Denis Bonzy

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  • Agglo de Grenoble : Bernard Gallizia ouvre un débat de fond : enfin !

    Bernard Gallizia ouvre aujourd'hui dans un quotidien régional le débat sur le SCOT (schéma de cohérence territoriale) dans l'agglomération grenobloise. Enfin un débat de fond sur un sujet majeur !

    Depuis 1995, l'agglomération grenobloise a connu une pensée unique sans précédent sur la base d'un schéma binaire d'une simplicité implacable : ce que fait la majorité PS – Verts – PCF est bien tandis que la droite doit se chamailler dans son bac à sable ! Le PS et la droite ont trouvé plusieurs profils très efficaces pour

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  • Vif – Varces – St Paul : à quand la localisation du lycée de la vallée de la Gresse ?

    Je tiens à exprimer ma totale désapprobation devant la politique d'urbanisation actuellement mise en oeuvre sur le Sud du Canton de Vif.

    C'est une désapprobation sur la méthode, sur le contenu et sur les conséquences probables.

    Sur la méthode, j'ai toujours considéré que la démocratie veut que les décisions soient de la compétence des élus et non pas de techniciens "envoyés au feu" pour défendre une variante qui, en réalité, est le choix des élus. Les méthodes qui consistent à demander à des prestataires ou à des fonctionnaires

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  • 2012 et les tranches de vie

    Pour retrouver l’intérêt de l’opinion, le débat politique français doit se réconcilier avec trois attentes :

    – sortir de débats convenus porteurs de sujets tabous : le politiquement correct a progressivement installé une pensée unique qui bride l’espace des discussions. Il y aurait ainsi des dogmes à ne jamais contester. C’est une logique étonnante dans un pays qui se veut historiquement celui de la pensée et de la liberté que d’avoir progressivement exclu des pans entiers de débats,

    – raccrocher la politique à la vie de tous les jours : où est la finalité même de l’action politique ? C’est que la vie de tous les jours puisse aller vers le mieux. Dès que la politique décroche de la vie, elle perd son sens et son utilité,

    – faire vivre une offre plurielle parce que ce pluralisme est assurance d’émulation donc à terme de la qualité de choix.

    Le 31 mars 2011, Nicolas Dupont Aignan publie un ouvrage sur l’euro, les banquiers, la mondialisation. Il a bien réussi le clip de lancement à l’exemple de la vidéo ci-dessous qui montre sa volonté de raccrocher son ouvrage à la vie de tous les jours. C’est un ouvrage qui aura le mérite de secouer les idées admises. Peut-être fera-t-il enfin engager un débat sur de véritables sujets de fond ?

    http://www.dailymotion.com/swf/video/xhl9d3?width=560&theme=none
    L'arnaque du siècle 2 par dlrtv

  • Cantonales : Brigitte Périllié « fête » un décevant anniversaire de ses 10 ans de mandat cantonal

    Il y a 10 ans déjà, Brigitte Périllié infigeait alors une double défaite au Maire sortant de Vif de l’époque, le battant aux élections municipales d’une courte tête et le battant très largement aux élections cantonales.

    Qu’en est-il 10 ans plus tard ?

    Brigitte Périllié est confrontée à la crise d’un territoire empêtré dans des polémiques permanentes qui bloquent les projets.

    Elle est aujourd’hui fragilisée puisque le Maire sortant qu’elle avait battu en 2001 a pris « sa revanche » en 2008. Le mot « revanche » paraît très approprié en l’espèce tant l’animosité personnelle semble considérable à la lecture des déclarations musclées échangées entre les intéressés.

    Sous des aspects polis, Brigitte Périllié est probablement d’un tempérament très dogmatique. Cette ex- adjointe au Maire de St Egrève, parachutée en 2001, s’est engagée dans la cause des « femmes » et en dehors de ce sujet il est difficile de lui trouver d’autres thèmes permanents de prédilection. De 2001 à 2008, la Mairie de Vif lui assurait une logistique et des moyens évènementiels. Faute de cette logistique, il est bien difficile de citer un dossier cantonal qui ait avancé depuis 2008 même au niveau de base d’animations locales.

    Si, pour son premier mandat (2001-2008), elle avait pu compter sur l’élan des investissements considérables concrétisés par son prédécesseur (nb : en septembre 2001, Brigitte Périllié a inauguré le collège de Varces financé et construit du temps de son prédécesseur sans même le convier à cette ouverture ce qui en dit long sur le niveau de « tolérance » de l’intéressée …), pour le second mandat, elle est à la remorque des dossiers municipaux que les élus concernés gèrent de façon solitaire ou directe avec les services du Conseil général.

    Les réunions de concertation intercommunale sous l’initiative du Conseiller Général ont pris fin. Des Maires se vantent même de traiter directement avec le Président du Conseil Général qu’ils rencontreraient en l’absence de Brigitte Périllié ; ce qui est un déclassement grave de la fonction même de représentante d’un canton.

    Bref, c’est le mandat de la crise généralisée. Tout semble rompu : du dialogue comme des projets.

    Elle a gagné de peu en mars 2008 dans des conditions pourtant particulières. Elle fut la seule candidate de toute la gauche sans la moindre candidature d’un Vert, d’un PCF ou même d’un extrême gauche. Déjà seule à gauche, elle a pu compter sur l’aide d’une partie de la droite sarkoziste qui avait alors inventé, avec un sens d’anticipation, les « candidats masqués » puisque des « sans étiquette » mais UMP encartés l’ont significativement aidé par de multiples moyens : depuis une dissidence habilement manoeuvrée jusqu’à des appels de votes discrets mais avérés. Même dans ce contexte très favorable, Brigitte Périllié a été minoritaire dans 4 Communes sur 6 !

    Tout ce « petit monde » se déchire désormais de façon quasi-hebdomadaire pour se passer le mistigri des échecs devenant souvent une caricature de proximité des travers qui poussent l’opinion dans l’abstention ou des votes extrêmes.

    C’est donc un triste dixième anniversaire pour les contribuables du Canton de Vif  que cette date de mars 2001 car les aides départementales ont comparativement fondu comme neige au soleil et faute d’assister à des débats sur des projets, c’est le temps des querelles tous azimuts.

    Le canton de Vif est ainsi devenu un triste exemple d’une couverture institutionnelle qui n’existe déjà plus dans les faits dans l’attente de la mise en oeuvre de la réforme territoriale de mars 2014.

  • Cantonales 2011 : J – 5 : Vienne Sud ou la bataille du Nord Isère

    En préalable, il importe de rappeler l’estimation nationale donnée hier par Louis Harris pour le vote des cantonales :

    – 32 % PS ou Divers Gauche

    – 28 % UMP ou Divers Droite

    – 15 % Front national

    – 10 % Front de Gauche

    – 9 %  Verts Europe Ecologie

    – 2 % Modem

    – 4 % Extrême Gauche + divers

    Mais surtout, 29 % des personnes qui ont indiqué une des intentions de votes ci-dessus déclarent pouvoir changer d’avis d’ici le 20 mars.

    Ces tendances donnaient pour l’essentiel sur le plan national :

    – avantage au PS,

    – poussée du FN mais dans des conditions plus limitées que pour la présidentielle en raison de critères de votes différents,

    – score moyen des Verts mais pour une température prise avant la dramatisation de la catastrophe nucléaire du Japon,

    – effondrement du Modem puisqu’il perdrait la moitié de sa base électorale des régionales de mars 2010.

    Voilà la situation nationale la plus récente.

    Cette situation nationale sera actualisée dans la semaine. Elle permettra d’établir des comparaisons avec les scores locaux.

    C’est là que le Canton de Vienne Sud est intéressant.

    1) Le Nord Isère est aujourd’hui le dernier bastion de la droite en Isère. Les années 80 étaient marquées par la présence de la droite dans l’agglomération grenobloise et celle de la gauche dans le Nord Isère avec la figure emblématique de Louis Mermaz. Les années 2000 ont totalement inversé cette situation.

    Par conséquent, l’analyse des scores sur Vienne est très importante dans la perspective de 2014.

    2) Le Canton de Vienne Sud sera d’abord un test pour la présence du Modem dans cette ville avec la candidature d’une responsable dynamique : Michèle Cédrin. La cantonale permettra de calculer sa valeur ajoutée personnelle par rapport à la norme nationale.

    3) Si le PS gagnait ce Canton, qui est à droite depuis 1985, ce serait une terrible alerte pour la préparation de 2014. C’est une situation qui parait peu probable. Mais elle ne peut être totalement exclue. Avec deux Conseillers généraux sur 2, le PS partirait alors rapidement à la conquête des municipales sur la Ville de Vienne qui est la Capitale du Nord Isère. A l’exemple du PS sur Grenoble avec le dossier de la succession de M. Destot, la droite est confrontée à un enjeu de nouvelles générations sur le Nord Isère. C’est sa capacité à gérer cet enjeu avec intelligence qui rythmera la durée de son implantation dans ce territoire aux portes de Lyon.

  • Cantonales 2011 : J – 6 : St Egrève : le marqueur des changements possibles

    St Egrève est également un canton « modéré ». Son représentant a été pendant longtemps un radical de gauche (Me Balestas), puis un gaulliste humaniste (JY Poirier) avant d’être gagné par Pierre Ribeaud (PS). Les deux premiers (Balestas, Poirier) étaient avant tout de remarquables « chargés de relations publiques », très avenants, tolérants, d’une gentillesse reconnue de tous. Pierre Ribeaud est d’un autre tempérament : plus distant, plus froid, probablement considérablement plus timide que les deux premiers.

    Il est resté Conseiller Général de ce Canton alors même qu’il doit lutter contre des « vents contraires » :

    – il n’est pas Maire de l’une des Communes du canton, ce qui est rare dans l’Assemblée départementale,

    – lors des municipales, des Mairies importantes sont restées ancrées dans le camp de l’opposition départementale contrairement à la vague nationale,

    – il n’a pas pris des responsabilités majeures sur des dossiers clefs.

    En réalité, dans ce contexte singulier, St Egrève est le marqueur possible dans deux domaines :

    – le rapport des forces à gauche et l’importance de la poussée des Verts. Les Verts seront-ils puissants dans une géographie autre que Grenoble et si oui jusqu’où dans le péri-urbain ? C’est là le test de St Egrève, puis de Monestier, puis de Villard de Lans. Si une poussée dans le péri-urbain doit intervenir, ce sera d’abord sur le Canton de St Egrève avec les traces de la Rocade Nord. Pierre Ribeaud a beaucoup défendu le projet de Rocade Nord. Sa concurrente écolo a combattu le projet aujourd’hui abandonné.

    Si les Verts doivent connaître une poussée en dehors de Grenoble, c’est d’abord le Canton de St Egrève qui devrait en être le marqueur. La surprise pourrait d’ailleurs être le PS devant les Verts sur Grenoble 1 et les Verts devant le PS sur St Egrève. C’est une possibilité à ne pas écarter du tout.

    2) Le second changement possible concerne le devenir de l’UMP 38. Sur ce Canton, elle présente l’un de ses meilleurs candidats départementaux : Christian Bec. Il n’est pas un professionnel de la politique mais, au contraire, a une activité professionnelle à part entière dans un domaine clef : l’emploi. C’est un candidat neuf. Il n’a donc jamais été contaminé par une quelconque querelle au sein de la droite locale. Il a une grande honnêteté morale le conduisant à ne pas cacher son étiquette tout en ayant sa totale liberté de pensée et d’expression. Il remplit encore beaucoup d’autres qualités d’un tempérament qui tranche avec le profil du « politicien » classique. Sa suppléante est une personne d’une très grande qualité reconnue toutes sensibilités politiques confondues.

    Si l’UMP connaît un frémissement dans l’agglomération grenobloise, c’est dans ce Canton qu’il devrait se manifester.

    Le Canton de St Egrève pourrait donc réserver deux surprises :

    – la poussée des Verts dans le péri-urbain,

    – la poussée de l’UMP dans ce qui reste un scrutin local et aucun observateur sérieux ne peut défendre que Nicolas Sarkozy serait conduit à changer de politique en cherchant le 20 mars au soir les résultats de … St Egrève. En revanche, ce caractère local devrait donner un bonus à un ticket manifestement dynamique qui incarne la fraîcheur et la compétence.

    http://www.dailymotion.com/swf/video/x3nx3o?width=560&theme=none

  • Cantonales 2011 : J – 7 : le test de Grenoble 1 : un Canton au centre de nombreux enjeux

    Le Canton 1 de Grenoble sera dimanche un test de première importance. C'est un canton politiquement équilibré. Son Conseiller Général a longtemps été à droite : MM Guillemot, Machefaux. Il n'est revenu dans le giron de la gauche qu'après la victoire de Michel Destot aux municipales. Puis, il a été le lieu d'un duel entre PS et Verts dont la victoire a aussi (voire surtout ?) été le produit de divisions à droite.

    Dimanche 20 mars, le scrutin sera riche en enseignements.

    1ère hypothèse : le PS et les Verts arrivent en tête et leurs candidats sont les seuls à franchir le seuil des 12, 5 % des inscrits pour le second tour. La droite va devoir arbitrer entre les deux formations des majorités municipales dans l'agglomération. Quelles consignes ? Quels critères de choix ? L'attention portera ensuite sur le candidat arrivé en 3ème position. Si ce candidat devait être le FN plaçant alors l'UMP en 4ème position, ce serait le début d'une nouvelle étape dans la décrédibilisation de l'UMP sur la Ville de Grenoble sortant du podium des formations politiques sur ce territoire ; ce qui était inconcevable il y a encore quelques années.

    2ème hypothèse : le second tour oppose le PS ou le Vert au FN : c'est le "scenario de la crise absolue" au sein de l'UMP locale placée devant un choix de consigne de vote pour le second tour. Le risque est alors celui de l'implosion. Un risque qui devrait se produire dans de nombreuses autres localités françaises.

    3ème hypothèse : le second tour oppose le PS ou le Vert à l'UMP : c'est le retour à une situation classique. C'est la marque du succès du profil modéré du candidat UMP qui a donné la préférence à une logique de synthèse en douceur. C'est une étape majeure dans le redressement de la formation présidentielle dans la Capitale du Dauphiné.

    4ème hypothèse : le second tour oppose le PS ou le Vert à Jean Charles Simiand : l'électorat montre alors sa volonté de choisir l'ancrage local dans la durée et un vote modéré qui marque ses distances avec le parti présidentiel sans pour autant se réfugier dans l'abstention ou dans un vote extrême. Ce serait un message très fort dans la redistribution de l'offre à droite.

    Aujourd'hui, c'est le scenario 1 qui parait le plus probable.

    L'éclatement de l'offre à droite risque de peser très lourd. La forte notoriété de JC Simiand peut égaliser les scores des deux candidats de la majorité présidentielle. Si l'abstention reste à un score élevé, ce rapport technique va éloigner chacun des deux candidats du score nécessaire pour le maintien au second tour. Il importe aussi de suivre dans la semaine les développements du nucléaire au Japon. Les Verts se mobilisent pour dynamiser leur offre au 1er tour des cantonales. Cette "preuve par la peur" sera-t-elle acceptée par l'opinion ou au contraire considérée comme "indigne" dans un tel calendrier face à une détresse humaine de cette ampleur ?

    A ce jour, sur le plan national, la participation ne dépasse pas 45 %. Sauf à arriver en seconde position, le seuil des 12, 5 % des inscrits pour se maintenir au second tour impose un pourcentage élevé pour vivre une triangulaire qui était la chance de l'opposition municipale dans ce Canton toujours très marqué par les rivalités Verts / PS.

    Demain : le Canton de St Egrève

  • Cantonales 2011 : l’intelligence des petits chiffres

    Dans les sondages, ce sont souvent les chiffres bruts globaux qui retiennent l'attention et parfois à tort.

    Il y a des "petits chiffres" porteurs de tendances qui devraient souvent mériter l'attention prioritaire.

    3 tendances portées par des "petits chiffres" méritent actuellement cette attention :

    1) La France est sociologiquement et culturellement très à droite. Beaucoup de facteurs y contribuent : depuis le nombre des seniors dans l'électorat jusqu'au retour en force des valeurs traditionnelles. Et c'est à ce moment là qu'elle passerait à … gauche. Peu probable. La vitrine DSK plait mais qu'en sera-t-il de … l'arrière boutique ? Quand DSK devra présenter son équipe et que l'opinion verra arriver Hamon, Emmanuelli, Mélenchon …

    DSK connaîtra alors le même reflux que Ségolène Royal en janvier 2007 quand elle quittait la logique Désirs d'Avenir pour retrouver les "éléphants du PS". Sa campagne était pliée. Par conséquent, ceux qui concluent aujourd'hui à la victoire de DSK devraient attendre que l'opinion ait connaissance de tout "le paquet cadeau" pour voir l'étiage de popularité à cette époque.

    Quand DSK deviendra le candidat de la culture des "Bouches du Nord" (formule habituelle pour expliquer que la majorité du PS se décide par deux fédérations : Bouches du Rhône + Nord d'où ce raccourci), il lui faudra expliquer sa modernité …

    2) C'est une réalité d'autant plus incontournable que l'actuelle popularité de DSK repose sur le … centre et sur la droite modérée.

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  • Canton de Vif : inquiétante régression de la coopération intercommunale

    Depuis l’automne 2008, la coopération intercommunale est soumise à une épreuve inédite. D’ordinaire, elle progressait par étape. Là, elle régresse par blocs de compétences.

    Cette réalité pénalise d’abord les Communes les plus fragiles. C’est le cas par exemple de la Commune de St Paul de Varces exposée à des difficultés majeures. Une polémique locale s’est élevée contre un gros projet immobilier. La situation financière connaît des hausses considérables à l’exemple des tarifs du m3 d’eau qui subit une augmentation de plus de 20 % (cf lettre 08 ci-dessous).

    Contrairement aux nécessités de bonne gestion, cette régression dans l’intercommunalité pénalise d’abord les contribuables qui doivent supporter des charges qui seraient mieux réparties dans un cadre intercommunal. Il est à souhaiter qu’une modification rapide intervienne en ce domaine.

  • Cantonales 2011 : les candidats sans drapeau

    Nous assistons actuellement à des élections du troisième type : la naissance des candidats sans drapeau.

    D’ordinaire, une élection c’est une compétition à la loyale : un tempérament, un programme précis, un drapeau.

    Là, les tempéraments sont souvent fondus dans des considérations vagues destinées à s’adresser à toutes les catégories électorales.

    De programme précis : pas la moindre trace mais à la place un vague catalogue de bonnes intentions contre lesquelles il est impossible d’être.

    Le drapeau, c’est d’ordinaire l’engagement global. Là aussi, pas de drapeau, pas de référence à un parti politique y compris parfois celui au nom duquel des candidats ont pu se battre avec fièvre pour être sur une liste par exemple lors de régionales de mars 2010.

    C’est un fait sans précédent. D’ordinaire, en temps de crise politique, c’était le moment pour tester les tempéraments. Là, le parti (l’UMP) qui veut livrer la bataille de l’identité nationale n’a même pas été capable de gagner la bataille de sa propre identité.

    Ses candidats se cachent. Ils rasent les murs. Ce sont si souvent des professionnels de la politique que perdre un mandat leur semble impossible. Alors il vaudrait mieux tricher sur les ancrages politiques, nier les évidences, ne pas livrer combat, changer de maillot en cours de compétition. Sur 2026 cantons qui font le scrutin de mars 2011, 1 000 d’entre eux connaîtraient cette situation de « faux candidats sans étiquette ».

    Comment mériter la confiance dans de telles conditions ?

    La secousse des cantonales de mars 2011 s’annonce terrible mais de telles pratiques y contribuent fortement aussi.