Denis Bonzy

Blog

  • 30/01/09 : Grenoble : du jamais vu !

    La manifestation d'hier a battu des records de participation à Grenoble. Pourquoi ? Les discussions cette semaine aux inter-cours avec les étudiants de 3 et 4 èmes années d'ingénierie financière dans une Ecole de Commerce de Lyon m'ont donné des grilles de lecture qui me paraissent mériter l'attention.

    1) A leurs yeux, le pouvoir politique tourne à vide. Nicolas Sarkozy a été rattrapé par le discrédit général qui frappe la politique. Le temps est d'ailleurs fini où la "carrière politique" pouvait attirer les étudiants les plus brillants d'une promotion. La mode est désormais à proclamer son dédain pour la politique et son attirance pour le privé.

    2) La crise angoisse. Mais l'après-crise inquiète aussi quasi-autant : la place de la précarité, le niveau des salaires y compris pour des étudiants à formation "élevée" …

    3) Le pouvoir politique ne répond pas aux vraies questions du quotidien. Face à ce constat, les uns considèrent que c'est le résultat de "professionnels de la politique" qui sont coupés de ce fait du quotidien. D'autres, plus radicaux, en déduisent qu'une fois l'élection gagnée le désintérêt est de règle.

    4) Le Gouvernement est usé. Le discours avec le références permanentes à Nicolas Sarkozy dégage un culte de la personnalité qui est d'une autre époque. Le style de la "monarchie républicaine" n'est plus supporté. La colère à l'endroit de Nicolas Sarkozy est d'autant plus grande que cette génération attendait de lui qu'il tourne cette page.

    Dans ce contexte, le vote des Européennes s'annonce un probable vote sanction d'une extrême sévérité amplifiant celui des élections locales de mars 2008 où l'UMP a déjà connu une défaite nationale historique comme les chiffres l'attestent.

  • 29/01/09 : l’UMP tirera-t-elle les leçons de cette grève populaire ?

    Comme vous le dites ci-dessous, cette grève est très populaire car elle témoigne d'un profond malaise: la politique n'est plus source d'espoir.

    Après l'engouement suscité par la dernière élection présidentielle (avec un taux de participation assez fort), de nombreux espoirs ont été déchus. Les attentes sont plus ou moins restées sans réponse. La volonté de réformer a cédé sa place à la communication à tout va et à la gestion du quotidien.

    Pour ce qui en est du local, je suis persuadé que les gens en ont plus que ras-le-bol d'entendre parler de combines politiques basées sur des "si je suis président de tel mouvement, tu aura une place éligible sur notre liste aux régionales….".

    Les gens attendent que l'on s'occupe de leurs problèmes et nous savons que tout n'est pas rose (ou plutôt si justement ;-)…) dans notre département!

    Des problèmes qui ne sont d'ailleurs ni de gauche ni de droite… C'est en sortant de cette logique d'appareil politique et des combats stériles qui en découlent que la politique redeviendra noble, qu'elle sera au service du citoyen et non un gagne pain pour des personnes qui sans mandat n'auraient pas de travail!

    Je crois en la naissance de mouvements citoyens forts, indépendants et capables d'associer chacun à la reflexion dans le but d'atteindre un idéal commun pour sa commune, son canton ou sa circonscription…un idéal qui ne sera ni dicté par les instances nationales de l'UMP ni par celles du PS mais par des considérations locales à l'échelle de chaque collectivité.

    C'est quand les citoyens se réapproprient la politique qu'elle en devient noble et non pas quand quelques uns se partagent le pouvoir et les revenus de leurs mandats dans des salons dorés!

    J'irai même plus loin: je crois en le succès de listes citoyennes (Divers droite, Divers gauche ou Sans Etiquette) aux élections locales (régionales etc…) et j'apporterai mon entier soutien à de telles démarches.

    Jorice Samuel

    La grève d'aujourd'hui bat des records de popularité. Le sondage Ifop publié dimanche donnait 73 % d'adhésion dans l'opinion publique mais aussi 55 % au sein de personnes se revendiquant de droite. Pourquoi une telle popularité ?

    Deux raisons me semblent expliquer cette situation. D'une part, l'opinion a le sentiment que le pouvoir n'écoute plus. La grève devient alors un moyen d'expression collective. Par de multiples mesures, le pouvoir semble devenu autiste. La réforme de l'audiovisuel, celle du droit d'amendement … ont progressivement dégagé l'impression que le dialogue était passé de date. Le PS s'est d'ailleurs engagé dans cette brèche pour tenter de redevenir le défenseur des libertés publiques.

    D'autre part, l'opinion a le sentiment que le pouvoir ne défend pas assez "la France d'en bas". Cette expression qui fut tant à la mode lors de la présidentielle de 2002 succédant à celle de "la fracture sociale" qui avait fait la victoire de Jacques Chirac en 1995.

    Cette double rupture provoque de lourds dégâts politiques à l'exemple des élections locales de mars 2008 qui furent une défaite cinglante pour l'UMP sur le plan national et de l'avertissement donné par les enquêtes pour les prochaines Européennes de juin 2009.

    Cette grève est populaire parce qu'elle dénonce "la technique du passage en force" et qu'elle veut réinstaller le dialogue.

    Sous ce volet, même si aujourd'hui je ne fais pas grève, j'appartiens au groupe de ceux qui comprennent cette grève. Il faut redonner sa place au dialogue. C'est un enjeu global. Le pouvoir et l'UMP doivent incarner des lieux de dialogue dans la diversité et dans la tolérance. Regardons la situation locale. Il y a actuellement un billet qui circule sur la blogosphère au sujet du dernier comité départemental de l'UMP. Ce billet (anonyme bien sûr car les "courageux" n'osent même pas endosser la responsabilité de leurs écrits), manifestement rédigé par quelqu'un qui a assisté à cette réunion, est une démonstration de sectarisme digne d'autres temps et d'autres lieux. Si les nouvelles instances départementales de l'UMP 38 ne partagent pas de telles méthodes dont l'anonymat et si elles veulent montrer qu'elles entendent défendre la liberté d'expression dans la dignité et dans la tolérance ; elles engageront les procédures nécessaires pour que de telles méthodes prennent fin. C'est un test concret.

    Sur le plan cantonal, lors des dernières élections internes à l'UMP 38, un blog, aujourd'hui fermé, avait publié un billet le 23 septembre 2008 contenant des informations manifestement fausses. Il suffisait au directeur de publication dudit blog de se rapprocher de la candidate qu'il soutenait alors dans le cadre des élections internes de l'UMP pour vérifier certaines informations et corriger en conséquence le contenu. Cela ne semble pas avoir été fait à cette époque car l'objectif n'était probablment pas de donner des informations exactes mais de nuire à la considération de quelqu'un qui exprimait une opinion différente. Est-il encore possible de s'exprimer librement sans s'exposer à des moqueries, à des attaques professionnelles, à des injures ? Que cette question puisse être posée sérieusement en reposant sur des faits à la matérialité établie : c'est une situation grave.

    Toute démarche intellectuelle ou politique qui repose sur le "un et indivisible" pose problème. Je le dis avec d'autant plus de facilité que je n'ai jamais appartenu à une telle "culture" et que son développement actuel m'inquiète. A voir certaines déclarations récentes, je me remémore les comportements de certains quand en 1992 j'avais conduit une liste dissidente à l'écart de celle conduite alors par Max Micoud soutenu officiellement par Alain Carignon, alors très puissant Président du Conseil Général et Maire de Grenoble …

    Cette grève est donc populaire parce que l'opinion dans sa diversité veut pouvoir exprimer ses inquiétudes, ses aspirations, ses demandes de changements sans s'exposer à des insultes ou à des revers de bras qui balaient les opinions différentes. N'est ce pas cela la démocratie que d'assurer un dialogue dans une diversité respectueuse de la liberté d'opinion de chacun ?

  • 28/01/09 : à quand la sortie de crise ?

    L’OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques) a publié hier un rapport très intéressant sur le calendrier éventuel de la sortie de crise. Dans le meilleur des cas, il faudrait attendre la mi-2010 « au plus tôt« . L’OFCE prévoit une récession pour 2009 et n’attend pas de « reprise avant le second semestre 2010« .


    Lundi, accompagnant un rapport remis par le FMI, Dominique Strauss-Kahn a estimé que « tant que les banques n’ont pas été nettoyées, on ne peut pas trouver un chemin de sortie« . Il a regretté que « très peu a été fait depuis le sommet du G20 en novembre à Washington« .


    Pour notre lettre du changement (voir ci-dessous), il suffit de cliquer dessus puis d’activer le zoom pour prendre connaissance des articles.


    Enfin, la grève de demain s’annonce très populaire et très suivie. C’est naturel en période de crise économique aussi profonde avec le besoin d’attirer l’attention du Gouvernement sur des priorités sociales. Même dans de telles circonstances, l’humour doit garder sa place. C’est pourquoi, nous mettons en ligne cette vidéo sur Besancenot qui circule beaucoup sur le web.

  • 27/01/09 : la lettre du changement n°2

    Dans le Canton de Vif, plus rien n’avance alors que tant de dossiers importants le devraient. La politisation excessive des relations locales, des polémiques permanentes paralysent la vie locale.


    Avec ce n°2 de notre lettre, nous passons en revue les dossiers qui auraient pu avancer dans un climat plus constructif et tolérant.

  • 26/01/09 : Commune de Vif : la hausse des impôts est confirmée

    Après Varces et sa forte hausse pluriannuelle des impôts municipaux, c'est donc bien au tour de Vif de confirmer une hausse sensible des impôts municipaux dont le contenu détaillé sera officialisé courant février.

    Cette hausse appelle de nombreuses questions techniques. Est-elle dûe à la gestion de Brigitte Périllié, mise en cause dans le magazine municipal de décembre y compris sur le volet de la sincèrité des comptes ? Est-elle liée à la volonté politique de négocier une nouvelle marge de manoeuvre tout en tentant de faire endosser la responsabilité aux prédécesseurs ?

    C'est un mauvais coup porté au pouvoir d'achat des Vifois car cette augmentation fiscale s'ajoute à toutes les augmentations diffuses de la pression fiscale locale sur 2009 à l'exemple du nouvel impôt créé par la Métro.

    Ces décisions interviennent dans une opacité qui nuit à la qualité et à la responsabilité du débat. Courant mars 2009, notre groupe présentera un budget alternatif identifiant les économies possibles et les priorités que nous défendons.

  • 24/01/09 : jusqu’où l’effet Barack Obama impactera-t-il la politique Française ?

    Le nouveau siècle est en train de naître. Chaque nouveau siècle n’a jamais respecté les obligations du calendrier. Ainsi, le 20 ème siècle n’est pas né en janvier 1900 mais après la guerre de 1914-18. Il en est de même aujourd’hui. Le 21 ème siècle est en train de naître sous nos yeux. Au lendemain de la crise (2010-11), une nouvelle économie internationale existera. Sur le plan politique, la nouvelle Présidence Américaine va changer beaucoup d’éléments. Une Fondation « Terra Nova » vient de publier un rapport très intéressant sur les effets qui pourraient résulter en France de la victoire d’Obama.

    C’est un sujet important car chacun ressent bien que la vie politique Française tourne actuellement à vide. Le débat d’idées a disparu pour des révélations people sans intérêt collectif à l’exemple des montres de Julien Dray ou de l’homosexualité de Roger Karoutchi pour citer les derniers exemples en date.


    Un autre groupe d’universitaires notamment va publier prochainement un rapport sur ce thème. Nous allons détailler tous les blocages qui actuellement rendent impossible un « souffle de liberté » en France comme celui connu par la campagne de Barack Obama. 


    Il faut dévérouiller la vie politique Française qui se paupérise à tous égards avec des conséquences préjudiciables pour le devenir de nos collectivités. Ce rapport devrait être publié courant mars 2009. Pour participer activement à ces travaux, je vous le présenterai en avant-première. Je sais combien ce sujet intéresse puisque plus de 4 200 personnes ont manifesté leur intérêt pour la publication présentée via Issuu en octobre dernier selon les statistiques tenues par cet hébergeur indépendant et consultables en ligne.


  • 23/01/09 : Isère : un mini-plan pour une méga-crise

    Les chiffres parlent sans la moindre polémique politique.


    L’Isère consacre 25 millions d’euros à la relance économique. La Région consacre 56 millions d’euros. Le Grand Lyon consacre 2 milliards d’euros sur 4 ans. L’actuel plan départemental dit de relance n’est pas à la hauteur des enjeux.


    En réalité, cette situation appelle trois commentaires techniques :


    1) André Vallini stoppe la hausse fiscale. C’est bien mais il aurait fallu baisser cette pression fiscale.


    2) André Vallini accélère certains travaux. Mais cette accélération ne va pas emporter les formalités juridiques de mise en concurrence notamment pour les appels d’offres. Par conséquent, les délais d’impactages sont lointains. C’est ce qui explique que la réactivité passe par d’autres mesures d’aides fiscales directes à des ménages.


    3) Le Département devrait mobiliser des sommes considérablement plus élevées. Rien que pour l’agglomération grenobloise, dans le cadre de la présentation de la candidature de Grenoble aux JO 2018, le Maire de Grenoble a présenté des grands projets incontournables et de qualité montrant l’immensité du retard dans la compétition des villes internationales.


    Il est donc à souhaiter que l’opposition départementale puisse aider André Vallini à augmenter ce fonds anti-crise en lui remettant des propositions concrètes gagées sur des économies pour que l’emploi isèrois soit préservé.



  • 22/01/09 : la vraie compétition est lancée pour les JO 2018

    C’est parti. Dans deux mois, la désignation tombera sur le plan Français.


    C’est un enjeu très important pour le devenir de l’ensemble de l’agglomération Grenobloise.

  • 21/01/09 : une journée capitale pour Grenoble : bonne chance !

    C’est aujourd’hui que le Comité National Olympique auditionne les villes candidates pour les JO 2018. La candidature de Grenoble peine à s’imposer nationalement pour l’instant. Les difficultés des dessertes, la faiblesse des capacités hôtelières et encore davantage des capacités haut de gamme … sont des griefs fréquents. C’est aussi la Ville qui connaît la contestation interne la plus visible de l’extérieur par les actions conduites par les Verts notamment.


    Par conséquent, progressivement, Grenoble est passée au rang de challenger alors que Nice et Annecy, considérations politiques aidant également, ont acquis un statut de leaders.


    Il reviendra donc à la délégation Grenobloise d’inverser une tendance ; ce qui n’est jamais facile.


    Beaucoup de commentaires entourent cette candidature. Les JO seraient une chance considérable pour Grenoble qui doit mener des mises à niveau indispensables d’équipements structurants. Sa désignation accélérerait et augmenterait les aides financières extérieures. Par conséquent, les contribuables seraient gagnants à terme.

  • 20/01/09 : quand tout s’écrit trop

    La retransmission sur la chaîne parlementaire de l’intervention de Philippe Seguin en qualité de Premier Président de la Cour des Comptes entendu par la commission Balladur mériterait d’être diffusée dans les cours d’instruction civique.


    Le diagnostic est simple :


    * les collectivités locales n’ont plus de véritable contrôle à l’exception de contentieux ponctuels exceptionnels,


    * la décentralisation « à la Française » a un coût totalement disproportionné entre les gains qualitatifs et leurs conséquences fiscales,


    * dès que le décideur n’est plus celui qui paye, les « dérives » sont permanentes,


    * le profil des « nouveaux élus » souvent très liés à la « culture de la dépense publique » (enseignants, entrepreneurs du BTP, cadres ou employés du secteur public …) est un obstacle à la limitation de l’intervention de la sphère publique.


    Avec la crise économique et les chutes de rentrées fiscales diverses (droits de mutations, produits de taxe professionnelle …), le train de vie cumulé des collectivités publiques ne peut plus être sauvegardé. En réaction à une remarque de Pierre Mauroy, André Vallini reconnaissait cette réalité dans des termes de bon sens : le qualititatif ne mérite plus le prix actuel.


    La simplification et la sélection s’imposent.