Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Trumpisation ou trompisation de la vie politique française ?

    Donald Tump 2 30 07 15

    La vie publique française aime les mots qui raccourcissent, schématisent, étiquettent facilement. Le mot à la mode "trumpisation". Il est question de "trumpisation" de la vie publique c'est à dire d'une vague populiste qui agiterait les haines contre toutes les élites.

    Mais Donald Trump au-delà des clichés simplistes c'est quoi ? C'est un professionnel de l'immobilier qui a été capable de gagner sa vie en dehors de la politique. Il a été candidat comme indépendant d'abord puis a accepté la logique des primaires. Et ensuite dans le cadre des primaires, il a fait vivre une totale disruption par rapport au politiquement correct d'alors.

    Quel candidat français a un parcours de ce type ? Aucun. Ne serait-ce que le premier critère jamais respecté : avoir gagné sa vie en dehors de la politique. En France, la professionnalisation des politiciens est absolue, de plus en plus absolue d'ailleurs.

    Par conséquent quand il est question de "trumpisation" c'est inadapté. 

    En revanche, le mot de "trompisation" est une autre approche. La question est alors : est-ce que Trump trompe les citoyens ? Et au moins pour partie, la réponse est oui. D'abord, parce que les ruptures exposées comme immédiates dépendent presque toujours du Congrès. Et sans majorité au Congrès, ces mesures sont des bulles sans lendemain. Ensuite, parce que Trump mène un combat contre l'élite alors même qu'il est un pur produit de l'élite financière notamment bancaire. Dans les années Clinton, Trump était une caricature de la vie des "paillettes dépravées" des ces années vulgaires posant comme ci-dessous avec Bill Clinton au bras d'un "mannequin" spécialisé dans des photos pornos très explicites.

    Trump 10 09 16

    Par conséquent, sous ces derniers angles, l'offre Trump ne correspond pas à la réalité. Il y a donc une entreprise de trompisation de l'opinion. Mais compte tenu de l'avance prise par la classe politique française en la matière, n'est ce pas plutôt Trump qui importe les "méthodes françaises" en la matière plutôt que Trump qui exporte ses méthodes ?

  • Quel prix individuel pour le refus collectif de voir des réalités ?

    Boston 20 04 13

    15 ans déjà depuis le 11 septembre 2001. Par principe, rien ne vaut la diversité des analyses. Puis à un moment donné, la liberté indispensable consiste à ce chacun forge son opinion. Face au terrorisme, comment combattre avec efficacité quand des décideurs refusent d'abord de voir en face des réalités à la matérialité établie ?

    Des exemples :

    • le clientélisme électoral qui a conduit à l'abandon de quartiers entiers dans la quasi-totalité des grandes villes de France ne vivant plus dans les règles de la République,
    • la faiblesse des punitions contre les terroristes et leurs proches,
    • le déclassement irréel des fonctions régaliennes de l'Etat qui n'a plus les moyens d'assurer avec professionnalisme ses fonctions de protection,
    • une classe politique qui se déchire sur tout et n'importe quoi en permanence même dans les circonstances les plus graves,

    La liste des actuelles fautes est considérable en France.

    Alors même qu'il faudrait s'inspirer des pays qui savent vivre l'efficacité face à un tel défi sans tomber dans les pleurnicheries à la française. Ces pays ont pour noms Israël, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie …

    En temps de guerre, il faut des guerriers et pas des pleureuses.

    Il y a aujourd'hui deux hypothèses :

    • soit les français changent de registre et un rebond est possible,
    • soit ils continuent dans leur actuelle nullité et la défaite est assurée. Seul le calendrier est incertain mais le résultat est connu.

    Dans ce contexte, pour les citoyens qui aiment leur liberté, il y a en effet aussi deux hypothèses :

    • soit s'engager pour le dernier combat électoral avec l'ultime espoir du dernier éclair collectif de lucidité,
    • soit le départ parce qu'il n'y a jamais eu une seule raison sérieuse de lier son sort individuel à un collectif nul et aveugle.

    C'est l'état d'esprit qui se développe actuellement le plus. Et il est marqué par le sceau du bon sens. C'est ce bon sens qui fait tant défaut à ce parisianisme décadent qui vit en petits cercles incestueux marqués par une pensée unique qui a déjà perdu sur tant de fronts moins importants mais sans jamais douter …

  • Quand demain ne sera plus jamais hier

    Marie NYC

    Le rythme du temps d'une vie est surprenant. Il y a des tournants imprévus et surtout imprévisibles qui font que demain ne sera plus jamais hier. Une rupture est intervenue. Parfois même une réelle cassure comme si demain ne pouvait plus jamais ressembler à hier. Le siècle des religions est peut-être né le 11 septembre 2001 avec son cortège de massacres ? 

    New York est une ville à part. Il y a beaucoup de villes que j'aime aux Etats-Unis. Des villes attachées à des moments forts notamment de la jeunesse de nos enfants. Washington et nos parties de volley au bord du Potomac. Le Colorado et la découverte d'immensités de nature jamais connues jusqu'alors. Et la liste est longue avec un classement hors catégorie pour Boston bien entendu.

    Mais dans cette liste New York a une place à part. Tant de merveilleux souvenirs avec nos enfants. Y être, c'est être libre 24 heures /24. La vie à chaque minute. Le bruit. La diversité des choix. L'anonymat le plus absolu dans le très grand nombre. La tolérance ultime dans tous les domaines du vestimentaire à l'alimentaire. C'est la première et probablement la principale ville – planétaire à ce point. J'y suis souvent allé. Le 11 septembre a tellement changé l'ambiance d'avant, cet air de liberté, de puissance insouciante sans limite.

    NYC bis 23 11 15

    Et cette ville, symbole de la Liberté, allait connaître une agression de populations civiles, en nombre, sans déclaration officielle … : bref en ne respectant aucun des codes habituels des vraies guerres. Et pourtant, une vraie guerre était déclarée. Et depuis cette guerre prend de l'ampleur. Toujours davantage de territoires. Toujours davantage de victimes.

    Le 10 septembre 2001, nous n'imaginions jamais l'horreur du lendemain. Mais le 12 septembre 2001 nous n'imaginions pas davantage l'ampleur et la durée de cette nouvelle époque. N'est-ce pas toujours le cas à ce jour … ?

  • Les chèques du mimétisme accéléré

    Californie 3 09 09 16

    Des pays avancent au gré des innovations. D'autres "bougent" au gré des mimétismes. La différence est considérable. Un exemple d'innovation : hier jeudi en Californie, Jerry Brown a signé un acte qui est une avancée considérable sur le chemin de la lutte contre l'air pollué et contre le réchauffement climatique. La Californie est confrontée au défi climatique de façon violente : sécheresse, incendies, rareté de l'eau, air très pollué dans des territoires industrialisés … Que fait la Californie ? Elle innove en présentant un plan de mesures mis en oeuvre nulle part ailleurs.

    Jerry Brown bis 04 04 16

    Autre exemple : la promotion touristique du Rhode Island. Le Rhode Island c'est la pointe extrême de la côte Est. Un peu ce que sont les Pyrénées à la France. Que fait Gina Raimondo, la Gouverneure ? Elle met en oeuvre une promotion touristique avec des mesures très novatrices à tous égards. Bref, tenter ce qui ne se fait pas ailleurs pour se démarquer.

    Gina Raimondo

    La France est à l'opposé et c'est l'un des échecs surprenant de la décentralisation. Elle vit au rythme du mimétisme accéléré. Il ne s'agit pas de faire neuf mais de faire comme. Comme cette logique est appliquée de façon très rapide, le mimétisme accéléré c'est la reproduction rapide des … échecs comme la mort prématurée des expériences. Des exemples concrets récents :

    • la labellisation French Web : il y en a partout. Qu'apporte désormais ce label ? Plus rien car trop partagé,
    • les giratoires pour fluidifier les croisements de routes : partout,
    • les dos d'ânes pour limiter la vitesse : partout,
    • les hausses fiscales présentées comme inéluctables,
    • le discours sur les conséquences des baisses des dotations d'Etat,

    La liste est énorme à un point tel que la collectivité qui se démarque n'est pas celle qui faire vivre sa novation mais celle qui ne fait pas comme le … voisin. 

    A Grenoble, il y a depuis 2014 une équipe municipale qui se revendique verte : qui peut citer une mesure environnementale qui fasse vivre une réelle spécificité locale ?

    Dans tant d'autres villes il y a depuis 2014 des municipalités libérales, qui peut citer des exemples de novations fiscales, entrepreneuriales, d'accession à la propriété ?

    Ce mimétisme accéléré généralisé rend terne la vie publique française et surtout gâche l'un des atouts de la décentralisation qui était la faculté de faire vivre des temps de développements différents. Dommage. Et le coût de ce mimétisme accéléré est considérable. Les chèques du mimétisme accéléré sont d'un montant énorme. Une étape importante dans l'échec désormais notoire de la décentralisation à la française.

  • Et si Uber faisait faillite … ?

    Uber

    Pour les étudiants des Ecoles de Commerce, c'est le sujet de fond du moment : et si Uber faisait faillite … ? La question a été ouverte par Bloomberg. Et depuis, avec les chiffres et les constats opérés par Bloomberg, la question a même changé de sens. Elle est devenue : "comment Uber pourrait ne pas faire faillite … ?". Ce qui est davantage qu'une simple nuance.

    Derrière cette question, c'est le retour en force des fondamentaux. A ce sujet, il est souvent question actuellement du "politiquement correct brisé" c'est à dire de la fin d'une pensée unique imposant ses totems. C'est peu dire par rapport à la remise en question de "l'économiquement correct" c'est à dire cette pensée unique qui fait les modes du moment en matière d'économie ou de gestion des finances publiques. L'entretien hier de Denis Kessler sur BFM Business a été révélateur en la matière au point que la journaliste ne trouvait même plus les mots pour relancer après des remarques de Denis Kessler tant son schéma classique de pensée était secoué.

    C'est le début d'une période très mouvementée qui s'annonce. La fin d'un cycle de soumission à des thèmes manifestement erronés.

    C'est comme un autre sujet politique non traité : encore combien de temps la démocratie française pourra-t-elle fonctionner sur la base du … second qui gagne. Aucune autre démocratie ne connaît une telle situation. Or c'est aujourd'hui la règle de vie de la démocratie française : le 1er qui perd et du second qui gagne. Irréel. Le score du FN est actuellement ignoré pour se focaliser sur le pourcentage de Hollande. Le jour où "cette bulle médiatique" va éclater, le pays risque d'avoir des difficultés à retrouver son équilibre à force de refuser de regarder avec lucidité les vraies questions.

  • J – 62 : Etats-Unis / France : pourquoi tant de haines ?

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    Les relations entre les Etats-Unis et la France sont passionnelles. Au-delà des masques ponctuels de belle ambiance, il y a toujours un terreau pour cultiver des haines fortes. Le discours actuel de Donald Trump au sujet de la France prospère sur ce terrain.

    C'est un vieux sujet. Tout paraît historiquement vouer à une belle alliance entre ces deux nations. Et pourtant, il y a des deux côtés comme une obsession permanente d'hostilités fortes. 

    En France, à l'exception de périodes rares comme l'actuelle dûe à la "grâce d'Obama", il y un antiaméricanisme chronique. Les Etats-Unis sont présentés comme "l'anti-modèle" : le règne de l'argent-roi, la super puissance impérialiste, le gaspillage de la consommation, la culture éphémère, la solidarité sociale absente …

    Il y a en France un courant anti-américain permanent qui tourne même à l'obsession aveuglante. 

    Mais les Etats-Unis le rendent bien. Comme il n'existe plus une France selon les régions (quoi de commun entre la vie dans les Landes et celle dans l'Ile de France ?), il existe encore davantage d'Amériques. Le vrai clivage est entre l'Amérique des rivages (côtes Est et Ouest) et l'Amérique du centre. L'Amérique du centre est tout sauf … centriste. Et dans cette Amérique profonde, la France et Les Etats-Unis, ce n'est pas la lune de miel. Plus un Etat est rural, plus la détestation de la France est grande. Probablement d'ailleurs encore bien plus grande que l'obsession anti-américaine très répandue en France. En 2004, l'un des arguments majeurs de Bush contre Kerry avait été les confidences d'une ex (vraie ou pas ?) qui disait que Kerry avait aimé lui parler en … français : insulte suprême d'artificialité, le prix dans les sondages avait été immédiat.

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    Donald Trump a tiré un trait sur sa capacité à gagner les "rivages". C'est perdu. Mais il peut encore gagner l'Amérique du centre et selon certains scores gagner l'élection.

    Electoral Map

    Il revient à des fondamentaux simples, efficaces : l'anti-France. Celle qui représente le contre-modèle. Ce qu'il ne faut surtout pas faire. Et le sentiment anti-France est actuellement très répandu (immigration, violences, terrorisme, socialisme économique défaillant …). La nullité de Hollande comme la liste interminable des échecs récents de la France donnent de nombreux arguments. Et une fois de plus le divorce des "alliés" est consommé. Classique dans l'attente de la prochaine énième réconciliation.  Les querelles des vieilles passions qui s'estiment trahies … L'indifférence a peu de place alors.

  • Trop de photos ? Pas assez ? Non, surtout pas les bonnes !

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    La vie politique française actuelle est triste. Elle supporte mal la comparaison avec la vie et avec la politique d'autres pays. La vie c'est maintenant le règne de la photo. La confiance va à ce qui se voit et non plus à ce qui se lit. L'oeil est supposé trahir moins que les mots. La politique ailleurs qu'en France vise à montrer la vie. La vie publique sous un angle atypique. Mais surtout la vie privée. Il n'y a pas d'illusion de "photos volées". Mais même scénarisées, ces photos passent des messages.

    Obama 06 09 16

    En France, les messages passent actuellement par ce que les photos ne montrent pas. Un pays sans "première dame". Un président "sans famille", "sans enfant", sans loisir" sans habit en dehors d'un costume officiel … 

    C'est surtout le "sans "qui domine. Triste et important à la fois. Comment la politique pourrait être sympathique quand elle a oublie la vie à ce point … ? Et le plus inquiétant, c'est que la question ne semble même plus interpeller … Le vide est accepté. Fatalité … ?

  • Ce qu’il reste de nous …

    Vague énorme

    Les mises en garde se succèdent mais l'impuissance politique règne toujours. Hier, c'est l'Allemagne. Et demain … ??? Quel est le message passé. Il tient en une petite phrase : "ce qu'il reste de nous …". La mondialisation économique est décriée. Mais la mondialisation culturelle serait … bénéfique. Or très probablement le défi culturel est encore plus redoutable que le défi économique.

    A force de nier la réalité de l'identité comme socle des communautés humaines, les gouvernants de la moyennisation généralisée où chacun serait un peu de tout participent à la création d'une vague redoutable.

    L'identité, c'est le respect des racines et le sens d'un devenir, un chemin balisé permettant de savoir d'où l'on part pour identifier où l'on devrait arriver. Sur ce chemin il y a des règles, des principes. Si dans un pays donné, à un moment donné, ces repères ne plaisent pas, il est possible de choisir un autre pays en acceptant de fonctionner alors avec ses nouvelles règles. Et personne ne pourrait de bon sens indiquer qu'il serait question de choisir ce pays pour y installer des règles différentes.

    Si les alertes ne sont pas entendues, les nationalismes généralisés dans les années 2020 vont donner naissance à un terrible retour en arrière. Des décennies d'avancées collectives seront réduites à néant par le choc non maîtrisé de socles culturels (dont la religion) qui ne sont pas compatibles. Et il n'y a aucun mal à reconnaître cette incompatibilité puisque c'est la richesse même de la diversité des identités. Le vote d'hier en Allemagne est une alerte de plus. Il en faudra encore combien ?

     

  • J – 66 : Barack Obama : l’autre Président encore plus redoutable après le 8 novembre 2016

    Obama twitter

    Pour moi, la découverte de Barack Obama date de fin juillet 2004. Avec Marie, Jonathan et Thomas, nous sommes à Boston.
    La Ville vit une Convention démocrate exceptionnelle puisqu'elle va investir John Kerry "l'enfant du pays". Boston convention 04Parmi les orateurs du début de Convention, un jeune candidat noir à la Sénatoriale de Chicago. D'une démarche chaloupée, il monte à la tribune et électrise la salle. Kerry perd la présidentielle mais Obama gagne sa sénatoriale.

    Deux ans plus tard, lors de déplacements, des universitaires américains bons connaisseurs des tendances m'indiquent :"il va être candidat et il va tout bousculer …".

    Dès novembre 2006, l'équipe d'Exprimeo annonce sa probable candidature et annonce aussi notre soutien dans ce cadre. La candidature arrivera officiellement en janvier 2007. Et en effet, ensuite, Obama va "tout bousculer".

    Au printemps 2008 puis en novembre 2008, la participation à ses équipes de campagne sur Boston allait donner des retours du terrain relevant du jamais vu. Sur les routes du Rhode Island ou du New Hampshire, les panneaux Obama s'affichaient devant un nombre record de propriétés. La magie avait pris.

    Cette magie a fonctionné ensuite en 2012, année où il a gagné sa ré-élection contre des valeurs républicaines en hausse dans le pays.

    Même à l'étranger, la "magie Obama" fonctionne. Chaque publication sur Obama suscite des audiences records. SlideShare Obama 04 09 2016
    Après son circuit commercial classique, mon livre sur Obama (août 2008) sur SlideShare est en tête des audiences (5 418) et il suscite un nombre de contacts étonnants de la part d'étudiants passionnés par ce "phénomène Obama". Sur les autres réseaux sociaux, mêmes tendances.

    Et demain, la "magie Obama" sera encore plus forte.

    Kennedy est entré dans la légende avec la mort.

    Obama va entrer dans la légende avec sa retraite de la présidence.

    Parce que l'opinion va vivre les comparaisons avec ses successeurs à la tête de l'exécutif américain.

    Et la comparaison va "faire mal" pour les successeurs.

    Quand il s'agira de comparaison aussi Michelle Obama et … Bill Clinton sans parler des tickets de vice-présidence face au couple Biden.

    Et que dire si la comparaison devait concerner Melania Trump qui plagie les discours de … Michelle Obama sans le savoir puisqu'elle ne s'est même pas penchée sur la rédaction de son discours …

    Michelle Obama 2 18 01 16

    Pendant plusieurs années, les Etats-Unis vont avoir un "autre Président", celui qui fonctionne avec la force morale. Si cette force morale s'actionne notamment sur le changement climatique, cela sera toujours très efficace. Un épisode passionnant à vivre.

    Obama 01 09 16

  • Eau du Sud Agglo : beau succès du Club 20 ou les avantages d’une démocratie constructive

    Eau du robinet 26 01 16

    Les faits de départ sont simples : dans l'agglomération grenobloise, la Métro ne sait pas facturer une partie des abonnés à l'eau qu'elle gère désormais. Les mois passent depuis mai 2014 (date souvent de la dernière période facturée) et les abonnés s'inquiètent. A combien va se monter la facture de rappel quand elle va tomber ? Une association locale, le Club 20, soulève la question juridique de la prescription d'une facture non émise. Point qui n'avait été soulevé par personne jusqu'alors. Fin juillet 2016, le Club 20 saisit la Métro de son analyse juridique. Le 31 août 2016, le Président de la Métro reconnaît la justesse de l'analyse juridique.

    C'est un exercice positif d'une démocratie constructive.

    1) Une association intervient sur un sujet pratique qui ne relève pas d'une polémique politicienne nationale mais d'une question pratique locale avec des conséquences financières importantes pour chacun,

    2) Cette association expose dans le détail son analyse et ses propositions,

    3) La Collectivité concernée répond. Et sa réponse est précise, détaillée. Elle ne se fige pas dans un déni qui aurait imposé des recours contentieux durables,

    4) Les citoyens bénéficient ainsi d'un cadre clair, officiel que les mairies notamment vont probablement veiller à diffuser le plus largement possible auprès des abonnés.

    C'est un exercice positif d'une démocratie constructive qui assure la défense pluraliste des intérêts des consommateurs et qui montre la capacité de dialogue d'une Collectivité. Dans les instances de cette Collectivité, il devrait revenir aux opposants d'effectuer ce travail plutôt que de pratiquer la chaise vide au moindre prétexte, que de tout valider sans la moindre question technique ou pire encore de se figer dans des querelles nationales éloignées de toute réalité locale.

    Pour prendre connaissance du détail de l'opération, cliquer sur le lien suivant avec le blog du Club 20 : Club 20.

    Pour accéder à la page Facebook de cette association, cliquer sur le lien suivant : Club 20 Facebook.