Bien au contraire. Le Bon Coin passe pour être le "site des meilleures offres". Regardons hier les terrains constructibles à vendre sur la Commune de St Paul de Varces, terrains exposés sur le site Le Bon Coin. Un terrain à 259 € le m². Puis un autre à 293 € le m². Un autre à 300 € le m². Un à 231 € le m². Un à 245 € le m². Et celui qui vient d'être vendu par la Commune (#Villarey1) qui n'est pas sur Le Bon Coin : 64 € le m². Ce dernier terrain (LeVillarey1) est-il mal placé ? Non en plein centre village à côté de l'Ecole. Est-il voué à supporter des charges autres que la construction dans la durée ? Non puisque tout passe immédiatement dans le domaine public à la charge de tous les contribuables. Comment se fait-il que quand un m² constructible se vend à 64 €, des particuliers acceptent de payer 250 € le m² constructible en moyenne ? Ce d'autant plus que les charges de travaux seront supportées par définition sur un seul propriétaire dans des opérations individuelles alors que dans le Villarey1 il y a un amortissement sur 80 acheteurs. Assistons-nous à une génération de "particuliers mauvais négociateurs" à ce point pour dépenser 250 € en moyenne quand 64 € seraient le "prix du marché" ? Ou alors, il y a un autre angle de questionnement : et si le prix du marché c'est 250 € le m² constructible, comment une opération peut-elle tomber à 64 € le m² constructible ? Les contribuables propriétaires de ce terrain vendu par la Commune ont droit à une explication. C'est d'autant plus nécessaire que la connaissance du Jury qui a décidé le choix de cette offre est toujours inaccessible. Et c'est encore plus nécessaire quand ceux qui ont décidé cette vente à ce prix écrivaient hier quand ils étaient dans l'opposition que l'opération devraient rapporter 4M€ ! Cette composition du Jury est demandée par mail + par courrier suivi remis en mairie + par visite physique en mairie : mais impossible à obtenir à ce jour ! Pourquoi ? Existe-t-elle ? Très probablement quand même. Même si cette obstination à ne pas communiquer ce document public peut commencer à créer des doutes. Si cette composition existe, pourquoi ne peut-elle pas être communiquée alors même qu'il s'agit d'un document public ? La liste des questions sérieuses sans la moindre réponse s'allonge chaque jour sur ce dossier.
Auteur : Denis Bonzy
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Environnement : les rapports et le jour d’après …
Les rapports sur le dérèglement climatique comme les rapports sur les espèces en voie d'extinction vont remplir des bibliothèques entières mais les jours d'après il ne se passe rien. On imagine un malade se rendant chez un médecin. Le médecin confirme à l'intéressé qu'il est sérieusement malade. Et l'intéressé repart sans ordonnance, sans traitement, sans médicament. Le jour d'après, rien n'a changé. Tout est comme la veille de la visite chez le médecin. C'est ce qui se passe pour l'environnement. Pourquoi ? Parce qu'il est devenu un enjeu politique accaparé par des professionnels de la politique qui font varier leurs convictions au gré des intérêts de leurs carrières personnelles. Un exemple d'actualité : Hulot quitte le Gouvernement pour cause d'inaction mais Canfin rentre dans la majorité présidentielle parce qu'il est satisfait des … actions du même Gouvernement. Le vrai travail sérieux est ailleurs. Ce sont souvent des entreprises qui le mènent. Comme Patagonia. La lutte pour Jumbo Wild a été remarquable. 25 ans d'oppositions pour sauver un territoire magnifique des visées spéculatives de promoteurs immobiliers.
La bataille contre les barrages de même. Et maintenant, celle pour sauver les poissons sauvages. L'efficacité passera demain par l'adoption de causes par les citoyens et par les entreprises. Eux ont la capacité de faire : adopter un territoire, une rivière, une espèce animale … Et au quotidien, des volontaires qui démultiplient leurs actions. L'avenir de la planète est probablement dans cette mobilisation là. La bataille des convictions et pas celle des intérêts.
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#Le Villarey1 #stpauldevarces : J + 7 : pourquoi cette opacité ?
Les 12 et 15 avril 2019, le maire de St Paul de Varces a signé des autorisations de construire pour 80 logements soit au moins 240 habitants soit + 10 à + 12 % de population d'un coup. C'est compréhensible que cet acte administratif fasse l'objet d'un examen attentif. Dans ce cadre, le bon sens élémentaire, c'est d'identifier la traçabilité du processus de décision. Donc de revenir aux actes de base. Dans un fonctionnement "normal", ces actes, pris en l'espèce courant l'été 2017, auraient dû être en ligne sur le site Internet de la mairie. Disponibles pour chacun dans la transparence. Ils ne le sont pas. Donc il faut demander leur communication. C'est ce que j'ai fait par mail du 30 avril (cf photo ci-dessous). Une lettre courtoise, détaillée, demandant des documents publics. Une semaine plus tard, pas la moindre réponse. Les pièces demandées ne sont pas volumineuses. Dans le cadre d'un recours éventuel, les délais sont de 60 jours. 7 jours sont déjà neutralisés par des pratiques de ce type. Ceux qui soutiennent la municipalité sortante soutiennent des pratiques de ce type ! Considèrent-ils qu'une Commune peut fonctionner ainsi dans le secret, coupés des demandes légitimes d'une partie de ses habitants ? Une opacité qui suscite ensuite une question de bon sens : qu'y aurait-il donc à cacher pour ne pas communiquer ces pièces ? Quand j'ai entendu des explications données sur des démissions (8), j'avais du mal à penser que des arguments exposés par des démissionnaires puissent être exacts. J'imaginais de la rancoeur, voire une forme de malveillance. Puis il y eut l'étape du jeudi 6 juillet 2017 constatant la principale adjointe du maire perdre la maîtrise de ses nerfs et insulter des personnes qui avaient pour tort de … poser des questions. Sans la moindre réaction ni du maire ni de conseillers de la majorité sortante face à un tel débordement indigne d'une telle fonction. Aujourd'hui, une étape supplémentaire est franchie. Est-elle de nature à dissuader ? Non. Bien au contraire. Le Villarey 1 devient ainsi non seulement un enjeu d'urbanisme mais de démocratie. Ce sont deux valeurs qui méritent l'engagement.
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La vraie écologie est celle du sens du temps
Aujourd'hui, un rapport très important sera publié. Sous l’égide de l’ONU, 150 scientifiques de 50 pays – épaulés par plus de 300 experts – travaillent depuis trois ans à la réalisation d'un rapport sur l'état mondial de la biodiversité, le premier au niveau mondial en 15 ans. Il sera rendu public ce jour. Des espèces animales disparaissent y compris dans notre toute proximité. Comment ne disparaîtraient-elles pas quand leurs habitats sont modifiés, détruits, quand les prairies sont saccagées par le bitume et par le béton ? Ce rapport aura un contenu à contre-courant parce qu'il va parler du temps long à une société névrosée du temps qui ne pense que dans l'urgence du temps court, du temps immédiat. Cette société droguée par la vitesse court à sa perte. Les agités et les débordés additionnent les erreurs et les fautes. Avec recul, le virus de l'urgence sera l'un de ceux ayant produit le + de dégâts. La vraie écologie est celle du temps. Prendre le temps d'observer la nature. Respirer la terre après la pluie. Planter des arbres. Courant 2018, 8 arbres plantés dont le sapin de notre petit fils pour Noël (cf photo ci-dessus). Vérifier comment des arbres poussent. Ceux qui passent à côté de ce délice du temps calme, de la lenteur n'imaginent pas tout ce qu'ils manquent. Ce qui est très intéressant actuellement c'est que les névrosés du temps court perdent en influence. Dans les discussions, je suis très agréablement surpris par ceux qui veulent respecter le temps. Ils sont tellement convaincus de cette nécessité qu'ils sont prêts à s'échapper des modes. Ils savent que beaucoup de réponses sont en soi. Pas besoin de norme ou de loi. Encore moins de sanction. Pas besoin de directeurs de consciences. Faire ce que le temps nous a appris comme juste et bon. Si ce nombre augmente, la biodiversité aura alors les gardiens motivés qu'elle mérite. Un bel enjeu à défendre.
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La vraie fracture
Dans la société française, il y a désormais une vraie fracture. C'est celle qui sépare d'un côté ceux qui ont besoin de quantité et d'un autre côté ceux qui aspirent à de la qualité. C'est une réelle fracture d'abord matérielle, financière. La société française a progressivement augmenté le nombre des personnes qui vivent en-dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté. Selon la définition du seuil de pauvreté c'est entre 5 et 9 millions de personnes en France. C'est énorme. Et si cette approche devait être étendue à la notion de "crise de fin de mois", selon les rapports, c'est 12 à 15 millions de personnes. Gigantesque. Pour ces personnes, le besoin c'est du "sonnant trébuchant". Du pouvoir d'achat immédiat. Le reste, c'est de la "parlote". Vis à vis de cette société de la contrainte permanente où chaque dépense doit être comptée, il y a de la haine. Il suffit de dialoguer pour en mesurer l'immensité. Face à cette partie de la société, une autre partie qui vit bien et qui aspire à de la qualité. La qualité de la vie avec des loisirs. La qualité de la ville avec de l'esthétique urbaine. Il ne s'agit plus de construire mais de faire beau. Il ne s'agit plus d'ouvrir des rues mais de les agrémenter. Et la qualité de la décision : il ne s'agit plus de se contenter de voter mais de faire vivre un dialogue permanent. Entre ces deux sociétés l'incompréhension est totale. Bien davantage, la seconde quand elle s'expose, ce qui est de plus en plus quotidien avec les réseaux sociaux, ne peut qu'aiguiser les colères de la première. La crise systémique est là. L'erreur fondamentale des actuels gouvernants c'est de ne pas voir l'urgence pour calmer cette fracture. Ce qui passe par rendre des facilités matérielles donc du pouvoir d'achat pour sortir des crises de fin de mois. Il ne faut pas être timide dans ce domaine mais volontaire. Avec des coupes sombres immédiates dans la dépense publique : depuis des symboles qui financièrement sont marginaux mais moralement forts comme la fin des fromages de la République jusqu'à des pans entiers de gaspillages notoires. En ne le faisant pas, Emmanuel Macron montre qu'il est et reste un "enfant du système". Et c'est une faute qu'il va probablement payer très cher dès les européennes avec le poids de l'abstention et celui du RN. Le lendemain, beaucoup sera encore plus difficile alors.
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Les belles traditions
Beaucoup de monde hier à la recherche de muguets. La satisfaction de constater des personnes calmes, respectueuses de la nature, garant leurs véhicules avec soin en bordure de la voirie. Discuter avec plusieurs d'entre elles au retour de promenade a été un plaisir agréable. Une mention particulière pour ce père de famille habitant une Commune voisine (Vif) venu avec ses filles pour leur montrer les endroits que son père lui faisait découvrir quand il était enfant. Et constater combien il pouvait connaître la Commune, ses coins à muguets, à morilles. M'expliquer combien son papa pouvait trouver des morilles en bordure du champ au-dessus de chez nous. Et de comparer les endroits que nous préférons : aller jusqu'aux Amieux, monter jusqu'à Prélenfrey en longeant le Lavanchon… Et ses enfants de lui demander qu'il leur fasse découvrir à son tour. Un après-midi très agréable avec la douceur des belles traditions.
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La nature éducative
Le fait majeur de cette semaine : le rapport publié par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature sur le devenir des glaciers. Un travail considérable de scientifiques et d'universitaires sur les glaciers les plus emblématiques inscrits au patrimoine mondial. 50 % d'entre eux devraient disparaître d'ici la fin du siècle dont des glaciers fabuleux d'Amérique du Nord. En Europe, les glaciers "d'altitudes moyennes" devraient disparaître d'ici 2040 ! La lecture du rapport, les conséquences concrètes qui en résultent, c'est une situation irréelle. D'urgence, il faut retrouver la mentalité de la nature éducative : apprendre de la nature, apprendre de la vie des autres espèces (animales, végétales) pour définir son équilibre, ses obligations, ses possibilités. Localement, c'est une mentalité qui a été la notre par exemple avec des sentiers pédagogiques.Mais elle ne l'a pas été assez. Localement, contrairement à des conclusions parfois très défaitistes, alarmistes, je suis actuellement très agréablement marqué par la prise de conscience qui intervient. Hier, lors d'un long entretien avec une élue de Claix qui devrait jouer un rôle fort lors des prochaines municipales dans quelques mois, le plaisir de constater qu'une génération nouvelle est fermement décidée à changer les choses. Pour de vrai. Pour de bon. C'est par la base que les modifications positives interviendront. Et la base bouge manifestement. Enfin.
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Les mots du temps ou les faiblesses des simulateurs
Dans de nombreux domaines, le temps est souvent un implacable justicier. Le temps long est très dur à supporter pour ceux qui font semblant. Avec le temps, il y a parfois une fatigue, une inattention, pire encore une obligation légale qui font que d'un coup la réalité refait surface. La liste des exemples de ces mots du temps est terrible. D'un coup le "c'est pas moi" est effacé par la réalité d'une signature sur un papier à en tête qui trahit la compétence niée pourtant parfois depuis tant d'années. Le retour d'un écrit qui rappelle les conversions inexplicables. Le récit d'un participant à une réunion qui donne immédiatement l'éclairage qui faisait défaut à un choix peu compréhensible par ailleurs … La liste des mots du temps pourrait être longue. Là, depuis hier lundi, des scientifiques annoncent officiellement le début d'une extinction massive d'espèces. Presque du jamais vu. Ils dénoncent la déforestation. L'urbanisation intensive. La bitumisation des sols. Leur bétonisation. Chaque hectare de nature qui est détruit, ce sont des années de moins pour la vie des prochaines générations. Ce n'est pas seulement un enjeu des territoires lointains. C'est chacun à sa porte. Avec des questions simples. Où iront se poser les oiseaux quand des immeubles auront envahi les prairies d'aujourd'hui ? Comment passeront les animaux vers les zones humides quand des murs de béton seront une frontière infranchissable ? Ce qui est très instructif c'est quand le simulateur devient client. En politique, les clients ne sont pas rois. Ils deviennent affidés. Plus qu'une nuance. La biodiversité est d'abord menacée par les affidés. Ceux qui se réfugient dans le retrait par peur de perdre un passe-droit, une aide publique, un supposé privilège quelconque … La défense de la biodiversité de proximité est d'abord un marqueur de liberté. Le moment où les mots du temps prennent le dessus sur les mots des simulateurs. En ce moment, dans l'agglomération grenobloise, depuis le scandale des PFI jusqu'aux opérations immobilières densifiées, le temps a manifestement la volonté de passer des mots simples, clairs, intelligibles par chacun. Une période qui s'annonce très instructive.
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St Paul de Varces : avec la totale liberté, nous serons les défenseurs de toute la vérité sous toutes ses facettes au sujet du Villarey
Aujourd'hui les premiers permis de construire pour la 1ère tranche du #Villarey #stpauldevarces ont été affichés sur le terrain. On ne se débarrasse d'un projet douloureux pour toute la collectivité des habitants de la Commune qu'en le comprenant sous toutes ses facettes en toute indépendance et surtout en toute liberté. Cette bataille pour la vérité a débuté. Merci pour toutes les informations déjà communiquées. Elles sont nombreuses, précieuses et très détaillées. Celles et ceux qui aiment leur village comme le respect de la démocratie exprimée par référendum municipal peuvent compter sur toute notre détermination. La route est longue. Elle réserve beaucoup de surprises manifestement. Dans le calme et en toute sérénité, les valeurs de justice, d'environnement et de morale auront ici les défenseurs que ces belles valeurs méritent.
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Les voleurs de couleurs
Mercredi 1er mai, Netflix commence la diffusion d'un documentaire sur la campagne d'Alexandria Ocasio-Cortez. 10 millions de dollars pour ce documentaire. La jeune femme qui a cassé tous les codes et gagné là où c'était impossible. On l'a vue se maquiller, vivre le métro, servir à son bar … bref : vivre ! Elle a donné du relief à sa campagne avec des propositions chocs, des contestations fortes. Elle a rendu des couleurs à la politique. C'est l'opposé de ce qui est vécu en France. En France, la politique est une morne plaine. Chaque parti dans son rôle immuable : supporter coûte que coûte ou condamner coûte que coûte. Les faiseurs d'échecs sont promus. La liste LREM est conduite par l'ancienne directrice de l'ENA (2012-2017), école qui a tellement réussi qu'il est aujourd'hui proposé de la … supprimer. L'ancien Préfet de police de Paris, désormais chargé de tous les maux, est promu au … Conseil d'Etat. Dans un mois, les élections européennes auront eu lieu. L'abstention sera le premier parti, très probablement suivie par le Front National. Localement, c'est aussi un théâtre d'ombres. Le président de la métropole est l'ombre du maire de Grenoble qui fait sa majorité. Mais il peut se contenter d'avoir à son tour ses ombres qui n'inaugurent rien sans le convier y compris la plate bande du coin de la rue. Quand d'autres vivent dans l'ombre de parlementaires locaux alternant leur agenda entre les visites des locaux parisiens hier montées par les huissiers de services et aujourd'hui par les … parlementaires et les classiques coupages de rubans locaux. Mais les ombres n'ont pas de couleur. Comment s'intéresser à cette politique française sans la moindre couleur. Ils ont volé les couleurs. En dehors des fans zones capables de supporter tout puis son contraire, c'est le problème majeur de la présente période : le "pays des Lumières" vit l'enfer du … gris. Il n'y a plus de couleurs parce qu'il n'y a plus de possible. L'autre est devenu le bouclier de l'impossible. Quel peut être le message positif d'un pays sans couleur ? Difficile d'en trouver. Rendez-nous des couleurs !