Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Allez les Bleus ou le sport en vrai mode de vie

    Denis Bonzy

    Aujourd'hui les Bleus entrent en compétition dans la Coupe du Monde 2015. Dans un contexte très difficile d'un pays au bord de l'explosion, cette compétition est peut-être l'une des dernières parenthèses d'union comme le fut le printemps 1998. 

    Le sport est un vrai mode de vie. Il porte le goût de l'effort. L'esprit de compétition. Il accompagne les meilleurs souvenirs. Lorsqu'enfant j'ai découvert le tennis, le football, le rugby, le basket. Puis les compétitions de tennis. Puis les temps de loisirs en famille avec Jonathan, Thomas et Marie quand nos fils étaient enfants et ados. Le merveilleux dépaysement que peut procurer une belle séance de running avec les musiques préférées.

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    La solidarité des doubles de tennis comme encore jeudi dernier à Grenoble Tennis lors d'une partie très acharnée. 

    Le sport mériterait une place renforcée dans

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  • Ijsberg au websummit de Dublin ou l’intelligence du contre-mode

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    Le 4 juin 2015, j'insistais sur l'intelligence du choix rédactionnel d'Ijsberg : le temps et le contenu dans l'information. Bref, le contre-mode. La mode est au bref là où Ijsberg choisit le temps. Elle est au sommaire pour ne pas dire la superficialité là où Ijsberg choisit le contenu détaillé.

    Ce choix du "contre-mode" a payé puisqu'Ijsberg vient d'être sélectionné pour le websummit de Dublin qui se tiendra début novembre 2015.

    Ce même "contre-mode" va bientôt s'appliquer à l'information papier. Il y a aura un moment où le trop d'infos sur le numérique va libérer des espaces pour

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  • Lionel Terray et le temps des vrais aventuriers

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    Dans deux jours, ce sera le triste 50 ème anniversaire de la disparition de Lionel Terray. Le 19 septembre 1965 grimpant une paroi du Vercors a priori facile mais instable. Une pierre souvenir est déposée au coeur du joli petit village de Prélenfrey du Gua. Comme Conseiller Général du Canton auquel ce hameau appartient, j'ai systématiquement déposé une fleur à cette époque chaque 19 septembre à côté de la pierre souvenir. Geste que je continue mais avec moins de systématisme le jour même.

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    Le hameau de Prélenfrey est un très joli hameau : calme, doux, reculé. La montée en VTT à partir de St Barthélémy est un bon test de forme et la descente sur St Paul de Varces le long du Lavanchon est un pur plaisir. 

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    La raison est simple. Lionel Terray est l'un des vrais aventuriers dont la lecture des exploits a émerveillé mon enfance.

    J'ai découvert le goût de voyager avec Frison-Roche. J'ai aimé la montagne avec Lionel Terray, René Desmaison… J'ai été intrigué par les mystères de la terre grâce à

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  • C’est officiel : la guerre de l’eau est engagée

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    Je suis très surpris par la faible attention actuellement donnée à un sujet essentiel : l'eau. La guerre de l'eau est engagée et ce sujet ne recueille aucune attention en France.

    Prenons 4 faits précis :

    1) Un think tank américain à la réputation solide vient de publier la carte des pays "en mal d'eau" dans 25 ans. La prochaine migration sera climatique : comment vivre sur une terre qui ne permet plus de vivre ?

    2) L'institut de la météo britannique a publié une étude sur le réchauffement climatique. Réchauffement climatique + évolution démographique + évolution des ressources en eau = crise.

    3) La Californie qui est la 1ère à avoir engagé la guerre de l'eau est méconnaissable : incendies, PV pour arrosages, niveaux des réserves d'eau …

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    4) Et pendant ce temps en France,

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  • Le vrai écosystème de l’initiative créatrice d’emplois, c’est quoi ?

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    Il est beaucoup question actuellement de "louer l'esprit d'initiative" en France dans la foulée d'Emmanuel Macron qui poserait les conditions pratiques d'une économie moderne conquérante créatrice d'emplois et susceptible de garder en France ses talents. 

    Derrière les mots et les labels passagers, il ne faut quand même pas être dupe d'un système qui n'a rien changé fondamentalement. Et tout particulièrement les handicaps des initiatives localisées en province.

    Le vrai écosystème de l'initiative, c'est quoi ? Nicolas Colin l'a remarquablement résumé dans un article paru sur le réseau social Medium. L'essentiel y est. Il suffit de cliquer sur le lien suivant pour en prendre connaissance : l'écosystème.

    Le numérique échappe-t-il aux contraintes générales ? Non. Là encore, le même Nicolas Colin l'a résumé de façon très claire en identifiant les blocages et les outils du changement. 

    Par conséquent, aujourd'hui rien n'est fait sérieusement.

    C'est d'ailleurs ce qui est inquiétant : le décalage entre la qualité d'un diagnostic et la capacité à passer aux actes pour changer pour de bon. 

    Ce diagnostic est-il récent ? Non. Il existe au moins depuis

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  • Le système des … anti-systèmes

    Jeremy Corbyn

    Les anti-systèmes sont à la mode. C'est même le … nouveau système. La Grande Bretagne avec Jeremy Corbyn en est la dernière illustration en date. L'approche est simple : radicaliser les choix. A priori, tout particulièrement en temps de crises multiples, il serait possible de penser que la société a d'abord besoin d'apaisement et d'union. Non, à l'opposé, des personnes lui donnent le carburant des haines et des revanches. Des haines et des revanches d'ailleurs parfois contradictoires.

    Mais jusqu'où peut aller l'anti-système ? La Grèce est devenue une fausse rupture. Combien d'autres en perspective ? 

    Pourquoi ces tromperies ? Parce que l'anti-système est d'abord une instrumentalisation, un moyen de com pour conquérir le pouvoir. Ce n'est pas une véritable logique de

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  • Pourquoi le rêve n’est-il plus chez lui en France ?

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    Le rêve chez l'être humain est au début de tout. On choisit une formation en rêvant au métier qu'elle est supposée assurer. On s'engage dans un 1er rendez-vous affectif en rêvant à la vie qu'il serait possible de vivre ensemble. On se bat professionnellement pour un marché en rêvant aux résultats qu'il peut ouvrir… Rêver c'est vivre par anticipation. 

    Actuellement, je suis surpris par le décalage qui peut exister entre la place du rêve en France et celle dans d'autres pays. 

    Le rêve n'est plus chez lui en France. C'est probablement l'un des sujets collectifs les plus graves. En France, tout parait compliqué, étriqué, voué au mauvais côté des choses ou des êtres humains quand ce n'est pas tout simplement … interdit. 

    Comment avancer dans cette ambiance ?

    Prenons des exemples concrets ?

    Sur le plan national, la politique est le terrain des vieux professionnels. Ils ont tout connu et ils sont toujours là. Pas une tête fraîche qui change les choses : autres projets, autres mots, autres méthodes …

    En matière économique, les managers passent d'une entreprise à l'autre empochant des sommes considérables au départ comme à l'arrivée dans le nouveau point de chute. Mais des entrepreneurs qui ont défendu leurs couleurs, porter leur marque … : ils sont où ?

    Sur le plan régional, qui peut citer un seul grand projet régional voué à changer les choses pour la région ? Impossible.

    Sur le plan départemental, une alternance politique change quoi ? Rien.

    Sur le plan de l'agglo, une Métropole qui se vante d'être référence FrenchTech n'est même pas capable de porter le haut débit Internet dans toute sa géographie ! Qu'en attendre d'autre dans ces conditions ?

    Sur les plans municipaux, plus personne n'y comprend rien au qui fait quoi. Donc il ne se passe rien sauf quelques modifications anecdotiques en matière d'animations.

    Tout est figé. Or le rêve, c'est le mouvement, l'espoir, "l'autre vie".

    Une "autre vie" qui parait impossible en France, désormais capitale de

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  • Climat ou l’attente de la nouvelle écologie qui est en marche

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    La COP21 s'annonce comme un échec supplémentaire. A ce jour, 56 Etats ont transmis des propositions. Trop timorées. Les enjeux majeurs n'ont toujours pas de solution. Le financement même de l'organisation logistique de la COP21 n'est pas réglé. Mais, la communication sera inversement proportionnelle à la réalité des engagements : communiquer très fort pour cacher la faiblesse des contenus.

    L'avenir de l'environnement est ailleurs que chez les Etats. Il est d'abord chez les citoyens. Que le plus grand nombre prenne en main un enjeu concret, précis : préserver un espace, sauver une espèce animale, s'opposer à une densification qui annonce une ville-four ou une ségrégation sociale … Il est ensuite dans des communautés ponctuelles d'objectifs. Il est enfin dans la proximité : le local

    Les Etats sont les impuissants du nouveau siècle : embourbés dans des usages, sans finance disponible, exposés à des alternances accélérées … La vraie puissance est maintenant ailleurs. Google va

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  • Le vrai tournant actuel : la fin de l’esprit du notable

    Gina Raimondo

    Je suis entièrement d'accord avec le diagnostic de Nicolas Colin dans son article sur Medium. Le vrai tournant actuel c'est la fin de l'esprit du notable.

    Pour les démocraties occidentales, le tournant a été la présidentielle 2008 de Barack Obama. Le candidat portait la couleur du changement. Aucun défi ne pouvait être plus visible. Ses méthodes étaient celles de la participation citoyenne. Son équipe était jeune, participative, issue des réseaux sociaux. Obama battait la caricature de l'establishment démocrate : Hillary Clinton, statut de l'ex-First Lady.

    Depuis cette date, la retard se creuse en France où la classe politique française n'a toujours pas voulu ou su prendre la leçon. Elle reste dans l'esprit du notable que l'opinion ne tolère plus. C'était le vrai tournant de Hollande en 2012 derrière la promesse de "normalité" et non pas de banalité. L'opinion avait compris que la "normalité" c'était la citoyenneté. Le président serait l'un d'entre eux. Comme eux. Parmi eux. Enfin. Le vrai malentendu. 

    L'esprit du notable, c'est le culte de l'ordre installé.

    Deux socles qui n'ont désormais aucune signification.

    Il n'y a plus d'ordre puisqu'il est question d'équilibre consenti et non plus d'ordre soumis. L'équilibre consenti est le marqueur de l'autonomie de la société, de sa maturité, de son exigence de respect.

    Et surtout plus rien n'est installé puisque le mouvement est permanent. Mouvement des informations, des contestations, des sources différentes …

    Ce malentendu est le facteur décisif de l'actuelle crise civique : l'opinion n'a pas d'offre face à sa demande. D'ailleurs, sur les plans locaux, c'est très instructif. En France, les seules géographies qui échappent à

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  • La France décroche même dans l’imagination de communication

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    Le déclassement français s'accélère. L'Allemagne donne un tempo en matière d'accueil des réfugiés que la France se croit obligée de suivre alors même que les situations ne sont pas du tout comparables. Il n'y a aucun débat de fond face à un sujet d'une extrême importance face à un enjeu durable. Au Canada, Stephen Harper a ouvert ce débat de fond sur des bases très éloignées de la "générosité" française.

    Pour la COP21, à ce jour, sur la base des projets de contributions de 56 Etats, les objectifs ne peuvent être atteints.

    L'IFRAP va publier une étude sur les vrais déficits de l'Etat, bien au-delà des statistiques officielles. 

    … : bref sur le fond tout s'aggrave.

    Mais même en matière de communication, la France décroche. Prenons l'exemple d'Obama en Alaska. Pour faire passer son message sur le climat, Barack Obama a recours à toutes les stratégies de communication possibles. Même si cela passe par la dégustation des restes d'un saumon abandonné par un ours…

    Lors de son voyage de trois jours en Alaska la semaine passée, Barack Obama a participé à l'enregistrement d'une émission de télé-réalité qui pousse les candidats dans leurs retranchements en milieux hostiles.

    Dans un extrait diffusé mardi par la chaîne NBC, on le voit attaquer un morceau de saumon avec enthousiasme: «Mmm, ça a du goût», lance-t-il, avant d'admettre que cela aurait été «idéal avec une biscotte».

    «Je crois que le président a été un peu surpris quand j'ai sorti ce saumon à moitié dévoré», explique à la caméra Bear Grylls, l'animateur de l'émission.

    «C'est l'une des plus belles journées de ma présidence: je ne suis pas au bureau et je ne porte pas de costume», lance de son côté le président, amusé.

    L'épisode doit être diffusé dans son intégralité d'ici

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