisons. Pour le meilleur, quand il s'agissait de déguster les tomates ou les fraises juste récoltées puis passées sous l'eau fraîche. Pour le "pire", quand il s'agissait d'enlever les fils des haricots verts ou préparer la confiture de coing avec les bulles surchauffées qui éclataient. Puis quelques années plus tard, surveiller le jardin de … Thomas. Quand on pratique le jardin, le rapport aux saisons est entièrement différent. On s'inquiète d'un printemps trop pluvieux. On souffre d'un été trop sec et chaud. 

    A Grenoble, une très belle initiative vient de voir le jour : cultivons nos toits. J'ai acheté mon panier. Je languis d'aller visiter. Bonne chance à ces paysans imaginatifs. Ils viennent d'acquérir la plus belle qualité : paysan, la qualité de ceux qui savent toucher la terre, sentir ses étapes, voir pousser des légumes ou des fruits. Bref vivre au vrai rythme. Bon travail et bon succès. Et vous, votre part de jardin, elle est sur quel toit ?

    Fraise 19 03 17