40 jours sans pluie. Dimanche, 3 gouttes d'eau qui ont permis la photo ci-dessus : un instant de nature qui devient … rare. Le déficit d'humidité des sols bat des records. A cette date, c'est un déficit historique : constat dressé par les expertises techniques. La pluie était annoncée dans notre région. Elle n'est pas … arrivée. C'est une alerte terrible de plus sur le dérèglement climatique : le moment où saisir une perle d'eau sur une feuille devient rare. Nous traversons pour de vrai une période très particulière.
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Décès de Peter Breard : un photographe animalier hors du commun
Peter Breard est décédé. Il fut un photographe animalier hors du commun. Photographier des animaux demande une sensibilité particulière. La mise en scène concertée est impossible. Il faut donc saisir le naturel, ce qui est un défi tout particulier. Un défi de patience. D'imagination. Il a parfois donné à ses photos des touches de décoration simpliste qui en faisaient de réels tableaux d'art. Comme cette photo de deux bébés léopard où la simple position différente des oreilles dégage deux profils de tempéraments. Un vrai artiste est disparu.
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Une guerre enfin à la recherche de son père ?
L'article du Washington Post sur l'origine éventuelle de l'actuelle crise sanitaire va-t-il enfin ouvrir une étape relayant la version officielle chinoise au rang des "légendes urbaines" ou la version de M. Tsu mangeant une chauve-souris infectée sur un marché parallèle à l'angle de la rue Mao Zedong d'un quartier pauvre de Wuhan (NB : noms d'emprunts pour cet article) ? Cette guerre avait déjà perdu un nom la rattachant à un auteur : elle s'appelle Covid-19 et non pas grippe chinoise. Elle a manifestement perdu son porteur zéro en lisant les messages diplomatiques officiels. Va-t-elle désormais y compris perdre toute traçabilité initiale. Bref, ce serait la première guerre sans père. Jusqu'à maintenant on connaissait les pères des guerres : volontés expansionnistes d'individus, revanches personnelles … Là on semble encore loin de toute identification sérieuse. Une réalité pénible à constater qui montre l'écart entre informer, désinformer et ré-informer. La fabrique sérieuse du réel manque de beaucoup trop d'artisans consciencieux. C'est aussi un virus particulièrement préoccupant.
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Quand la nature reste la championne de l’imagination
Hier, ce chardonneret élégant a été durablement notre compagnon du déjeuner. Rien ne manque à sa perfection. Aucune couleur dans le détail ne casse l'harmonie des teintes. Chaque couleur est vive comme si le pastel n'avait pas de place pour une telle réussite. La nature montre, une fois de plus, qu'elle reste la championne de l'imagination car elle est capable de sortir de l'ordinaire et de parfaire chaque détail. Une réalité qui mériterait de faire naître davantage d'humilité chez de nombreux humains. Juste constater que les humains ont quand même été capables de trouver le nom juste pour consacrer cette élégance naturelle, déjà pas si mal quand même …
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Petite brouette deviendra grande …
Et malheureusement si vite ! La vitesse à laquelle Léon grandit me stupéfait. Je n'avais pas à l'esprit ce souvenir pour nos enfants au même âge. Peut-être la différence entre le fait de voir chaque jour ses enfants et bien plus épisodiquement ses petits-enfants ? Ou un rapport au temps qui change avec l'âge ? La période présente avec ses multiples drames contribue probablement aussi à imposer un rapport différent au temps. Davantage réfléchi. Plus triste aussi.
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L’état de crise et la crise de l’Etat
C'est un sujet essentiel dans le droit public : jusqu'où une crise peut-elle emporter des digues d'ordinaire solides ? Hier, aucun chiffre donné sur les décès dans les Ehpad. Pourquoi ? Dans un pays aussi sur-administré que la France avec des ARS souvent très pointilleuses, qui peut comprendre qu'un état journalier de cette importance puisse ne pas être rendu ? Chaque crise est le test des valeurs d'une démocratie. L'attachement réel à des valeurs de vérité, du droit à être informé … La France a rarement su gérer ses crises. La France de Vichy a vu ses institutions sombrer dans des dérives gravissimes même dans l'institution judiciaire (les sections spéciales). Pendant l'Algérie, idem. Le plus surprenant, c'est d'ailleurs la capacité collective ensuite à ne pas vouloir regarder en face les crises que la crise a engendrées. Actuellement, ne sommes-nous pas de nouveau au bord de telles pratiques ? Pourquoi des chiffres sur les décès liés au Covid-19 ne sont-ils pas publiés de façon exhaustive ? Et s'ils ne sont pas publiés, pourquoi les raisons véritables ne sont-elles pas données ? Ce sont des questions qui sont loin d'être marginales.
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Covid-19 : le temps des explications nécessaires doit s’engager
S'interroger n'est pas polémiquer. Questionner n'est pas critiquer. Dans les moments de crises, chaque pouvoir dresse le piège de l'union nationale : forme d'obscurantisme destinée d'abord à faire taire tout débat possible. Or, pour adhérer aux objectifs d'une gouvernance, publique ou privée, il faut préalablement être sûr de la qualité des objectifs poursuivis. Aujourd'hui, un volet n'est jamais traité ou si peu : comment expliquer, à l'écart de toute théorie du complot ou polémique partisane, les chiffres suivants des décès : France (10 328), Allemagne (2 016), Royaume Uni (6 169), Suisse (821), Canada (381), Portugal (345), Israël (65), Australie (49), Danemark (203) … Il doit y avoir une explication dans une telle différence de chiffres officiels du nombre total par pays des décès liés au Covid-19 ? Pourquoi cette explication n'est-elle jamais abordée ? Chaque état de crise a d'abord été la crise de la vérité. Chaque "guerre" a d'abord été un terrible théâtre de manipulations outrancières de l'opinion. Aujourd'hui, dans des circonstances d'une telle gravité extrême, le premier médicament collectif utile c'est la vérité. Ces écarts nécessitent des explications calmes, sérieuses.
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Noël Dejean de la Batie : quand le talent et le travail mènent à l’art du Droit
C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès du Professeur Noël Dejean de la Batie. Il fut l'un des Professeurs capables de montrer toutes les facettes de l'intelligence. L'intelligence peut être subtilité d'une extrême finesse, connaissances acquises par le travail et par l'expérience mais aussi mirage d'un raisonnement pas assez passé au filtre du recul toujours nécessaire. L'intelligence peut être aussi humour, auto-dérision et surtout humilité permanente car il y a toujours à savoir davantage. Noël Dejean de la Batie était cette intelligence pour ses étudiants. A la fin de la seconde année de droit, lorsque le choix s'imposait alors entre les "privatistes" et les "publicistes", les matières s'effaçaient souvent derrière le profil des maîtres. Les uns choisissaient la subtilité d'un Claude Giverdon, l'immensité des connaissances d'un Jean Larguier, la solidité de démonstrations d'un Ernest Escolano, l'impertinence provocatrice d'un Jean Claude Coviaux et pour d'autres la diplomatie d'un Philippe Chapal qui parvenait à faire aimer le … droit de la mer, la réserve très british d'un Jean François Guilhaudis sur le droit de la guerre, les emballements de Gérard Chianéa sur l'Histoire du Droit et la passion d'une exemplarité de tolérance de Gustave Peiser. Et la liste des références pourrait durer si longtemps encore. Et il y avait Noël Dejean de la Batie : l'art du Droit : toujours chercher la définition du mot qui expliquera la justesse d'un raisonnement. Chacun de ses cours était un moment exquis. Pour qu'il en soit ainsi, il faut du talent ET une très belle personne : l'un ne peut jamais aller sans l'autre. MERCI.
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L’économie de l’effondrement …
Joël de Rosnay a mis en évidence ce matin un article remarquable sur l'économie de l'effondrement, c'est à dire les journées post Covid-19. Parce qu'il y aura bien effondrement. La question c'est l'ampleur de l'effondrement. L'actuelle crise sanitaire suscite des griefs sur l'impréparation. L'article ci-dessus paru dans Challenges du 06 février 2020 met en lumière le "retard à l'allumage". Faut-il avoir demain le même retard pour l'économie ? La situation actuelle me semble mettre en évidence des réalités traditionnelles pourtant aujourd'hui absentes du débat de façon étonnante. Une absence surprenante à mes yeux. 1) Puisqu'il est question de guerre, d'ordinaire, le fauteur du trouble international (Allemagne, Japon …) a toujours été puni par la communauté internationale. Là, la Chine échappe a la moindre sanction alors même qu'elle a été incapable de faire régner l'hygiène sur ses marchés. La formule "l'Histoire, c'est la pesée des nations" doit-elle conduire à considérer que la Chine est maintenant trop puissante pour être punie ? Dans cet Etat, a quoi a servi le réseau des ambassades ? Est-il déconnecté à ce point des réalités du terrain qu'il doit s'en tenir aux seuls mensonges officiels ? 2) L'interprétation de la "revanche de la nature" : on lit souvent une interprétation selon laquelle le confinement serait la revanche de la nature qui contraindrait les êtres humains à cesser leurs activités classiques "destructrices". Pour ma part, je vois surtout dans l'actuelle cause officielle, si elle est confirmée (?), le rappel de la dangerosité de la nature quand les avancées humaines n'ont pas été capables de faire progresser l'hygiène comme la raison. Manger une chauve-souris, un pangolin ou un serpent ou pire encore l'un d'eux déjà contaminé par l'un des deux autres, ce n'est pas une revanche de la nature : c'est une défaite dramatique de la civilisation. 3) Chacun se félicitait de l'inexistence des distances : ce nomadisme moderne s'affranchissant des frontières comme des distances. Et là, d'un coup, il faut tenir tout le monde à … distance. Même les plus proches. Avec ces trois volets au moins, c'est une "guerre" très atypique qui est livrée actuellement. Comme la guerre de la santé a débuté avec beaucoup de retard, celle de l'économie n'est-elle pas sur le même chemin ? Cumuler deux retards de ce type c'est l'annonce d'un sacré passif dans quelques mois.
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Un choc économique d’une ampleur considérable
Par la rudesse de sa réactivité, l'économie américaine donne une première image comparée dans le temps de l'ampleur de l'actuelle crise économique liée à la crise sanitaire mondiale. Un véritable séisme.