Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Brexit : et si l’opération de culpabilisation du peuple prenait fin ?

    Londres 28 06 16

    On assiste depuis vendredi à une opération de manipulation médiatique remarquablement orchestrée. Le refrain est simple : le "peuple est con comme c'est pas possible" et la "commission européenne n'a aucune responsabilité sauf d'être trop intelligente pour le … peuple". La commission voit trop loin tandis que le peuple reste prisonnier de faux sujets… Un concert politico-médiatique irréel. 

    Que sait-on de sûr à ce jour de concret ?

    1) L'apocalypse n'est pas là. Hier le CAC 40 était à 4 106 points. Le 11 février 2016, il était à 3 896 points. Le 11 février 2016, c'était pourtant le "ça va mieux" donc aujourd'hui on est toujours "mieux que ça va mieux",

    A la Bourse de Londres, hier = 6 138 points / 5 536 points en février 2016. Nasdaq : idem sur les tendances.

    2) En revanche, les instances européennes viennent de perdre 20 % de leur budget annuel à partir de 2020. Il va falloir sérieusement adapter la voilure.

    3) La nation britannique est fière et pragmatique. Son enterrement de 1ère classe n'est pas pour demain. Elle n'a pas le même affaissement généralisé que les Français. Pour ne pas sombrer, le plus sûr moyen c'est de dynamiser l'économie avec des mesures radicales, attractives. C'est peut-être un nouvel eldorado d'entrepreneuriat qui va se conforter à une heure de la France. C'est un aiguillon qui peut faire bouger …

     

  • Les vieux partis politiques ont la peau très dure

    Trump 2 06 03 16

    Les faits doivent toujours être respectés. Quelles leçons données hier par l'Espagne ? Pour l'essentiel le constat que les vieux partis politiques ont la peau très dure. Le plancher de vieilles formations politiques reste supérieur au potentiel le plus élevé des nouvelles formations politiques (Podemos, Ciudadanos). Par conséquent, ces nouvelles formations éclatent la représentation mais n'accèdent pas au pouvoir de façon autonome. La "table n'est jamais renversée. Elle doit être partagée".

    C'est une réalité qui mérite réflexion en France.

    En France, quand le PS traverse une crise historique, il descend à 16 % au pire. Quelle formation politique nouvelle peut crever ce "plancher" ? Aucune. Et de loin.

    C'est d'ailleurs la véritable novation principale de Donald Trump aux Etats-Unis : l'OPA sur un "vieux parti" (le Parti Républicain) et non pas une candidature à l'écart d'un vieux parti. L'état major de Trump avait fait ses comptes. Hors du parti républicain, c'était 4 % au mieux. Avec le parti républicain c'est 41 % au pire !

    C'est une réalité qui mérite la réflexion.

    Faut-il que ceux qui veulent renouveler la vie politique le fassent à l'écart des vieilles formations politiques ou qu'ils tentent de prendre le pouvoir dans ces vieilles formations politiques ? C'est un choix qui mérite manifestement une réelle et sérieuse réflexion.

     

  • La faillite d’un cycle politique qui ne veut toujours pas reconnaître sa mort

    Www.kizoa.com_collage_2016-06-24_08-11-15

    Ce qui est étonnant actuellement et probablement le plus grave, c'est la décision des médias et des responsables politiques de ne pas mettre en perspective des tendances profondes qui méritent l'attention.

    Aux Etats-Unis, le Tea Party puis Trump méritent une analyse précise.

    Le Brexit + la poussée de partis radicalisés sont dans la lignée. C'est la faillite d'un cycle politique avec des responsables qui ne se considèrent ni coupables ni … responsables.

    Ce constat c'est la preuve que le cycle de la faillite n'est pas encore terminé puisque les intéressés s'exonèrent toujours de toute responsabilité et font comme si de rien n'était …

    Il suffit désormais que ceux qui pensent avoir vocation à "faire l'opinion" (expression horrible dans une démocratie) recommandent une décision pour que l'opinion choisisse le … contraire. Car ces "faiseurs d'opinion" sont devenus répulsifs. 

    Depuis 48 heures, le Brexit met en surface tous les "décalages" que l'opinion ne tolère plus :

    • la commission européenne aurait dû s'engager, faire campagne comme aujourd'hui ses membres auraient dû démissionner car ils incarnent la répulsion d'un système qui n'est plus supporté,
    • le cinéma politique dans chaque pays autour des "sauveurs" ne dupe plus personne. Et les "sauveurs" sont des "sursitaires" dans leurs propres pays exposés à des cotes de confiance catastrophiques : Renzi vient d'être laminé par les municipales dimanche dernier … Quant à Hollande, chacun connait sa situation dans l'opinion publique française?
    • comment des "épouvantails démocratiques" peuvent-ils créer l'espoir ?

    C'est tout un cycle politique dont l'opinion a dressé le faire part de décès qui s'écroule actuellement. Le problème majeur en politique c'est quand le "mort" ne veut pas reconnaître son état et fait comme si de rien n'était car l'opinion procède alors à une escalade permanente pour l'achever. Jusqu'où ira cette escalade ? C'est la véritable interrogation actuelle.

  • La démocratie est-elle encore chez elle en France ?

    Brexit 25 06 16

    Depuis 24 heures, des réactions très répandues sur des médias nationaux français constituent des monstruosités stupéfiantes. Déjà en mai 2015, quand David Cameron avait promis le référendum, des médias indiquaient "promesse électorale, il ne le fera pas ...". Réaction qui donne toute la rigueur attribuée en France à la parole politique.

    13 mois plus tard, le référendum a eu lieu et le Brexit a gagné. Et hier, une litanie de réactions plus décalées les unes que les autres. Des exemples :

    • et si le Brexit n'était pas appliqué ?
    • et si le Royaume-Uni revotait,
    • et si …

    Bref, comment faire pour qu'une décision démocratique ne soit pas respectée. Voilà le socle du vote du Brexit. Une technostructure insupportable qui défend la démocratie à la condition qu'elle lui convienne. Et cette situation n'est plus acceptée.

    Le tournant en France : novembre 2012. Quand en France des profils aussi "disciplinés" que des chefs d'entreprises créent les "pigeons" pour contourner le Medef. Et ils gagnent face au Gouvernement qui fait marche arrière. Puis ce furent les "tondus", les "poussins", les "abeilles" …

    La liberté gagnait face à la culpabilité de ne pas respecter un mot d'ordre institutionnel. 

    En France, le tournant était alors opéré. 

    Aux Etats-Unis, le tournant était intervenu 2 ans plus tôt avec le Tea Party et son succès aux élections de novembre 2010. La trame :  les "vrais gens "sont les héros du quotidien et ils n'ont pas de leçons à recevoir des "dirigeants" de Washington incapables d'avoir prévu la crise, incapables d'en assurer la sortie et surtout pas frappés par la crise.

    Le divorce entre l'opinion et les institutions était intervenu.

    Et depuis il s'est toujours creusé davantage.

    Et au rythme d'hier, il va se creuser encore davantage quand on constate la "logique punitive" qui s'installe comme si les Britanniques devaient être punis pour leur choix. Quelle erreur de plus de la part des tenants de la technostructure de l'Europe.

    Le vrai sujet de fond : comment expliquer à des personnes qui ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois qu'il faut toujours défendre une technostructure européenne à 8 000 € par mois en moyenne basse avec exonération de toute fiscalité ? Comment défendre une institution chargée par les politiques nationaux de tous les maux alors que les mêmes font écran de l'importance des aides européennes pour mener à bien des projets ?

    Comment défendre une institution (la commission) qui est le "cimetière des éléphants" pour recycler des responsables battus sur leurs territoires respectifs ?

    Et la liste des "anomalies"injustifiables est considérable.

    Une technostructure incapable de se réformer.

    Et dans la crise, les médias français tentent de faire croire que F. Hollande incapable d'arbitrer sur les horaires d'une manifestation va, une fois de plus, "sauver l'Europe". Tout ce cinéma en boucle ne fonctionne plus.

    Si l'ambiance actuelle perdure en France, un second tour Le Pen / Mélenchon en 2017 n'est plus à exclure…

  • L’imminence des impossibles

    Brexit

    Dès le 19 juin, j'indiquais que la semaine alors à venir du 20 juin serait décisive comme marqueur de l'imminence des impossibles. Hier c'était la démocratie sans le peuple. L'abstention progressait partout. Aujourd'hui c'est le peuple qui reprend la démocratie et qui vote en s'affranchissant des consignes des états majors. Les impossibles deviennent alors … possibles.

    Trump + municipales italiennes (Rome, Turin …) + Brexit et peut-être dimanche Podemos en Espagne : si ces messages ne sont pas entendus, que peut être l'étape d'après ?

    Ce sont déjà des secousses majeures qui sont intervenues. C'est la fin d'un cycle. La crise économique installée depuis 2008 ébranle les institutions classiques avec l'ajout de tant d'autres fronts (guerres, terrorisme …). Une réelle nouvelle donne prend naissance manifestement.

  • Ces questions déjà connues que la France ne veut pourtant pas voir

    MIT 2 MIT 3

    Hier, j'ai reçu un texte remarquable de Frédéric Amblard. Un ami lyonnais engagé dans un projet de start-up remarquable en matière de diagnostic de santé. Je lui ai demandé l'autorisation de le mettre en ligne. L'autorisation m'a été donnée par lui et je l'en remercie.

    Quand un texte contient l'essentiel, il ne faut pas prendre le risque de le dénaturer. Le frère de Frédéric participe aux Etats-Unis à de nombreux travaux sur le devenir notamment au sein du MIT de Boston. 

    Ce texte reprend des sujets de réflexions. Voilà des extraits :

    "…

     

    Que nous réserve l'avenir?

    En 1998 Kodak avait 170,000 employés et vendait 85% du papier photo au monde.

    En quelques années leur modèle d'affaire a disparu et ils sont tombés en faillite.

    Ce qui est arrivé à Kodak va arriver à de nombreuses compagnies dans les 10 prochaines années et la plupart des gens ne le voit pas venir.

     En 1998 auriez-vous pensé que 3 ans plus tard vous ne prendriez plus jamais d'images sur du papier film?

     Les cameras numériques ont été inventées en 1975. Au début elles avaient une résolution de 10,000 pixels, elles ont maintenant plusieurs millions de pixels.

    Comme avec toutes les nouvelles technologies elles étaient décevantes pendant longtemps, soit avant qu'elles deviennent de beaucoup supérieures et chef de file en peu d'années.

    Le même phénomène se produira avec l'intelligence artificielle, dans le monde de la santé, les autos électriques et autonomes, l'éducation, l'impression 3D, l'agriculture et le monde du travail. 

    Bienvenue à la 4ième révolution industrielle.

    Dans les 5 à 10 prochaines années les logiciels vont transformer la plupart des industries traditionnelles.

    Uber est tout simplement un outil logiciel, même s'il ne possède aucune voiture, il est devenu la plus grosse compagnie de taxi au monde.

    Airbnb est présentement la plus grosse chaîne hôtelière au monde même s'ils ne possèdent aucun établissement.

    À propos de l'intelligence artificielle : les ordinateurs sont meilleurs, de façon exponentielle, pour comprendre le monde.

    Cette année, un ordinateur a battu le meilleur joueur de Go au monde, 10 ans plus tôt qu'on s'y attendait.

    L'ordinateur Watson aide déjà à diagnostiquer le cancer avec 4 fois plus de précision que les humains.

    Facebook a déjà un logiciel de reconnaissance des visages supérieur aux humains.

    En 2030 les ordinateurs seront devenus plus intelligents que les humains.

    Voitures sans conducteur : En 2018 les gens auront accès aux premières autos sans conducteur.

    Vers 2020 toute l'industrie automobile sera bouleversée.

    Vous n'aurez plus à posséder une automobile. Vous n'aurez qu'à appeler une voiture avec votre téléphone, celle-ci arrivera où vous êtes et vous conduira à destination. 

    Vous n'aurez pas à vous stationner, vous n'aurez qu'à payer pour la distance parcourue et pourrez être productif pendant le trajet.

    Nos enfants n'auront jamais besoin de permis de conduire et n'achèteront plus jamais d'automobile.

    Chaque année dans le monde, 1.2 millions de personnes meurent dans des accidents d'automobiles.

    Actuellement il y a un accident à tous le 100,000 kilomètres. Avec les autos sans conducteur, il y aura un accident tous les 10 millions de kilomètres.

    On sauvera ainsi 1 million de vies chaque année.

    La plupart des manufacturiers d'automobiles feront faillite.

    Ces compagnies traditionnelles cherchent à évoluer et fabriquent de meilleures voitures. Pendant ce temps, les nouveaux Tesla, Apple, Google ont une approche révolutionnaire et construisent des ordinateurs sur roues.

    Nombre d'ingénieurs chez Volkswagen et Audi admettent être complètement terrifiés par Tesla.

    Les compagnies d'assurance se retrouveront dans un immense pétrin. Sans accidents, les assurances vont devenir 100 fois moins dispendieuses.

    Leur modèle de commerce d'assurance-automobile va disparaître.

    Il y a des compagnies qui produiront un instrument médical appelé Tricorder X qui sera contrôlé par votre téléphone qui prendra un scan de votre rétine, analysera votre respiration et votre sang. Il analysera 54 marqueurs biologiques pouvant identifier presque toutes les maladies. … ".

    Voilà les vrais enjeux. Les vrais défis. Et pendant ce temps, la classe politique française mobilise toute son énergie pour débattre du trajet d'une manifestation sur moins de 2 kilomètres … Irréel !

     

  • L’apport immense de ce qui n’existe pas

    Brexit

    Dans la vie, il y a les leçons de l'action comme les leçons du vide. Souvent le vide (ce qui n'a pas été fait) porte des enseignements plus importants que l'action. Il faut donc regarder avec attention ce qui n'existe pas. Le vide est parfois plus important que le contenu. Le vide permet surtout de contraster avec ce qui normalement aurait dû exister. Par conséquent, il faut toujours se poser la question de ce qui n'existe pas et pourquoi ?

    Demain, c'est le référendum sur le Brexit. Un sujet majeur, essentiel.

    Le sujet a-t-il été traité dans l'actualité française importante ; débats TV, rapports … ? Non. 

    Des personnalités françaises ont-elles été conviées à des réunions importantes sur place comme "influenceurs" de l'opinion britannique ? Non.

    Bien davantage, quand Obama s'est rendu en Angleterre fin avril 2016 dans ce cadre, où s'est-il rendu ensuite ? A Paris ou à Berlin ? A Berlin ! Est-il passé par Paris à cette occasion ce qui est la pratique classique pour profiter de son passage sur les "terres d'Europe" ? Non, même pas. 

    Obama 1 23 04 16

    Regardez actuellement tout ce qui n'existe pas et ce vide en dit très long sur l'affaissement objectif de la France. Le vide parle davantage que de longs discours.

  • L’accélération des citoyens : le décider soi-même

    Virginia Raggi 21 06 16

    Le fait nouveau majeur : l'accélération des citoyens. C'est le cas dans l'économie. Ils sont en circuit court, direct et marginalisent tous les métiers qui n'ont pas su s'adapter. Les vraies "novations" ne sont pas dans l'émergence de nouveaux métiers mais dans l'exercice neuf de vieux métiers : se loger (Airbnb), se déplacer (BlaBlaCar) … 

    Cette accélération n'a pas encore été intégrée par la politique. Comme pour l'économie, les citoyens vont contourner les vieux circuits. L'Italie avec ses municipales vient de le montrer. Les primaires explosent aux Etats-Unis actuellement. Le temps du bipartisme se termineEt les primaires explosent au moment où elles sont reprises en … France. 

    Les partis n'ont plus de troupes comme les grandes enseignes commerciales n'ont plus de clients fidélisés à jamais. La "voix du peuple" bouge, se déplace. C'est cette accélération qui devient l'inconnue majeure. 

    Deux ruptures sont nées en France :

    • ne rien attendre de la puissance publique,
    • décider en fonction de ses intérêts personnels.

    C'est donc la fin des intermédiaires institutionnels et la fin aussi de la notion fumeuse de l'Intérêt Général, leur cache sexe utile des intérêts particuliers peu avouables.

    Sur ces bases, le "troupeau" devient moins gérable. La présidentielle 2017 sous cet angle s'annonce très intéressante. Pourquoi échapperait-elle donc en France aux rebondissements imprévisibles déjà connus par d'autres démocraties comparables ?

  • Les Parcs naturels en France : un bilan trop contrasté

    Yosemite National Park

    Samedi, Barack Obama a passé en famille son week-end dans le Yosemite National Park. Un parc d'une beauté exceptionnelle. Les parcs américains sont les premières attractions en nombre de visiteurs : en moyenne 350 millions de visiteurs par an. C'est une réussite exceptionnelle. Comme au Canada. 

    Cet événement qui n'a pas été rare durant le mandat d'Obama qui avait débuté par une visite dans un parc dans le Maine (Acadia National Park) a été l'occasion pour ré-affirmer l'importance des parcs dans les politiques publiques américaines.

    En France, la situation des parcs est considérablement plus contrastée. La culture de sanctuaires naturels à préserver par-dessus tout n'est pas aussi répandue que nécessaire. Des espaces de montagne ont été vouées à un "habitat urbain" dans des conditions gravissimes tout particulièrement dans les Alpes du Nord à la différence des Pyrénées. 

    Le Parc du Vercors est un échec terrible. La Charte du Parc n'est pas respectée dans l'indifférence générale des Communes membres. La signalétique uniforme n'est pas mise en oeuvre. La signalétique pédagogique sur le terrain est inexistante. Appartenir au Parc du Vercors c'est poser un panneau métallique à l'entrée d'une Commune pour "faire bien" et uniquement. Puis bien entendu recevoir une fois par an la propagande politique des gestionnaires du Parc qui font financer par l'institution leur promo personnelle via une revue papier.

    C'est une situation irréelle qui marque un décrochage dramatique entre les objectifs initiaux et les réalités présentes.

    Quant à imaginer un week-end familial de l'actuel président français dans un parc, cela relève d'une "incongruité" puisqu'il est impossible de saisir un temps familial de F. Hollande dans une tenue qui ne soit pas celle de son uniforme officiel de président. La France est bien restée une monarchie triste, usée sous les faux habits d'une démocratie représentative …

  • Punir sans se punir : le défi du moment

    Rome Virginia Raggi

    Est-il possible de punir la classe politique ou des institutions (Europe) sans se punir : c'est le défi du moment. Hier, les américains ont vécu l'émergence de Trump comme le vecteur de la punition de la classe politique. Mais aujourd'hui, la réflexion va enfin plus loin. Et s'ils se punissaient en même temps ? Qu'ont-ils à gagner dans l'expression des "rages primales" qui ont fait l'originalité de Trump ?

    Et la semaine à venir importe la même question en Europe. Aujourd'hui avec les municipales en Italie. Jeudi, avec le référendum sur le Brexit. Et dimanche 26 juin, les législatives en Espagne privée de majorité parlementaire depuis 6 mois. 

    Sur ces trois terrains comme aux Etats-Unis, la punition est en marche. Mais les effets de la punition sont aussi en marche. En Italie, c'est un parti sans expérience sauf celle d'un folklore certain qui est en tête. En Grande-Bretagne, la campagne a été truffée d'affirmations erronées et avec une parlementaire assassinée. Et en Espagne, la majorité parlementaire semble toujours introuvable.

    Autant de cas où la volonté de punir s'accompagne du constat d'un effet boomerang redoutable comme si punir c'était aussi se punir. Redoutable constat. Solution toujours en attente.