Le Parti Républicain Américain a engagé son processus de compétition interne pour la désignation de son candidat à la présidentielle 2012. Les comités électoraux destinés à collecter les fonds se déposent.
Deux dĂ©bats mĂ©ritent une attention particuliĂšre. D’une part, le choc entre les « intĂ©gristes » et ceux qui veulent aller chercher les voix au centre. Palin, Jindal, Huckabee incarnent une rigueur rĂ©publicaine qui n’accepte aucun compromis sur les valeurs religieuses ou familiales. Crist, Cantor sont dans une logique oĂč l’enjeu devient la classe moyenne et par consĂ©quent il importe de trouver des terrains de rencontres par des propositions plus modĂ©rĂ©es.
D’autre part, les talents les plus prometteurs se posent dĂ©sormais la question de savoir s’il ne faut pas tirer un trait sur 2012. Obama peut-il ĂȘtre battu ? Certains considĂšrent que non et ne veulent pas s’engager dans une compĂ©tition « perdue d’avance ». Il y a donc une percĂ©e de « candidats de compromis » comme Haley Barbour, Gouverneur du Mississipi. Il fut réélu en 2007 avec 58 % des voix (premiĂšre rĂ©-Ă©lection depuis 1877). Il n’a pas de charisme particulier mais il est l’exemple du « candidat de synthĂšse » capable de porter honorablement les couleurs RĂ©publicaines sans faire craindre l’Ă©clatement du parti ; ce qui constitue un vĂ©ritable risque actuellement.
C’est une « ambiance » qui n’est pas sans rappeler les contraintes de certaines formations politiques Françaises actuellement dans l’opposition nationale.