Plusieurs sports individuels (running, tennis …) deviennent particulièrement agréables dès l'instant qu'on se libère des contraintes de toute compétition. Oublier totalement la logique de compétition en pleine … compétition. Je n'ai vraiment découvert cette "logique" qu'il y a 3 ou 4 ans au tennis. Puis je l'ai appliquée à d'autres sports. Quand on ne se pose plus la question de gagner ou pas, la partie change. Il y a un esprit de liberté, d'audace qui autrement ne règne pas. Dans son intérieur, la meilleure chance pour gagner une compétition c'est vaincre l'esprit même de … compétition. Comme chacun est très programmé par le résultat, cela demande un effort certain pour se libérer du résultat immédiat d'une compétition. Dimanche, lors du running de l'association Leucémie espoir Julien 38 j'ai constaté que cette mentalité de liberté face à toute compétition m'avait désormais imprégné pour de bon. Vivre la "course" à son rythme sans se poser la question du "qui double" ou du "qui à rattraper". Tout change. C'est comme veiller à ne jamais ressembler à un concurrent dans les affaires ou dans la vie publique. Dans ces domaines, la compétition fait qu'au bout d'un moment des concurrents en finissent par se … ressembler. Il peut même parfois y avoir une surenchère dans les mauvaises méthodes. C'est terrible que d'imaginer arriver à ressembler à celui ou à celle dont on souhaite se différencier parce que justement on n'aime pas ses comportements… Ce sont des volets de la vie qui mériteraient d'être mieux considérés donc mieux enseignés plus tôt.
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Ce matin, des étoiles étaient visibles dans le regard de nombreux enfants
Le plaisir de participer ce matin à la course organisée par l'association Leucémie Espoir Julien 38. Une course et un repas très agréables dans une ambiance chaleureuse conviviale. Mon moment préféré parmi de nombreux instants privilégiés : l'arrivée des conducteurs de Harley Davidson. Ce bruit si typique de cette marque culte. Et débuter un running avec un cortège de motos Harley Davidson : le délice absolu. Et surtout constater la gentillesse des conducteurs de Harley Davidson plaçant des enfants sur le siège, expliquant les boutons de la moto, les surveillant pour qu'ils ne glissent pas … Des moments hors du temps. Ces moments où il y a des étoiles dans le regard des enfants comme la photo ci-dessus prise avec l'accord de la maman de cet enfant qui n'en revenait pas d'être au volant d'une Harley Davidson. Quand les enfants touchent ce qu'ils pensaient inaccessibles. A un certain âge, ils ont tous le même comportement que je retrouve avec notre petit-fils. D'un coup ils deviennent sages, leur corps traduit une certaine fébrilité et le regard se nourrit de tout ce qui les émerveille comme sur cette photo d'un enfant de 2 ans et 1/2. Une idée géniale de Corinne et Eric Farrugia et de tous les organisateurs de cette très belle manifestation.
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J + 18 : quand des valeurs appellent au secours
Le dossier du Villarey sur St Paul de Varces entre dans une zone quasi irréelle. De quoi est-il question sur le fond ? 1) D'abord d'acter toutes les valeurs déjà bafouées. Il est possible de voter un référendum en janvier 2012 et accepter qu'il ne serve à rien. Il est possible de considérer que des candidats peuvent être élus pour ne pas faire une opération immobilière puis décider de la … faire. C'est le passé. C'est déjà lourd comme passif à cautionner. Mais le présent c'est quoi ? 2) Depuis 18 jours, ne pas parvenir à obtenir un document public qui est l'acte n°1 : le jury qui décide du choix du Groupement Lauréat. Comment interpréter une situation aussi éloignée de la normalité ? La normalité c'est quoi ? C'est que tout ait été en ligne dans une rubrique dédiée du site Internet officiel de la Commune géré par des fonctionnaires payés par tous les contribuables. Si ce n'est pas le cas, la normalité c'est alors la communication du document de base à première demande. Ce document doit exister. Pourquoi pendant 18 jours déjà, et pour combien de jours encore, faut-il le soustraire à l'examen de demandeurs ? Qui peut défendre qu'une Collectivité publique peut priver sur une affaire de cette importance des citoyens du droit d'accès à toutes les pièces du sujet ? Si nous ne nous occupions pas de ce dossier, qui en aurait parlé ? La page Facebook de la Commune : pas une ligne ! Le Dauphiné Libéré depuis avril 2018 les séances publiques du Conseil Municipal ne font l'objet d'aucun article. Un magazine papier a-t-il été diffusé ? Non. 80 logements, 240 habitants … : une décision discrète susceptible d'être exécutée entre les ponts de mai … Il y a quand même des valeurs qui appellent au secours dans de telles circonstances irréelles. Qui peut cautionner par l'indifférence de tels comportements ? Chaque jour qui passe ajoute une dimension de crise alors même qu'il était si naturel de communiquer toutes les pièces dans la transparence la plus totale. C'est vraiment dommage qu'il n'en soit pas ainsi.
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Le souffle c’est la vie : dimanche, le plaisir de courir pour une belle cause
Dimanche, même éventuellement sous la pluie, le plaisir de courir pour une belle cause : l'association Leucémie Espoir Julien 38. C'est un parcours très joli avec un choix de traversée des champs qui est particulièrement esthétique dans la liaison entre Les Ruines et le hameau des Buissons. A l'angle d'un champ, on peut même croiser des animaux comme cette vache qui l'an dernier était très attentive aux passages des coureurs.
C'est ensuite un combat pour rajouter de la vie à la mémoire en collectant des fonds pour faire progresser la recherche, pour aider des familles exposées à de très lourdes épreuves. Enfin, j'admire les organisateurs. Leur courage. Une qualité qui se perd tant si souvent actuellement. Et le tout avec un très bon bon repas préparé par d'excellents cuisiniers.
J'espère que dimanche nous serons nombreux à profiter de notre souffle. Le souffle : un réflexe si naturel et pourtant un marqueur de vie si précieux.
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L’adieu au statut de citoyen ?
Au début des débats ouverts sur la décentralisation à peine François Mitterrand arrivé à l'Elysée, les envolées lyriques étaient nombreuses sur la décentralisation comme nouveau souffle démocratique. Michel Crozier avait vilipendé le système bureaucratique centralisé en détaillant la fonction de Préfet dans des conditions inédites. Jacques Delors, alors d'abord ex collaborateur de Jacques Chaban-Delmas, co-auteur avec Simon Nora du remarquable discours sur la Nouvelle Société avait publié "la démocratie à portée de la main" avec son club de réflexions. Le premier dénonçait ce qui n'était plus supportable et le second définissait l'espoir. 40 ans plus tard, et si c'était d'abord le deuil de toutes ces envolées ? Hier soir, avec plaisir, j'ai participé à une réunion locale sur l'urbanisme. J'ai beaucoup écouté et j'ai beaucoup appris, ce qui est toujours un plaisir. J'ai écouté la sincérité de citoyens souvent méprisés par des élus locaux pourtant supposés être leurs … représentants. Des élus qui toisent, ne saluent même plus ceux qu'ils savent ne pas appartenir à leur clientèle électorale. Des élus locaux soumis dans une instance métropolitaine XXL à cautionner des faits moralement intolérables (scandale des Pompes Funèbres Intercommunales) mais reproduisant, par sorte de mimétisme mécanique, le mauvais traitement qu'ils subissent dans cette enceinte en l'infligeant ensuite à leurs … concitoyens. Etre opposant pour défendre des valeurs, c'est être citoyen en refusant d'être client et non plus … citoyen. Or les clients sont en train de gagner la démocratie française. La quête d'une subvention, le besoin d'accéder à des salles publiques, l'attente d'un pseudo passe-droit, le souci d'un stage, le statut de salarié du secteur public … : autant de volets d'aliénations de la liberté citoyenne. Et une question naturelle : et si dans un pays latin comme la France, la décentralisation était devenue aussi, voire surtout, la Cour du Grand Turc avec sa course aux privilèges arbitraires ? Dans certains territoires, il faut de la conviction, de la liberté pour rester citoyen au sens réel du terme capable d'exprimer des convictions en fonction d'idéaux et non pas d'intérêts. Avec le recul, je ne suis pas sûr que Crozier et Delors étaient d'aussi talentueux précurseurs que ce que j'imaginais en lisant leurs ouvrages lors de la publication d'origine. Dans de nombreux endroits, la période ressemble beaucoup à s'y méprendre à l'adieu au statut de citoyen. Heureusement, qu'il reste encore des personnes qui n'acceptent pas ce deuil préoccupant.
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Ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres
Depuis quelques jours, dans des circonstances dramatiques, des familles mettent en relief une leçon forte de la vie : ne jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Un père, des compagnes de soldats morts au combat font des témoignages d'une grande beauté d'âmes : le respect, la douleur, l'importance de la mémoire. Dans des circonstances dramatiques, c'est une embellie agréable dans le tumulte de comportements vulgaires qui assaillent désormais l'actualité de notre pays. Avant cette nécessaire leçon, ces dernières semaines, j'avais reçu deux témoignages de belles âmes inspirées par les mêmes valeurs. Il y a 3 mois, presque jour pour jour, nous apprenions le décès de Pierre Gascon. Dans les jours qui ont suivi son enterrement à Barraux, j'ai reçu un mot de son épouse qui m'a terriblement ému. Probablement terriblement davantage que ce qu'elle a pu imaginer en me l'adressant. L'écriture fragile d'une dame âgée. Mais d'une dame qui avait pris le temps d'écrire des sentiments. Elle et son époux avaient traversé tellement d'épreuves comme le rappelle la vidéo ci-dessous que j'avais faite à l'Elysée et que j'ai retrouvée dernièrement classée sur une clef USB en recherchant des lettres de Pierre Gascon que j'avais soigneusement rangées. Ce mot est désormais sous cadre dans mon bureau. Tout y est. La même élégance que celle de son époux qui écrivait souvent. Une de ses lettre d'août 86 sur la vie publique est l'une des plus belles que j'ai pu lire sur le dévouement au collectif. Un jour, je la publierai. Puis quelques jours plus tard, un autre mot sur un autre sujet émanant de M. Yves Armand, membre de l'Académie Delphinale, remarquable historien ayant longtemps présidé les AVG. Même élégance de pensée. Il ne faut jamais se laisser enliser par les âmes sombres. Ceux qui portent des messages d'espoir ont eu cette capacité à éviter de tels écueils. Le jour où dans les comportements personnels ce beau réflexe sera très largement partagé, notre pays pourra alors retrouver les chemins de la confiance et de l'espoir, chemins qu'il a quittés depuis quelques années déjà.
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Musée Champollion : né un 11 mai 2019 … ?
L'actuel monde politique local est une morne plaine tant il est prévisible. Pas le moindre relief possible pour une surprise positive éventuelle. Il est fâché avec le temps. Le temps passé le contrarie car la comparaison avec des réalisations d'hier lui rendrait de l'humilité. Et comment être porteur de vision quand on commence par ignorer les racines ? Tout est donc dans l'instant. Prenons un exemple concret : le musée Champollion. La réalité des faits c'est quoi. 1) Tout a officiellement commencé un 5 juin 1989 par une délibération du Conseil Municipal de Vif à l'initiative de son Maire d'alors, M. Daniel Biston. Il y a 30 ans ! Et Daniel Biston engage les discussions avec la famille Chateauminois, alors propriétaire du domaine. Discussions difficiles car le couple Chateauminois était contrasté. Lui fatigué, usé, résigné. Elle très alerte, redoutable négociatrice, sachant exactement ce qu'elle voulait. Combien de fois, comme Conseiller Général, j'ai accompagné Daniel Biston dans ses démarches. Sans sa patience et sa détermination, cette propriété n'aurait jamais été aujourd'hui un patrimoine public. Puis à cette époque, il y eut également l'engagement d'Alain Carignon, Alors Président du Conseil Général de l'Isère.Il est venu un nombre de fois considérable sur place. Persuadé qu'il s'agissait d'un projet de qualité. A cette époque, nous pouvions aussi compter sur deux soutiens importants : Jacques Remiller, VP, qui avait connu Vif dans sa carrière professionnelle et qui aimait cette ville. Et Gérard Cardin passionné d'égyptologie. Comme le soutien de Didier Migaud, alors député du secteur.
Et l'aide de responsables associatifs comme Yves Armand, remarquable Président des AVG ou Alain Faure, passionné par l'histoire. Après Daniel Biston, avec le nouveau Maire de Vif, ce fut plus délicat. Moins patient par tempérament, parfois même rapidement volcanique, souvent d'abord désireux de "régler ses comptes " avec son prédécesseur, une politique du yoyo allait naître : tantôt pour tantôt indifférent. Puis ce fut Brigitte Périllié. Elle a sérieusement travaillé sur le dossier. Relancé.
Mais rien n'a été fait dans l'Assemblée Départementale pour l'aider. Elle gênait ce milieu masculin à l'excès qu'elle ne voulait surtout pas chercher à comprendre et encore moins à s'intégrer. Ce divorce progressif a expliqué la situation de 2015. Et 10 932 jours + tard, parce qu'il n'y avait plus de choix face aux évolutions possibles, le Musée voit le jour. 10 932 jours plus tard. C'est peu par rapport aux repères de Champollion. Mais c'est assez instructif sur la capacité à respecter le temps "court" de la part de ceux qui veulent célébrer le temps … long.
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Terrains à construire : non toutes les bonnes affaires ne sont pas sur Le Bon Coin
Bien au contraire. Le Bon Coin passe pour être le "site des meilleures offres". Regardons hier les terrains constructibles à vendre sur la Commune de St Paul de Varces, terrains exposés sur le site Le Bon Coin. Un terrain à 259 € le m². Puis un autre à 293 € le m². Un autre à 300 € le m². Un à 231 € le m². Un à 245 € le m². Et celui qui vient d'être vendu par la Commune (#Villarey1) qui n'est pas sur Le Bon Coin : 64 € le m². Ce dernier terrain (LeVillarey1) est-il mal placé ? Non en plein centre village à côté de l'Ecole. Est-il voué à supporter des charges autres que la construction dans la durée ? Non puisque tout passe immédiatement dans le domaine public à la charge de tous les contribuables. Comment se fait-il que quand un m² constructible se vend à 64 €, des particuliers acceptent de payer 250 € le m² constructible en moyenne ? Ce d'autant plus que les charges de travaux seront supportées par définition sur un seul propriétaire dans des opérations individuelles alors que dans le Villarey1 il y a un amortissement sur 80 acheteurs. Assistons-nous à une génération de "particuliers mauvais négociateurs" à ce point pour dépenser 250 € en moyenne quand 64 € seraient le "prix du marché" ? Ou alors, il y a un autre angle de questionnement : et si le prix du marché c'est 250 € le m² constructible, comment une opération peut-elle tomber à 64 € le m² constructible ? Les contribuables propriétaires de ce terrain vendu par la Commune ont droit à une explication. C'est d'autant plus nécessaire que la connaissance du Jury qui a décidé le choix de cette offre est toujours inaccessible. Et c'est encore plus nécessaire quand ceux qui ont décidé cette vente à ce prix écrivaient hier quand ils étaient dans l'opposition que l'opération devraient rapporter 4M€ ! Cette composition du Jury est demandée par mail + par courrier suivi remis en mairie + par visite physique en mairie : mais impossible à obtenir à ce jour ! Pourquoi ? Existe-t-elle ? Très probablement quand même. Même si cette obstination à ne pas communiquer ce document public peut commencer à créer des doutes. Si cette composition existe, pourquoi ne peut-elle pas être communiquée alors même qu'il s'agit d'un document public ? La liste des questions sérieuses sans la moindre réponse s'allonge chaque jour sur ce dossier.
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#Le Villarey1 #stpauldevarces : J + 7 : pourquoi cette opacité ?
Les 12 et 15 avril 2019, le maire de St Paul de Varces a signé des autorisations de construire pour 80 logements soit au moins 240 habitants soit + 10 à + 12 % de population d'un coup. C'est compréhensible que cet acte administratif fasse l'objet d'un examen attentif. Dans ce cadre, le bon sens élémentaire, c'est d'identifier la traçabilité du processus de décision. Donc de revenir aux actes de base. Dans un fonctionnement "normal", ces actes, pris en l'espèce courant l'été 2017, auraient dû être en ligne sur le site Internet de la mairie. Disponibles pour chacun dans la transparence. Ils ne le sont pas. Donc il faut demander leur communication. C'est ce que j'ai fait par mail du 30 avril (cf photo ci-dessous). Une lettre courtoise, détaillée, demandant des documents publics. Une semaine plus tard, pas la moindre réponse. Les pièces demandées ne sont pas volumineuses. Dans le cadre d'un recours éventuel, les délais sont de 60 jours. 7 jours sont déjà neutralisés par des pratiques de ce type. Ceux qui soutiennent la municipalité sortante soutiennent des pratiques de ce type ! Considèrent-ils qu'une Commune peut fonctionner ainsi dans le secret, coupés des demandes légitimes d'une partie de ses habitants ? Une opacité qui suscite ensuite une question de bon sens : qu'y aurait-il donc à cacher pour ne pas communiquer ces pièces ? Quand j'ai entendu des explications données sur des démissions (8), j'avais du mal à penser que des arguments exposés par des démissionnaires puissent être exacts. J'imaginais de la rancoeur, voire une forme de malveillance. Puis il y eut l'étape du jeudi 6 juillet 2017 constatant la principale adjointe du maire perdre la maîtrise de ses nerfs et insulter des personnes qui avaient pour tort de … poser des questions. Sans la moindre réaction ni du maire ni de conseillers de la majorité sortante face à un tel débordement indigne d'une telle fonction. Aujourd'hui, une étape supplémentaire est franchie. Est-elle de nature à dissuader ? Non. Bien au contraire. Le Villarey 1 devient ainsi non seulement un enjeu d'urbanisme mais de démocratie. Ce sont deux valeurs qui méritent l'engagement.
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La vraie fracture
Dans la société française, il y a désormais une vraie fracture. C'est celle qui sépare d'un côté ceux qui ont besoin de quantité et d'un autre côté ceux qui aspirent à de la qualité. C'est une réelle fracture d'abord matérielle, financière. La société française a progressivement augmenté le nombre des personnes qui vivent en-dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté. Selon la définition du seuil de pauvreté c'est entre 5 et 9 millions de personnes en France. C'est énorme. Et si cette approche devait être étendue à la notion de "crise de fin de mois", selon les rapports, c'est 12 à 15 millions de personnes. Gigantesque. Pour ces personnes, le besoin c'est du "sonnant trébuchant". Du pouvoir d'achat immédiat. Le reste, c'est de la "parlote". Vis à vis de cette société de la contrainte permanente où chaque dépense doit être comptée, il y a de la haine. Il suffit de dialoguer pour en mesurer l'immensité. Face à cette partie de la société, une autre partie qui vit bien et qui aspire à de la qualité. La qualité de la vie avec des loisirs. La qualité de la ville avec de l'esthétique urbaine. Il ne s'agit plus de construire mais de faire beau. Il ne s'agit plus d'ouvrir des rues mais de les agrémenter. Et la qualité de la décision : il ne s'agit plus de se contenter de voter mais de faire vivre un dialogue permanent. Entre ces deux sociétés l'incompréhension est totale. Bien davantage, la seconde quand elle s'expose, ce qui est de plus en plus quotidien avec les réseaux sociaux, ne peut qu'aiguiser les colères de la première. La crise systémique est là. L'erreur fondamentale des actuels gouvernants c'est de ne pas voir l'urgence pour calmer cette fracture. Ce qui passe par rendre des facilités matérielles donc du pouvoir d'achat pour sortir des crises de fin de mois. Il ne faut pas être timide dans ce domaine mais volontaire. Avec des coupes sombres immédiates dans la dépense publique : depuis des symboles qui financièrement sont marginaux mais moralement forts comme la fin des fromages de la République jusqu'à des pans entiers de gaspillages notoires. En ne le faisant pas, Emmanuel Macron montre qu'il est et reste un "enfant du système". Et c'est une faute qu'il va probablement payer très cher dès les européennes avec le poids de l'abstention et celui du RN. Le lendemain, beaucoup sera encore plus difficile alors.