Denis Bonzy

Blog

  • 08/02/09 : JO 2018 : à 40 jours de la décision

    A mi-mars, le Comité Olympique Français va faire son choix pour la candidature Française pour les JO 2018.


    Pour Grenoble et l’ensemble de l’agglomération, ce choix sera déterminant pour changer de « dimension ». Depuis plusieurs années, Grenoble est immobile. La candidature olympique est d’abord celle du réveil. Si cette candidature devait être écartée, ce serait le retour au statut de « ville moyenne de région » que seules quelques réussites sporadiques parviennent à faire « oublier ». Ce statut est réducteur dans l’actuelle compétition implacable des villes et ce au moment même où Lyon a indiscutablement réussi son évolution vers la reconnaissance d’une métropole régionale vitalisant ses liens avec le voisin stéphanois que le nouveau Maire dynamise objectivement depuis mars 2008.


    Ne pas avoir les JO, c’est devoir supporter seul tous les investissements qui ont connu du retard au démarrage ces dernières années. C’est donc à la fois l’assurance d’une pression fiscale lourde mais aussi d’un lissage dans le temps desdits investissements.


    Avoir les JO, c’est réconcilier la Ville avec le mouvement et la compétition. C’est lancer des investissements créateurs d’emplois. C’est tourner la page à une « culture du rétroviseur » qui voudrait qu’être bien dans l’agglomération c’est le retour « à la calèche et au boudin braisé » des origines (?). Il est possible d’aimer les racines de la « vie en région » sans devoir passer par la case du culte du patois. Les JO, c’est l’assurance d’une ville enfin tournée vers l’avenir. 40 jours pour faire la bonne décision.


  • 07/02/09 : une odeur de crise de régime …

    La presse hebdomadaire de cette semaine dégage une odeur de réelle crise de régime.


    Dans le Nouvel Observateur, Rachida Dati est présentée comme l’experte de l’intrigue permanente, celle qui parle de son collègue Xavier Bertrand comme « Naf Naf », qui ne manque aucune occasion pour tenter la promotion par d’autre voie que la meilleure connaissance des dossiers …


    Puis il est question du couple Kouchner qui est une PME qui ne connaît pas la crise avec des interventions qui, si elles respectent la légalité (?), s’éloignent quand même d’une certaine déontologie. Cette déontologie qui s’efface pareillement devant la frénésie d’achats de Julien Dray qui ne parvient jamais à résister aux « belles montres » (affaire de la semaine précédente).


    Cette déontologie qui fait tant défaut à cet ex-Président (Chirac) toujours « locataire » d’un luxueux appartement prêté par de « compréhensifs » amis libanais pendant que son ex-Premier Ministre (Villepin) est entendu sur un mystérieux compte japonais dont cet ex-Président serait titulaire mais il dément ?


    Quant au successeur (Sarkozy), qui était supposé faire la rupture avec cette monarchie finissante de l’autre siècle, il pense pas moins qu’installer une dynastie avec son « fils Jean qu’il prépare » tant ses talents seraient « immenses » …


    Sur le plan local, un député pourtant discipliné (J. Remiller : voir vidéo ci-dessous), déchire sa carte UMP car il a été désavoué sur le choix d’un projet mettant en cause la Ville dont il est Maire (Vienne). Il avait promis la démission mais il commence (et peut-être même finit) avec la carte déchirée pour dénoncer une « trahison », une « manipulation ». C’est une réaction instructive car jusqu’alors si le député devait d’abord être le fantassin docile de la majorité gouvernementale ou de l’opposition selon les appartenances, ce dernier s’attendait à être au moins respecté lors de choix locaux a fortiori quand il est maire de la Commune concernée. Maintenant, ce n’est même plus le cas.


    Et que dire du « grand oral » de jeudi soir avec des « journalistes » qui s’excusaient presque de devoir poser des questions au « grand homme » qui « affronte la crise du siècle » mais qui ne parvient pas à convaincre 52 % des téléspectateurs selon le sondage publié ce jour.


    Toute cette comédie, a fortiori dans des circonstances aussi graves, dégage une odeur de crise de régime.

  • 06/02/09 : Nicolas Sarkozy face à la presse professionnelle et non pas face à l’opinion

    Chacun se souvient encore de Jacques Chirac répondant aux questions de Français avant le référendum Européen et cette expression suite à plusieurs questions de jeunes "je ne vous comprends pas". Hier, le Chef de l'Etat a choisi un mode tellement plus facile : répondre aux questions des journalistes stars de chaînes. Des journalistes qui ne connaissent pas le "droit de relance". La réponse n'est pas assez détaillée, sans le moindre problème, ils passent à la suivante.

    Ce premier choix "d'interlocuteurs" est choquant. Il en est de même du décor qui consistait à parler de la crise sur fond des dorures du Palais de l'Elysée …

    Enfin, la méthode consistant à "toujours faire espérer pour demain" sera-t-elle encore longtemps efficace ?

    Les pochains sondages seront très instructifs pour juger de l'état de l'opinion dans les circonstances présentes.

  • 05/02/09 : l’information et la démocratie locale

    Lyon Mag semble voué à la disparition. Une disparition qui intervient dans une quasi-indifférence générale. Progressivement, les citoyens ont accepté le règne des monopoles d’informations locales.


    Dans les années 50, à Grenoble, il y avait le choix quotidien entre le Dauphiné-Libéré, Le Réveil, Les Allobroges, Le Travailleur Alpin.


    Dans les années 80, pour les quotidiens, il restait le choix entre Le Dauphiné, le Progrès et des pages quotidiennes dans Le Monde, Libé ou Lyon Figaro.


    Il ne reste plus que le Dauphiné. Tous les autres supports ont disparu y compris au niveau des hebdomadaires ou mensuels à l’exemple de : Vérité Rhône-Alpes, Ville Ouverte, Le Journal Rhône-Alpes, Projecteurs, La Tribune de l’Avenir, Le Nouvel Objectif, L’Essentiel, Actualités Dauphiné, le Pays Dauphinois …


    C’est un mouvement assez étonnant de considérer qu’une démocratie locale saine et pleine de vitalité puisse cohabiter notamment avec un monopole généralisé d’informations quotidiennes dans chacune des régions de France.


    La crise de Lyon Mag dépasse bien largement la situation de ce seul magazine.

  • 04/02/09 : CAC 40 : vers les 2 500 points … ?

    Les informations qui tombent actuellement montrent, si besoin était, que le début de l’impact concret de la crise économique commence à frapper la vie des entreprises, celle des commerces et celle des artisans.


    Le fonctionnement des établissements bancaires, considérablement renfloués lors du dernier trimestre 08 par des fonds publics, mériterait actuellement une transparence accrue. Ces établissements ont une grande capacité à internationaliser les croissances et à nationaliser les difficultés, à privatiser les boni et à publiciser les pertes.


    Personne ne peut se réjouir que le système bancaire soit ébranlé. Mais la juste et naturelle compensation de l’injection de fonds publics dans des conditions aussi massives n’est-elle pas la bonne traçabilité des fonds injectés ?


    Aujourd’hui, aucune information sérieuse n’est donnée quant à cette traçabilité : retour dans l’économie réelle, vision globale des actifs toxiques à purger dans le temps …


    Cette absence d’informations précises est très dommageable.

  • 03/02/09 : un plan de relance dans la plus grande opacité

    François Fillon était hier à Lyon. Il a présenté pour Rhône-Alpes des travaux qui s’élèvent à 300 millions d’euros.


    Trois constats s’imposent :


    1) il s’agit d’accélérer la concrétisation de projets déjà programmés à l’exemple du déblocage de crédits inscrits dans le cadre du contrat de plan Etat-Région.


    2) Pour l’Isère, l’essentiel consiste dans les travaux de sécurité de l’université.


    3) Mais surtout, sur la méthode, ce sont des décisions qui tombent dans l’opacité la plus totale.


    Les contribuables seraient en droit de savoir : la liste complète des travaux proposés par les collectivités locales, les critères de sélection convenus, les raisons de l’adoption de tel projet plutôt que tel autre.


    Sur le plan local, l’opacité la plus grande entoure les projets « accélérés ». Le seul support cantonal officiel d’informations (le blog de la Conseillère Générale) est bloqué au 11 janvier avec un évènement « anti-crise » : la foire aux huîtres. Il y a là un décalage entre la mobilisation qui devrait animer les élus locaux pour défendre l’emploi et leurs querelles politiciennes qui est un révélateur d’une autre crise : celle de la démocratie locale et du sens des responsabilités dans des moments où les élus doivent aller à l’essentiel.

  • 02/02/09 : lancement des Européennes

    Après le départ de Michel Barnier pour la Région Ile de France, c’est Françoise Grossetête qui conduira la liste de la majorité présidentielle dans le Sud-Est. Cette élue de la Loire connaît particulièrement bien les dossiers de l’Europe.


    Elle devrait mettre à profit cette campagne pour roder l’organisation des régionales.


    Au sein de l’Isère, la nouvelle direction de l’UMP 38 préparerait une mobilisation très dynamique pour attester du résultat positif du changement opéré. M. Alain Bonnet, en qualité de Délégué à l’Animation et à l’Information, s’avère un des éléments moteurs de cette mobilisation. Dans le cadre de ces élections régionales, un très profond changement parait se dessiner notamment avec l’entrée en positions éligibles de représentants du Nouveau Centre, de Gauche Moderne et du Parti Radical qui sont des composantes à part entière de la majorité présidentielle.

  • 01/02/09 : JO 2018 : renforcement du front anti-JO à Nice

    Les anti-JO à Nice font entendre leur voix de façon de plus en plus forte. C’est un élément important dans la compétition parce que Grenoble semblait avoir le « monopole » d’une telle contestation.


    A près de 45 jours de la décision, l’actuel climat dans l’agglomération est assez irréel. Il fut déjà surprenant de voir Michel Destot défendre la candidature devant le Comité National Olympique sans l’intervention physique orale de soutien d’André Vallini ou de Didier Migaud. De 1995 à 2008, pour des raisons diverses, Grenoble n’a pas engagé les grands travaux indispensables en termes de voiries, de structuration de l’ensemble de la grande agglomération… Les JO seront l’occasion de remettre à niveau ces équipements dans des conditions financières bonifiées pour les contribuables locaux puisqu’ils pourront compter sur des aides financières spécifiques exceptionnelles de l’Etat et de la Région notamment. A Albertville, le Maire de l’époque, le Dr Dujol, avait dressé un tableau comparatif particulièrement instructif. Comme Vice-Président de la Région chargé des Finances, je l’avais accompagné lors de plusieurs réunions publiques. Dans ces circonstances, le slide parlait de lui-même. Quand nous effectuions la tournée budgétaire dans les autres Départements, il fallait expliquer pourquoi « tous les efforts étaient réservés à la Savoie olympique ».


    C’est un enjeu qui doit dépasser les clivages partisans. Aujourd’hui, le drapeau de Grenoble 2018 devrait être sur chaque fronton des Mairies de l’agglomération grenobloise. L’accueil d’une délégation technique dans une telle ambiance change alors de « caractère ». Dans le dossier de l’America cup que je suivais alors professionnellement pour une ville voisine, Marseille a perdu la désignation lorsque la délégation technique est venue dans l’indifférence générale (sans compter des « pépins techniques » dignes d’un mauvais feuilleton ce jour-là …).


    Dans les 45 prochains jours, c’est toute une géographie qui doit montrer que ce challenge la mobilise totalement. Il faut le dire … « haut et fort » pour reprendre des termes parfois utilisés dans des cadres moins « utiles et nécessaires ».


  • 31/01/09 : l’UMP 38 avance sur sa nouvelle organisation

    Même si de premières divisions commencent à se faire jour, l'UMP 38 devrait avancer vers sa nouvelle organisation. Les décisions suivantes semblent désormais prises.

    Max Micoud, ancien Conseiller Général, serait en charge des relations avec les élus locaux ayant pour mission de mettre en place leur formation qui est une des priorités assignées par Michel Savin (voir entretien FR Alpes / post du 23.01.09 ci-dessous).

    Marie-Christine Tardy, Maire de Meylan, pourrait être nommée secrétaire générale de la fédération.

    Fabien de Sans Nicolas, Conseiller Municipal de Grenoble, serait chargé de la préparation des élections régionales avec une très probable désignation comme tête de liste départementale dans ce cadre.

    La permanence de la Place Paul Vallier pourraît être réorganisée pour peser moins lourdement sur les finances départementales et permettre l'ouverture de permanences dans les circonscriptions ; ce qui avait été un engagement fort du candidat Michel Savin.

    Enfin, Alain Bonnet, auteur d'un blog très actif et documenté sur Grenoble, se verrait confier la responsabilité de la politique Internet de l'UMP 38 avec pour mission délicate de "mettre de l'ordre" dans l'actuel foisonnement d'initiatives se revendiquant de près ou de loin de ce parti politique.

    Une conférence de presse la semaine prochaine devrait confirmer cette nouvelle organisation en complétant bien sûr ces informations qui nous ont été données par des proches de la nouvelle direction.

    Commentaire :

    Voila qui clarifie les choses.

    Il est normal qu'une nouvelle équipe se mette en place, c'est là la volonté exprimée de militant.

    Espérons que les divisions finiront par disparaitre.

    FT

  • JO 2018 : vers un duel Grenoble / Nice ?

    La notion de « taille critique » et l’utilité dans le temps des équipements semblent faire le jeu de Grenoble et de Nice.


    Dans 45 jours, la réponse tombera avec un choix qui sera lourd de conséquences pratiques. A Nice, c’est la candidature Grenobloise qui semble la plus redoutée. Les points faibles demeurent les voies de communication et les capacités hôtelières. Sur ce dernier volet, il semble qu’il y aurait un doute sur leur rentabilité à terme car la Capitale du Dauphiné est un point de traversée vers les stations sans raison objective notoire pour motiver à ce jour une halte touristique massive.


    Ci-dessous, c’est la vidéo de la réponse du Maire de Nice à des questions du CNOSF. Nous aurions volontiers exposé la vidéo identique du Maire de Grenoble face aux questions du CNOSF mais elle n’est pas disponible sur Daily Motion.