Dans le cadre de la journée internationale de la Femme, comment ne pas évoquer un défi manqué en 2017 : l'installation d'une femme à la tête de la première puissance au monde ? En 2008, Obama avait fait vivre un rêve : le premier président métis des Etats-Unis. En novembre 2016, Hillary Clinton a manqué un rendez-vous historique : être la première femme présidente des Etats-Unis. Mais ce n'est que partie remise. Peut-être en 2020 ? Si c'est le cas, la mieux placée pour ce rendez-vous c'est Elizabeth Warren. Cette Sénatrice de Boston, âgée de 68 ans, a un parcours remarquable. En novembre 2012, elle gagne contre Scott Brown, un jeune leader Républicain qui avait créé la surprise dans la circonscription de Ted Kennedy. Universitaire, Elizabeth Warren est aussi une remarquable femme de terrain. Au Sénat, ses interventions sont unanimement reconnues comme de très grande qualité. C'est l'anti-Trump. Or les présidentielles américaines se nourrissent de contrastes très forts. Presque des anti-portraits entre le sortant et son challenger. Pas d'histoire sexuelle dans les tiroirs. Ni de question d'éthique pour cette femme qui, bénévolement, a longtemps donné des leçons gratuites à des enfants de quartiers difficiles. Si en 2020, les Etats-Unis devaient rouvrir le défi de la première femme présidente, Elizabeth Warren serait alors difficilement contournable.
Catégorie : Etats-Unis
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Les nouveaux visages du vote moderne
Hier le Texas ouvrait l'étape des primaires dans le cadre des élections intermédiaires de novembre 2018. Une fois de plus, le "vrai" vote a montré des surprises. En dehors du jour du vote, cet acte a pris de nombreux visages dans la démocratie moderne.
Il y a le "vote médiatique d'opinion" c'est à dire l'émergence manifeste de chouchous voués à gagner tandis que d'autres seraient voués à perdre. La presse d'opinion a manifestement gagné un terrain considérable ces dernières années avec le règne croissant des commentaires sur les faits avérés.
Il y a le "vote dans le canapé" : c'est le vote des sondages : un appel téléphonique et bien au chaud chez soi, on confirme que l'on va participer à l'élection et on donne une indication du vote en se méfiant car comme l'appel téléphonique n'est par définition pas garant de l'anonymat "on ne sait jamais …". Mais du "oui" bien au chaud au déplacement effectif le Jour J, il y a un écart considérable.
Il y a le "vote médiatique d'audience" : organiser le suspens. L'audience gagne du terrain partout. C'est désormais un marqueur de réussite. Bernard Pivot sur Twitter avait une remarque pleine de bon sens : "hier l'intelligence créait l'audience. Aujourd'hui, l'audience crée l'intelligence ...".
Et puis il y a le vrai vote : le Jour J. Et là dans ce concert des visages, un seul visage prend corps. Et il réserve des surprises. Hier, au Texas, les annonceurs du vote sanction Trump ont dû déchanter. L'Amérique réserve encore manifestement de nombreuses surprises possibles …
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Elections 2018 : le nouveau coup de poing américain
Les actuelles campagnes pour les primaires en vue des élections intermédiaires de novembre 2018 laissent apparaître des évolutions importantes. Il y a 10 ans, Obama marquait l'entrée des réseaux sociaux dans les méthodes d'organisation des campagnes électorales. Aujourd'hui d'autres méthodes changent au moins autant la donne. Ce sont ces changements qui font la différence parce que le rejet Trump risque de ne pas compter aussi fortement que pourraient le souhaiter la quasi-totalité des médias français. Un chiffre mérite l'attention : au 22 février 2018, Trump est à un taux d'approbation moyen de 42, 2. A la même date, en France, Macron est à 44 %. Moins de deux points peuvent-ils être la frontière entre la nuit et la … lumière ? Bien sûr que non. Et encore dans le cas de Trump, c'est une moyenne des sondages mais certains comme Rasmussen, d'ordinaire sérieux, le placent à … 50 % d'approbation. Sur ces bases, le seul rejet de Trump ne suffit plus en dehors de territoires très "marqués". Les différences sérieuses vont se construire ailleurs. Une période très intéressante qui est ouverte.
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Du danger des démocraties de proximités
Soirée très agréable hier en regardant sur YouTube la conférence de Pablo Servigne grâce à l'alerte donnée par un ami sur Twitter. Une analyse très fine, documentée, remarquable. Mais surtout l'utilité d'une analyse critique. Dans ma formation, la première fois que j'ai éprouvé ce besoin d'analyse critique c'est à la lecture d'un ouvrage de Michel Crozier qui remettait en cause toute la grille officielle de lecture jusqu'alors donnée dont la vraie fonction du rôle préfectoral comme "paratonnerre" des autorités nationales. D'un coup, il me paraissait évident de ne jamais être prisonnier d'une seule grille de lecture. Hier soir, Pablo Servigne a effectué des démonstrations du danger des démocraties de proximités.
Les proximités revêtent de nombreux habits. C'est l'habit de l'immédiateté : une opinion publique qui veut tout tout de suite.
C'est l'habit de la proximité territoriale : ne pas chercher à voir ce qui se passe au loin : espèces animales en danger, ressources naturelles en extinction, changements climatiques lointains aux impacts incontournables …
C'est l'habit de la proximité de pensées : le contre exemple le même jour de l'analyse de Servigne avait été le discours de Trump à la CPAC (retransmis sur CNN) : venir pour dire ce que la salle attend : de l'hommage à Billy Graham à la caricature de Trump faisant observer sa coiffure irréprochable …
C'est aussi l'habit de la proximité cachée : des débats sur de nombreuses chaînes françaises sont des échanges courtois de l'entre soi où l'honnêteté minimale voudrait quand même par exemple que des universitaires conseillers de la campagne de Macron voient leurs deux qualités être mentionnées.
C'est aussi l'habit de la proximité qui bride la liberté. Un exemple concret : dans les posts du Club 20, les plus visités (avec des scores de plus de 3 000 visites) sont les articles qui dénoncent des inactions locales, des défaillances manifestes. Les + visités ont souvent le moins de "j'aime" et de commentaires. Les commentaires sont envoyés par messenger … Les avis apparents sont ceux qui émanent de personnes qui ont la liberté de les témoigner ainsi, l'indépendance face aux pouvoirs locaux, l'engagement qui leur donne une force particulière. Mais pour les autres, l'expression devient cachée, dissimulée, "secrète" pour ne pas froisser un pouvoir dont on pourrait solliciter une aide, une subvention, une autorisation …
C'est en s'ouvrant à des esprits qui font vivre "l'air du large" avec des contestations, des angles de vues neufs, des opinions rebelles qu'une communauté avance, qu'elle se construit, qu'elle prend des décisions de qualité. A trop s'éloigner de telles méthodes, il y a matière actuellement à alimenter des inquiétudes sérieuses. Hier soir, Pablo Servigne a fait souffler cet air du large, c'était sain et agréable.
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Harcèlements : que se passe-t-il en France le jour d’après … les mots ?
"Vous vous exprimez sur le harcèlement mais combien mettez-vous pour permettre de défendre cette cause pour des personnes qui n'ont pas les moyens de se payer un Avocat ?" : c'est intéressant de voir les réponses à cette question simple. Aux Etats-Unis, des actrices ont créé un fonds d'aides. Il a dépassé la semaine dernière le montant de 21 millions de dollars et 1 000 procédures judiciaires seraient sur le point d'être engagées dans les prochaines semaines avec les frais d'avocats payés par ce fonds (Time's Up (C'est fini !)). En Grande- Bretagne, un fonds identique vient d'être créé : "Justice and Equality Fund". Plus de 2 millions de Livres Sterling déjà collectés en moins d'une semaine. De même en Suède … Et en France ? Les vedettes qui s'offusquent sur les plateaux TV, quoi de concret en dehors des mots ? Rien. Bien davantage, la simple question de bon sens des jours d'après les mots n'est même pas posée par les présentateurs TV. Un décalage qui montre, si besoin était, combien ce pays est incapable de passer à l'acte pour traiter sérieusement un dossier en dehors des mots et dans un entre soi qui étouffe les réflexes de bon sens. Une explication du déclassement généralisé de ce pays.
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2018 : c’est parti pour une belle campagne électorale : la « mamy roller » de 2016 sera dépassée …
En 2016, Michelle Grisham avait créé la surprise en présentant son programme en roller et ce à près de 60 ans : la mamy roller !
Mais là, avec une nouvelle génération prête à tout pour montrer qu'elle refuse les chemins du politiquement correct, l'innovation promet. Et une nouvelle génération part à l'assaut pour faire vivre un probable "dégagisme" inédit : Beto O'Rourke, Kyrsten Sinema, Marsha Blackburn, Jenny Wilson, Gwen Graham, Steve Farley, Janet Mills, Setti Warren … sont déjà en courses très avancées. Si les Etats-Unis annoncent un mouvement large pour les démocraties occidentales lassées d'une classe politique trop professionnelle, trop coupée de réalités quotidiennes, les percées surprises des Trump, Macron … élus aux fonctions dites suprêmes sans le moindre mandat électif antérieur n'étaient qu'un … hors d'oeuvre face aux nouvelles vagues du terrain. Année passionnante en perspective.
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Entrés dans la vraie légende du sport …
Les New England Patriots sont entrés dans la légende du sport. A 40 ans, Tom Brady effectue des performances hors du commun. Le dernier match a été fabuleux. Le football américain est probablement l'un des sports les plus complets parce qu'il impose d'allier trois qualités : vitesse, résistance et stratégie. La vitesse est telle que pour recevoir le ballon, la combinaison entre l'émetteur et le récepteur doit être parfaite. Pas la moindre place à l'improvisation. C'est dommage que les chaînes TV françaises n'effectuent pas un effort pour mieux faire connaitre ce sport. Sur 10 ans, les résultats des New England Patriots sont fabuleux. Tout a changé avec le lien entre deux hommes clefs : le coach Bill Belichick et son quarterback Tom Brady. A 40 ans, Brady est aussi compétiteur qu'à son début. Les chiffres sont hors du commun. Et le 4 février, un exploit de plus est possible. Cette équipe depuis 12 ans est entrée dans la légende du sport comme probablement aucune autre équipe dans aucune autre discipline sportive de compétition de haut niveau. Une belle harmonie entre une ville et son équipe sportive emblématique.
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#FakeNews : et toutes ces affirmations assénées sans le moindre socle d’explications ?
Ce qui est désagréable dans la période actuelle, c'est qu'elle fonctionne par affirmations non démontrées. Une vérité s'assène. Elle ne se déduit plus d'étapes préalables. Le "par conséquent" a disparu. Prenons des exemples concrets récents :
1) il est affirmé : "…le shutdown gâche le 1er anniversaire de pouvoir de Trump et montre la crise traversée par sa présidence …". Avant Trump, il y a déjà 17 cas de ce type dont un en 2013 sous Obama. Pour que la situation soit de crise, il faut expliquer en quoi l'actuel shutdown est plus grave que les anciens. Et cette étape n'est jamais franchie ! De même, pour bon nombre de cas de ce type, le Président en exercice en est sorti renforcé comme en janvier 1996. Pourquoi Trump échapperait-il mécaniquement à cette hypothèse ?
2) "… Avec 39 %, Trump est à un niveau historiquement bas d'approbation ..." : pour son dernier mandat, à l'exception de 2016, Obama était à 42 % d'approbation. En quoi 3 points font une différence à ce point entre la "lumière" et la "nuit" ? Et surtout, comment Trump fait-il pour avoir encore 39 % d'approbation … ? Questions jamais traitées. Si à 39 %, c'est éla criseé, comment qualifier Hollande avec ses … 21 % hier !
3) " … Macron a le leadership du monde occidental ..." : qu'est ce qui permet de le dire ? Qu'a-t-il obtenu en conséquence pour la France ? Questions sans la moindre réponse.
et la liste pourrait continuer longtemps … L'actuelle période est triste pas seulement par sa logique de "post vérité" mais aussi parce que la vérité de faits, de chiffres n'existe plus. A midi, on pourrait dire qu'il est 14 heures sans la moindre explication. C'est ce climat général qui ouvre un espace aux informations fausses puisque les supposées informations vraies sont d'une terrible fragilité. Comme si presque tout sauf pouvait entrer dans l'univers des FakeNews … selon la définition du périmètre des fais erronés.