Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • #LeVillarey1 : les permis de construire sont manifestement frappés par le vice juridique d’incompétence

    Délégation de signature Préfet Eure

    Les faits : les 12 et 15 avril 2019, un permis d'aménager et tous les permis de construire dans le cadre de l'opération dite Le Villarey 1 sont accordés signés par un adjoint au maire dans le cadre d'une délégation de signature. Les permis sont affichés sur le terrain le 29 avril pour le Groupement ayant pour leader GTR et le 03 mai pour l'OPAC38. A partir du 30 avril à 09.32 et selon des modalités formelles complémentaires (mails, courriers suivis …), je demande la communication de documents publics. Le 15 mai à 16.40, Mme Bernard, DGS de la mairie, me communique quelques pièces dont l'arrêté de délégation de signatures. Le 16 mai à 10.02, je relance Mme Bernard pour les nombreuses autres pièces pas communiquées et note au sujet de l'arrêté de délégation de signature " … je constate qu'il n'est pas signé par les délégataires ...". Mention qui ne sera pas contredite par l'intéressée. Le 23 mai, par courtoisie, je contacte le signataire pour l'informer que je vais déposer un recours et qu'à mes yeux la non signature de l'arrêté de délégation de signature par les délégataires frappe d'illégalité l'arrêté. Le délégataire me confirme qu'il n'a pas signé l'arrêté en question. 

    Sur ces faits, la question juridique est simple : un arrêté de délégation de signature ne respectant pas les obligations formelles légales est-il valable ? La réponse est non. 

    Et en conséquence, les actes pris par le délégataire en vertu d'un arrêté de délégation de signature non valable sont frappés par le vice juridique d'incompétence. 

    Mes observations : j'ai enseigné le droit public pendant de nombreuses années. Dans le cadre de responsabilités publiques, j'ai accordé des arrêtés de délégations de signatures. La signature de l'arrêté par le ou par les délégataires est une obligation légale essentielle. La littérature juridique est foisonnante en la matière. Il y a même parfois des Préfectures qui adressent une circulaire aux maires pour bien le rappeler comme l'extrait en photo ci-dessus. Et cette formalité essentielle est respectée ailleurs à l'exemple de l'arrêté ci-dessous. 

    Le retrait immédiat des permis de construire est le retour à la raison. Dans le droit français, il peut y avoir des débats de fond avec une marge réelle de subjectivité. Là, la situation est claire et simple : des obligations légales de forme sont incontournables. Ont-elles été ou pas respectées ? C'est oui ou non. Si c'est non, l'illégalité est établie.

    Je demande donc au maire de St Paul de Varces et à tous les membres du Conseil Municipal de ne pas jouer la montre en engageant des procédures financées par tous les contribuables alors même que la non validité de l'acte de base est établie. 

    Ces permis de construire doivent être retirés. Faute d'un tel retrait, un recours sera engagé courant la semaine prochaine ajoutant à ce motif juridique d'autres motifs particulièrement sérieux. 

    Il n'est pas possible de rester indifférent devant de telles méthodes sur des sujets d'une telle importance. Il serait temps que la raison retrouve sa place car, dans ce dossier, depuis de nombreuses semaines, la mairie s'est beaucoup éloignée de la normalité notamment dans la non-communication de documents publics y compris en reniant ses propres engagements concernant une communication promise par écrit le 15 mai et jamais exécutée depuis. 

    Délégation de signature signature des délégataires

     

  • La « démocratie locale » peut-elle vivre à partir du parti pris de l’usure ?

    Le Grand Sorbier 20 04 19

    1 600 observations contestataires pour la quasi-unanimité : voilà le score effectué par le projet de PLUi dans l'agglomération grenobloise sur le seul site Internet de la métropole. C'est énorme. Souvent d'ailleurs des remarques très détaillées, argumentées, de grande qualité. Que se passera-t-il après ? Probablement rien. Parce que la gouvernance de la métropole fonctionne à partir du parti pris de l'usure : ne pas répondre et continuer son chemin. Syr une Commune de l'agglomération, prenons l'exemple d'une opération immobilière en cours (#LeVillarey1 sur St Paul de Varces). La crise vient de loin. Fin janvier 2012, un référendum est organisé : 58 logements sont refusés. L'opposition d'alors diffuse un nombre considérable de documents annonçant les crises concrètes découlant de 58 logements : explosion de la fiscalité municipale, voiries à aménager, groupe scolaire à agrandir, perte de l'identité de village … Tous ces écrits existent (merci aux habitants qui les avaient mis de côté et m'en ont communiqué des copies). 7 ans plus tard, ceux qui s'opposaient à 58 logements signent pour … 80 logements ! Des questions sont posées. Pas une seule réponse. Bien davantage, pas une seule information municipale officielle. Si des personnes ne passaient pas devant les panneaux des permis de construire et ne consultaient pas nos sites d'informations, elles ignoreraient totalement une mesure visant d'un coup et d'un bloc à augmenter la population de 12 à 15 %. C'est le parti pris de l'usure. C'est une situation qui échappe à toute normalité. Il y a quand même une question de fond à se poser même pour ceux qui sont favorables à de telles opérations immobilières densifiées : la démocratie locale peut-elle fonctionner à ce point dans l'ignorance des citoyens avec un parti pris aussi manifeste de l'usure qui consiste à considérer que les citoyens vont abandonner leurs causes de guerre lasse ? 

  • La bataille de la défense des espaces naturels de proximité

    Varces 14 1017 (Copier)
    Dimanche matin, remarquable intervention de Jean Nouvel sur Europe 1. Jean Nouvel est l'un des architectes à réelle notoriété internationale au même titre que Pei ou Gehry. Leurs témoignages sont précieux. Que dit Nouvel dimanche sur Europe 1 ? "l'étalement urbain, c'est le péril de la perte du patrimoine naturel. Il faut arrêter ce cancer !". Et Jean Nouvel développe : en attaquant les champs qui sont aux portes des villes, l'Ubu-urbanisme crée une sottise absolue. C'est la logique du vieux monde où la nature était au service de l'homme. Aujourd'hui, il faut d'abord respecter ces espaces naturels. Ils sont l'équilibre de demain. Il devrait y avoir un pacte sacré : quand on est dans un champ en train de le respecter, on est chez soi. Toute destruction d'un espace naturel avec le déséquilibre de biodiversité qui en résulte, c'est détruire de devenir des prochaines générations. C'est un entretien remarquable qui mérite d'être écouté. A cette fin, il suffit de cliquer sur le lien suivant : défendre les espaces naturels. 

  • La fête des mères ou les génies de la tendresse

    Fleurs 27 10 18

    Une main, une voix, un regard, un parfum : une vie entière imprimée par ces 4 souvenirs. La main qui accompagne à l'école. La voix qui fait chanter les mots doux ou raisonner les rappels. Le regard qui met en surface les émotions profondes. Et le parfum qui fait partager ce privilège de la vraie proximité. 4 souvenirs toujours présents. Enfant, j'étais persuadé qu'elle serait immortelle. Jeune adulte, chacun de ses soucis de santé m'angoissait. Puis après, faire l'effort si douloureux de tenter de se consoler. Souvent. Trop souvent. Pensée toute particulière en ce jour. 

  • « C’est de la blague tout ça : y en a marre !!! »

    Trottinettes électriques Lyon 25 05 19

    Le titre ci-dessus, c'est la formule de Philippe Labro au sujet des trottinettes électriques et bien plus largement de projets urbains sur Paris. Sur Lyon, je suis surpris par le cimetière de trottinettes que deviennent les trottoirs et tout particulièrement la place Bellecour. Elles sont là abandonnées. Lundi dernier, sur 600 mètres entre Bellecour, rue Gasparin, début de la rue de la République, j'ai compté 23 trottinettes abandonnées sur les trottoirs. Probablement mises à disposition par une structure publique, elles appartiennent à personne puisque payées par tous et quand un équipement n'a pas de propriétaire responsable en France il est aussitôt maltraité … Une pagaille de + qui s'ajoute à la liste de toutes les autres gabegies. Face à ces réalités, que dit Labro "c'est de la blague tout ça, y en a marre !!!". Et il survole tous ces règlements de papiers jamais appliqués, jamais respectés. D'ordinaire, ses billets concernent la littérature et son ton est très calme, posé, réfléchi. Là, c'est le quotidien insupporté.  La formule de Labro c'est probablement la formule la + consensuelle du moment. Une ambiance collective à connaître et à méditer. 

  • Les mots que l’on mérite …

    St Barthélémy 16 03 19 (Copier)

    Des signes sont rarement des hasards. Je suis actuellement très agréablement impressionné par la qualité d'avis qui me sont communiqués pour information en réaction au projet de PLUi (Plan Local d'Urbanisme Intercommunal). Des personnes qui ont pris du temps pour étudier des documents souvent compliqués et probablement intentionnellement rendus encore plus compliqués notamment par la multiplication d'acronymes multiples. Mais ces citoyens ont la liberté de ceux dont les fins de mois ne dépendent pas de mandats politiques. La liberté de ceux qui ne dépendent pas davantage de la promesse du prochain mandat annoncée par leurs parrains politiques locaux. Ces citoyens courageux aiment leurs territoires et le défendent avec des exemples précis. Des faits venus du terrain. Implacables. La technostructure de la Métropole de Grenoble, avec des élus sortants si timides face à elle, est en train de recevoir une belle leçon de réalisme, de connaissance du terrain, de talents de bénévoles. Des apprentis directeurs de consciences vont tenter d'expliquer que des chiffres sont faux. Bien sûr, ils ne le feront jamais en présence de ceux qui connaissent le terrain. La Métro reçoit les mots qu'elle mérite négativement. Mais les territoires reçoivent aussi les mots qu'ils méritent positivement. C'est une enquête publique boomerang qui se termine aujourd'hui. Une belle leçon de citoyenneté. 

  • Ne jamais devenir prisonnier de la compétition

    DB 5 17 10 13 (Copier)

    Plusieurs sports individuels (running, tennis …) deviennent particulièrement agréables dès l'instant qu'on se libère des contraintes de toute compétition. Oublier totalement la logique de compétition en pleine … compétition. Je n'ai vraiment découvert cette "logique" qu'il y a 3 ou 4 ans au tennis. Puis je l'ai appliquée à d'autres sports. Quand on ne se pose plus la question de gagner ou pas, la partie change. Il y a un esprit de liberté, d'audace qui autrement ne règne pas. Dans son intérieur, la meilleure chance pour gagner une compétition c'est vaincre l'esprit même de … compétition. Comme chacun est très programmé par le résultat, cela demande un effort certain pour se libérer du résultat immédiat d'une compétition. Dimanche, lors du running de l'association Leucémie espoir Julien 38 j'ai constaté que cette mentalité de liberté face à toute compétition m'avait désormais imprégné pour de bon. Vivre la "course" à son rythme sans se poser la question du "qui double" ou du "qui à rattraper". Tout change. C'est comme veiller à ne jamais ressembler à un concurrent dans les affaires ou dans la vie publique. Dans ces domaines, la compétition fait qu'au bout d'un moment des concurrents en finissent par se … ressembler. Il peut même parfois y avoir une surenchère dans les mauvaises méthodes. C'est terrible que d'imaginer arriver à ressembler à celui ou à celle dont on souhaite se différencier parce que justement on n'aime pas ses comportements… Ce sont des volets de la vie qui mériteraient d'être mieux considérés donc mieux enseignés plus tôt. 

  • La nature vaut bien une fête

    Ecureuil 04 07 16

    Il faut se méfier des mots qui perdent leur sens premier. Un exemple : neutraliser. A la base, c'est rendre neutre. La Suisse est neutre. Mais neutraliser c'est aussi l'expression "douce" désormais pour … tuer car l'opinion n'aime plus nommer avec précision. Un autre exemple : langue de bois. C'est devenu l'expression de "mots vagues sans signification réelle", l'expression molle or le bois est dur et noble. Un mot utilisé désormais à l'opposé de son véritable sens de base. C'est pareil pour "naturel". Quand on dit "c'est naturel" cela signifie "ordinaire", "normal", "cela va de soi" … Alors que contenant le mot "nature", naturel devrait être une expression de qualité supérieure : authentique, vrai, à protéger. A partir de demain 22 mai, c'est la fête de la nature jusqu'au 26 mai. La nature vaut bien une fête. Cette fête au quotidien a ses "organisateurs" : ceux qui sont capables de bien regarder la nature, de bien faire partager ce regard grâce aux photos, aux vidéos, des entreprises qui agissent dans la durée comme Patagonia, Orvis … et surtout tous les anonymes qui font les gestes respectueux de la nature, dans la discrétion mais dans l'efficacité. La nature vaut bien une fête et le jour où cette fête sera quotidienne, beaucoup de choses changeront pour de bon. 

  • Ce matin, des étoiles étaient visibles dans le regard de nombreux enfants

    Bikers 3 19 05 19

    Le plaisir de participer ce matin à la course organisée par l'association Leucémie Espoir Julien 38. Une course et un repas très agréables dans une ambiance chaleureuse conviviale. Mon moment préféré parmi de nombreux instants privilégiés : l'arrivée des conducteurs de Harley Davidson. Ce bruit si typique de cette marque culte. Et débuter un running avec un cortège de motos Harley Davidson : le délice absolu. Et surtout constater la gentillesse des conducteurs de Harley Davidson plaçant des enfants sur le siège, expliquant les boutons de la moto, les surveillant pour qu'ils ne glissent pas … Des moments hors du temps. Ces moments où il y a des étoiles dans le regard des enfants comme la photo ci-dessus prise avec l'accord de la maman de cet enfant qui n'en revenait pas d'être au volant d'une Harley Davidson. Quand les enfants touchent ce qu'ils pensaient inaccessibles. A un certain âge, ils ont tous le même comportement que je retrouve avec notre petit-fils. D'un coup ils deviennent sages, leur corps traduit une certaine fébrilité et le regard se nourrit de tout ce qui les émerveille comme sur cette photo d'un enfant de 2 ans et 1/2. Une idée géniale de Corinne et Eric Farrugia et de tous les organisateurs de cette très belle manifestation. 

    Bikers 1 19 05 19

  • J + 18 : quand des valeurs appellent au secours

    Champ de bosses 2 24 09 17 (Copier)

    Le dossier du Villarey sur St Paul de Varces entre dans une zone quasi irréelle. De quoi est-il question sur le fond ? 1) D'abord d'acter toutes les valeurs déjà bafouées. Il est possible de voter un référendum en janvier 2012 et accepter qu'il ne serve à rien. Il est possible de considérer que des candidats peuvent être élus pour ne pas faire une opération immobilière puis décider de la … faire. C'est le passé. C'est déjà lourd comme passif à cautionner. Mais le présent c'est quoi ? 2) Depuis 18 jours, ne pas parvenir à obtenir un document public qui est l'acte n°1 : le jury qui décide du choix du Groupement Lauréat. Comment interpréter une situation aussi éloignée de la normalité ? La normalité c'est quoi ? C'est que tout ait été en ligne dans une rubrique dédiée du site Internet officiel de la Commune géré par des fonctionnaires payés par tous les contribuables. Si ce n'est pas le cas, la normalité c'est alors la communication du document de base à première demande. Ce document doit exister. Pourquoi pendant 18 jours déjà, et pour combien de jours encore, faut-il le soustraire à l'examen de demandeurs ? Qui peut défendre qu'une Collectivité publique peut priver sur une affaire de cette importance des citoyens du droit d'accès à toutes les pièces du sujet ? Si nous ne nous occupions pas de ce dossier, qui en aurait parlé ? La page Facebook de la Commune : pas une ligne ! Le Dauphiné Libéré depuis avril 2018 les séances publiques du Conseil Municipal ne font l'objet d'aucun article. Un magazine papier a-t-il été diffusé ? Non. 80 logements, 240 habitants … : une décision discrète susceptible d'être exécutée entre les ponts de mai … Il y a quand même des valeurs qui appellent au secours dans de telles circonstances irréelles. Qui peut cautionner par l'indifférence de tels comportements ? Chaque jour qui passe ajoute une dimension de crise alors même qu'il était si naturel de communiquer toutes les pièces dans la transparence la plus totale. C'est vraiment dommage qu'il n'en soit pas ainsi.