Il y a une question simple qui n'est pas posée actuellement : "comment tant de personnes ont pu dire tant de bien de Weinstein pendant tant d'années finalement sans le connaître véritablement puisqu'elles ignoraient ses comportements privés ?". Et la liste des hypocrisies pourrait durer longtemps : – comment des responsables politiques américains ont-il pu accepter tant d'argent sans se renseigner sérieusement sur le donateur ? – comment une ex-secrétaire d'Etat est-elle coupée d'informations de ce type ce qui augure des coupures quand il s'agit de dossiers lointains sur des territoires étrangers ? comment les médias ont-ils pu être aussi complaisants vis à vis d'une personnalité qui est avérée aujourd'hui être "un monstre" depuis tant d'années ? … Parce que l'opinion est en présence de l'hypocrisie mondaine ! "Tout ce petit monde" savait probablement depuis longtemps la réalité probable des agissements de l'intéressé. Mais il était à la mode. Alors puissant. Presque intouchable. Et un jour ce socle d'impunité se brise. Et tous ceux qui n'avaient pas eu le courage hier de faire le premier pas pour dire la vérité simple, en font encore davantage comme s'il fallait crier encore plus fort pour faire oublier le silence d'hier. C'est assez pathétique d'abord sur la qualité d'un système. Après le sujet très sérieux et grave du harcèlement, il serait aussi temps que la crise systémique de l'actuelle information soit reconnue pour être corrigée. Pour ma part, c'est ce volet là qui m'inquiète au moins autant dans le scandale Weinstein : une incapacité à informer justement, courageusement, de façon impertinente pendant tant d'années !
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Instagram et les avancées surprises de la cause animale
Instagram est en train de faire vivre à la cause animale des avancées inattendues qui vont progressivement changer la donne pour de bon. Pour la première fois à ce point. Enfin ! Loki, Crusoe, Whiskey, Cayenn … sont des comptes Instagram battant des records d'abonnés. Leur point commun : retracer par des photos du quotidien la vie de chiens. Et il en est de même pour d'autres espèces animales sur d'autres comptes. Sur Instagram, plus de 100 000 abonnés ont suivi Bella et le compte de Rob Kugler partageant les derniers jours de son année sabbatique pour faire voir à Bella, sa chienne labrador atteinte d'un cancer, les plus beaux paysages des Etats-Unis. Ce que des mots n'étaient jamais arrivés à traduire pour faire passer l'âme d'animaux, des photos y parviennent. C'est l'une des avancées les plus positives du moment grâce aux réseaux sociaux. Une avancée discrète mais aux conséquences pratiques considérables dans les prochaines années : la cause animale est heureusement en train de changer de dimension. Des maltraitances ne seront plus possibles demain sans des sanctions fortes parce que cette dimension d'être vivants des animaux est enfin de plus en plus reconnue. Une cause que de belles marques comme Orvis renforcent avec efficacité.
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Octobre Rose : le mois des méritantes
Avec le début du mois d'octobre, comme chaque année, c'est le lancement de l'opération "Octobre Rose" consacrée au cancer du sein, 1er cancer pour les personnes de sexe féminin. Toutes les personnes qui luttent contre la maladie sont des méritantes. Mais ce mois d'Octobre Rose consacre une initiative qui est particulière. D'abord, parce que cette initiative agit sur la prévention par le dépistage. Ensuite, parce qu'elle incarne l'action positive avec un souffle de vie dans toutes les animations notamment sportives. C'est un choc très réussi dans une communication positive, conviviale, agréable. Enfin, parce qu'elle rappelle le courage de toutes celles qui, en plus des nombreuses responsabilités lourdes de la vie d'une femme (profession, maman …) trouvent l'énergie pour lutter contre une épreuve terrible. Avec Octobre Rose, c'est le moment où un mois du calendrier devient plus que jamais le mois des méritantes !
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L’époque du téléphone mobile est peut-être déjà passée … ?
Remarquable article du quotidien Sud Ouest sur la "génération post mobile". Une question : y aura-t-il une génération post mobile et si oui pour quels nouveaux supports ? La réponse est oui : il y aura bien une génération post mobile. Les outils de demain seront la montre et les lunettes. Et hier … Apple a présenté la nouvelle version de sa montre connectée Apple Watch qui est désormais capable de passer des appels directement. La montre se connecte directement aux réseaux mobiles sans passer par un iPhone, ont expliqué les responsables du groupe lors d'une présentation organisée dans le nouveau siège à Cupertino. La fonction «cellulaire» est intégrée dans la montre et l'écran sert d'antenne à l'appareil. Avec cette fonctionnalité, on peut passer des appels et écouter de la musique en streaming directement, sans passer par la connexion d'un téléphone intelligent. Et la montre aura notamment toutes les fonctions d'aide à la surveillance de la santé. Le printemps du mobile est peut-être déjà passé, fabuleuse époque. Et demain, les lunettes auront des utilités tellement plus multiples que la traditionnelle correction de la vue.
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On finit toujours par devenir ce qu’on est …
A mes yeux, le plus beau texte de la rentrée : celui posté sur son blog par Fabrice Grinda à l'occasion du décès de son chien. Tout y est dans la qualité d'une relation privilégiée avec un animal (photo ci-dessous). Y compris les photos avec les regards mutuels qui ne trompent jamais. Au milieu des années 2 000, à l'occasion de la rédaction d'un prospectus d'introduction en bourse qui m'était confiée, j'avais eu l'occasion de rencontrer Fabrice Grinda. Il appartenait manifestement à la famille de ceux à qui une seule vie ne suffit pas. Il avait des expressions, des digressions qui le détachaient des profils classiques dans ce domaine. En effet, il y a des personnes qui traversent seules l'existence. Tout ce qui n'est pas elles ne les concerne pas. Une imperméabilité étonnante. Puis il y a des personnes qui acceptent d'autres vies. La vie d'animaux. La vie d'objets. Bien entendu en priorité la vie d'autres personnes. Dans la discussion, il y a alors l'expression d'une différence par l'attachement à l'Autre. Un attachement tel qu'il est respecté, aimé, compris. Il n'y a ni double ni fusion. Mais une familiarité particulière. Une autre vie existe alors aussi. C'est la caresse pour un chien, la façon de lui exprimer une recommandation par la douceur, d'accepter un refus de sa part. C'est le respect d'un objet. Ne pas le maltraiter comme s'il était irrémédiablement voué à l'oubli ou à la poubelle. Mais le voir comme s'il devait être respecté pour la séquence de vie partagée. Il ne s'agit pas de tomber dans une sorte de religiosité de l'Autre au point de transformer sa vie en musée ou en hôpital. C'est un équilibre qui dépend de chacun. Pour ma part, il m'a fallu de nombreuses années pour le trouver à l'exemple de la photo de cette balle de base ball qui symbolise des heures de jeux avec nos enfants. La perdre du regard serait une réelle tristesse. Un manque sérieux. Ce texte de Fabrice Grinda m'a conforté dans une conviction ancienne : on finit toujours par devenir ce qu'on est. C'est inquiétant pour certains. C'est rassurant pour d'autres. La seule inconnue c'est le calendrier. Avec ce texte, Fabrice Grinda a montré un visage peu connu mais qui devait apparaître un jour. Le calendrier a été court. Un animal, un objet portent cette "révélation". Fabrice Grinda appartient à la famille de ceux qui sont capables de ne pas se contenter d'une seule vie, la leur, mais qui ont à coeur de la partager avec d'autres qui enchantent les moments partagés comme avec son chien. Bravo pour son très beau texte.
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Bravo Gabrielle !
Depuis quelques jours, le film publicitaire sur le parfum Gabrielle nous rappelle, si besoin était, que la publicité peut aussi être un art. Quel plaisir ! Le coup d'épée du samouraï : en quelques secondes, une publicité transporte dans un autre univers. Une musique. Quelques images. Et l'imaginaire fait son travail. L'actualité est lourde : enlèvement, inondations, violences … Et d'un coup, une publicité tranche.
En l'espèce, avec une belle musique pleine de vitalité, une publicité vante le parfum, la seconde peau. Une remarquable réussite. Le rappel que le parfum, c'est d'abord le voyage des sens. Un constat fait certes avec partialité car cette musique est l'une de mes préférées actuellement avec Sign of the Times. Bravo aux publicitaires créateurs de cette très belle pub.
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A quand le droit aux vraies images ?
Les chiffres sont désormais perçus souvent comme faux. Instrumentalisés. Les mots ont perdu leurs sens premiers. Il reste donc les images. Le "jeu" actuellement consiste à parler à l'oeil. Que va-t-il se passer quand, à son tour, ce message sera perçu comme tronqué. Tronqué parce que l'image aussi peut être fausse. Trafiquée comme les photos de mannequins plus maigres que maigres. Mais aussi trop avantageuses parce que les photos font parfois l'objet de négociations entre le photographe et le photographié. Puisque désormais c'est l'oeil qui "raisonne", n'a-t-on pas droit alors aux vraies images ? C'est une question majeure dans cette période où l'image est reine : jusqu'où aller dans l'image de drames ? A quel niveau l'image doit-elle rendre compte de la réalité ? Si elle ne rend pas compte de la réalité, où est alors sa fonction ? Politico vient de publier cette image de Lyndon Johnson : tout y est. La détresse d'un homme face à une décision à prendre. Une forme de solitude. La fatigue avec la paupière lourde. Il n'a jamais été aimé et il le sait. Il a accédé au pouvoir dans le drame de Dallas. Tout lui semble trop lourd d'où cette chemise dégrafée comme s'il étouffait. On est loin de l'image en "habits du dimanche" en faveur de l'intéressé. Il serait temps que le débat sur les vraies images soit enfin livré sérieusement. Parce que si l'image revient avec les chiffres et avec les mots au musée des vieilles croyances, la communication deviendra très difficile.
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Dépêche-toi de ranger …
Il y a des phrases de son enfance que l'on entend toute sa vie. C'est le cas pour moi de "dépêche-toi de ranger", formule prononcée par maman sur un ton plus autoritaire que d'ordinaire pendant mes plus jeunes années. C'est comme avant de traverser une route comme piéton raisonne toujours le "tiens moi la main !" de l'époque où nous nous rendions à l'école. Chaque été, c'est donc la tradition du … rangement. Et toujours ce même sentiment étonnant : ranger, c'est découvrir un papier ou un objet qui avait sombré dans l'oubli mais qui est pourtant nous. On n'y pensait plus ou si peu. Mais à peine réapparu, l'objet ou le papier reprend sa place dans une séquence de vie. Et parfois avec le recul, ce qui avait pu passer pour du hasard le moment venu trouve un autre sens. Finalement, ne pas ranger sur le champ a du bon. Une excuse qui ne m'était jamais venue à l'esprit lors de mon enfance. Dommage.
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Une « aile jeunesse » peut-elle exister dans la vie politique française ?
100 jours déjà. Ou plus précisément 97 jours depuis le 7 mai. Le plus jeune Président de la Vème République a-t-il fondamentalement donné le coup de jeunesse espéré ? Non. Lors des législatives, les "anciens" ont été chassé. Mais les "jeunes" se sont-ils affirmés ? Pas davantage. Pourquoi le souffle de la jeunesse semble-t-il aussi impossible sous la Vème République en France ? Et "être jeune" c'est quoi ? Ne pas porter de cravate ? Parler à la tribune de l'Assemblée en T-shirt ? Le plus surprenant dans la période actuelle, c'est que ceux qui ont été élus pour changer pour de vrai veulent fonctionner comme … avant-hier. Hier, ils ont retenu qu'une présidence "normale" était impossible. Mais la présidence sous Hollande n'était pas "normale", elle était "nulle", "risible", bref tout sauf une présidence. Faut-il pour autant revenir aux "musées" de la Vème République ? Certainement pas. La réelle "normalité" actuelle pour la jeunesse, c'est inventer, rendre des comptes, tenir des conférences de presse, jouer à fond la transparence, accepter le débat voire même le désordre créatif, accepter la cool attitude … Bref, le contre-sens des 97 premiers jours. 97 jours d'une morne tradition avec le porte parole qui porte la parole laudative permanente, avec un Président qui tient aussi peu de conférences de presse, avec le secret sur le lieu des vacances présidentielles … A force d'être devenu un musée, la France semble ne pas tolérer le moindre souffle de jeunesse. Probablement parce qu'il y a une erreur de fond : en démocratie moderne, il ne s'agit pas de s'adapter à de vieilles institutions mais d'adapter les institutions à la personnalité de leurs nouveaux titulaires sinon par définition toute jeunesse a la partie perdue d'avance.
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Les destinations cachées …
La "sagesse" populaire dit que "le temps soigne". Mais il pèse aussi beaucoup. Hier, une fois de plus en me rendant à St Exupery, j'ai eu l'occasion de le constater. Pendant des années, j'ai beaucoup aimé me rendre à St Exupery. C'était le chemin des voyages professionnels ou personnels. Des images défilaient. Agréables. Depuis le mardi 24 janvier 2017, ce chemin a changé de sens. Il est devenu celui du déplacement pour conduire Aspen décédée au crématorium dans l'Ain. Je n'aime plus ce chemin. Je ne le supporte plus. Très probablement, je vais m'organiser vers Cointrin. Le temps porte des destinations cachées. C'est une sensation étonnante car un temps fort est devenu associé à un sentiment qui passe en surface en fonction d'un voyage. Cette double destination peut être agréable. Mais elle peut être aussi délicate : les turbulences d'un vol à destination de Pau, un rendez-vous professionnel très pénible dans l'Ain … Il y a des moments où je regrette le début de mon activité quand presque chaque destination était alors inconnue. A découvrir. Sans relief particulier bon ou mauvais. Les souvenirs font glisser le temps vers des destinations cachées qui changent tellement le … véritable voyage.