Denis Bonzy

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  • J – 10 : Dominique de Villepin ou le candidat jus de fruits

    Le Président de République Solidaire passe pour un rebelle en matière d’idées avec le souci qui est le sien de ne jamais être prisonnier de la « pensée unique ». Mais, c’est surtout par son style qu’il casse les codes de la classe politique française. Une classe politique qui parle souvent de sport mais qui ne le pratique pas, qui loue les bienfaits de l’activité physique mais pour les … autres, qui, avec la Vème République, a toujours revendiqué la fin des repas républicains du « bon radicalisme d’antan » sans nécessairement abandonner la « taille cassoulet » de ses prédécesseurs et loin s’en faut.

    A l’opposé de ces constats, Villepin pour l’opinion publique, c’est d’abord le candidat jus de fruits. Nul doute que ce côté de son style explique une bonne partie de la sociologie de ses soutiens dont son impact chez les jeunes.

    C’est un style qui devrait compter en 2012 parce qu’il est la face la plus visible d’une façon d’être qui tranche avec les repères habituels de la classe politique.

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    Dominique de Villepin aux 20 km de Paris par Nouvelobs

  • J – 11 : Dominique de Villepin et l’héritage des capétiens

    Cette formule du Gal de Gaulle a souvent été commentée : « toute ma vie, je me suis efforcé de respecter l’héritage des capétiens« . Cette formule s’applique aux contenus des priorités exposées par Dominique de Villepin : l’indépendance dans la politique internationale et l’unité nationale en matière de politique intérieure.

    Sur le plan intérieur, cette volonté a été exposée dès le discours du 19 juin 2010. C’est d’abord une certaine idée de l’Etat. Un Etat qui se tient à l’écart de l’effervescence politique, qui incarne l’honneur et la vertu, qui est d’abord le socle permanent de l’unité nationale.

    C’est probablement sur ce volet que la politique conduite ces dernières années a accumulé de nombreux déficits.

    Déficit d’autorité quand l’Etat s’incline à ce point devant des féodaux locaux qui dans certaines géographies conduisent des politiques aussi opposées à de grandes priorités nationales par démagogie, par opposition partisane ou par clientélismes locaux.

    Déficit d’éthique donc de vertu avec la multiplication d’affaires qui créent un soupçon permanent d’affairisme dans l’opacité.

    Déficit d’honneur quand des représentats éminents de l’Etat gaspillent des deniers publics dans des comportements individuels scandaleux. Là aussi la multiplication des affaires s’est accélérée au point de banaliser des comportements indignes qui expliquent aujourd’hui pour une grande partie le niveau de l’abstention ou le poids de votes protestataires : depuis les cigares payés par les contribuables jusqu’aux appartements de fonction occupés dans des conditions « particulières » en passant par le coût de jets privés pris en charge par les deniers publics …

    L’opinion attend manifestement une autre attitude de l’Etat, de ses représentants, qu’ils soient capables de donner l’exemple et d’être les garants du ciment de la nation dans la diversité et les épreuves.

    Ce volet sur la place et les fonctions de l’Etat sera probablement l’un des points majeurs des propositions de Dominique de Villepin le 14 avril 2011 lors de la présentation de son projet pour les Français.

  • J – 12 : Dominique de Villepin et l’autre tempérament

    A 12 jours de la présentation de son projet pour les Français le 14 avril au Press Club, Dominique de Villepin apparaît progressivement sous un jour neuf pour l’opinion qui a appris à mieux le connaitre sans les dorures de l’exercice du pouvoir. Ces trois dernières années ont été l’étape de « l’autre tempérament ».

    Cette étape est double en réalité dans l’esprit de l’opinion.

     Dominique de Villepin a été d’abord le caractère différent de celui du Chef de l’Etat sortant. Ce dernier semble entièrement accaparé par le pouvoir. Chaque seconde de journée parait alors vouée à la conquête ou au maintien au pouvoir. Tandis que pour l’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac il y a une vie « à côté » de la politique où la littérature, le sport notamment sont des composantes à part entière de l’équilibre global.

     C’est une facette qui compte de plus en plus pour l’opinion car elle donne une densité et une authenticité recherchées désormais par les citoyens.

     C’est ensuite la facette d’un responsable public accessible, proche, cool, sympa.

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  • Valérie Pécresse demande à JJ Queyranne de changer de braquet

    Le jeu politique le plus répandu actuellement ne consiste pas à chercher « qui fait » mais « qui ne permet pas de faire ».

    La politique est ainsi devenue le jeu du mistigri. Les impôts locaux augmentent, c’est la faute à l’Etat. Les équipements municipaux prennent du retard, c’est la faute à la Région qui ne verse pas la subvention. Un gymnase n’est pas construit, c’est la faute au Département qui tarde à financer sa part. Des logements sociaux sont perçus trop nombreux, c’est la faute au schéma d’agglomération …

    Il n’y a bien que pour percevoir leurs indemnités que les élus, professionnels de la politique, ne trouvent pas d’excuses ou de bouc-émissaire pour expliquer une impossibilité ou un retard.

    Valérie Pécresse de passage sur Lyon vient pour une fois de casser ce code du « jamais responsable ». Elle a constaté des retards graves sur le plan campus et elle a, en présence de l’intéressé, clairement indiqué à qui incombait la faute : la Région Rhône-Alpes.

    Il y a là une clarté de ton qui change avec l’hypocrisie ambiante généralisée et de surcroît en présence du Président de la collectivité concernée.

  • Syndicat du Lavanchon : en manque de projets mais surtout en déficit de résultats

    La poussée de la préoccupation environnementale dans l’agglomération grenobloise résulte de très nombreux facteurs mais surtout du constat d’échec dans la gestion de ressources naturelles de grand qualité et de proximité.

    C’est le cas du Syndicat du Lavanchon.

    Cette rivière remplit toutes les qualités pour être un exemple de bonne intégration dans l’environnement de qualité. Que constate-t-on ?

    1) Les berges ne sont plus entretenues à l’exemple d’ailleurs de la quais-totalité des chemins de proximité. Des chemins qui subissent des détériorations par des usages inadaptés à l’exemple des pratiques violentes de quads et de motos. Ces usages sont une menace grave pour l’ensemble de l’éco-équilibre et connaissent une incompatibilité absolue avec les randonneurs. Mais rien n’est fait pour assurerle respect d’une réglementation pourtant présentée comme adoptée en terme d’interdiction.

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  • Vif, St Paul de Varces, Varces, Claix … : la démocratie locale en crise

    Au début de la seconde moitié des mandats municipaux, un constat s'impose : la démocratie locale est en crise dans plusieurs Communes et sur des bases assez identiques.

    1) L'urbanisation densifiée accélérée suscite de vives oppositions naturelles. Du jour au lendemain, des personnes qui ont effectué des efforts financiers considérables voient leur cadre quotidien de vie entièrement modifié pour subir un nouveau voisinage qui va susciter du bruit, des nuisances diverses. C'est normal que des réactions s'expriment.

    2) C'est d'autant plus normal que, très souvent, les projets en question ne figuraient pas dans les programmes municipaux de 2008. Par conséquent, les habitants ont le sentiment que le "contrat de 2008" a été trahi.

    3) En plus de considérations individuelles légitimes, les habitants ont conscience que l'accélération d'une urbanisation densifiée va poser des enjeux collectifs majeurs à court terme dont l'adaptation de certains équipements publics.

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  • Le « nouvel impôt » : l’emploi ou le mensonge à plusieurs milliards de dollars

    Le groupe GE (General Electric) vient d'être pris en flagrant délit de mensonge. Son Vice-Président (John Krenicki) a déclaré au sujet des impôts acquittés par le groupe :"nous payons ce que nous devons. Les impôts fluctueront". Mais le New York Times révèle dans la foulée que le groupe qui avait réalisé 10 milliards de dollars de bénéfices sur son exercice 2009 n'a pas payé d'impôt aux Etats-Unis. Il en est de même sur 2010.

    Ces groupes acquittent un autre "impôt" : l'emploi. Actuellement les gros employeurs effectuent bien un chantage à l'emploi : des impôts = moins d'embauches.

    Lors des années difficiles, les pertes sont nationalisées et payées par tous les contribuables. Lors des années faciles, les bénéfices sont privatisés ou délocalisés et les contribuables ne voient même pas un retour partiel par le biais des impôts.

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  • Kévin Bernardi : « Annecy 2018 ou les nouveaux défis de l’olympisme »

    Annecy met en lumière la beauté des paysages des Alpes françaises dont la renommée n'est plus à faire.

    Toutefois, cette promotion permet indéniablement de montrer le savoir-faire français en matière d'accueil de sports d'hiver (en témoigne le succès rencontré par l'IBU Cup de biathlon au Grand Bornand avec plus de 10 000 spectateurs).

    Lors de la visite de la Commission d'Evaluation du CIO à Annecy (09 au 12 Février dernier), les experts ont mis en avant la qualité des sites et ont été impressionnés par les paysages naturels qui sont au coeur de la réflexion olympique d'Annecy, à savoir le développement durable d'un territoire pour construire la montagne du XXIe siècle.

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  • Cantonales 2011 : faits majeurs : Grenoble : la révolution verte : new look vert contre radical chic

    Les cantonales de mars 2011 consacrent l’indiscutable poussée des Verts dans une vaste agglomération grenobloise. Avec le pourcentage élevé des votes protestataires (FN + FdG), c’est probablement le fait politique majeur actuel. Dans l’agglomération, les Verts sont au coude à coude avec le PS. Pourquoi ?

    1) Il y a une sociologie grenobloise « particulière » : les nouvelles technologies, l’Université … apportent un creuset culturel favorable à cette sensibilité politique. Il suffit de participer à une des manifestations en question pour constater une « vague porteuse » indiscutable. En novembre 2009, la conférence de Chouinard (PDG de Patagonia) a été à l’origine d’un accueil d’une « rock star » rarement connu à ce point.

    2) Le PS local a longtemps incarné une « contre-culture » qui empruntait à « l’esprit des Verts ». Mais le PS a évolué vers une culture gestionnaire qui laisse désormais un espace important aux Verts. Au départ, le PS grenoblois, c’est la « culture CFDT » des années 70, le « rocardisme du temps du PSU » : l’anti-étatisme, l’autogestion, les radios libres … C’était même la « contre-culture » au sein des instances du PS face à Mitterrand et localement à Mermaz. Aujourd’hui, le PS grenoblois, c’est « le radical chic » et tout particulièrement la « nouvelle génération » du PS (Safar, Noblecourt …). C’est le second élément qui s’ajoute au premier. Les Verts ont un espace neuf abandonné par le PS « version gestionnaire » des années 2000.

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  • Cantonales Isère 2011 : les 6 leçons du second tour

    1) La gauche a atteint un seuil technique qui freine désormais sa marge de progression. Pour bon nombre d'observateurs, l'analyse est faussée par une fiction : les cantons seraient politiquement à 50 / 50 en matière d'appartenance politique et les candidats ou les circonstances feraient la différence. Les cantons ont un ancrage politique très marqué. C'est le canton qui fait le candidat et non pas l'inverse. Depuis la progression engagée en 1995, la gauche en Isère a atteint une sorte de plafond technique. Elle s'attaque désormais à de véritables bastions de droite. En gagner un ou deux relève désormais d'un exploit.

    2) L'électorat a beaucoup gagné en indépendance de décision. Anticiper une élection sur les bases d'un autre scrutin est une aventure très risquée. Par conséquent, il y a peu de tendances certaines à tirer du scrutin de mars 2011 a fortiori quand il est marqué par une abstention record de ce type.

    3) Néanmoins, des évolutions méritent l'attention. La progression va aux "nouvelles formations" (Verts et FN). Le PS se stabilise. L'UMP continue sa chute.

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