Denis Bonzy

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  • Grenoble : la privatisation du stade des Alpes inquiète sur la gravité de la situation financière de la Métro

    Que l’une des plus grosses agglomérations de France ne puisse plus financer les « années difficiles » d’un équipement public pendant une période transitoire, n’est ce pas d’abord la reconnaissance d’une gravité extrême de sa situation financière ? Les Verts ont dénoncé à plusieurs reprises le niveau d’endettement de la Métro. Le projet de péage urbain était déjà l’aveu officiel de l’obligation de trouver une recette de plus pour financer des grands travaux de voiries.

    Mais là, privatiser le stade des Alpes, c’est la reconnaissance que la Métro n’a pas les moyens financiers à impôts constants pour porter un équipement public pendant une période difficile.

    La privatisation de cet équipement, c’est notamment :

    – la fin des invitations aux jeunes des clubs pour les matchs fanions,

    – la hausse des tarifs pour des opérations évènementielles,

    – la cession à un opérateur privé d’un élément présenté il y a encore quelques semaines comme l’atout essentiel de la vitalité économique de Grenoble compte tenu des gros efforts effectués en matière de diversification des locaux (voir vidéo ci-dessous).

    Il serait temps que la Métro expose avec clarté et rigueur technique la réalité de sa situation financière qui concerne tous les contribuables de l’agglomération grenobloise. Si les prévisions des Verts se confirment, ce serait une situation d’une extrême gravité. A ce sujet, il est étonnant et préjudiciable que le site Internet de la Métro soit d’une extrême complication pour accéder aux délibérations et aux éléments financiers alors que cette structure vivant sur les deniers publics se devrait d’être plus pédagogique en la matière.

     

    Entreprises : vos réceptions au Stade des Alpes par grenoblealpesmetropole

  • Grenoble : la Métro privatise le stade des Alpes : le plus mauvais choix

    C’est une décision sans précédent qui vient d’être prise par la Métro puisque c’est la première fois qu’un équipement public sportif est privatisé dans l’agglomération grenobloise. La situation actuelle imposait des mesures : stade vide, équipe de football en perdition totale, aides financières publiques indirectes qui suscitent des appréciations diverses … Tout n’est que crise.

    Mais la privatisation de cet équipement va ajouter à terme de la crise à la crise parce qu’elle n’est

    (suite…)

  • Quand la monarchie devance trop la République …

    La France serait une « monarchie républicaine ». Mais dans cette course entre deux cultures différentes, la monarchie a de plus en plus tendance à devancer la République tant sur le plan national qu’au local.

    Sur le plan national, prenons un exemple concret : le pouvoir et l’industrie numérique. Quand Obama veut parler d’Internet, il se rend chez Facebook. Il est à côté de son PDG, il parle, il plaisante, il échange. Quand Sarkozy veut parler d’Internet, il convoque à l’Elysée, son chef du protocole en grande tenue fait les annonces, son attaché militaire apporte le discours … : la monarchie avec toutes ses caricatures.

    Sur les plans locaux, toutes proportions gardées, les copies sont assez nombreuses. Chacun pourrait donner des exemples nombreux.

    Y-a-t-il un responsable politique national pour changer ce décrochage de plus en plus ridicule mais surtout de plus en plus insupportable aux yeux de l’opinion dès qu’elle est composée de personnes qui n’appartiennent pas à la Cour ?

    C’est pas sûr ! Ils semblent avoir tous tellement baigné dans cette culture qu’elle leur colle à l’esprit. Et pourtant, à voir les résultats et l’état du pays, la vanité du Pouvoir n’est pas proportionnelle à la qualité des actes et c’est là un euphémisme.

    Ils parlent du « panier de la ménagère » mais ne le connaissent pas. Comme Sarkozy parlant de l’industrie numérique avec des exemples d’une abstraction consternante qui devait provenir des lectures de jeunes chargés de mission tout juste sortis d’une grande école chargée d’assurer la reproduction des castes … monarchiques.

    Ce sont des réalités et, pire encore, des images de ce type qui ouvrent des espaces considérables à des votes extrêmes comme à l’abstention parce que la question qui progresse actuellement est très simple : dans les formations politiques classiques y en a-t-il seulement un pour « racheter » les autres …?

  • Meetup et votebuilder entrent dans les campagnes électorales

    Pour les campagnes 2012, des évolutions se produisent actuellement au niveau des logistiques.

    D'une part, poussée indiscutable des réseaux sociaux intégrant une entrée dédiée à la géographie. Dans ce cadre, Meetup connait une poussée comme Foursquare déjà présenté dans nos billets. C'est normal qu'il en soit ainsi puisque les campagnes évoluent vers une logique de proximité territoriale. Par conséquent, le réseau social qui intègre comme donnée majeure cette entrée territoriale est par définition très adapté.

    D'autre part, la place des sondages va considérablement évoluer. Internet va réformer en profondeur la logistique donc l'organisation des sondages, leur coût, donc leur périodicité. Louis Harris Interactive en France vient de franchir de premières étapes sur cette évolution. L'enjeu réside dans la fiabilité de l'échantillon permanent. La permanence nuit-elle à la sincérité de l'expression ? Pas sûr. Bien au contraire. Un sondé dans cet échantillon permanent peut avoir le souci plus fort d'une cohérence de ses positions exprimées alors que le sondé ponctuel exceptionnel peut se "laisser aller" au n'importe quoi persuadé du "one shot". Dans ces techniques d'enquêtes en ligne, le site Votebuilder.com connait lui une percée sur ce créneau.

    Signaler des percées ne signifient pas que les anciens outils deviendraient sans intérêt. Heureusement, les évolutions sont plus nuancées et progressives. C'est seulement surveiller l'émergence de tendances ou d'outils qui peuvent prendre une place croissante. C'est désormais le cas pour Meetup et Votebuilder.

  • La crise des vieux partis politiques

    L’élection du 2 mai au Canada est l’illustration de la crise des vieux partis politiques. Le NPD de Jack Layton continue sa poussée dans des conditions déjà historiques mais qui rendent désormais possibles des perspectives inimaginables il y a encore trois semaines.

    1) Cette poussée est d’abord le fait des jeunes. Le NDP canalise actuellement 37 % des votes des jeunes de 18 à 34 ans.

    2) Pourquoi les jeunes ne votent-ils plus d’abord pour le Parti Conservateur ou pour le Parti Libéral ? Parce qu’ils ont échoué tous les deux à leurs yeux et parce qu’ils se ressemblent trop.

    3) Mais surtout, parce que le nouveau militantisme se vit en dehors des structures disciplinaires des vieux partis. Ce sont les réseaux sociaux, les engagements ponctuels de voisinages … qui ont désormais la faveur et non pas le suivisme permanent dans une structure hiérarchisée.

    4) La personnalité d’un leader qui ouvre les fenêtres pour de nouvelles perspectives ; d’où le thème du « grand changement » pour Jack Layton.

    La crise économique a amplifiée et a accéléré la crise des structures politiques de représentation. Le 2 mai 2011, la démocratie canadienne très active, moderne et d’une remarquable qualité va passer un message de première importance avec le score du NPD.

     

  • Essence : la différence de l’insupportable entre la France et les Etats-Unis …

    L'essence à la pompe est au plus haut. Elle s'invite donc dans la campagne électorale américaine. Dans certains Etats, le prix du gallon d'essence vient de dépasser la barre psychologique des 4 dollars, ce qui met le litre d'essence à environ 1, 05 dollars US le litre d'essence soit 63 cents d'euros.

    Le prix de l'essence fait scandale aux Etats-Unis quand il est moitié moins élevé que le prix pratiqué en France.

    Et en France, la soumission est encore de mise alors que les compagnies pétrolières vont afficher des bénéfices records.

    C'est vrai que la "gestion française" est toujours empreinte d'une certaine spécificité. Les classes scolaires sont fermées parce que les "caisses sont vides" mais elles n'ont pas été vides pour renflouer les banques dans des conditions à l'opacité absolue et elles ne sont pas davantage vides pour financer la guerre en Libye.

    Moins impliqués que la France, les Etats-Unis ont avoué que le coût d'un missile Tomahawk est de 650 000 dollars US soit une dépense pour ce seul poste de 230 millions de dollars pour les seules premières journées selon les chiffres révélés au Sénat US.

    Une bombe française est estimée à 350 000 euros en moyenne. C'est par bombe un budget intéressant pour l'enseignement national.

    La sélection du motif des caisses vides est instructif. Mais les contribuables français sont tellement résignés qu'ils s'acquittent des prix records à la pompe, qu'ils acceptent des fermetures de classes et qu'ils observent une guerre qui n'a pas de coût déclaré pour l'instant. Etonnante situation pour le pays qui se revendique la terre des Libertés et de la Révolution…

  • Le Conseil régional Rhône-Alpes et la micro-centrale de St Paul de Varces

    En 2005, le Conseil régional Rhône-Alpes inaugure une micro-centrale sur la Commune de St Paul de Varces. Cette inauguration le 15 octobre 2005 est l'objet de toutes les attentions pour vanter un "projet exemplaire" supposé rapporter 45 000 € de ressources par an. Sur un montant de 422 000 € TTC, la région et l'Ademe ont apporté 50 % de subventions.Micro centrale 2 18 02 07

    Mais, le 18 février 2007, la micro-centrale en question est entièrement détruite par un chute de rochers. Il s'avère qu'elle ne fonctionnait toujours pas car les autorisations des autorités techniques sanitaires n'avaient pas été données plus d'un an et demi après l'inauguration.

    Il semblerait que les assurances n'aient pas fonctionné dans de telles circonstances. La micro-centrale a été reconstruite et elle serait sur le point d'être cédée à une structure de droit privé pour … 150 000 € selon les chiffres qui sont évoqués.

    Comment un équipement public bénéficiant d'une subvention de 200 000 € (+ ? lors de sa reconstruction) et supposé garantir une ressource annuelle de 45 000 € peut-il être valorisé à 150 000 € lors d'une cession à une structure de droit privé (SEM) ?

    Il serait intéressant pour les contribuables que les critères de valorisation de cette cession soient publiés.

  • Isère : premières indications sur les « cantons » de 2014 …

    En 2014, l'Isère comptera 49 cantons au lieu des 58 actuels. Sur le fond, cette réduction des cantons est une bonne réforme pour au moins deux raisons. Elle va réduire les inégalités de représentation entre les territoires en adaptant les cantons à une moyenne départementale (de l'ordre de 20 000 habitants désormais pour chaque Canton de l'Isère). Elle va réduire le nombre des Conseillers Généraux, nombre considérablement trop élevé à l'exemple de la quasi-totalité des assemblées françaises, ce qui nuit à l'efficacité. DL230411

    Mais encore faut-il que les critères de découpages soient publics, rigoureux, honnêtes. L'honnêteté, c'est la capacité de la structure administrative à correspondre à un espace cohérent de vie et non pas à une rente de situation politique au gré des influences diverses.

    Aujourd'hui, avec la première étape sur la coopération intercommunale, des craintes sérieuses doivent être exprimées.

    1) Le Département est, peut-être pour la première fois à ce point, en voie d'éclatement. Vienne et Roussillon sont en passe de retrouver l'axe Lyon – St Etienne, prochaine grande métropole régionale.

    2) Comment imaginer que le Voironnais puisse rejoindre l'agglomération grenobloise et pas le Grésivaudan ?

    3) Comment imaginer que le Vercors puisse rejoindre l'agglomération grenobloise et pas le sud du Canton de Monestier de Clermont ? Quelle logique ne serait-ce qu'au titre des seules voies de communication ?

    4) Mais surtout, pourquoi la Métro doit-elle absolument franchir le seuil des 450 000 habitants au prix de la déstructuration des bassins de vie dans le péri-urbain ?

    C'est une logique de désaménagement de l'espace très grave à terme.

    Trois vices majeurs affectent l'actuel projet :

    – son élaboration technocratique qui donne trop de marge de manoeuvre aux seuls Préfets dans chaque département,

    – pour l'Isère, une absence totale de réflexion de l'opposition dépaertementale pour proposer une alternative. Non seulement, elle ne présente pas d'alternative mais elle est aux côtés de Marc Baïetto (PS) pour mener l'extension de la Métro sur des bases territorialement incohérentes. C'est l'approche des chiffres et pas des réalités locales. Les Verts ont raison de parler du "mercato des territoires".

    – Pour l'agglomération grenobloise, avec la révision collatérale des modalités de représentation des Communes au sein de la prochaine communauté urbaine, c'est une modification majeure du fonctionnement de l'agglomération sur des bases artificielles de bassins de vie et des rapports de décision politique qui vont considérablement altérer le bon fonctionnement de la démocratie locale.

    Dans l'indifférence quasi-absolue, un dossier majeur prend corps sur des bases qui ne sont pas dignes de l'importance des enjeux durables en question.

  • Dominique de Villepin et les mauvais habits

    Une question anime actuellement beaucoup d'analyses et de commentaires bien au-delà des "cercles spécialisés". Comment Dominique de Villepin peut-il actuellement stagner entre 3 et 6 % ?

    Toutes les fées se sont penchées sur lui et comment peut-il être dépassé par des concurrents objectivement moins "favorisés" ?

    Comment l'opinion du centre droit qui veut s'émanciper de Nicolas Sarkozy peut-elle lui préférer Borloo qui a endossé 4/5 ème du bilan de Nicolas Sarkozy alors même que Dominique de Villepin a pris ses distances depuis 2007 ? Faudrait-il en déduire que l'opinion a toujours tort et qu'elle ne saurait reconnaître les talents qui se présentent à elle ?

    (suite…)

  • Tramway de Grenoble : état d’urgence !

    Le printemps dans l’agglomération grenobloise est-il l’hiver de la sécurité ? Sans amélioration rapide de la sécurité dans le tramway, c’est toute l’image de marque des transports collectifs qui va être pliée rapidement.

    Le tramway est dans toutes les conversations. Là pour exposer un vol. Ailleurs, pour parler d’incivilités qui dissuadent de le reprendre. Parfois même, des actes graves de violence. Toutes les campagnes de pub ne remplaceront pas l’impact de ce bouche à oreille.

    Trois fautes majeures ont été faites ces dernières années :

    1) Trop de recrutements de bureaux et pas assez sur le terrain : une bureaucratie locale considérable a été constituée mais sur le terrain, en dehors des PV posés par une compagne privée en matière de stationnement : rien ! Pas d’uniformes de polices municipales : sous-effectifs, sous-entraînement, sous-motivation. Il suffit d’ailleurs de parler avec ces agents exposés à la réalité du terrain. Ils indiquent : « mais ils sont tous dans les bureaux » …

    2) Insuffisante présence visible des moyens humains de sécurité dans les lieux de vie dont les transports en commun : des sommes considérables sont dépensées dans des campagnes de pub (Super Titi, PlayGrenoble …). A fiscalité constante, le recrutement d’agents de proximité aurait été un plus grand service rendu au service public.

    3) L’extension du tramway est aujourd’hui compromise par la détérioration accélérée de son image de marque. Ce n’est pas seulement un enjeu de fréquentation donc d’ampleur des pertes compensées par l’impôt. C’est aussi, voire surtout, qu’aujourd’hui, dans de telles circonstances, accueillir le tramway pour une Commune péri-urbaine, ce n’est plus une priorité, loin s’en faut, parce que le tranmway devient associé au transport à risques. L’alternative à la voiture par les transports en commun prend un sérieux coup.

    Il y a urgence pour changer cette réalité qui se dégrade à une vitesse inquiétante.

     

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