Denis Bonzy

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  • Le canon à bulles de Léon est particulièrement productif

    Bulles Léon 11 07 2020

    Après-midi du samedi à faire fonctionner le canon à bulles de Léon. Ce canon fonctionne particulièrement bien et il est très productif de bulles de toutes couleurs. 

  • Mauvais moment à passer ou bien au-delà …

    Philadephie 2

    Il y a actuellement deux comportements face à la crise du Covid-19 : d'un côté ceux qui considèrent qu'il s'agissait d'un "mauvais moment à passer" et d'un autre côté, ceux qui estiment que le plus dur est devant. Manifestement, le plus dur est devant. La vague économique s'annonce d'une brutalité considérable parce que l'économie vit de la chaîne de relations d'affaires. Un exemple concret : la restauration est en crise. Les fournisseurs le sont donc aussi : derniers exemples en date : Maïsadour a engagé des licenciements. Arcadie Sud Ouest est en RJ depuis le 1er juillet. Si les fournisseurs sont en crise = les producteurs le seront aussi car comment produire sans débouché commercial … C'est toute une chaîne qui est cassée. Et bon nombre d'autres exemples pourraient suivre. Les réponses ne sont pas à la hauteur des enjeux. La logique a été celle d'une parenthèse. Elle devrait être celle d'un sauvetage indispensable. Le sauvetage suppose la mobilisation de tous dont les collectivités locales. Le défi des masques c'est bien. Mais au-delà … : il faut supprimer des taxes, alléger la pression fiscale pour rendre du pouvoir d'achat, mutualiser des dettes pour les transférer à d'autres porteurs que des entrepreneurs privés … La crise sanitaire a dépassé les moyens d'alors. La crise économique prend le même chemin. L'impact sera alors au moins aussi violent. 

  • Eric Dupond-Moretti ou le rappel indispensable de la valeur irremplaçable du contradictoire

    Eric Dupond-Moretti 07 07 2020

    Comme Avocat, EDM incarne ce qui a beaucoup disparu dans la société française : le contradictoire. La société française est passée au rang d'un Club Med économique s'alimentant des mots et des idées à la mode éphémère du moment sans chercher à s'interroger sur des valeurs perdues ou des valeurs à découvrir. Le "politiquement correct" c'est le prêt à penser des fans zones.  L'espace où le contradictoire est supposé rester au vestiaire. La valeur du contradictoire, c'est la reconnaissance de 3 valeurs clefs. 1) La liberté : accepter de contredire, c'est d'abord reconnaitre la force positive du non.  2) La raison : chercher la raison c'est faire l'effort de comprendre, de peser le pour et le contre, de laisser une place permanente au doute. 3) L'individu : aujourd'hui la mode est aux tribus, aux groupes. C'est impressionnant et inquiétant d'observer cette tendance toujours croissante à se fondre dans un moule bien codifié : mots, vêtements … et bien sûr réflexes d'adhésions ou de rejets. Le jour où le contradictoire retrouvera sa place indispensable, la société française retrouvera l'oxygène qui lui fait si durement défaut dans de nombreux domaines. Le parcours d'EDM dans un collectif gouvernemental sera intéressant à étudier. 

  • « Maintenant, ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est peut-être la fin du début. »

    David Einhorn

    Cette formule de Winston Churchill est celle que David Einhorn met en conclusion de sa dernière lettre remarquable. Tout est résumé dans cette formule. L'édredon du système français a amorti les premiers chocs. Mais l'ampleur des chocs est là. Le plus surprenant dans la période actuelle, c'est "l'effort collectif" pour ne pas regarder en face la réalité des faits. Perdre 2 mois de CA + une reprise à un niveau moindre que l'activité ordinaire + des emprunts à rembourser dans 12 mois = un séisme considérable. Nous ne sommes qu'à la fin du début du cycle des édredons éphémères par définition. Septembre s'annonce redoutable. La vie publique française dégage actuellement un climat artificiel des professionnels de la politique et de la sur-représentation de membres de la fonction publique coupés de la vraie vie. La fin du début annonce des lendemains redoutables. 

  • A quand le défi concret des dettes publiques ?

    David-einhorn

    Une petite dizaine d'investisseurs américains méritent une attention particulière. Ils expriment les doutes et les recommandations qui sont les leurs. David Einhorn appartient à ce petit groupe. Ses "faits d'armes" sont nombreux. L'un des plus importants : avoir été le premier (et l'un des rares) à annoncer la crise de 2008 puis la crise des dettes d'Etats (2010-2011 / Grèce, Espagne, Portugal …). Depuis quelques jours, David Einhorn commence à attirer l'attention sur certaines dettes publiques dont la France. Un sujet majeur particulièrement peu traité actuellement. 

  • Air France et l’abandon des régions

    St Exupery 05 07 19

    Ce qui se passe actuellement en France dans plusieurs domaines échappe totalement à la rationalité. Comment imaginer une relance économique rapide sans trafic aérien fiable et économique ? Il y a une "ambiance de décroissance" qui flotte actuellement qui est totalement déconnectée des réalités. Sans les régions, les lignes ferroviaires seraient-elles aujourd'hui ce qu'elles sont ? Non. Des régions peuvent-elles rester à l'écart de l'abandon de liaisons aériennes ? Tout peut-il se régler à distance ? Non. La France semble entrer avec "innocence" dans de nombreuses crises sans anticiper la portée concrète de certaines décisions. Ambiance assez irréelle. 

  • Présidentielle américaine : le traditionnel tournant du mois de juillet

    Obama 05 09 15

    D'abord remercier pour l'intérêt témoigné sur les différents supports (Selz, Patreon, Slideshare …) pour les publications sur les présidentielles américaines. Il montre combien l'interdépendance perçue des pays renforce les centres d'intérêts sur d'autres campagnes électorales qu'en France. Du retard a parfois été pris dans des réponses à des questions posées notamment par des étudiants de Sciences Po. Ce retard sera rattrapé dans les prochains jours. Nous sommes à 126 jours du vote aux Etats-Unis. Traditionnellement, le mois de juillet est le véritable tournant de la campagne présidentielle. Essentiellement pour deux facteurs. D'une part, c'est le moment où chaque candidat doit donner une dimension internationale à sa démarche. D'autre part, la proximité de la tenue de la Convention. L'un des mois de juillet les plus réussis avait été celui de 2008 avec la tournée internationale de Barack Obama : Afghanistan, Jordanie et en Europe le discours de Berlin (150 000 personnes). La campagne 2020 décroche par rapport à cette tradition. Le virus du Covid-19 frappe. L'organisation des Conventions pose problèmes. Les tournées internationales encore davantage. Mais surtout Biden joue la prudence pour éviter le moindre faux pas pensant que le rejet de Trump sera le socle essentiel de sa victoire. Une ambiance très particulière. 

  • L’eau magique

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    A ceux qui peuvent encore douter de l'effet positif de l'eau, il suffit d'observer les conséquences pratiques de "l'ordonnance de la nature" avec la vitalité donnée par la pluie aux fleurs après des jours de sécheresse. Un constat qui remplace tous les mots.

  • Le krach de trop ?

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    L'accélération des graves accidents économiques mérite l'attention. Avec le confinement du Covid-19, une question majeure se pose : et si c'était le krach de trop ? Pendant longtemps, le cycle des crises était celui de plusieurs décennies de pause entre deux crises. Depuis les années 1990, ce cycle s'est considérablement accéléré. Il y a désormais plusieurs krachs dans une décennie. Regardons les faits : 1991 : crise lors de la première guerre d'Irak. 2000 : éclatement de la "bulle Internet". 11 septembre 2001 : début d'un terrorisme religieux guerrier. 2008 : krach dans l'immobilier et le secteur bancaire. 2011 : crise grecque avec doute pour la 1ère fois à ce point de la solvabilité d'un Etat moderne. 2010 – 2012 : les printemps arabes qui changent la donne notamment pour des activités liées au tourisme. 2015 en France : le terrorisme religieux frappe dans des conditions inédites et ouvre une période de profondes incertitudes. 2020 : krach lié au Covid-19. Il faut avoir la conscience des chiffres. Sur la Bourse, en mars, l'indice boursier américain est descendu à son plus bas niveau depuis … 1987. En France, des séances sur mars clôturaient avec des scores de – 8 % à – 12 % par séance ! Et entre temps en France, il fallait intégrer les secousses des Gilets Jaunes et les grèves dont celles liées à la réforme des retraites : autant de séquences longues qui paralysaient des jours entiers d'activités de commerces. Et aujourd'hui, on entend souvent l'interprétation selon laquelle "les entreprises qui ferment étaient celles qui étaient déjà en difficulté". La bonne interprétation devrait être : "bravo déjà à toutes les entreprises qui ont tenu la tête hors de l'eau face à la succession de telles épreuves continues". Mais il faut toujours dans l'activité économique redouter la crise de trop. Les actuelles réponses en France sont insuffisantes. Tant de l'Etat que des Collectivités locales. Des "réponses" qui traduisent souvent une inquiétante méconnaissance de réalités économiques de la part de professionnels de la politique coupés des réalités du terrain dont le fondamental du seuil de rentabilité. L'actuel débat sur l'ouverture de commerces est irréel. L'enjeu n'est pas d'ouvrir c'est d'ouvrir dans des conditions rentables. Aujourd'hui, les étapes des crises d'après (crises sociales et économiques) méritent une inquiétude considérablement plus grave que les actuels commentaires dominants. C'est peut-être la crise de trop amorçant un séisme de chômage d'une ampleur telle que les équilibres traditionnels dont politiques peuvent être secoués avec force ?

  • L’inversion des temps d’une vie

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    La vie d'un chien est courte. Elle met en lumière les contrastes forts de ses différentes séquences. La folle énergie de la jeunesse. Le calme de la maturité. Puis le besoin de paix et de soutien pendant sa vieillesse. C'est à cet âge là que l'on va montrer tout son attachement à son chien. Ménager ses efforts pour qu'il ne se fatigue pas trop. Surveiller ses alertes de santé pour les traiter au plus vite car rien ne se règle alors tout seul. Enlever des obstacles sur son chemin car sa vue baisse. Ne pas trop s'éloigner car l'ouïe perd en sensibilité. C'est ce que nous vivons actuellement avec Chatham (13 ans). Nous avons toujours été très complices. Mais avec le confinement, une étape supplémentaire a été franchie. Quand Chatham était jeune, Marie disait souvent "elle passe son temps à te surveiller". Les temps ont changé. C'est l'inversion des fonctions. Pour bien la connaitre, je sais combien elle apprécie cette autre forme de notre complicité.