Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Climat ou l’attente de la nouvelle écologie qui est en marche

    Patagonia 12 09 15

    La COP21 s'annonce comme un échec supplémentaire. A ce jour, 56 Etats ont transmis des propositions. Trop timorées. Les enjeux majeurs n'ont toujours pas de solution. Le financement même de l'organisation logistique de la COP21 n'est pas réglé. Mais, la communication sera inversement proportionnelle à la réalité des engagements : communiquer très fort pour cacher la faiblesse des contenus.

    L'avenir de l'environnement est ailleurs que chez les Etats. Il est d'abord chez les citoyens. Que le plus grand nombre prenne en main un enjeu concret, précis : préserver un espace, sauver une espèce animale, s'opposer à une densification qui annonce une ville-four ou une ségrégation sociale … Il est ensuite dans des communautés ponctuelles d'objectifs. Il est enfin dans la proximité : le local

    Les Etats sont les impuissants du nouveau siècle : embourbés dans des usages, sans finance disponible, exposés à des alternances accélérées … La vraie puissance est maintenant ailleurs. Google va

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  • Le vrai tournant actuel : la fin de l’esprit du notable

    Gina Raimondo

    Je suis entièrement d'accord avec le diagnostic de Nicolas Colin dans son article sur Medium. Le vrai tournant actuel c'est la fin de l'esprit du notable.

    Pour les démocraties occidentales, le tournant a été la présidentielle 2008 de Barack Obama. Le candidat portait la couleur du changement. Aucun défi ne pouvait être plus visible. Ses méthodes étaient celles de la participation citoyenne. Son équipe était jeune, participative, issue des réseaux sociaux. Obama battait la caricature de l'establishment démocrate : Hillary Clinton, statut de l'ex-First Lady.

    Depuis cette date, la retard se creuse en France où la classe politique française n'a toujours pas voulu ou su prendre la leçon. Elle reste dans l'esprit du notable que l'opinion ne tolère plus. C'était le vrai tournant de Hollande en 2012 derrière la promesse de "normalité" et non pas de banalité. L'opinion avait compris que la "normalité" c'était la citoyenneté. Le président serait l'un d'entre eux. Comme eux. Parmi eux. Enfin. Le vrai malentendu. 

    L'esprit du notable, c'est le culte de l'ordre installé.

    Deux socles qui n'ont désormais aucune signification.

    Il n'y a plus d'ordre puisqu'il est question d'équilibre consenti et non plus d'ordre soumis. L'équilibre consenti est le marqueur de l'autonomie de la société, de sa maturité, de son exigence de respect.

    Et surtout plus rien n'est installé puisque le mouvement est permanent. Mouvement des informations, des contestations, des sources différentes …

    Ce malentendu est le facteur décisif de l'actuelle crise civique : l'opinion n'a pas d'offre face à sa demande. D'ailleurs, sur les plans locaux, c'est très instructif. En France, les seules géographies qui échappent à

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  • La France décroche même dans l’imagination de communication

    Running-Wild-With-Bear-Gr-009

    Le déclassement français s'accélère. L'Allemagne donne un tempo en matière d'accueil des réfugiés que la France se croit obligée de suivre alors même que les situations ne sont pas du tout comparables. Il n'y a aucun débat de fond face à un sujet d'une extrême importance face à un enjeu durable. Au Canada, Stephen Harper a ouvert ce débat de fond sur des bases très éloignées de la "générosité" française.

    Pour la COP21, à ce jour, sur la base des projets de contributions de 56 Etats, les objectifs ne peuvent être atteints.

    L'IFRAP va publier une étude sur les vrais déficits de l'Etat, bien au-delà des statistiques officielles. 

    … : bref sur le fond tout s'aggrave.

    Mais même en matière de communication, la France décroche. Prenons l'exemple d'Obama en Alaska. Pour faire passer son message sur le climat, Barack Obama a recours à toutes les stratégies de communication possibles. Même si cela passe par la dégustation des restes d'un saumon abandonné par un ours…

    Lors de son voyage de trois jours en Alaska la semaine passée, Barack Obama a participé à l'enregistrement d'une émission de télé-réalité qui pousse les candidats dans leurs retranchements en milieux hostiles.

    Dans un extrait diffusé mardi par la chaîne NBC, on le voit attaquer un morceau de saumon avec enthousiasme: «Mmm, ça a du goût», lance-t-il, avant d'admettre que cela aurait été «idéal avec une biscotte».

    «Je crois que le président a été un peu surpris quand j'ai sorti ce saumon à moitié dévoré», explique à la caméra Bear Grylls, l'animateur de l'émission.

    «C'est l'une des plus belles journées de ma présidence: je ne suis pas au bureau et je ne porte pas de costume», lance de son côté le président, amusé.

    L'épisode doit être diffusé dans son intégralité d'ici

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  • A 10 jours de France / Italie, Une Petite Mousse ajoute une saveur aux matchs à venir

    Rugby

    Le rugby a longtemps occupé une place importante dans les sports que j'ai pratiqués. L'équipe de l'Externat Notre Dame de Grenoble aimait participer à de nombreux tournois. Nous comptions dans nos rangs des éléments performants comme François Bernard qui était un remarquable preneur à la touche, Thierry Pfimler à l'ouverture, Roumezi au centre  avec beaucoup de vélocité …

    Le père Touchon était lui aussi un passionné et l'une des récompenses pour des bons résultats scolaires était d'organiser un déplacement pour voir un match. Il aimait beaucoup La Voulte avec les frères Camberabero. A cette époque, Beziers et Toulon dominaient. Mais des petites villes étaient très performantes comme Mont de Marsan avec les frères Boniface. 

    Le rugby, c'était la France des villages. Lors de déplacement professionnels,

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  • Pourquoi en France l’abstention devient-elle le 1er parti alternatif ?

    Débat Cleveland 09 08 15

    Rarement la classe politique française  a été aussi déconnectée de vrais enjeux de fond. Elle vit au jour le jour ballottée par l'actualité immédiate. En fonction des médias qui structurent désormais la vie politique au lien de la commenter, il s'agit de parer au plus pressé : une posture, une promesse …

    Parmi les sujets de fond non traités, il en est un qui mérite une attention prioritaire : pourquoi en France l'abstention devient-elle le 1er parti alternatif ?

    De nombreuses campagnes sont en cours dans des démocraties occidentales comparables. Dans la quasi-totalité des cas, des partis ou des candidats alternatifs émergent. Ils rompent avec les usages, avec les forces classiques.

    Des salles sont pleines. Elles s'enthousiasment.

    Trudeau 08 09 15

     

    En France,

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  • Donald Trump : le produit du discrédit des politiciens professionnels

    Trump 06 09 15

    En 2008, Barack Obama a donné un joker aux politiciens professionnels. Du charisme, de l'imagination, des nouvelles technologies, des discours talentueux … : les moyens pour faire oublier les reproches aux vieux politiciens étaient nombreux.

    8 ans plus tard, après de nombreux alertes de divorce, le temps du vrai divorce semble approcher. Depuis l'élection de Barack Obama, chaque élection intermédiaire a été un choc politique. 2010 avec le Tea Party a été une secousse politique très forte. En 2012, la "magie Obama" a frappé de nouveau. Mais en 2014, retour à la case 2010 en pire. Et dans la foulée, c'est le "tsunami Trump" qui emporte tout sur son passage y compris maintenant le second tour.

    Pourquoi Trump ? Parce qu'il n'est pas un

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  • Migrants réfugiés : le vrai électrochoc pour la France

    Merkel 06 09 15

    Face à la  migration, la France est sans réponse. Paralysée. Spectatrice. Elle pouvait dire oui ou non. Mais au moins exprimer un message, une vision. La France commente les actions des autres pays. C'est le vrai électrochoc.

    Il y a toujours un moment où la réalité des faits prend sa revanche sur les mots trompeurs. C'est le cas actuellement du tournant des migrants réfugiés. Que montre ce tournant ?

    1) L'incapacité des politiciens français à devancer des

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  • Les 10 produits qui ont changé ma vie au quotidien

    10 produits bis 05 09 15

    Actuellement, il y a 10 produits qui ont changé ma vie. Le 1er c'est Une Petite Mousse. C'est la start-up de notre fils Jonathan et chaque mois la réception des coffrets de bière est un réel plaisir. Tout y est : diversité, explications, esthétisme de la brochure de présentation des produits, décapsuleur … J'y trouve la diversité sans avoir eu à prendre le temps d'effectuer directement la recherche. Tout est livré à domicile dans un cadre sécurisé. Parfait. Et la bière est excellente pour la santé. Ce qu'ils font pour la Coupe du monde de rugby est une excellente idée. Cliquer sur le lien suivant pour le découvrir : Une Petite Mousse.

    Cela marche bien mais toute cette jeune équipe dynamique s'en donne la peine.

    Une Petite Mousse 08 08 15

    En matière d'informations, 5 marques se détachent.

    Medium est un site qui offre des

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  • A quand l’Airbnb pour les migrants ?

    Airbnb 04 09 15

    A constater les chiffres des migrations, il y a une demande manifeste. Et les intéressés se déplacent à partir d'infos collectées via les smartphones. Donc pas de fracture numérique. A constater l'ampleur des "belles déclarations", le coeur sur la main, il y a une offre pour les accueillir. Donc comment expliquer qu'il n'y ait pas encore d'Airbnb pour les migrants ?

    Les applications de la "nouvelle économie" trouveraient une dimension humanitaire. Et les teneurs des "belles déclarations" passeraient aux actes. 

    Comment interpréter cette situation ? N'y aurait-il pas d'offre ? Pas d'offre face à ce qui est qualifié pour le "grand défi pour l'humanité" ? Cela aurait "pourtant de la gueule" que les grandes déclarations soient pour une fois suivies d'effets pratiques et non pas du retour à la "case petits fours entre soi" après les effets de manches devant les micros …

  • La France ou l’échec du storytelling

    SNCF-GC-pianiste

    Quel est le tournant de la période actuelle en France ? C'est l'échec du storytelling. Pourquoi ? C'est la différence entre raconter une histoire et raconter des histoires. Raconter une histoire c'est construire un axe essentiel que des actes accessoires valident, renforcent, crédibilisent.

    Raconter des histoires, c'est constater un tel décrochage entre l'essentiel et l'accessoire que l'accessoire perd tout sens, toute utilité.

    C'est la différence entre le conteur et le bonimenteur.

    Des exemples concrets actuels :

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