Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Le souffle c’est la vie : dimanche, le plaisir de courir pour une belle cause

    Prairies 28 09 18

    Dimanche, même éventuellement sous la pluie, le plaisir de courir pour une belle cause : l'association Leucémie Espoir Julien 38. C'est un parcours très joli avec un choix de traversée des champs qui est particulièrement esthétique dans la liaison entre Les Ruines et le hameau des Buissons. A l'angle d'un champ, on peut même croiser des animaux comme cette vache qui l'an dernier était très attentive aux passages des coureurs.

    Vache course leucémie espoir 2018

    C'est ensuite un combat pour rajouter de la vie à la mémoire en collectant des fonds pour faire progresser la recherche, pour aider des familles exposées à de très lourdes épreuves. Enfin, j'admire les organisateurs. Leur courage. Une qualité qui se perd tant si souvent actuellement. Et le tout avec un très bon bon repas préparé par d'excellents cuisiniers.

    Diaz 2018 espoir leucémie

    J'espère que dimanche nous serons nombreux à profiter de notre souffle. Le souffle : un réflexe si naturel et pourtant un marqueur de vie si précieux. 

    Course 2018 leucémie espoir 2018

    Course 2019 leucémie espoir

  • L’adieu au statut de citoyen ?

    CSG Claix 16 05 19

    Au début des débats ouverts sur la décentralisation à peine François Mitterrand arrivé à l'Elysée, les envolées lyriques étaient nombreuses sur la décentralisation comme nouveau souffle démocratique. Michel Crozier avait vilipendé le système bureaucratique centralisé en détaillant la fonction de Préfet dans des conditions inédites. Jacques Delors, alors d'abord ex collaborateur de Jacques Chaban-Delmas, co-auteur avec Simon Nora du remarquable discours sur la Nouvelle Société avait publié "la démocratie à portée de la main" avec son club de réflexions. Le premier dénonçait ce qui n'était plus supportable et le second définissait l'espoir. 40 ans plus tard, et si c'était d'abord le deuil de toutes ces envolées ? Hier soir, avec plaisir, j'ai participé à une réunion locale sur l'urbanisme. J'ai beaucoup écouté et j'ai beaucoup appris, ce qui est toujours un plaisir. J'ai écouté la sincérité de citoyens souvent méprisés par des élus locaux pourtant supposés être leurs … représentants. Des élus qui toisent, ne saluent même plus ceux qu'ils savent ne pas appartenir à leur clientèle électorale. Des élus locaux soumis dans une instance métropolitaine XXL à cautionner des faits moralement intolérables (scandale des Pompes Funèbres Intercommunales) mais reproduisant, par sorte de mimétisme mécanique, le mauvais traitement qu'ils subissent dans cette enceinte en l'infligeant ensuite à leurs … concitoyens. Etre opposant pour défendre des valeurs, c'est être citoyen en refusant d'être client et non plus … citoyen. Or les clients sont en train de gagner la démocratie française. La quête d'une subvention, le besoin d'accéder à des salles publiques,  l'attente d'un pseudo passe-droit, le souci d'un stage, le statut de salarié du secteur public … : autant de volets d'aliénations de la liberté citoyenne. Et une question naturelle : et si dans un pays latin comme la France, la décentralisation était devenue aussi, voire surtout, la Cour du Grand Turc avec sa course aux privilèges arbitraires ? Dans certains territoires, il faut de la conviction, de la liberté pour rester citoyen au sens réel du terme capable d'exprimer des convictions en fonction d'idéaux et non pas d'intérêts.  Avec le recul, je ne suis pas sûr que Crozier et Delors étaient d'aussi talentueux précurseurs que ce que j'imaginais en lisant leurs ouvrages lors de la publication d'origine. Dans de nombreux endroits, la période ressemble beaucoup à s'y méprendre à l'adieu au statut de citoyen. Heureusement, qu'il reste encore des personnes qui n'acceptent pas ce deuil préoccupant.

  • Ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres

    Pierre Gascon Elysée

    Depuis quelques jours, dans des circonstances dramatiques, des familles mettent en relief une leçon forte de la vie : ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Un père, des compagnes de soldats morts au combat font des témoignages d'une grande beauté d'âmes : le respect, la douleur, l'importance de la mémoire. Dans des circonstances dramatiques, c'est une embellie agréable dans le tumulte de comportements vulgaires qui assaillent désormais l'actualité de notre pays. Avant cette nécessaire leçon, ces dernières semaines, j'avais reçu deux témoignages de belles âmes inspirées par les mêmes valeurs. Il y a 3 mois, presque jour pour jour, nous apprenions le décès de Pierre Gascon. Dans les jours qui ont suivi son enterrement à Barraux, j'ai reçu un mot de son épouse qui m'a terriblement ému. Probablement terriblement davantage que ce qu'elle a pu imaginer en me l'adressant. L'écriture fragile d'une dame âgée. Mais d'une dame qui avait pris le temps d'écrire des sentiments. Elle et son époux avaient traversé tellement d'épreuves comme le rappelle la vidéo ci-dessous que j'avais faite à l'Elysée et que j'ai retrouvée dernièrement classée sur une clef USB en recherchant des lettres de Pierre Gascon que j'avais soigneusement rangées. Ce mot est désormais sous cadre dans mon bureau. Tout y est. La même élégance que celle de son époux qui écrivait souvent. Une de ses lettre d'août 86 sur la vie publique est l'une des plus belles que j'ai pu lire sur le dévouement au collectif. Un jour, je la publierai. Puis quelques jours plus tard, un autre mot sur un autre sujet émanant de M. Yves Armand, membre de l'Académie Delphinale, remarquable historien ayant longtemps présidé les AVG. Même élégance de pensée. Il ne faut jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Ceux qui portent des messages d'espoir ont eu cette capacité à éviter de tels écueils. Le jour où dans les comportements personnels ce beau réflexe sera très largement partagé, notre pays pourra alors retrouver les chemins de la confiance et de l'espoir, chemins qu'il a quittés depuis quelques années déjà. 

  • Quand l’élastique va claquer …

    Trump 12 05 19

    Jusqu'où la France peut-elle pousser la déresponsabilisation individuelle ? C'est la question de fond du moment. Pourquoi ? Notamment parce que le contribuable a gagné sur l'usager. Cette victoire culturelle dans le grand nombre change toute la donne. C'est d'abord la question du "combien cela nous coûte avant du combien ils vont bénéficier". Le dernier exemple en date : les otages au Bénin. La gestion du dossier est un tollé généralisé. Jusqu'où est-il toérable de renvoyer à une gestion publique un comportement privé aussi risqué ? La France n'arrive pas à rouvrir une page qui est celle du respect de la responsabilité individuelle. Des familles ont choisi la guerre religieuse contre la France. Quelles conséquences pour elles ? Presque aucune puisque les contribuables français vont jusqu'à payer leurs avocats. Prenons un autre exemple moins polémique : la gestion du grand âge. Que se passe-t-il en France ? Les contributions vont être augmentées pour que du public ou du privé gère les seniors ++. Et les familles où sont-elles ? Que se passe-t-il à l'étranger ? Des facilités y compris financières importantes sont attribuées aux familles qui s'engagent auprès de leurs seniors. Prenons l'exemple de l'assistance à l'enfance en danger. Quelles conséquences pour les familles incapables d'honorer leur responsabilité ? Rien. Faire des enfants et ensuite c'est à la société de les élever. Et la liste pourrait durer longtemps : l'irresponsabilité a gagné partout du terrain en France. Dans les autres démocraties occidentales, le peuple refuse cette logique. Regardons avec lucidité des marqueurs actuels qui sont loin d'être neutres : aux Etats-Unis, Trump est plus populaire que les dernières années d'Obama. En Grande Bretagne, Nigel Farage (parti du Brexit) est en tête avant le vote de fin mai. En Allemagne, Alice Weidel fait des scores considérables. Et la liste pourrait durer longtemps. Tous ces marqueurs vont dans le même sens : le refus d'une irresponsabilité ambiante prisonnière de la culture de l'Etat providence ouvert à tous les vents. En France, Macron manque ce rendez-vous. L'anti-système perçu de 2017 est le gestionnaire du système depuis sa victoire. Il tire sur l'élastique comme le choix de l'usure face aux Gilets Jaunes. Mais l'élastique va claquer. En démocratie, on ne gagne jamais contre l'opinion. Les Européennes vont être en France d'abord la victoire de l'abstention puis probablement celle du Rassemblement National. C'est une gueule de bois terrible pour le jour d'après. Il serait temps que des inflexions attendues par les citoyens soient opérées. Il faut rétablir des règles de responsabilité individuelle. 

  • Quand le vent du nord crée le rythme

    Arbres 2 12 05 19

    Indépendamment de l'itinéraire d'une promenade, il y a une composante qui occupe une place considérable : le vent. Le vent fait vivre 3 hypothèses. Le vent du sud assèche. S'il est fort, il crée une atmosphère lourde comme si l'air pouvait venir à manquer. Désagréable. Puis les jours sans vent. L'air parait neutralisé. Presqu'à oublier combien c'est indispensable. Et comme ce matin, les journées avec un vrai vent du nord. Il rafraîchit. Il donne de la musique dans la forêt. Les arbres bougent. Les poils de nos chiens s'animent. Temps idéal ce matin car le vent du nord a créé un rythme très agréable. 

    Chatham 12 05 19

  • Musée Champollion : né un 11 mai 2019 … ?

     

    Musee Champollion bis 03 10 07
    L'actuel monde politique local est une morne plaine tant il est prévisible. Pas le moindre relief possible pour une surprise positive éventuelle. Il est fâché avec le temps. Le temps passé le contrarie car la comparaison avec des réalisations d'hier lui rendrait de l'humilité. Et comment être porteur de vision quand on commence par ignorer les racines ? Tout est donc dans l'instant. Prenons un exemple concret : le musée Champollion. La réalité des faits c'est quoi. 1) Tout a officiellement commencé un 5 juin 1989 par une délibération du Conseil Municipal de Vif à l'initiative de son Maire d'alors, M. Daniel Biston. Il y a 30 ans ! Et Daniel Biston engage les discussions avec la famille Chateauminois, alors propriétaire du domaine. Discussions difficiles car le couple Chateauminois était contrasté. Lui fatigué, usé, résigné. Elle très alerte, redoutable négociatrice, sachant exactement ce qu'elle voulait. Combien de fois, comme Conseiller Général, j'ai accompagné Daniel Biston dans ses démarches. Sans sa patience et sa détermination, cette propriété n'aurait jamais été aujourd'hui un patrimoine public. Puis à cette époque, il y eut également l'engagement d'Alain Carignon, Alors Président du Conseil Général de l'Isère.

    Daniel Biston Vif

    Il est venu un nombre de fois considérable sur place. Persuadé qu'il s'agissait d'un projet de qualité. A cette époque, nous pouvions aussi compter sur deux soutiens importants : Jacques Remiller, VP, qui avait connu Vif dans sa carrière professionnelle et qui aimait cette ville. Et Gérard Cardin passionné d'égyptologie. Comme le soutien de Didier Migaud, alors député du secteur.

    DB avec Migaud (Copier)

    Et l'aide de responsables associatifs comme Yves Armand, remarquable Président des AVG ou Alain Faure, passionné par l'histoire. Après Daniel Biston, avec le nouveau Maire de Vif, ce fut plus délicat. Moins patient par tempérament, parfois même rapidement volcanique, souvent d'abord désireux de "régler ses comptes " avec son prédécesseur, une politique du yoyo allait naître : tantôt pour tantôt indifférent. Puis ce fut Brigitte Périllié. Elle a sérieusement travaillé sur le dossier. Relancé.

    Brigitte Périllié (Copier)

    Mais rien n'a été fait dans l'Assemblée Départementale pour l'aider. Elle gênait ce milieu masculin à l'excès qu'elle ne voulait surtout pas chercher à comprendre et encore moins à s'intégrer. Ce divorce progressif a expliqué la situation de 2015. Et 10 932 jours + tard, parce qu'il n'y avait plus de choix face aux évolutions possibles, le Musée voit le jour. 10 932 jours plus tard. C'est peu par rapport aux repères de Champollion. Mais c'est assez instructif sur la capacité à respecter le temps "court" de la part de ceux qui veulent célébrer le temps … long. 

  • Terrains à construire : non toutes les bonnes affaires ne sont pas sur Le Bon Coin

    Le Bon Coin terrain à construire 09 05 19

    Bien au contraire. Le Bon Coin passe pour être le "site des meilleures offres". Regardons hier les terrains constructibles à vendre sur la Commune de St Paul de Varces, terrains exposés sur le site Le Bon Coin. Un terrain à 259 € le m². Puis un autre à 293 € le m². Un autre à 300 € le m². Un à 231 € le m². Un à 245 € le m². Et celui qui vient d'être vendu par la Commune (#Villarey1) qui n'est pas sur Le Bon Coin : 64 € le m². Ce dernier terrain (LeVillarey1) est-il mal placé ? Non en plein centre village à côté de l'Ecole. Est-il voué à supporter des charges autres que la construction dans la durée ? Non puisque tout passe immédiatement dans le domaine public à la charge de tous les contribuables. Comment se fait-il que quand un m² constructible se vend à 64 €, des particuliers acceptent de payer 250 € le m² constructible en moyenne ? Ce d'autant plus que les charges de travaux seront supportées par définition sur un seul propriétaire dans des opérations individuelles alors que dans le Villarey1 il y a un amortissement sur 80 acheteurs. Assistons-nous à une génération de "particuliers mauvais négociateurs" à ce point pour dépenser 250 € en moyenne quand 64 € seraient le "prix du marché" ? Ou alors, il y a un autre angle de questionnement : et si le prix du marché c'est 250 € le m² constructible, comment une opération peut-elle tomber à 64 € le m² constructible ? Les contribuables propriétaires de ce terrain vendu par la Commune ont droit à une explication. C'est d'autant plus nécessaire que la connaissance du Jury qui a décidé le choix de cette offre est toujours inaccessible. Et c'est encore plus nécessaire quand ceux qui ont décidé cette vente à ce prix écrivaient hier quand ils étaient dans l'opposition que l'opération devraient rapporter 4M€ ! Cette composition du Jury est demandée par mail + par courrier suivi remis en mairie + par visite physique en mairie : mais impossible à obtenir à ce jour ! Pourquoi ? Existe-t-elle ? Très probablement quand même. Même si cette obstination à ne pas communiquer ce document public peut commencer à créer des doutes. Si cette composition existe, pourquoi ne peut-elle pas être communiquée alors même qu'il s'agit d'un document public ? La liste des questions sérieuses sans la moindre réponse s'allonge chaque jour sur ce dossier. 

  • Environnement : les rapports et le jour d’après …

    Orvis 08 05 19

    Les rapports sur le dérèglement climatique comme les rapports sur les espèces en voie d'extinction vont remplir des bibliothèques entières mais les jours d'après il ne se passe rien. On imagine un malade se rendant chez un médecin. Le médecin confirme à l'intéressé qu'il est sérieusement malade. Et l'intéressé repart sans ordonnance, sans traitement, sans médicament. Le jour d'après, rien n'a changé. Tout est comme la veille de la visite chez le médecin. C'est ce qui se passe pour l'environnement. Pourquoi ? Parce qu'il est devenu un enjeu politique accaparé par des professionnels de la politique qui font varier leurs convictions au gré des intérêts de leurs carrières personnelles. Un exemple d'actualité : Hulot quitte le Gouvernement pour cause d'inaction mais Canfin rentre dans la majorité présidentielle parce qu'il est satisfait des … actions du même Gouvernement. Le vrai travail sérieux est ailleurs. Ce sont souvent des entreprises qui le mènent. Comme Patagonia. La lutte pour Jumbo Wild a été remarquable. 25 ans d'oppositions pour sauver un territoire magnifique des visées spéculatives de promoteurs immobiliers.

    La bataille contre les barrages de même. Et maintenant, celle pour sauver les poissons sauvages. L'efficacité passera demain par l'adoption de causes par les citoyens et par les entreprises. Eux ont la capacité de faire : adopter un territoire, une rivière, une espèce animale … Et au quotidien, des volontaires qui démultiplient leurs actions. L'avenir de la planète est probablement dans cette mobilisation là. La bataille des convictions et pas celle des intérêts. 

  • #Le Villarey1 #stpauldevarces : J + 7 : pourquoi cette opacité ?

    Villarey 2 29 04 19

    Les 12 et 15 avril 2019, le maire de St Paul de Varces a signé des autorisations de construire pour 80 logements soit au moins 240 habitants soit + 10 à + 12 % de population d'un coup. C'est compréhensible que cet acte administratif fasse l'objet d'un examen attentif. Dans ce cadre, le bon sens élémentaire, c'est d'identifier la traçabilité du processus de décision. Donc de revenir aux actes de base. Dans un fonctionnement "normal", ces actes, pris en l'espèce courant l'été 2017, auraient dû être en ligne sur le site Internet de la mairie. Disponibles pour chacun dans la transparence. Ils ne le sont pas. Donc il faut demander leur communication. C'est ce que j'ai fait par mail du 30 avril (cf photo ci-dessous). Une lettre courtoise, détaillée, demandant des documents publics. Une semaine plus tard, pas la moindre réponse. Les pièces demandées ne sont pas volumineuses. Dans le cadre d'un recours éventuel, les délais sont de 60 jours. 7 jours sont déjà neutralisés par des pratiques de ce type. Ceux qui soutiennent la municipalité sortante soutiennent des pratiques de ce type ! Considèrent-ils qu'une Commune peut fonctionner ainsi dans le secret, coupés des demandes légitimes d'une partie de ses habitants ? Une opacité qui suscite ensuite une question de bon sens : qu'y aurait-il donc à cacher pour ne pas communiquer ces pièces ? Quand j'ai entendu des explications données sur des démissions (8), j'avais du mal à penser que des arguments exposés par des démissionnaires puissent être exacts. J'imaginais de la rancoeur, voire une forme de malveillance. Puis il y eut l'étape du jeudi 6 juillet 2017 constatant la principale adjointe du maire perdre la maîtrise de ses nerfs et insulter des personnes qui avaient pour tort de … poser des questions. Sans la moindre réaction ni du maire ni de conseillers de la majorité sortante face à un tel débordement indigne d'une telle fonction. Aujourd'hui, une étape supplémentaire est franchie. Est-elle de nature à dissuader ? Non. Bien au contraire. Le Villarey 1 devient ainsi non seulement un enjeu d'urbanisme mais de démocratie. Ce sont deux valeurs qui méritent l'engagement. 

    Villarey demande DB 30 04 19

  • La vraie écologie est celle du sens du temps

    Sapin Léon 06 05 19

    Aujourd'hui, un rapport très important sera publié. Sous l’égide de l’ONU, 150 scientifiques de 50 pays – épaulés par plus de 300 experts – travaillent depuis trois ans à la réalisation d'un rapport sur l'état mondial de la biodiversité, le premier au niveau mondial en 15 ans. Il sera rendu public ce jour. Des espèces animales disparaissent y compris dans notre toute proximité. Comment ne disparaîtraient-elles pas quand leurs habitats sont modifiés, détruits, quand les prairies sont saccagées par le bitume et par le béton ? Ce rapport aura un contenu à contre-courant parce qu'il va parler du temps long à une société névrosée du temps qui ne pense que dans l'urgence du temps court, du temps immédiat. Cette société droguée par la vitesse court à sa perte. Les agités et les débordés additionnent les erreurs et les fautes. Avec recul, le virus de l'urgence sera l'un de ceux ayant produit le + de dégâts. La vraie écologie est celle du temps. Prendre le temps d'observer la nature. Respirer la terre après la pluie. Planter des arbres. Courant 2018, 8 arbres plantés dont le sapin de notre petit fils pour Noël (cf photo ci-dessus). Vérifier comment des arbres poussent. Ceux qui passent à côté de ce délice du temps calme, de la lenteur n'imaginent pas tout ce qu'ils manquent. Ce qui est très intéressant actuellement c'est que les névrosés du temps court perdent en influence. Dans les discussions, je suis très agréablement surpris par ceux qui veulent respecter le temps. Ils sont tellement convaincus de cette nécessité qu'ils sont prêts à s'échapper des modes. Ils savent que beaucoup de réponses sont en soi. Pas besoin de norme ou de loi. Encore moins de sanction. Pas besoin de directeurs de consciences. Faire ce que le temps nous a appris comme juste et bon. Si ce nombre augmente, la biodiversité aura alors les gardiens motivés qu'elle mérite. Un bel enjeu à défendre.