Denis Bonzy

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  • 06/11/08 : un phénomène comme celui de Barack Obama serait-il possible en France ?

    Il paraît naturel de s’interroger sur le point de savoir si un «Barack Obama» serait possible en France ?

    Le phénomène Barack Obama n’a été possible aux Etats-Unis que grâce à quatre facteurs difficilement transposables en France.

    La première différence réside dans la conception même des partis politiques. Aux Etats-Unis, chaque parti est la structure garante de la bonne organisation de la compétition. Il ne devient un outil à la disposition du candidat qu’une fois celui-ci officiellement désigné. La culture de «bonne gestion d’un  parti» veut que l’intérêt du parti conduise à la désignation du meilleur candidat. Le responsable du parti est dans une logique de «chairman» qui défend les intérêts du parti et non pas les intérêts d’un candidat. Cette culture est une différence majeure entre les Etats-Unis et la France.

    Si le parti était acquis à la candidature d’un candidat, la compétition serait faussée. En France, le parti est acquis à la cause d’un candidat. La compétition est un signe extérieur de relations publiques bien davantage qu’une réelle compétition loyale se déroulant au sein d’un parti neutralisé dans l’attente de la désignation de son candidat.

    La seconde différence réside dans la conduite même de la campagne.

    Une primaire Américaine est un retour aux racines.

    La clef invariable, c’est le candidat qui mouille la chemise en s’enfonçant dans le pays profond. La télé, Internet … ne changent pas cette réalité culturelle. Pour l’avoir méconnue, en 2007, Rudolph Giuliani a subi une cuisante défaite. Le statut d’exFirst Lady d’Hillary Clinton, avec le cortège de mesures de sécurité, l’a indiscutablement handicapée en la matière. Pendant ce parcours initiatique, il faut être au coin de la rue à serrer des mains, parler à un petit groupe.

    Obama et McCain sont de remarquables candidats en ce domaine. Là encore, bien que de dimension terriblement plus modeste, la politique Française connaît peu cette proximité. Jacques Chirac a probablement été le dernier candidat à sillonner la France dans chacune des circonscriptions et encore faut-il remonter à sa campagne législative de 1978 et à sa présidentielle de 1981. Les campagnes ultérieures ont témoigné une moindre densité de présence sur le terrain. Cette présence sur le terrain permet de «labourer sans intermédiaire» et d’offrir l’impact direct de la diversité. Les médias sont alors une caisse de résonance. C’est ainsi que le courant Obama s’est créé. Le visionnage des reportages d’alors est très instructif. Les journalistes évoquaient le «tour de piste» avant la prochaine présidentielle de 2012, l’isolement, l’inexpérience …

    La troisième différence tient aux méthodes de financement et de marketing public.

    En France, tout est verrouillé alors qu’aux Etats-Unis presque tout est possible. L’absence de publicité politique à la télévision est un terrible goulet d’étranglement.

    En dehors d’émissions spécialisées ou des informations, aucune communication n’est possible. Aucun comité exploratoire ne permet de collecter des fonds. Il faudrait créer un parti politique mais, là aussi, l’inégalité des moyens serait considérable entre le «candidat du parti classique» et les autres. En effet, le financement public transforme chaque parti en «trésor de guerre».

    La quatrième différence réside dans les critères du choix.

    Aux Etats-Unis, le choix c’est la personnalité du candidat. McCain porte l’histoire de l’Amérique qui combat, qui honore ses militaires. Obama c’est le héros moderne multiracial qui fascine par le glamour qui en résulte.

    C’est ce combat de caractères qui a passionné. Il y a une inertie, une paresse voire même une réticence face au débat intellectuel.

    La présidentielle est un «débat d’hommes» où la coulisse de la campagne en apprend autant que le devant de la scène puisque l’enjeu c’est de connaître le tempérament.

    Ce sont ces critères qui rendent possible une percée comme celle de Barack Obama et qui la rendent difficile voire impossible en France.

    Là où le candidat Américain doit être le candidat du peuple, le candidat Français est d’abord celui de la «puissance publique».

    La représentation du peuple semble réservée en France à des candidats protestataires, marginaux. Parce qu’il est le représentant de la puissance publique, le candidat Français a dû vivre un long parcours d’exercice de responsabilités publiques. Ce parcours est une barrière structurante à l’éclosion immédiate de nouveaux talents. La vie politique Française suppose de s’endurcir sous le joug de l’expérience des responsabilités.

    Autre différence, une présidentielle Française n’est pas un voyage pour rencontrer les citoyens «au coin de la rue». Elle reste d’abord une relation avec des corps intermédiaires très bien organisés.

    La «rencontre» avec les citoyens intervient soit lors de grands meetings qui ne permettent pas des contacts directs soit lors d’émissions télévisées qui reposent sur des échantillons filtrés avec une expression encadrée par des considérations formelles très contraignantes.

    Pour toutes ces raisons notamment, ce sont donc deux cultures totalement différentes, pour ne pas dire opposées, qui interviennent.

    La France peut s’enthousiasmer pour Obama mais son cadre institutionnel comme sa culture politique ne permettent probablement pas un tel parcours sur son sol.

    Ce sont bien deux logiques très différentes de pouvoir, depuis la désignation jusqu’à l’exercice du pouvoir.

  • 05/11/08 : une belle victoire

    Au sujet de cette victoire historique, il importe de se méfier des faux habits de certaines idées reçues.

    Il a souvent été question de l’handicap du facteur racial. Ce facteur a été "la nouvelle frontière" qui est devenue la cause de nombreux engagements encore plus forts.

    Il a été question de "la puissance de l’argent". Sa vraie force a d’abord résidé dans la puissance des moyens humains avec une armée de bénévoles.

    Il a été question de l’engagement des médias. C’est probablement le média du plus grand nombre Internet qui a été le support le plus influent.

    Il a été question d’une victoire des noirs. C’est d’abord la classe moyenne blanche qui a choisi le changement.

    Il a été question de l’élection marquée par la crise financière. Ce fut d’abord l’élection d’un nouvel humanisme avec le retour en force du social et de la solidarité.

    Il a été question du charisme d’un candidat. C’est d’abord une vague de fond qui traverse un pays dont l’opinion veut tourner la page de l’administration Bush.

    Il est question de la victoire d’Obama. Or, sans limiter l’immensité de ses mérites, c’est d’abord la défaite d’un parti Républicain incapable de se moderniser, de faire éclore une nouvelle génération, de nouvelles idées, de nouveaux enjeux collectifs.

    Ces défis sont les véritables enjeux du scrutin du 4 novembre 2008 et encore davantage ceux des jours d’après.

    Pour revivre les deux dernières années de campagne :

  • 04/11/08 : un jour historique

    Il y a près de deux ans déjà, dans un cadre professionnel, j’avais placé Barack Obama parmi les challengers les plus performants pour la présidentielle 2008. Ce pronostic avait été émis dans le cadre d’un document écrit si bien qu’aujourd’hui cet aspect chronologique ne peut être contesté.

    Pendant deux ans, en contact permanent avec des membres de son équipe, j’ai rendu compte régulièrement de ses initiatives dans ce même cadre. C’est pourquoi, aujourd’hui, c’est avec émotion que j’ai répondu positivement à leur invitation pour les derniers jours de la campagne.

    Sur le terrain, l’écart d’organisation des campagnes est considérable. La victoire est au rendez-vous. D’ailleurs, aujourd’hui, les principaux animateurs locaux ont été conviés à rejoindre le quartier général à Chicago pour une fête à la dimension de cette victoire historique.

    Les chiffres qui circulent aujourd’hui donnent des victoires emblématiques qui sont "un tremblement de terre" dans certains Etats :

    * John Sununu serait battu dans le New Hampshire,

    * Elisabeth Dole serait battue en Caroline du Nord,

    * Mark Warner gagnerait en Virginie et en franchissant le seuil des 60 % …

    40 ans après des évènements raciaux gravissimes, l’Amérique va passer un message d’intégration, d’ascenseur social et de foi dans l’avenir avec une large victoire de Barack Obama.

    Denis Bonzy

  • 03/11/08 : présidentielle US : les dernières estimations

    Les dernières estimations sont les suivantes :
    * Obama franchirait le cap des 300 grands électeurs, là où le seuil de la victoire est à 270,
    * le parti démocrate gagnerait 10 sièges de Sénateurs et franchirait le seuil des 60 Sénateurs,
    * le parti démocrate gagnerait 34 sièges à la Chambre des Représentants.

    Si ces chiffres se vérifiaient, ce serait une véritable vague de fond pro-démocrate.

    Sur le terrain, en dehors de rares et ultimes Etats clefs, le parti Républicain est défait dans son organisation avant même de subir la défaite officielle.

    Le facteur racial limite déjà l’impact et le fossé des résultats. S’il n’avait pas existé, un résultat identique à celui de 1980 (pro-Reagan) aurait impacté des scores historiques pour le parti Démocrate en passe de retrouver une majorité politique d’une ampleur plus connue par lui depuis 30 ans.

  • 31/10/08 : liberté d’opinion, liberté d’expression et droit à l’image

    Notre blog, c’est aujourd’hui 388 sujets d’informations : 115 articles, 76 commentaires, 197 photos avec commentaires.

    Après ces 388 articles publics, pour la première fois, notre blog est confronté à une situation hors du commun.

    A la lecture d’une photo et de son commentaire publiés le 28 septembre 2008, un élu a estimé que son droit à l’image privée avait été endommagé alors même que l’article en cause ne concernait qu’exclusivement l’exercice de son mandat public. Il a décidé d’engager une procédure judiciaire.

    Au moment où nous apprenons sa démarche, nous décidons de retirer cette photo et ce commentaire de notre blog dans l’attente de connaître la décision de la justice en la matière.

    En effet, la volonté de notre blog n’est pas de nuire à l’image d’élus ou de citoyens mais exclusivement d’être un espace de liberté dans la tolérance pour défendre une information pluraliste.

    Si cet élu avait eu l’initiative d’exprimer son mécontentement par un commentaire posté sur le blog ou par d’autres moyens (lettre, mail, appel téléphonique …), nous aurions entouré sa démarche de l’attention tolérante que nous entendons incarner.

    Sur près de 400 articles publiés, plus de 100 personnes ont été citées. Nous recevons de nombreux témoignages d’internautes enthousiastes car c’est un espace où chacun peut exprimer une opinion. C’est ce souci de transparence qui nous conduit aujourd’hui à vous informer du retrait de l’article visé dans la procédure jusqu’à ce que justice soit rendue.

  • 29/10/08 : quel oxygène : historique !

    Le 4 novembre approche.

    Hier soir, Barack Obama a innové en dépensant 5 millions de dollars 30 minutes de vidéos clips sur trois réseaux à des heures de grande écoute.

    Quand on compare de telles initiatives et le carcan qui bride la vie politique Française, quel oxygène sur le contenu et encore davantage sur la liberté des formes possibles de communication.

  • 29/10/08 : UMP 38 : la dernière ligne droite

    Les deux plus grosses fédérations politiques (UMP et PS) connaissent un automne marqué par des élections internes. Pour l’UMP, l’élection devrait avoir lieu le 15 novembre 2008. Notre équipe de rédaction a pris contact avec des candidats de chaque tendance sans exception comme avec des membres des instances nationales pour tenter d’effectuer un premier point d’étape technique.

    1) Cette élection concerne l’ensemble du Département de l’Isère comme les autres Départements de France. En Isère, l’élection paraît animée. Elle l’est également dans de nombreuses autres géographies. L’évolution possible de scrutins avec une dose de proportionnelle aiguise les ambitions.

    2) Le Département de l’Isère ne peut se résumer à la seule agglomération Grenobloise. En dehors de l’agglomération Grenobloise, des rapports de forces sont parfois plus "établis". Dans le Nord Isère, la fédération départementale sortante conduite par Alain Carignon peut compter sur un maillage élus locaux et militants qui lui donne une avance certaine. Trois circonscriptions (6 – 7 – 8) paraissent "acquises" pour le Président sortant. La 9 devrait être plus serrée mais probablement basculer en faveur du Président sortant.

    3) Michel Savin peut compter sur une victoire dans la 5 ème circonscription sous la conduite de M. Pierre Arioli.

    4) Par conséquent, avant le scrutin de l’agglomération Grenobloise, le rapport des circonscriptions pourrait être de 3 pour l’équipe départementale sortante / 1 pour ses challengers avec une circonscription indécise (9).

    5) Dans l’agglomération Grenobloise (4 circonscriptions), pour que la majorité départementale bascule, il faudrait que les équipes de Michel Savin gagnent largement au mois 3 des 4 circonscriptions. Dans la 3ème, la majorité sortante semble pouvoir compter sur une avance confortable. En réalité, seuls les sorts de la 1ère et de la 4ème semblent incertains compte tenu du grand nombre de nouvelles cartes effectuées par les équipes de Michel Savin dans ces deux secteurs. Là aussi, des nuances s’imposent. Par exemple, dans la 4ème, deux géographies ont connu des "poussées" d’adhésions : le canton de Vif et le Vercors. Sur l’Oisans, le Trièves et la Matheysine, peu d’évolutions sont intervenues. Sur le Canton de Seyssins, les adhésions seraient largement plus nombreuses en faveur de Mme Malandrino.

    6) Au sujet de ces adhésions récentes, l’équipe de Michel Savin semble en avoir effectué à la fois trop et trop peu.

    Trop, parce que les "militants historiques" commentent désormais sévèrement certaines "arrivées" pour le moins de dernière minute et se soudent face à de telles pratiques au sujet de noms qui commencent à circuler.

    Trop peu, parce que, même si les efforts ont été considérables, le rejet de cette pratique mobilise en retour des militants plus anciens qui se sentent "dépossédés" en fonction de la circulation de tel ou tel nom manifestement "atypique". Il ne faut pas confondre militer et adhérer. Payer une carte, c’est une chose. Militer va bien au-delà du simple fait de payer une carte. Cela suppose de s’engager, distribuer, aller à des réunions … Les vrais militants s’estiment à ce jour injustement concurrencés par des adhérents de dernière heure. Ce climat signifie que, même sur la 1ère et sur la 4ème, le score devrait être serré.

    7) Michel Savin n’est pas parvenu à franchir un seuil décisif dans la dernière ligne droite. Il a progressé manifestement en organisation logistique mais sa campagne a été considérablement altérée par trois facteurs.

    Tout d’abord, dans ses réunions publiques, il ne prend pas d’engagement quant à l’union ultérieure en cas de défaite de sa part. Il aurait même laissé entendre ouvertement que battu il ne travaillerait pas avec l’équipe nouvellement élue. Cette déclaration inquiète celles et ceux qui souhaitent tourner la page des divisions.

    Ensuite, Michel Savin a annoncé qu’il reviendrait en cas d’élection sur la désignation des candidats par le vote des militants.

    Enfin, à tort ou à raison, il est apparu comme très agressif pendant cette campagne modifiant profondément l’image ancienne plus calme qui était la sienne.

    8) Par conséquent, avant cette dernière ligne droite, la majorité départementale sortante semble disposer d’un avantage certain. Elle paraît d’ailleurs disposée à prendre des mesures de "réconciliation" pour favoriser le travail de tous ; ce qui explique notamment le dernier courrier du Trésorier National de l’UMP relativisant certains de ses écrits antérieurs particulièrement sévères à l’endroit de certains membres de l’équipe de Michel Savin. Pour les nombreux mails reçus à ce sujet, nous précisons que n’ayant pas publié la lettre initiale de M. Woerth, nous ne publierons pas la seconde par souci d’équilibre de traitement entre ces deux documents.

    Tels sont les éléments les plus objectifs de l’actuelle situation à près de 15 jours de ce scrutin.

  • 28/10/08 : Eric Woerth clarifie

    Depuis le début de la crise financière, beaucoup d’informations erronées ont circulé. Le Ministre du Budget vient d’apporter des premières clarifications sur le ralentissement qui va frapper l’année 2009.

    L’internationalisation du capital est une réalité économique ancienne incontournable . L’étude ci-dessous d’un comité d’experts en dresse un panorama détaillé.

    Rappel des chiffres sur les dernières élections locales

    Dans le cadre des multiples rumeurs qui empoisonnent actuellement la vie locale figurent notamment des informations mensongères sur les scores des dernières élections locales. Les tableaux ci-dessous permettent de rétablir la réalité matérielle officielle des faits et des chiffres :

  • 27/10/08 : Barack Obama gagne la bataille logistique

    Une présidentielle US, c’est d’abord un formidable défi logistique.

    Cette logistique sur le terrain est l’atout principal de Barack Obama. C’est le fruit de deux facteurs : sa puissance financière et sa capacité de mobilisation de bénévoles.

    C’est ce facteur qui a expliqué ses victoires sur Hillary Clinton dans la dernière ligne droite de la primaire démocrate. Les finances de l’ex-First Lady étaient à sec tandis que les antennes locales d’Obama fonctionnaient à fond.

    C’est le même schéma ce jour dans des Etats indécis. Les moyens financiers entre Obama et McCain sont souvent de 1 à 5. Ce facteur concret va beaucoup compter le 4 novembre.

    A l’exemple de la vidéo ci-dessous, le candidat démocrate veille donc à mobiliser le plus possible ses antennes locales.

    Pour avoir une perception détaillée de cette bataille logistique, il suffit de cliquer sur le lien suivant : http://www.exprimeo.fr/article/3956/barack-obama-ecrase-la-bataille-logistique.htm

  • Oui à la place des sentiments dans la vie politique

    La présidentielle Américaine en cette fin de semaine est dominée par deux questions : Barack Obama fait-il un coup médiatique en rendant visite à sa grand-mère pour rappeler ses origines modestes et qu’il a été élevé par une famille blanche ? Est-il concevable de donner la prime à des sentiments affectifs sur les considérations d’intérêt général ?

    Toutes proportions gardées bien entendu, ce sujet a été l’un de ceux abordés lors de la réunion de Varces le 22 octobre 2008 qui aurait mérité une assistance considérablement plus nombreuse parce qu’elle a montré notamment qu’entre certains individus (malheureusement pas tous à la vue des démonstrations déplacées de certains) les différences peuvent s’exprimer dans la franchise mais aussi dans le calme.

    Notre équipe croit à l’importance des sentiments dans la vie donc dans la vie politique aussi. Ces touches de coeur qui font que les décisions sont humaines. Cette part d’humanisme n’est pas l’arbitraire, la fidèlité inconditionnelle mais le respect d’un passé, le respect d’un juste équilibre entre tout ce qui fait la balance de bien et de mal dans la vie de tout individu sans la moinde exception.

    Nous y croyons en politique comme dans les autres domaines.

    C’est d’ailleurs à ce titre que nous exprimons notre désapprobation la plus ferme quand nous constatons souvent actuellement que des "adhérents" ponctuels de la 25 ème heure puissent donner des leçons avec agressivité à des militants qui eux ont, avec eux, 20 ans de moments difficiles, courageux, de nuits de collages dans le froid comme de distributions sous la pluie ou sous la neige.

    Dans l’entourage de Michel Savin, quelques militants comme Pierre Arioli ont cet historique personnel et alors, même si nous ne partageons pas leurs positions, nous considérons qu’un respect mutuel est nécessaire.

    En revanche, il n’est pas possible de cautionner des engagements de dernière minute qui prendront fin aussi brutalement qu’ils sont nés pour faire basculer un collège électoral encadré.

    Ce volet là sera l’une des valeurs de fond sur laquelle les électeurs du 15 novembre 2008 auront à se prononcer.

    C’est une valeur qui dépasse et de loin certaines querelles actuelles souvent bien indignes.

    In Memoriam

    J’ai appris la disparition de M. Joël Chapron. Je transmets mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Ma dernière rencontre directe avec lui date d’août 2006 sur le parvis de l’Hôpital Michallon au-dessus du parking. Je sortais de l’une de mes visites quotidiennes auprès de mon père alors hospitalisé et nous avions parlé du traitement ponctuel que M. Chapron suivait à cette époque.

    Mes relations avec M. Chapron ont parfois été difficiles. Les campagnes d’alors ont été rudes de chaque côté. Lors de plusieurs élections cantonales "sportives", il a été un candidat PS présentant des programmes solides, sérieux, avec qui les débats publics ont été nombreux et de qualité. Des malentendus ont pu naître dans ces circonstances particulières sur telle ou telle formule. J’espère que les entretiens ultérieurs ont permis de les dissiper.

    C’est avec tristesse que je présente mes condoléances à sa famille comme à ses proches.

    Denis Bonzy