Vendredi, en Grande Bretagne, The Independent a annoncé la fin prochaine de sa version papier. Dans ce même pays, dans les 5 dernières années, les quotidiens britanniques ont perdu le tiers de leur diffusion, ce qui est énorme. Faut-il accepter la "fin" de l'information sous sa version papier ? La réponse ne peut qu'être négative.
Pour trois raisons :
1) L'information version numérique n'est pas incompatible avec la version papier : techniquement il est toujours possible d'imprimer un article qui a plu sous sa version numérique et le garder ainsi durablement.
2) Si le numérique devait entraîner la fin de l'information version papier, ce serait la 1ère fois qu'un média en fait disparaître un autre plus ancien. Jusqu'alors tous les supports ont été compatibles moyennant des aménagements : papier, radio, TV …
3) Ce qui est en cause actuellement dépasse de loin le choix entre le numérique et le papier. C'est l'enjeu de fond sur la qualité de l'information : information éphémère / durable, information dite "citoyenne" / professionnelle.
Deux évolutions inquiétantes naissent :
1) l'information pourrait-elle se réduire à une photo ou à une formule ? Non. L'information durable qui