Denis Bonzy

Catégorie : Non classé

  • La France et le besoin de fiction

    Depuis une semaine, le PS a lancé sa nouvelle com : "demain ira mieux". Dernière étape en date : le rapport de l'INSEE, organisme d'Etat. 

    Tous les indicateurs sont à l'enfoncement dans la crise, mais les mots sans le moindre chiffre concluent à la … reprise. C'est le besoin de fiction.

    Et c'est vrai que pour sortir de l'actuelle morosité, les Français ont besoin de fiction.

    Hollande 25 08 14

    Pendant des décennies, ils ont été nourris au lait du "le monde nous l'envie". Il n'y avait pas un dispositif français que le monde n'enviait pas : l'école, les quartiers, la santé … Heureusement, le monde n'a pas copié les dispositifs français et chacun s'en porte bien sauf les français.

    La formule "le monde nous l'envie" a totalement disparu tant elle

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  • Obama, Cuba et le test de l’opinion moderne

    En novembre 2014, Barack Obama a subi une défaite historique de sa majorité.

    L'opinion moderne est-elle constituée de désamours ponctuels ou zappe-t-elle définitivement ?

    Avec le rebondissement sur Cuba, Obama va servir de marqueur au fonctionnement de l'opinion publique moderne.

    Obama 18 12 14

    S'il y a rebond,

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  • Emmanuel Macron et la dérégulation trop sélective

    Il n'y a que deux politiques que la France n'ait jamais appliqué : le vrai libéralisme et une "gauche moderne".

    La loi Macron sur la relance de l'économie est un exemple du compromis permanent qui règne en France : un peu de libéralisme avec un peu de socialisme archaïque. 

    Macron

    L'exemple de cette dérégulation très sélective trouve son application dans le dossier des professions juridiques. S'il y avait un domaine à déréguler c'est la profession des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation.

    C'est dans la procédure le moment où l'inégalité face à la Justice par l'argent trouve son zénith.

    La seule ouverture du dossier "coûte un bras" à ce niveau.

    Ce qui pratiquement signifie que, pour des personnes avec des moyens financiers limités, l'ultime recours est impossible, interdit de facto.

    Pourquoi la dérégulation de

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  • Et si le scénario de la hausse des taux débutait mercredi …: la fin de l’open bar

    Il n'y a pas de fatalité d'un maintien permanent de taux d'intérêt bas. Cette situation a été la contribution d'autorités bancaires centrales au soutien de l'économie dans le creux de la crise. Par définition, quand ce creux sera passé, les taux devraient connaître une évolution. 

    Le tournant est peut-être mercredi avec la décision de la FED.

    Avec sa montagne de dettes, si ce scénario s'engage, quelques mois plus tard, la situation française sera méconnaissable. 

    Hollande 06 05 13

    Les actuelles économies ou diminutions de dotations d'Etat apparaitront comme un modeste hors d'oeuvre.

    Depuis 2008,

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  • Lending Club ou la nouvelle participation civique ?

    Le phénomène du crowdfunding est en train de porter des changements importants. C'est peut-être la naissance d'un vrai actionnariat populaire mais sur des bases totalement différentes des valeurs initiales appliquées à la Bourse.

    Dans l'opinion des porteurs, la Bourse devait être le résultat assuré. D'ailleurs, cette logique était assumée par toutes les parties à la cotation. Euronext recommandait au chef d'entreprise de veiller à ce que son cours d'introduction soit un plancher de façon à pouvoir toujours communiquer sur le fait qu'un entrant du 1er jour n'ait jamais vu l'érosion de son placement.

    Dans l'opinion des porteurs, la Bourse devait être la fluidité des échanges donc la mobilisation quasi-immédiate de son placement. 

    La Bourse s'est éloignée de tels fondamentaux. Les introductions ont été de

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  • Les pétitions impossibles ou quand la politique devient l’industrie du moulin à vent

    La vie publique française est entièrement en panne. La gauche vit des débats internes qui paraissent sans solution faute d'un vote démocratique clair et net. La droite peine à exprimer un projet alternatif en dehors de quelques banalités sur des sujets très consensuels et  généraux. L'extrême droite enregistre les votes mais ne parvient pas à cacher son désarroi si le seuil de la gestion nationale devait être franchi. 

    Entre deux élections, les citoyens sont au chômage civique. 

    Puisqu'il n'est pas possible de voter, alors les citoyens manifestent ou font des pétitions. Les Musiciens du Louvre Grenoble viennent de lancer la leur.

    Mais dans ce cadre, comment décider ?

    La suppression budgétaire projetée qui recevra le maximum de signatures sera-t-elle … reconsidérée ?

    éolienne

    Après les Musiciens du Louvre Grenoble, quelle nouvelle pétition ? Le Théâtre ? Le retour du Festival du Cirque sur Grenoble ? Le retour du rugby à Lesdiguières ? …

    Comment un citoyen responsable des enjeux collectifs globaux peut-il donner sa signature à l'un et pas à l'autre ?

    Pourquoi ne pas lancer une pétition contre

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  • Les tee shirts Peuf sont arrivés. Vous avez le vôtre ?

    Parmi les start-up grenobloises, la Sapin de Noël semble voué à accueillir plusieurs de leurs produits. C'est d'ailleurs une excellente initiative de la FrenchTech que cette opération le Sapin de Noël accueille la FrenchTech.

    Je viens de recevoir mes tee shirts Peuf. Ils sont superbes.

    Peuf fille

    De longue date, j'ai toujours apprécie les T-Shirts. Selon les voyages, tant de souvenirs défilent au gré des choix de T-Shirts pour faire du sport, se protéger du froid l'hiver ou profiter du frais l'été. 

    Peuf est une initiative de Nils Louna qui est un jeune photographe grenoblois très talentueux. C'est par ses revues sur le ski que

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  • Ecomouv : symbole de l’irresponsabilité politique

    La société Ecomouv a engagé ce jour la procédure de cessation de ses activités. Un symbole de plus de l'irresponsabilité politique. La politique française vit désormais aux coups de com. Mais derrière les coups de com, il y a parfois des fautes, des erreurs, des approximations graves.

    Des fautes, quand la France dans le dossier des Mistral remet en cause sa signature et s'en vante. C'est lamentable.

    Des erreurs, quand des accords ont été donnés sans en peser toutes les conséquences pratiques. C'est le cas d'Ecomouv.

    Des approximations graves quand l'annonce n'est pas suivie d'effets. L'exemple qui restera dans les annales est le dossier Decaux à Grenoble. Un week-end, la presse s'emballe : plus de pub dans la ville de Grenoble. Mais la date donnée du "plus de pub" est fausse. La date initiale a déjà été décalée et de plusieurs mois. La pub qui ne s'affichera peut-être plus (?) sur les panneaux Decaux s'affichera sur

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  • La vraie exception culturelle française

    Hollande a installé une "génération précaire" sans visibilité hormis l'idée que l'échec sera au bout du chemin. Ce qui a été étonnant hier soir dans l'intervention de Nicolas Sarkozy c'est que le contenu était soit tourné vers des aspects d'appareils politiques soit vers la critique des autres candidats politiques (le Pen, Hollande, PS …).

    Il y a un thème qui a disparu du discours politique français : la chance de réussir.

    Primaires 07 03 13

    Hollande défend la "chance" de conserver des protections.

    Sarkozy va défendre la "chance" de changer de pouvoir.

    Le Pen défend la "chance" de tout sanctionner.

    …

    La seule vraie chance pour les

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  • France : jusqu’où ira le retard de démocratie directe ?

    Aujourd'hui, des électeurs suisses donnent leur avis sur plusieurs initiatives populaires, notamment durcir encore les règles sur l'immigration cette fois au nom de l'environnement et supprimer ou non les forfaits fiscaux pour les riches étrangers.

    Ils doivent aussi se prononcer pour «sauver l'or de la Suisse» en obligeant la BNS, la Banque Nationale, à conserver un minimum de 20% de ses avoirs sous forme d'or, alors que son stock correspond aujourd'hui à 7% de ses avoirs.

    Dans les trois cas, les sondages prévoient un échec des initiatives, mais la classe politique n'exclut pas une «surprise» sur l'immigration, à la faveur de l'anonymat du bulletin de vote.

    Geneve

    Les électeurs sont peu enclins en effet à se réclamer d'une démarche lancée en dehors de partis au nom de la défense des ressources naturelles et régulièrement dénoncée par la classe politique, les milieux économiques et les syndicats comme «xénophobe et raciste». 

    Les électeurs sont appelés dans une votation à dire «halte à la surpopulation» par Écologie et population (Ecopop), une organisation qui se décrit comme «non partisane» et qui veut limiter le solde migratoire annuel du pays à 0,2% de la population (environ 16 000 personnes). Elle exige aussi que la Suisse consacre 10% de ses fonds d'aide au développement à des mesures de régulation des naissances dans les pays du sud.

    «Au rythme où on bétonne le paysage actuellement, à 1,1 mètre carré par seconde, en 2050 si on ne fait rien on aura entièrement bétonné» toutes les régions non montagneuses de la Suisse, affirme Anita Messere, membre du comité Ecopop.

    Il se heurte à un front du refus venant de tous les milieux. Même la droite populiste de l'UDC, qui avait porté avec un succès plutôt inattendu le vote anti-immigration du 9 février, trouve l'initiative excessive. Tous font valoir que le fonctionnement de l'économie, dont certains secteurs comme la santé comptent un tiers d'employés étrangers, ne serait plus assuré normalement et surtout elle ne pourrait plus se développer.

    Le 4 novembre, à Berkeley en Californie, les citoyens étaient appelés à

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