Denis Bonzy

Blog

  • 01/07 : une compĂ©tition trĂšs instructive

    Le Parti Républicain Américain a engagé son processus de compétition interne pour la désignation de son candidat à la présidentielle 2012. Les comités électoraux destinés à collecter les fonds se déposent.


    Deux dĂ©bats mĂ©ritent une attention particuliĂšre. D’une part, le choc entre les « intĂ©gristes » et ceux qui veulent aller chercher les voix au centre. Palin, Jindal, Huckabee incarnent une rigueur rĂ©publicaine qui n’accepte aucun compromis sur les valeurs religieuses ou familiales. Crist, Cantor sont dans une logique oĂč l’enjeu devient la classe moyenne et par consĂ©quent il importe de trouver des terrains de rencontres par des propositions plus modĂ©rĂ©es.


    D’autre part, les talents les plus prometteurs se posent dĂ©sormais la question de savoir s’il ne faut pas tirer un trait sur 2012. Obama peut-il ĂȘtre battu ? Certains considĂšrent que non et ne veulent pas s’engager dans une compĂ©tition « perdue d’avance ». Il y a donc une percĂ©e de « candidats de compromis » comme Haley Barbour, Gouverneur du Mississipi. Il fut réélu en 2007 avec 58 % des voix (premiĂšre rĂ©-Ă©lection depuis 1877). Il n’a pas de charisme particulier mais il est l’exemple du « candidat de synthĂšse » capable de porter honorablement les couleurs RĂ©publicaines sans faire craindre l’Ă©clatement du parti ; ce qui constitue un vĂ©ritable risque actuellement.


    C’est une « ambiance » qui n’est pas sans rappeler les contraintes de certaines formations politiques Françaises actuellement dans l’opposition nationale.


  • 30/06 : le vrai pouvoir des citoyens

    Ted est la tendance la plus intĂ©ressante qui nous vient actuellement des Etats-Unis. C’est la culture du « citoyen-Ă©nergie ». Le pouvoir vĂ©ritable dĂ©pend des citoyens et non pas des « pouvoirs classiques ». Mais encore faut-il que le citoyen ait conscience qu’il a ce pouvoir.


    Il n’y a pas de raison d’attendre que les pouvoirs publics fassent « le travail d’innover ». Il y a dĂ©jĂ  tant de talents qui ont tous les atouts pour faire bouger.


    AimĂ©e Mullins est l’une des 50 plus belles femmes au monde. Depuis l’Ăąge d’un an, elle est amputĂ©e des deux jambes.


    Aux jeux paralympiques, elle a battu tous les records.  Cette athlĂšte est aussi un mannequin sublime. Avec son exemple, l’handicap est autre.


    La force de la campagne d’Obama (« Yes we can »), c’est cet investissement des citoyens pour aller vers de nouvelles perspectives.


    A quand en France l’Ă©quivalent de ted.org (prĂ©cision technique : pour avoir la traduction en Français de la vidĂ©o ci-dessous, il vous suffit de cliquer sur View Subtitles et choisir le Français) ?


    http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf

  • 29/06 : dette publique : jusqu’oĂč ?

    L’emprunt national va-t-il enfin ouvrir le dĂ©bat national sur la dette publique ?

     

    La France a le niveau de prĂ©lĂšvements obligatoires le plus Ă©levĂ© des grands pays industrialisĂ©s (44% du PIB contre 39,5% pour la zone euro et 35 % pour le G7) et en mĂȘme temps elle doit s’endetter chaque annĂ©e pour financer des dĂ©penses encore plus importantes.

     

    Tout se passe comme si, depuis le dĂ©but des annĂ©es 80, l’augmentation de l’endettement Ă©tait en fait considĂ©rĂ©e comme une ressource publique Ă  part entiĂšre.

     

    Une large partie de l’augmentation de la dette a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour financer les dĂ©penses courantes de l’État et pour reporter sur les gĂ©nĂ©rations futures une part croissante de nos propres dĂ©penses de santĂ© et d’indemnisation du chĂŽmage.

     

    Le recours Ă  la dette a mĂȘme souvent ralenti les nĂ©cessaires efforts de modernisation.

     

    La dette a permis à l’Etat de reporter la modernisation de sa gestion.

     

    La preuve : le pĂ©rimĂštre de ses missions s’est rĂ©duit, mais ses effectifs n’ont cessĂ© d’augmenter (+ 300 000 agents, soit +14% entre 1982 et 2003).

     

    L’endettement a Ă©galement permis de maintenir certaines dĂ©penses dont l’efficacitĂ© n’est pas avĂ©rĂ©e. Pas Ă©tonnant que ces dix derniĂšres annĂ©es, les dĂ©penses de l’État ont Ă©tĂ© supĂ©rieures Ă  ses recettes de 18% en moyenne.

     

  • 28/06 : Commune de Vif : Ă  quand la dĂ©claration d’autonomie … ?

    L'implosion actuelle des structures intercommunales est un phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent. AprĂšs le Sivom d'Uriol en coma dĂ©passĂ© suite au retrait de Vif, c'est au Sivig d'ĂȘtre en salle d'attente pour subir …le mĂȘme sort.

    C'est une situation surprenante et grave.

    Elle est surprenante, parce qu'aucune déclaration dans les programmes électoraux de la majorité vifoise ne laissait prévoir une telle casse.

    Elle est grave, parce que l'esprit de l'intercommunalitĂ© c'est d'Ă©chapper au rapport de forces pour tendre vers une logique de bassin de vie. Vif peut montrer sa "puissance" au Gua, Ă  Varces, Ă  St Paul, Ă  LanchĂątre … mais Ă  la MĂ©tro si Grenoble appliquait les critĂšres que ceux que Vif souhaite appliquer ici, que resterait-il de la MĂ©tro dans le rapport entre une ville de 160 000 habitants et la Commune de moins de 10 000 habitants ?

    En rĂ©alitĂ©, les rancoeurs occupent une place excessive. Lors du dernier Conseil Municipal, le Maire a mĂȘme refusĂ© de rĂ©pondre Ă  la reprĂ©sentante de l'opposition de Vif par ailleurs ConseillĂšre GĂ©nĂ©rale du Canton. Comment leur serait-il possible de travailler ensemble dans un tel contexte ?

    A ce rythme, il devient peut-ĂȘtre nĂ©cessaire de suivre trĂšs attentivement les dĂ©libĂ©rations de Vif pour voir naĂźtre bientĂŽt la … dĂ©claration d'autonomie ?

  • 27/06 : une Ă©tape majeure pour l’environnement

    La Chambre des ReprĂ©sentants vient d’adopter une importante loi sur le rĂ©chauffement climatique. Ce texte a Ă©tĂ© adoptĂ© par 219 voix (une voix de plus que le seuil nĂ©cessaire de 218 voix). 44 dĂ©mocrates ont votĂ© contre tandis que 8 RĂ©publicains votaient pour. C’est un texte de 1 200 pages qui a pour principal mĂ©rite de passer comme message que les Etats-Unis font dĂ©sormais une prioritĂ© de la lutte contre le rĂ©chauffement climatique Ă  la diffĂ©rence de l’Administration Bush.


    Cette victoire importante pour la nouvelle Administration AmĂ©ricaine est aussi le produit d’une longue rĂ©organisation du parti DĂ©mocrate qui a beacoup impactĂ© les derniĂšres heures pour souder les ReprĂ©sentants de ce parti.


    A partir de l’administration Reagan, un dĂ©sĂ©quilibre manifeste d’organisation et de puissance s’Ă©tait installĂ© entre les deux partis. Depuis 2002, sous l’impulsion d’Howard Dean, le Parti DĂ©mocrate s’est structurĂ©. Il est devenu un appareil fonctionnel en matiĂšre de logistique. Rahm Emanuel, actuel SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la Maison Blanche, a Ă©tĂ© une piĂšce maitresse dans la mise en place de cette nouvelle organisation.


    Ce qui est intĂ©ressant c’est le processus qui a conduit le parti DĂ©mocrate Ă  une telle Ă©volution. Plus que jamais, le PrĂ©sident de ce parti politique est devenu un Chairman soucieux de deux prioritĂ©s : l’organisation loyale de la future compĂ©tition interne, la mise en place de la logistique la plus performante au profit du candidat une fois dĂ©signĂ©.


    Cet Ă©tat d’esprit a totalment changĂ© la donne interne. Lorsqu’il est venu Ă  Paris Ă  l’invitation de Terra Nova, Howard Dean a confirmĂ© l’impact dĂ©cisif de ce choix. Les rivalitĂ©s internes ont Ă©tĂ© lĂ©gitimĂ©es et pacifiĂ©es. Mais surtout, le parti en tant que tel « vivait sa vie » Ă  l’Ă©cart de la compĂ©tition naturelle. C’est une hypothĂšse de positionnement qui devrait probablement inspirer beaucoup de structures politiques Françaises Ă  des Ă©chelons territoriaux diffĂ©rents.


  • 26/06 : nouvelle escalade dans les polĂ©miques locales = 2 victimes : le sport et la culture

    Pas une quinzaine ne se déroule depuis mars 2008 sans qu'un sujet nouveau de polémiques violentes ne s'ouvre entre les élus locaux qui progressivement transforment le Canton de Vif en un terrain de désastres généralisés.

    Le nouveau champ de guerre : le SIVOM d'Uriol. Suite à la décision de Vif, il est désormais dans un état de coma dépassé. C'est une situation sans précédent. Cette situation est la conséquence de trois facteurs.

    1) La majoritĂ© municipale de Vif a dĂ©cidĂ© de jeter Ă  la poubelle son programme de mars 2008 pour participer Ă  la polĂ©mique permanente contre Brigitte PĂ©rilliĂ© et tout ce qui peut lui ĂȘtre rattachĂ©. Certains disent que ce choix est d'abord celui de Jean Mourey. Ce constat est faux. Si Jean Mourey n'avait pas une majoritĂ© soudĂ©e derriĂšre lui, de telles dĂ©cisions ne pourraient pas ĂȘtre prises. Une majoritĂ© trĂšs large puisqu'elle a mĂȘme Ă©tĂ© Ă©largie Ă  Roger PĂ©trou, dont le prĂ©sident du comitĂ© de soutien fut un ancien maire de Vif. Tous deux ne trouvent rien Ă  redire actuellement car il n'y a aucune dĂ©claration publique de dĂ©saveu face Ă  certains choix actuels qui rappellent pourtant Ă©trangement un systĂšme de pouvoir qu'ils avaient dĂ©noncĂ© avant…

    2) Le blocage gĂ©nĂ©ralisĂ© est possible car Jean Mourey peut compter sur le soutien d'autres Ă©lus locaux dont MM Bellet et Octru qui acceptent de cautionner derriĂšre Jean Mourey, probablement pour des raisons politiques, une marginalisation de la conseillĂšre gĂ©nĂ©rale dans des conditions qui ne sont pas respectueuses du suffrage universel direct cantonal. Mais, au sein mĂȘme du Conseil GĂ©nĂ©ral, ce front peut manifestement compter sur des alliances ponctuelles sans lesquelles ce contournement serait pratiquement impossible. Toutes ces situations confortent les intĂ©ressĂ©s dans des dĂ©marches Ă©tonnantes.

    3) Nous avions annoncĂ© cette probabilitĂ©. Elle se vĂ©rifie aujourd'hui bien au-delĂ  de nos prĂ©visions initiales. Parmi les causes officielles de la "mise en veille du Sivom", on voit enfin la reconnaissance publiquement que depuis prĂšs de 15 mois les Ă©lus n'avaient pas rĂ©ussi Ă  se rĂ©unir pour se mettre d'accord sur de nouveaux statuts … alors mĂȘme que ce sont les conditions de fonctionnement du sport et de la culture de proximitĂ© qui Ă©taient en cause.

    Il n'est plus question de lister les avancées manquées (dont le projet de Lycée du Pays de Vif mort-né depuis 2008). C'est désormais l'ouverture de l'étape de la destruction de ce qui existait et qui fonctionnait dans des conditions correctes.

  • 25/06 : Brigitte PĂ©rilliĂ© reconnait l’Ă©tat de crise dans les relations entre les Ă©lus du Canton de Vif

    La ConseillÚre Générale vient enfin de reconnaßtre la simple réalité des faits. Le travail en commun des élus du Canton est bloqué depuis mars 2008 et les conséquences pratiques sont nombreuses et trÚs préjudiciables.

    C'est une situation que nous avions annoncée. Il est à craindre que les appels de la ConseillÚre Générale ne changent rien aux blocages actuels. Il y a trop d'animosités personnelles pour que le travail en commun qu'elle souhaite de ses voeux puisse repartir sur de bonnes bases. Mais surtout, et ce volet est encore plus grave, il y a la volonté de certains élus municipaux d'opposer la légitimité municipale à la légitimité cantonale.

    Les derniÚres élections locales ont été marquées par trois caractéristiques objectives :

    – le vide de la campagne Ă©lectorale qui n'a mĂȘme pas connu un seul dĂ©bat public contradictoire,

    – des "votes croisĂ©s" dans des conditions qui commencent seulement Ă  poindre. Au sein mĂȘme de l'appareil du PS, la fragilisation de Brigitte PĂ©rilliĂ© Ă©tait recherchĂ©e par certains et la perte de la mairie de Vif n'a pas fait que des malheureux. A droite, des considĂ©rations identiques ont Ă©tĂ© Ă  l'origine de votes atypiques dans un nombre probablement encore plus Ă©levĂ©. Un ex-Ă©lu municipal n'a-t-il pas contactĂ© dans les derniers jours des personnes adhĂ©rentes de l'UMP pour leur demander de voter … PS aux cantonales … ? Sur des "terrains" de ce type, le socle d'une victoire riquiqui de 100 voix, soit une trentaine de foyers, ne donne pas la base assez solide pour faire vivre l'impulsion nĂ©cessaire.

    – le Canton de Vif est immobile. Brigitte PĂ©rilliĂ© le reconnaĂźt enfin. Les Ă©quipements publics rĂ©gressent. Ils sont tantĂŽt saturĂ©s tantĂŽt bloquĂ©s alors mĂȘme qu'ils sont nĂ©cessaires. Des subventions ne sont pas sollicitĂ©es. D'autres ne sont pas mobilisĂ©es. Les habitants du Canton de Vif payent le prix fort de la division permanente de leurs Ă©lus locaux qui ne se rencontrent mĂȘme plus. Des Maires mobilisent toute leur obstination pour traiter directement avec le PrĂ©sident du Conseil GĂ©nĂ©ral ou avec les services.

    C'est une crise sans précédent par son ampleur.

  • 24/06 : nouveau Gouvernement : Lyon : 2 – Grenoble : 0

    DĂšs le 13 juin, nous avions annoncĂ© (voir ci-dessous post du 13/06) parmi les premiers l’hypothĂšse de la nomination de Nora Berra au sein du Gouvernement. Cette hypothĂšse est aujourd’hui vĂ©rifiĂ©e pour cette conseillĂšre municipale d’opposition Ă  Lyon.


    Chaque Gouvernement traduit un nouvel Ă©quilibre gĂ©o-politique avec des consĂ©quences trĂšs fortes. Les boni liĂ©s Ă  la prĂ©sence ministĂ©rielle sont considĂ©rables. Depuis les prĂ©sidences Chirac et dĂ©sormais Sarkozy, l’IsĂšre est en marge. Les 2 Savoies ont l’influence de Bernard Accoyer, PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e Nationale et hier la prĂ©sence de Michel Barnier toujours trĂšs impliquĂ© pour les dossiers savoyards. La DrĂŽme peut compter sur Eric Besson. Le RhĂŽne compte dĂ©sormais 2 Ministres. Je connais Michel Mercier depuis 1988. Il est un Ă©lu de consensus, d’apaisement et rĂ©unit toutes les qualitĂ©s pour ĂȘtre un excellent Ministre de l’AmĂ©nagement du Territoire. Quant Ă  Nora Berra, jeune mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, elle incarne la « nouvelle gĂ©nĂ©ration punchy » de Lyon (voir vidĂ©o ci-dessous) qui compte de nombreux talents dont Denis Broliquier, Maire du 2Ăšme arrondissement, Hamelin



    L’IsĂšre est dĂ©sormais avec la Loire, l’ArdĂšche et l’Ain un DĂ©partement Ă  l’Ă©cart des responsabilitĂ©s ministĂ©rielles dans la RĂ©gion RhĂŽne-Alpes. C’est trĂšs prĂ©judiciable. Il suffit d’ailleurs de comparer l’Ă©volution des grands dossiers pour constater l’immobilisme qui frappe ce DĂ©partement qui a derniĂšrement manquĂ© la candidature aux JO qui Ă©tait un moyen de dĂ©senclavement.


    La situation s’aggrave si aucun responsable politique IsĂšrois ne rĂ©unit les qualitĂ©s nĂ©cessaires pour figurer dans une Ă©quipe Gouvernementale nationale ; ce qui est un dĂ©crochage Ă©tonnant pour ce territoire qui reste dĂ©mographiquement le 13Ăšme DĂ©partement de France quand mĂȘme …

  • 23/06 : la rĂ©forme de la santĂ© aux Etats-Unis

    La rĂ©forme du systĂšme AmĂ©ricain de santĂ© est lancĂ©e. Il s’agit d’ouvrir une couverture santĂ© aux 46 millions d’AmĂ©ricains qui en sont dĂ©pourvus (environ 15 % de la population).


    La rĂ©forme repose sur la coexistence entre l’option d’une assurance de santĂ© publique et les mĂ©canismes purement privĂ©s.


    C’est une rĂ©forme d’ampleur car il n’y a pas de couverture maladie universelle. Bill Clinton avait tentĂ© cette rĂ©forme pendant son mandat mais en vain.


    Une nouvelle fois, les RĂ©publicains crient Ă  la « socialisation » de la santĂ©.


    Le vĂ©ritable enjeu rĂ©side dans la part du financement par l’Etat et des taxes qui vont en rĂ©sulter. Ce sera trĂšs intĂ©ressant d’observer la mĂ©thode utilisĂ©e pour mener Ă  bien cette rĂ©forme.


    Pour la mener Ă  bien avant fin 2009, le PrĂ©sident AmĂ©ricain multiplie les visites sur le terrain pour dĂ©s Ă©changes directs avec l’opinion.


  • 22/06 : La lettre du changement : n° 5

    Le scrutin EuropĂ©en dans l’agglomĂ©ration Grenobloise a Ă©tĂ© un Ă©chec sans prĂ©cĂ©dent pour l’UMP 38 qui a Ă©tĂ© en retrait par rapport Ă  la moyenne nationale, en retrait par rapport Ă  la moyenne du Sud-Est, en retrait par rapport Ă  la moyenne de la RĂ©gion RhĂŽne-Alpes, en retrait par rapport Ă  la moyenne dĂ©partementale.


    Face Ă  ce constat, nous essayons de donner des clefs d’interprĂ©tation pour que cette situation Ă©volue positivement.


    Sur le seul Canton de Vif, 3 687 Ă©lecteurs font dĂ©faut par rapport aux derniĂšres Ă©lections cantonales. MĂȘme avec l’appel public au vote de MM Mourey, Bellet, Octru, Lachat, François GrossetĂȘte mobilise 2 451 Ă©lecteurs lĂ  oĂč j’avais rĂ©uni 3 561 Ă©lecteurs battant Lachat de prĂšs de 1 000 voix puisqu’il avait plafonnĂ© Ă  2 577 voix en dĂ©pit des soutiens dĂšs cette Ă©poque de ceux qui le 7 juin ont appelĂ© Ă  voter avec lui pour GrossetĂȘte.


    Mais surtout, mes meilleurs scores avaient Ă©tĂ© dans les bureaux de votes urbains les plus populaires. Pourquoi, le 7 juin 2009, ces Ă©lecteurs se sont rĂ©fugiĂ©s dans l’abstention ou dans d’autres votes faisant chuter le score de la majoritĂ© prĂ©sidentielle ?


    De telles bases ouvrent une vĂ©ritable crise de lĂ©gitimitĂ© politique pour les municipalitĂ©s de la majoritĂ© prĂ©sidentielle dans le Canton. Pourquoi ? Ces municipalitĂ©s devraient ĂȘtre attractives. Ont-elles provoquĂ© un « effet sanction » ? Le poids des hausses d’impĂŽts locaux, le poids des augmentations d’indemnitĂ©s, l’impact des crises locales permanentes … ont-ils jouĂ© un rĂŽle dans l’Ă©chec du 7 juin ? Comment expliquer cette situation ?


    Ce sont les questions auxquelles cette lettre 5 tente de répondre.