Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Vers une initiative en mémoire d’Haroun Tazieff ?

    DB tazieff SPV 89

    Pour les amoureux de la nature et des grands espaces, trois noms sont "magiques" en France : Tazieff, Cousteau et Frison-Roche. Trois aventuriers qui ont voulu et su partager la pédagogie de l'aventure. Chaque année, à l'occasion de la date anniversaire du décès d'Haroun Tazieff, je rédige un article en sa mémoire. Hier, cette initiative a suscité un contact particulièrement agréable : celui d'un collectionneur qui avait acheté la célèbre montre Rolex de Tazieff (la marque dotait Tazieff comme marqueur de la résistance de ses produits pour des publicités) et qui reconstituait en liaison avec les proches de Tazieff son "univers". Un entretien particulièrement agréable avec une personne animée par la plus belle qualité qui soit : la passion positive. 

    Et ce collectionneur a effectué un travail considérable de reconstitutions, de contacts …

    Et à l'issue, le même constat : comme expliquer cette sorte d'indifférence publique face à la mémoire de Tazieff ? Indifférence publique c'est à dire institutionnelle et non pas privée car son fils fait des efforts considérables. 

    Lors de mon dernier article en février 2016, un Vice-Président du Conseil général de l'Isère, avait passé un message simple et constructif. Si vous avez des idées, communiquez-les nous. 

    Assurer le contact avec ce collectionneur peut être un pont très efficace pour une initiative concrète, sérieuse, solide en mémoire d'Haroun Tazieff. Ce sera fait dans les prochains jours avec le plus grand plaisir comme indiqué au collectionneur. 

  • Un lent mais réel naufrage

    Police avec brassard noir

    Que serait la démocratie sans les actes ? Qui prétendrait sérieusement sortir d'une crise sans un bon diagnostic ? Tout le naufrage actuel de la France tient dans ces deux questions.

    Parler n'est pas agir. Parler ou écrire donnent une orientation. Mais il faut des actes. Et les actes sérieux cohérents font défaut depuis si longtemps. Pourquoi ? Parce que les politiques courent après l'élection et pas après la solution des problèmes. La professionnalisation du corps politique français poussée à l'extrême fait que les politiciens sont trop dépendants de chaque élection parce qu'ils ne savent faire que de la politique. Et ne pas être élu c'est pour eux être voué au chômage. Donc une dépendance absolue avec chaque score électoral. 

    Pour guérir, il faut identifier d'abord les questions à régler. Or, la liste des questions non réglées, jamais réglées est immense. Quelques exemples :

    • existe-t-il encore des zones de non droit dans des villes ? Oui à l'évidence,
    • le laxisme avec des comportements religieux sectaires a-t-il disparu ? Non à l'évidence notamment pour des raisons de clientélisme électoral,
    • le "vote religieux" existe-t-il déjà ? Oui à l'évidence. Et avec une efficacité et une discipline impressionnantes, 
    • les "règles" sont-elles mieux respectées aujourd'hui qu'hier ? Non. La France a accepté la disparition progressive du sacré dont le rapport à des règles de fonctionnement collectif avec la ligne claire de séparation entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.

    Tant que cette réalité ne sera pas mieux considérée, ce sont des fuites en avant permanentes dans tous les domaines. 

    La courbe de la décadence est engagée. Elle a débuté en 1981 à tous égards notamment sur le plan financier. Et depuis, cette courbe n'a jamais été inversée. Elle a connu des étapes de stagnation mais jamais d'inversion. Si cette réalité perdure, la logique du naufrage est incontournable. 

    Aujourd'hui sur ce chemin, une étape nouvelle a été franchie avec l'enterrement de deux policiers tués en raison de leurs fonctions. C'est une disparition supplémentaire d'une frontière du sacré, de l'absolu qui ne se fait jamais. Et dans des conditions horribles à la caricature.

    L'Histoire avec le recul sera très sévère pour l'actuelle période. Après la collaboration puis la décolonisation en totale débandade, c'est un seuil nouveau de naufrage d'une ex grande puissance qui est en train d'être vécu dans les seules tendances qui comptent pour un Etat c'est à dire à l'échelle de plusieurs décennies.

  • Fidèle au poste !

    Chardonneret élégant 17 06 16

    Ce matin tôt, la grande satisfaction de participer à la "remise en forme" d'un chardonneret élégant qui avait par malchance rencontré la porte-fenêtre. Avec l'expérience, la remise en forme répond à des étapes quasi-identiques. Prendre l'oiseau doucement au coeur de sa main. On perçoit alors si le coeur bat. Lui mettre un peu d'eau sur le bec. A cette étape, on dirait qu'il sort du KO. Bien le réchauffer au coeur de la main ou contre soi. Une bonne dizaine de minutes. Puis l'oiseau retrouve manifestement son sens d'orientation. Il tourne la tête pour regarder au tour de lui. Il passe beaucoup de temps à regarder le "visage de la main" comme pour à la fois s'étonner et remercier de l'aide apportée.

    Puis il s'accroche à la main comme si le réconfort l'avait sécurisé. Et qu'il ne voulait pas quitter. L'aider à prendre son envol en bougeant doucement le bras de haut en bas et avoir l'immense plaisir de le voir repartir pour de nouvelles aventures. Avoir été fidèle au poste pour participer à la remise en forme : quel plaisir !

    Actuellement, pendant le week-end tout particulièrement, mon attention est attirée par un couple d'écureuils. L'un d'eux est d'une intelligence remarquable.

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    Il secoue les mangeoirs. Les graines tombent. Il s'installe confortablement ensuite par terre et déguste le repas qu'il s'est "préparé" en quelque sorte. Si ce n'est pas suffisant, il remonte sur l'arbre. Reproduit le même mécanisme et redescend pour déguster.

    La curiosité de cet animal est impressionnante. Il vient poser ses pattes supérieures sur le bas de la porte-fenêtre pour observer à l'intérieur avec une attention soutenue et toujours les gestes saccadés caractéristiques. Puis il repart paisiblement de bond en bond.

    Pour ceux qui aiment les oiseaux de la nature, je recommande le "traité Rustica des oiseaux du jardin". Si vous avez des livres qui vous sont apparus très réussis, merci de bien vouloir m'en indiquer le titre et l'éditeur. Je dois améliorer mes connaissances. C'est comme si vous avez lu un guide pratique bien réussi sur la photographie, je suis intéressé par le nom et l'éditeur. Un vrai conseil simple sur des volets techniques. Il suffit de mettre les indications dans l'espace commentaire et je les récupérerai. Merci.

     

  • Quand 89 000 + 1 000 000 = 0 !

    Manifestations 16 06 16

    Il y a des limites à prendre les citoyens pour des gogos. En France, ces limites sont franchies depuis longtemps mais actuellement des records nouveaux sont même battus. Nouvelle exemple en date : les chiffres sur la manifestation à Paris mardi 14 juin.

    Les services de la Préfecture de Police de Paris annoncent 89 000 participants.

    Dans le même moment, les organisateurs de la manifestation annoncent 1 000 000 de participants.

    Avec de tels écarts, la manifestation a perdu toute crédibilité quant à sa référence de participation. C'est zéro pour tout le monde.

    Et ce n'est pas un fait anodin. 

    La Préfecture de Police de Paris devrait incarner un pôle de technicité, de fiabilité, de sécurité y compris pour le professionnalisme du comptage des manifestants.

    Pour les Syndicats organisateurs, l'honnêteté devrait être une qualité fondamentale puisque c'est le socle de la confiance. Et le bon chiffre c'est l'expression du respect des participants. Pourquoi les associer, les instrumentaliser dans une tricherie ?

    Loin de tels repères, chacun se fait à l'idée du mensonge anodin et les vrais faux chiffres circulent à qui mieux mieux. Irréel et irresponsable. Et les médias s'en amusent comme d'une banalité. C'est vrai qu'en France la vérification des faits n'est pas un sport national très répandu y compris parmi les médias. 

  • Les crises et la voiture de golf

      Manifestations 14 06 16

    En France actuellement, les crises ont tout gagné. Pas un territoire qui soit épargné : insécurité, terrorisme, chômage, pauvretés, exclusions … Les sujets de crises dont on ne parle plus ne sont pas réglés mais devancés par d'autres crises encore plus graves, plus incompréhensibles. Et les politiques sur ce champ de crises passent dans une voiture de golf comme extérieurs à toutes ces crises. La voiture de golf évite les trous. Ses occupants délivrent des "bons mots" de compassion pour ceux qui bataillent dans la boue. Des mots, toujours des mots mais rien que des mots. Mais après … ?

    Ce n'est pas la nature de la démocratie. La démocratie, c'est que des représentants élus règlent les problèmes des citoyens. Et à force de l'ignorer de façon aussi ostentatoire et à tous les niveaux, les sanctions électorales seront très lourdes. Bien loin du climat doux des plateaux TV parisiens. A force d'échouer de façon aussi généralisée et irresponsable, les citoyens ont coupé les ponts. Voilà la réalité. Et cette réalité a de quoi inquiéter très sérieusement parce qu'elle pourrait conduire à "l'imminence des impossibles" dans des scores électoraux car les radicalités gagnent du chemin de tous les côtés… ?

     

  • La notion du « juste prix » a bien changé !

    LinkedIn 14 06 16

    Hier, dans une morosité ambiante consternante, des "heureux" ont pourtant existé : les actionnaires de LinkedIn. La veille, celui qui avait 5 000 € d'actions terminait son 13 juin avec 7 377 € : + 47, 55 % dans une journée. Une journée qui ajoute à la définition moderne du "juste prix".

    Pendant des décennies, le juste prix a été calculé comme la rencontre entre une offre et une demande sur la base de critères techniques assez bien définis dont celui d'un multiple du retour sur investissement. Hier, une fois de plus, le "marché" a montré que désormais le juste prix c'est tout simplement la limite supérieure qu'un acheteur potentiel est prêt à mettre avec une donnée de base : les moyens de l'intention d'acheter. 

    Parce qu'en l'espèce LinkedIn proposait aussi d'acheter des … pertes (166 millions de dollars sur la seule année 2015).

    Mais quand l'acheteur dégage 4 milliards de dollars de bénéfices nets par an (dans les "années moyennes"), la dimension des accords change.

    Un accord qui montre, également, au passage, que le récent nationalisme inutile d'un journaliste de TechCrunch sur le thème "aux Etats-Unis, on ne se vend pas à un plus gros, on le dépasse ..." n'est pas d'une justesse irréprochable. Là aussi, les moyens de l'intention de se … vendre.

     

  • #Grenoble : l’actuel tohu-bohu mène au déclassement généralisé

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    Le débat sur la "politique d'austérité" menée à Grenoble pour tenter d'éviter la faillite se déroule dans un tohu-bohu qui mène au déclassement généralisé.

    La classe politique locale se déchire comme toujours. Ses multiples chefs squattent les colonnes des médias ou autres plateaux d'infos mais désertent les dossiers pour établir des faits ou des chiffres avérés. En 2014, seule la liste Nous Citoyens que je conduisais a exprimé alors publiquement que la crise financière grave était devant. La preuve : la vidéo ci-dessous à partir de la minute 1, 10 secondes :

    Le sujet des finances a d'ailleurs été un thème très peu abordé ne faisant même pas l'objet d'un débat spécifique alors que tant de débats publics étaient organisés. Normal : à l'époque c'est la culture de "l'open bar" avec la course généralisée aux gratuités. Nous étions les seuls "mauvais garnements" à annoncer la crise et à demander d'en tirer les conséquences.

    Ce tohu-bohu est très préjudiciable. Il suffit d'être à l'extérieur de Grenoble pour que des questions soient posées sur l'état de santé de la ville comme si prendre son pouls était le moyen de se réjouir de ses maladies. 

    Il serait temps que la situation locale se ressaisisse parce que le déclassement généralisé ne bénéficiera à personne par définition. La politique de la terre brûlée n'a jamais fait avancer les solutions. D'autant plus que de nombreuses autres "bombes financières" sont déjà amorcées : des collectivités n'ont pas réglé leurs dettes toxiques lourdes (Métro, Sassenage …), des investissements dans l'agglo ont pris beaucoup de retards (voiries, état des réseaux d'eau et d'assainissement collectif ..), les déficits récurrents (Alpexpo, Stade des Alpes …) n'ont pas reçu de réponse structurante pour corriger …

    Il doit y avoir un temps pour la campagne électorale et un temps pour la gestion sérieuse calme, technique, rationnelle. Quand l'esprit de campagne électorale envahit tout, ce n'est jamais bon. La raison s'éloigne alors trop …

     

  • L’austérité ajoute-t-elle de la crise à la crise ?

    Rachel Notley 12 06 16

    C'est le sujet de fond depuis 2008, date de l'actuelle crise économique. Un cycle très long. Pourquoi cette longueur de cycle ? Et si l'austérité souvent choisie avait ajouté de la crise à la crise ? Hier dans l'Alberta, la Premier Ministre a abordé ce sujet de fond. Et sa réponse est simple : il faut éloigner l'austérité pour sortir de la crise. 

    Rachel Notley reprend des arguments anciens. Le discours est très intéressant : "«nous protégeons les services essentiels plutôt que de les sabrer. Nous ne transposons pas ce choc économique sur les familles». Et de lister les investissements d'avenir qui créent des emplois, donc alimentent le moteur de la croissance.

    Ce faisant, Rachel Notley reprend bon nombre des arguments anciens de Mark Carney, ancien Gouverneur de la Banque du Canada et actuel Gouverneur de la banque d'Angleterre. Pour sortir sérieusement de la crise, il faut d'abord alimenter le moteur de la croissance. Ses discours annuels sont le meilleur cours donné aux élèves de sciences politiques ou économiques.

    Banque d'Angleterre

    C'est le vrai débat de fond qui n'a pas été livré en France puisque les sujets majeurs en France sont le prix d'un costume ou de la montre Cartier de Macron, la sex-tape d'une petite frappe convertie au football …

    Loin de cette mousse, c'est le vrai tournant du mandat Hollande. Il a notamment cassé la croissance locale par la baisse des dotations d'Etat aux collectivités locales en ajoutant au même moment la loi NOTRe qui rendait invisible tout devenir des compétences et dans un calendrier irréel à savoir en début de mandat municipal c'est à dire quand les collectivités locales lancent d'ordinaire leurs projets. Or cet investissement local, c'est un moteur considérable, diffus sur tout le territoire et souvent à destination des PME et TPE.

    Sous cet angle, la France paye le prix lourd à ne pas chercher à organiser de vrais débats sérieux de fond. 

  • Et si la classe politique française sortait de l’époque du disco …

      Anonyme

    A quel moment la classe politique française prendra conscience qu'un changement d'époque s'est produit ? L'Etat français est le vrai nouveau pauvre du nouveau siècle. Les sommes à redistribuer seront de plus en plus faibles. Les Collectivités territoriales locales françaises doivent réviser les conditions de leurs politiques publiques. Bref, il faut sortir de l'ère du disco quand la musique était aux sons et aux textes insouciants de Patrick Juvet, Cerrone, Donna Summer et Boney M avec "open bar" pour les collectivités publiques. 

    Les réalités du moment ? La fin des gaspillages publics. La fin des gaspillages publics n'est pas le rabot sur les administrations publiques. Bien au contraire. Si l'Etat français est encore debout c'est grâce à des centaines de milliers de fonctionnaires qui font leur travail avec mérite, conscience professionnelle exemplaire, dévouement remarquable face à une classe politique sans vision, défaillante, empêtrée dans des scandales financiers ou sexuels permanents. 

    L'heure moderne c'est La France qui ne pourra plus éviter la grande révision de ses institutions publique. La constitution de 1958 est une monstruosité dans la modernité avec un parlement godillot. Elle devait assurer "l'action dans la démocratie". Elle n'assure plus ni l'action ni la démocratie. Les Communes sont exsangues avec le retrait de l'Etat. Les départements deviennent un musée avec la perte des clauses de compétence générale (Loi NOTRe). Et les régions peinent à faire face aux dépenses des lycées et aux restructurations gigantesques des transports ferroviaires.

    Et tout ce "petit monde" se chamaille en permanence comme le montre l'actuel débat sur la "crise financière" de Grenoble. Moins il y a de fond, plus le ton est fort. Une ambiance pesante, pénible où tout devient prétexte à explosions, insultes, accusations … 

    Dans de telles circonstances, avec une telle mentalité, l'heure du rebond n'est pas proche. Attention au moment où les boules à paillettes vont s'éteindre pour de bon …

    Le disco est fini depuis longtemps et les chansons passent d'autres messages qui méritent une attention réelle à l'exemple de celle ci-dessous dont le texte correspond bien à la nouvelle époque en France (exclusions, chômage des jeunes …)….

  • La France et son réflexe « un vieux politicien sinon rien … »

    Rome Virginia Raggi

    Les français sont masochistes. Plus de doute permis. Regardons aujourd'hui les démocraties occidentales comparables. Aux Etats-Unis, Trump est désigné comme candidat républicain sans jamais avoir exercé un mandat politique. En Italie, un parti des "citoyens" vient de connaître une percée considérable. Fin juin, Rome aura peut-être une maire de 37 ans ayant un métier en dehors de la politique (Avocate).

    Virginia Raggi 06 06 16

    En Espagne, lors des élections de fin juin, Podemos et Ciudadanos bousculent les vieux partis.

    Albert Rivera 10 06 16

    Au Canada, une nouvelle génération prend le pouvoir.

    Melanie Joly 27 04 14

     

    Et on pourrait continuer longtemps l'énumération.

    Et pendant ce temps en France, tout est bloqué par toujours les mêmes. Passés par le pouvoir puis par l'opposition, repassés au pouvoir puis dans l'opposition et toujours en attente de … revenir au pouvoir. Hollande n'a fait que de la politique depuis 33 ans ayant débuté comme directeur de cabinet de Max Gallo. Sarkozy idem depuis 33 ans. Plusieurs d'entre eux n'ont même connu que la politique : Fillon, Mélenchon, Royal, Valls … Jamais le passage fut-il temporaire dans une entreprise ou une activité libérale réelle. Le Maire, présenté comme "la nouvelle génération" à droite, n'a connu que les cabinets ministériels et l'assemblée nationale. 

    Cette spécificité française mérite quand même une explication. Les français détestent les politiciens mais ne s'en échappent pas. Le système est-il bloqué à ce point qu'il est fermé à tout entrant extérieur au circuit politique classique ? Plus le temps passe et plus ce masochisme devient une "exception française". Une "exception française" de plus, celle que les autres ne veulent surtout pas reproduire tant ils ont sous les yeux le constat qu'elle mène à l'échec.