Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • L’affaissement jusqu’où ?

    Ville de Grenoble CM mai 1893

    Dernièrement, des internautes qui commentent souvent les articles de GrenobleAgglo m'ont adressé deux documents qui m'ont beaucoup touché. Je les en remercie. Cela me gêne même. 1) Un exemplaire du programme d'aménagement de l'agglomération grenobloise datant de mai 1962. Remarquable de qualité d'écriture et surtout d'humilité. Les auteurs identifient des questions qu'ils considèrent comme incontournables dans les prochaines années mais indiquent ne pas disposer de réponses sécurisées au moment de la rédaction du rapport. Une formule aujourd'hui impossible : même ceux qui se sont toujours trompés sur tout savent toujours ce qu'il faut faire pour demain … 2) Un exemplaire des délibérations du Conseil Municipal de la Ville de Grenoble pour la séance du 9 mai 1893. Il y a plus d'un siècle. 320 pages d'une écriture très travaillée. Avec des mots de très grande qualité. Une grande sérénité : justifier dans le détail toutes les dépenses. Gager les dépenses nouvelles sur l'identification d'économies détaillées préalables. Un exemple de ce qui fodnait l'expression de "la gestion du bon père de famille". Quel contraste avec les actuels débats politiques ! Dernièrement, sur un appel d'offres, une Commune n'avait même pas fait l'effort d'indiquer la date précise d'un équipement qu'elle voue à la restructuration. Il y a la seule mention "réalisée dans les années 60 ...". Irréel d'approximation. De non travail de recherche. C'est ce que j'appelle la génération "fouzy" : "fouzy ce chiffre, ils s'en contenteront bien …". Hier soir, en rentrant de Lyon, je suis tombé sur une émission de radio à 21 heures 30 sur NRJ. Je n'avais jamais entendu autant de bêtises, d'impolitesses, de fautes de français … et le tout toujours ponctué par un éclat de rires de tous les participants. La vulgarité avait tout gagné. Face à de telles réalités, l'une de mes questions majeures actuelles est : jusqu'où l'affaissement de ce pays peut-il se produire dans l'indifférence quasi-générale ? C'est pour moi LA question n°1 du moment quand je constate l'accélération de l'effondrement de certains repères. 

  • En démocratie, l’opinion a toujours raison

    Obama 2008 The Economist

    Pendant les jours qui viennent d'entourer le 1er anniversaire de la victoire d'Emmanuel Macron, la France est retombée dans un de ses vieux travers : chercher à toujours tout expliquer. La caricature a été l'émission de BFM TV "le casse du siècle", où il était prêté à Emmanuel Macron non seulement la capacité à bien s'organiser mais même celle de prévoir tout ce qui allait se passer dans le camp des autres, ce qui est manifestement impossible tant une élection relève d'une alchimie totale. Il y a dans cette volonté une arrogance particulière alors que le processus mériterait tellement plus d'humilité en acceptant la part d'imprévisibilité dans une élection. C'est la culture du "on refait le match" en interprétant chaque action en fonction du résultat final désormais connu. A l'opposé d'une réalité qui demande beaucoup plus d'humilité. La meilleure illustration de cette humilité a été donnée en 2008 par The Economist dans son titre sur Obama "It's time" (c'est l'heure). Il y a un moment où le temps est venu. J'ai encadré cette couverture dans mon bureau comme rappel permanent à l'humilité. Une victoire est intervenue. Pourquoi ? Comment ? Les facteurs sont souvent très nombreux. Mais à ce moment là, ils se sont ajustés pour produire ce résultat. Les professionnels de la politique vivent à l'opposé de cette humilité. Ils sont les partisans de l'offre fermée c'est à dire l'offre qui passe par la leur. Cette époque là est finie. Obama l'a montré en 2008 : il a gagné … sans parti tenu alors par les Clinton, sans financement garanti, sans la bonne couleur de peau face à la tradition, sans expérience au Sénat… Tous les "moins" qui sont devenus des "plus". Comme Trump en novembre 2016. Comme pour Emmanuel Macron en 2017. Comme actuellement pour bon nombre de candidats qui créent des surprises dans les élections intermédiaires américaines de novembre 2018. L'opinion moderne n'a plus de "directeurs de consciences". Ou plutôt, elle chasse vite ceux qui veulent se comporter en directeurs de conscience. C'est ce regard qui a fait défaut ces dernières semaines. L'opinion a toujours été difficile à prévoir dans une démocratie. Et l'opinion moderne est encore plus imprévisible que jamais. C'est dommage qu'il n'y ait pas eu davantage de voix pour exprimer un constat simple : "c'était l'heure. Il a été celui qui a permis, notamment grâce à une couverture médiatique considérable, l'alternative face à une offre fermée que l'opinion ne voulait plus. Il ne pouvait pas prévoir et encore moins organiser que l'opinion publique ne veuille plus de cette offre fermée traditionnelle à ce point. Ce fut sa chance à ce moment là. C'était l"heure !".  Avec ce réalisme, on aurait économisé beaucoup d'heures d'antenne mais surtout gagné beaucoup d'honnêteté d'analyses. 

  • Quand des « invisibles » crèvent l’écran …

    Naomi 12 O5 18

    Pour moi, l'image forte de la semaine c'est la conférence de presse des parents de Naomi Musenga. Cette conférence de presse m'a beaucoup ému par tout ce qu'elle a évité. Cela fait longtemps en France que la dignité ne s'était pas exprimée avec une telle force. Tous les codes actuels ont été cassés. L'un des problèmes majeurs de la France actuellement c'est que des extrêmes occupent une place centrale. La mode est aux gesticulations, aux débraillés, voire même à la reproduction des accents et formules des banlieues en détresse.  Des extrêmes parce que la vie en France est rythmée désormais par les cris, par les rages, par les violences. Et là, d'un coup, l'opposé. L'opposé alors même que tout peut justifier les cris. Le papa de la victime a mis une cravate, même posé une épingle à cravate et non pas le Tshirt débraillé qui est devenu la règle si souvent. Au fond de ses yeux on voit des larmes mais il mobilise son énergie pour les contenir. Il ne fait jamais une seule référence à la couleur de peau de sa famille pour dénoncer une quelconque stigmatisation e tenter de se victimiser. Il écoute sa femme et l'une de ses filles qui s'expriment avec la même force de la modération. Quand il se lève de la table de la conférence de presse, on voit qu'il s'excuse de passer devant des journalistes placés sur la partie latérale de la pièce. Parce que pour lui on ne passe devant quelqu'un sans s'excuser. Toutes ces attitudes font actuellement en France des invisibles, pire des décalés hors du temps. Des personnes qui respectent des règles, la courtoisie, qui aspirent à vivre autonomes en paix. En 30 minutes, la TV venait de montrer le visage de celles et ceux qui font que la France est encore debout. Le jour où ces personnes là vont entrer en colère contre le système, la France aura beaucoup de souci à se faire. Et ce jour là approche manifestement. Parce que pour qu'un système soit respecté encore faut-il qu'il soit respectable. Et les doutes sérieux s'accumulent dangereusement …

  • Chaque société avec ses blocages durables

    RFK 04 06 15

    Remarquable documentaire hier soir sur FR3 sur Robert Kennedy. C'est un espace de respiration entre des programmes TV dominés par un abêtissement manifeste avec une succession de séries policières, des variétés où la course à l'audience passe par la vulgarité et la bêtise … Ce qui est flagrant dans ce documentaire, c'est que finalement chaque société porte des blocages durables qu'elle parvient peu à régler une fois pour toutes. C'est vrai que sous cet angle, tout ne parait que répétitions. 50 ans plus tard, la société américaine n'a pas réglé sa violence notamment dans son rapport avec les armes. Elle n'a pas davantage réglé la brutalité de ses poches de pauvretés. La question raciale reste au coeur de ses conflits potentiels permanents même durant et après la présidence de son 1er président métis (Obama). Dans le rapport à l'expression de sa puissance internationale, le choix de l'arme de la guerre reste culturellement très présente. Ce documentaire était terrible de constats que si peu change dans les décennies comme si les nations restaient irrémédiablement structurées par des tendances permanentes. 

  • Toujours garder en mémoire les jours des débuts

    SPV 13 08 16

    La semaine dernière a été lourde de mauvaises annonces. Celle du décès de Michel Charles-Bernard avec la cérémonie mercredi dernier à Valbonnais. Mais aussi l'annonce du décès d'une jeune personne discrète qui avait quitté notre région depuis longtemps Mme Comba. J'ai appris son décès par un sms. Cette personne avec son mari était associée à mes débuts dans l'action publique. Que de documents avons-nous alors distribué avec son époux. Nous n'étions pas nombreux. Les réseaux sociaux n'existaient pas. Il y avait l'étape incontournable de l'impression. Puis celle de la distribution physique, boite aux lettres par boite aux lettres. J'ai à l'esprit ces images comme si elles dataient de la semaine dernière. Les jours des débuts sont toujours très forts. Car ils sont purs. Il faut croire à une cause davantage qu'à un résultat possible. 4 anecdotes restent très présentes à mon esprit dans de telles circonstances. En 1974, alors jeune étudiant en droit, je m'engage dans la campagne en faveur de Jacques Chaban Delmas. En Isère, son responsable est M. Lucien Frery. Il souhaite constituer un comité de soutien local massif. Donc chacun doit collecter des signatures. Mon 1 er contact : M. Paul Dumas. Je garderai toujours à l'esprit le trac qui fut le mien avant de sonner à sa porte : la crainte du non. Puis, les premières distributions sur St Paul de Varces avec Mme Courtadon et M. Comba. Nous étions 3 ! Ensuite, ma première réunion pour la campagne cantonale. Nous étions une petite dizaine dans une salle du sous-sol de la mairie de Vif. Pendant l'été, suite à de trop nombreux tournois de tennis, je termine l'été avec des ampoules considérables aux doigts de la main droite. Même avec les pansements, serrer une main est une torture. Lors de la 1ère réunion, j'évite donc de serrer les mains. Je me rends à l'estrade. Et Mme Bernadette Tranier prend immédiatement la parole pour dire à haute voix "vous n'avez aucune chance. Comment voter pour un candidat qui ne prend même pas le temps de serrer la main de ceux qui le soutiennent … "et je passe sur toutes ses autres commentaires sur mes tenues toujours sombres. J'apprenais l'humilité en politique. Quelques jours plus tard, habitué au porte à porte dans le rural donc à la capacité à amadouer les chiens gardant les maisons individuelles, je devais prendre l'habitude de poser le pied pour éviter de prendre en pleine face la porte qui claque au nez à l'étage des immeubles. La première fut aux Iles de Mars à Pont de Claix. M. Menut qui était à mes côtés m'a pris par le bras pour me retirer car je n'avais pas vu venir la porte. J'apprenais le "dialogue en terrain urbain". 12 500 foyers visités plus tard porte à porte, changeant les pansements entre des visites, la victoire fut au rendez-vous. La liste pourrait durer longtemps. Les jours des débuts ont un "sel" qu'on oublie jamais. La disparition de ceux qui les ont partagés n'est que plus triste. 

  • 2018 et la disparition des marchands d’Amérique

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    Le phénomène majeur de l'époque actuelle, c'est la disparition des marchands d'Amérique. Les Etats-Unis ont toujours eu trois vendeurs talentueux de rêve et d'idéal : les leaders politiques, Hollywood et les inventeurs économiques. Pour la politique, il y avait le choix entre deux profils : le Démocrate ouvert, tolérant, universaliste (Kennedy, Clinton, Obama …) ou le Républicain qui est un mélange de John Wayne et d'Indiana Jones. Il emprunte au 1er les valeurs des prairies et au second le sens de l'aventure gagnante. Trump n'est ni l'un ni l'autre. Par conséquent, le leadership politique est en berne. Est-il remplacé par la force d'Hollywood ? Non, avec #MeToo, Hollywood vit sa descente aux enfers sur le thème du "impossible de tourner sans coucher ...". Et l'économie, c'est la crise des GAFA perçus comme une gigantesque entreprise à ficher autrui dans ses moindres données privées. Même au-delà de l'imagination d'Orwell. Rarement l'Amérique a perdu à ce point et au même moment ses marchands. Une donne inquiétante pour la première puissance des démocraties occidentales. 

  • Combien de temps encore pour ce petit lutin du matin ?

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    Ce matin, le plaisir immense de voir arriver ce "petit lutin du matin" à l'heure du petit-déjeuner : vif, acrobate, curieux, progressivement proche … Mais la population des écureuils roux est en déclin considérable pour des facteurs multiples dont la diminution des espaces boisés, la dispersion des espaces naturels … qui s'ajoutent à des menaces autres de prédateurs. Des chiffres dramatiques. Même constat pour les hirondelles. Enfant je me souviens de groupes considérables d'hirondelles. Même constat pour les papillons. Et la liste pourrait durer longtemps. Une liste terrible. Le sang des animaux de la nature coule sous nos yeux et il ne se passe rien ou presque. Et toujours ce personnel politique dans la surenchère de violences verbales utilisant des mots bien au-delà des réalités en bien comme en mal d'ailleurs. Un réel malaise dans ce décalage. Pour la première à ce point, un réel dégoût prend naissance chez moi pour ce débat politique stérile, vain, hors sujet d'une violence inouïe égalée seulement par l'inefficacité des actions sur les sujets sérieux. Une période très particulière à cet égard. J'aimerais tellement que des responsables publics se mobilisent pour que je sois assuré que la vie du "petit lutin du matin" soit également précieuse à leurs yeux dans la durée. Car un drone ne sera jamais un oiseau sans plume. Tant d'espèces animales disparaissent dans l'indifférence actuellement. 

  • Le chêne de Léon a bien pris le virage du printemps

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    Journée agréable à faucher, nettoyer et surtout bien vérifier si les arbres de Léon sont au rendez-vous du redémarrage du printemps. C'est le cas de son chêne (cf photo ci-dessus) mais aussi de plusieurs arbres de son verger. Ne pas oublier que la dernière pluie "sérieuse" sur plusieurs heures date de la nuit du lundi au mardi 10 avril, il y a presqu'un mois déjà. Le terre est sèche. D'ailleurs les deux premières alertes officielles de sécheresse ont déjà été émises pour une partie du département du Rhône et pour une partie de la Drôme. Le dérèglement climatique annonce des étés bien délicats en matière d'alimentations en eau. Mais pour le moment, comme tout pays gâté par la nature, la France semble très éloignée de cette préoccupation battant toujours des records internationaux de réseaux fuyards … donc de gaspillages de la ressource en eau.

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  • Décès de Michel Charles-Bernard : une immense tristesse

    Michel Charles-Bernard

    Ce week-end, Michel Charles-Bernard nous a quittés. Ses obsèques auront lieu mercredi 2 mai à 11 heures 30 en l'Eglise de Valbonnais. Nous sommes probablement très nombreux à partager la profonde tristesse de sa famille parce que, pendant tant d'années, nous avons été très nombreux à apprécier son sens réel de l'amitié. Jusqu'à fin 2016, pendant 20 ans, nous avons joué au tennis une fois par semaine. Michel a beaucoup aimé ce sport. Probablement moins que le rugby qui était une vraie passion. Mais il a aimé le tennis au point de faire des efforts considérables pour continuer à le pratiquer y compris après son accident de ski qui avait altéré certaines capacités de son épaule. De la "belle époque" quand notre équipe de double était au complet, nous avions eu déjà la douleur de perdre Marcel Mazza tué sur la route par un chauffard meurtrier irresponsable. Ce jour là, Michel Charles-Bernard avait été le premier à me téléphoner parce qu'il avait reconnu la voiture de son ami en bord de route. Michel rentrait alors de Chambery et à constater le corps affalé de son ami sur le volant, il n'avait pas eu de doute. L'équipe a tenté de continuer. Plusieurs mois plus tard, la peine disparaissait l'espace de quelques instants pour se rappeler les plaisanteries de Marcel et si souvent les partager avec d'autres membres de Grenoble Tennis. Puis la santé de Michel est devenue plus fragile. Le golf a dû remplacer le tennis. Il le pratiquait alors souvent avec Gérard Saez et son épouse. Puis le coeur est devenu toujours plus fragile. Tous ceux qui ont eu la chance de connaître Michel savent qu'ils ont eu le privilège de connaître ce que la vraie amitié peut signifier. Un privilège considérable quand ce sentiment n'est pas un mot vidé de contenu. Et Michel a toujours donné un magnifique contenu à ce mot. Il a aimé le sport. Les automobiles. Les bons plats de la table qu'il dégustait en fin gourmet. Chaque année, après Noël, je prenais plaisir à l'entendre exposer dans le détail ses repas de Noël en précisant dans la nuance ce qu'il avait apprécié plat par plat. Des copains comme Jean-Pierre ou Dominique le questionnaient sur les vins. J'écoutais leurs conversations avec une humilité absolue moi qui ne connais même pas le seul nom d'une enseigne de vignes. Il habitait Grenoble, rue des Eaux Claires, mais son coeur était aussi, voire surtout, dans la montagne : le valbonnais. Un secteur qu'il connaissait par coeur. Commune par Commune. Un beau territoire qui mercredi va accueillir l'un des siens avec beaucoup d'émotion, beaucoup de tristesse mais aussi beaucoup de chaleur car il nous a donnés beaucoup de chaleur pendant tant d'années. 

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  • L’Amérique des rages ou le probable terrible coup de poing de novembre 2018

    Trump 30 01 16

    Bon nombre d'analystes français devraient étudier avec davantage de perspicacité les actuels sondages dans le cadre des élections intermédiaires de novembre 2018. Pour bien connaitre ce pays, ce qui à quoi nous assistons actuellement constitue des marques d'alertes sérieuses. 5 phénomènes. 1) Le Parti Républicain est explosé par sa querelle interne entre les modérés et les plus radicaux. Les Républicains français seraient probablement bien inspirés de regarder de plus près ce dilemme. 2) Le Parti Démocrate n'a même pas cherché à se reconstituer une doctrine. Il a accepté qu'il y ait autant de campagnes que de candidats sur le terrain. Des candidats qui veulent se démarquer de tout ce qui pourrait les rapprocher du fédéral. 3) Tout ce qui scotche à une image de "politicien" tue implacablement. 4) Il n'y a plus aucun "indicateur de sens". Hollywood est redevenu le territoire du mal (sexe et fric). Les médias sont vilipendés en permanence. 5) Trump casse tous les repères en piétinant allègrement ce qui devrait relever du sacré dans une démocratie : justice, FBI, CIA … Le tournant a été septembre 2015 avec la démission de Boehner et les raisons sérieuses données alors. Depuis, tout ne fait que s'aggraver. Et au rythme actuel, novembre 2018 s'annonce comme une sacrée étape dans la descente aux enfers de cette démocratie.