Réunion de travail très intéressante ce matin avec Claude Soulier et Maurice Cros. Plus des entretiens se déroulent, plus je suis surpris par trois tendances actuelles. 1) Dans l'agglomération, des villages de plus en plus nombreux font de la résistance face au nivellement métropolitain. 2) Rares sont ceux qui, sur ce sujet, ont de la continuité dans les esprits, surtout parmi les actuels élus sortants quand on relit leurs documents de l'époque. 3) Et encore plus rares sont ceux qui ne cèdent pas au clientélisme local qui transforme si vite la politique en épicerie à avantages divers financés par les impôts de tous. Claude Soulier et Maurice Cros ont de la continuité dans les idées. Ils sont restés à l'écart de ce clientélisme local. Et le déroulement des élections municipales à Brié et Angonnes en 2014 montre, si besoin était, comme reconnu par le Tribunal Administratif de Grenoble, que la "Métropole apaisée" a encore parfois beaucoup de progrès à faire dans l'organisation de sa démocratie de proximité et pas seulement dans la lutte contre les délinquances.
Auteur : Denis Bonzy
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Quand voter contre, c’est aussi voter pour …
La cause animale a enregistré dimanche un très grave échec. Des députés ont refusé de voter des dispositions de bon sens parce que le bien être animal n'est pas une priorité pour eux. Dimanche, l'Assemblée Nationale était appelée à se prononcer sur une loi introduisant de nombreux droits nouveaux pour les animaux. Parmi eux, l’interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses ou encore l’instauration d’un contrôle vidéo dans les abattoirs. Propositions quasi toutes rejetées par les députés. Beaucoup de promesses du candidat Macron ont ainsi été brisées. Des caméras de vidéosurveillance seront installées uniquement dans les abattoirs volontaires, pour deux ans, sans aucun caractère obligatoire. Les vidéos seront consultables uniquement en interne ou par des vétérinaires. Les amendements visant à interdire le broyage des poussins mâles et canetons femelles, la castration à vif des porcelets, les cages pour les lapins ou encore les "fermes-usines" ont également été rejetés. Dans une démocratie moderne, active, les permanences des députés qui ont participé à ces votes de la honte seraient aujourd'hui assaillies d'appels téléphoniques. Des journaux indépendants rendraient compte des votes avec des demandes d'explications. Mais en France, entre deux élections, c'est le légitimisme qui règne, le clientélisme quand ce n'est pas la mendicité discrète pour des aides diverses ou passe-droits. La France ne s'est jamais remise de ses années de la seconde guerre mondiale parce qu'elles ont mis en évidence un niveau de soumission au pouvoir qui ne correspond en rien à l'image de révolte qu'elle a voulu construire dans l'imaginaire de son Histoire. Et dimanche l'Isère a été l'un des Départements qui a compté le plus grand nombre de députés à voter contre la cause animale donc à voter pour la poursuite d'actuelles atrocités intolérables. On va s'en rappeler durablement !
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Indiscutablement le plus utile et le plus beau des combats : l’espoir de vaincre la maladie
Belle participation hier à la course puis au déjeuner champêtre au profit d'une association qui a le plus noble des combats : l'espoir de vaincre la maladie. Il faut beaucoup de force au plus profond de soi quand cette épreuve a frappé un enfant de sa famille. Cela demande alors de faire appel à deux valeurs fortes : refuser que d'autres puissent être frappés par la même injustice et surtout refuser l'impuissance. J'ai toujours beaucoup d'estime et d'admiration pour les familles qui puisent au plus profond de leur courage pour trouver l'énergie nécessaire dans de telles circonstances. C'était le cas hier. C'est une énorme leçon pour celles et ceux qui attachent parfois tant d'importance injustifiée au moindre tracas bénin de l'ordinaire. D'autres vivent de réelles épreuves. Et pourtant, ils sont là. Debouts. Et ils ont la mémoire dynamisante. Capables de lever des montagnes pour tenter de changer la vie d'autres personnes. Je ne suis pas sûr qu'une telle force puisse m'animer dans de telles conditions. Hier j'ai effectué la boucle de 10 km en respirant l'air du moment comme jamais, en regardant ces paysages que je connais depuis des décennies avec un regard particulier. Et surtout constater ce joli dynamisme d'humanité et de solidarité. Un temps précieux quand trop d'énergies sont perdues dans des causes de divisions. Pour celles et ceux qui veulent s'associer, c'est possible de faire des dons pour toujours renforcer les moyens financiers et matériels qui conditionnent tant les résultats concrets. Pour disposer de plus amples renseignements, il suffit de cliquer sur le lien suivant : Leucémie Espoir Julien 38.
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Toutes les mamans gagnent chaque jour les JO !
La qualité qui ne s'apprend pas. Le diplôme qui n'existe pas. Mais la présence qui ne s'oublie jamais. Pas une seconde. Au-dessus de tout le reste. Avec talent, la vidéo ci-dessous résume bien les âges de la vie. La chance d'avoir connu ce privilège comme enfant puis de l'avoir constaté comme père aux côtés de Marie. Toutes les mamans gagnent chaque jour les JO. Les vraies héroïnes du quotidien.
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D’abord la stabilité émotionnelle …
C'est d'une particulière bonne humeur que je rédige ce billet, ce qui n'est pas toujours le cas loin s'en faut. Parce que tôt dans la journée j'ai lu un article qui mettait en évidence une réponse comme je l'attendais à une question de fond qui me préoccupait beaucoup : avons-nous bien traité la fin de vie des animaux qui ont tant donné à notre famille ? Et maintenant avec les réseaux sociaux, sur chaque sujet, il y a souvent une profusion d'avis, donc d'avis contraires, ce qui ajoute au désarroi. Progressivement sur ce sujet important, les articles et les livres ont été de plus en plus nombreux et ce matin celui d'un expert reconnu ajoute une appréciation qui progressivement fait consensus : d'abord respecter la stabilité émotionnelle ! De longue date, depuis une épreuve brutale connue en 2004 (cancer sur une patte postérieure de notre chienne briard Manhattan), nous nous étions posé la question : comment, alors que la communication orale est impossible, être sûrs que nous lui rendions une fin de vie la plus harmonieuse possible ? Le bon sens nous avait alors conduit à une décision : ne pas changer tout ce qui lui plaisait avant mais simplement baisser l'intensité pour ne pas l'éprouver. Ne pas ajouter des changements brutaux qui puissent la mettre à l'épreuve pour qu'elle perçoive alors que son corps ne pouvait plus répondre. C'est ce que nous avons toujours fait après dans des circonstances analogues avec écoute et douceur. Cette stabilité émotionnelle vaut tous les médicaments. L'auteur de cet livre n'imagine probablement pas comme il a pu embellir ma journée que de me conforter ainsi dans cette décision qui avait été la nôtre.
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Mai 68 ou le sens d’un anniversaire raté en France
Au 21 mai 2018, un constat simple : l'anniversaire du cinquantenaire de mai 68 a été un bide total. Pour rappel, les manifestations ont concerné la période du 3 au 13 mai 68. A partir du 18 mai, la priorité était aux accords de Grenelle (27 mai). Ce n'était pas une évidence au départ qu'une telle indifférence collective. Tant les auteurs de cette époque semblaient rêver d'inscrire cette date comme un temps fort du patrimoine français. A quoi tient cet échec ? Probablement à une multitude de facteurs dont un : avec sagesse, l'opinion publique française a constaté que ces anciens combattants ne rêvaient pas de changer le système mais de prendre les meilleures places dans le système. Et 50 ans plus tard, le moindre reportage voit les "révoltés" de l'époque devenus des bons bourgeois bedonnants agitant la nostalgie d'une époque où ils étaient encore capable de courir et de prendre des risques. La caricature de cette "évolution" de révoltés qui aiment ensuite tant les plumes et paillettes de l'establishment c'est Cohn-Bendit qui célèbre le 50 ème anniversaire de mai 68 sur les marches du … Palais des Festivals de Cannes en noeud papillon alors que 50 ans plus tôt il vociférait contre ce "mal du système". Et il célèbre le cinéma l'année où le cinéma montre son pire visage avec les révélations de #MeToo comme s'il fallait coucher pour tourner. Avec de telles images, pour les personnes de bon sens, le rideau de mai 68 se baissait pour de bon. Le rapport en France avec les supposés "révolutionnaires" est toujours compliqué à suivre dans la durée quand les idéaux proclamés passent à l'épreuve des faits …
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La vraie mutation grave en cours : tout ce qui est excessif devient … signifiant !
Pendant des décennies, l'un des socles de la sagesse collective était la formule : tout ce qui est excessif est insignifiant. Citation prêtée à Talleyrand. L'idée de fond : ce qui est sérieux demande de la modération. Ce qui était excessif devrait susciter de l'indifférence, voire de l'inquiétude. Depuis près de 5 ans, l'opinion moderne vit au rythme du tout ce qui est excessif devient signifiant. Pire encore, il faut que ce soit excessif pour être signifiant. L'opinion est ainsi engagée dans une course accélérée au toujours plus excessif dans tous les domaines. Les mots doivent être forts, violents pour devenir … signifiants. Les actes doivent porter des symboles forts pour mériter l'attention. Et la liste pourrait continuer longtemps. Donald Trump est le produit de ce climat. Si le climat avait été à la modération, il n'avait aucun espace. Ce qui est très préoccupant, c'est que ce rythme s'auto-alimente pour faire vivre une violence permanente croissante. C'est fatiguant à ce point. Pour ce qui me concerne, ce rythme m'agresse. Il me donne envie de décrocher par souci de protection. La raison élémentaire conduit à se demander jusqu'où ce rythme peut aller ? Quelles limites ? Quelles conséquences sur la mentalité collective ? Ce serait agréable dans ces circonstances d'entendre des voix nombreuses effectuer un rappel à la modération, aux nuances, au calme. Autant de critères qui sont quand même les signes durables des décisions sérieuses.
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Ne jamais sous-estimer les tournants qui changent la vraie direction …
C'est très instructif de confronter actuellement la vie politique américaine et la vie politique française. La première a vécu en 2010 un tournant avec la naissance du Tea Party. A 3 mois du vote, bon nombre d'observateurs se moquaient de candidats défendant les "héros du quotidien" contre les élites politiques comme cette candidate du Dakota du Sud dont la carte de visite était : mère de famille et fermière. L'élection des pairs naissait … 6 ans plus tard, les idées du Tea Party accédaient à la Maison Blanche avec Trump. Et actuellement ce courant construit les majorités des primaires républicaines pour les élections intermédiaires du 6 novembre 2018. Le tournant de 2010 est ainsi devenu une véritable nouvelle direction.
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AcheterCela devrait donner de l'humilité aux vieilles formations politiques françaises. Il y a des tournants qui changent la vraie direction. Par conséquent, rien ne voue En marche à être un événement éphémère du printemps 2017. C'est peut-être également un tournant pour un changement durable ? Les Français gagneraient à observer la politique américaine avec le Tea Party qui occupe un autre registre d'idées. En 8 ans, ce pays au bipartisme séculaire a changé. Pourquoi la France devrait-elle rester à l'écart de changements de ce type ? L'assurance culturelle des membres des vieux partis politiques français est irréelle. Cette semaine, il suffisait de regarder le documentaire de France 3 sur Edouard Philippe pour entendre des commentaires terribles sur des tendances de qui doit gagner et surtout sur qui … ne gagnera jamais. Un an plus tard, ce vieux monde s'est écroulé. Pourquoi cet écroulement devrait-ils être passager ? Rien ne peut le laisser penser comme si peu pouvait laisser imaginer le printemps 2017. Il faut avoir cette impertinence d'esprit toujours présente. Cette semaine, avec plusieurs contributeurs d'Exprimeo, nous avons "fêté" des chiffres d'audiences sympathiques. Des produits sont en tête sur des supports gratuits qui sont des appels efficaces pour des suppléments payants. Nous avons maintenant l'ancienneté pour établir la justesse d'analyses, voire de prévisions. Pour les analyses, la lettre sur le Tea Party réalise de bons scores. Et pour les prévisions, nous avons toujours plaisir à mettre en relief notamment cette couverture du 7 mars 2011. A cette époque, Hugues Renson était peu connu. Il est aujourd'hui Député, Vice-Président de l'Assemblée Nationale et postulant sérieux à la Mairie de Paris en 2020. Il y a en effet des tournants qui font changer des directions pour de bon.
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Quand la bataille du grand air n’est plus livrée ou la fragilisation de la « montagne magique »
Pendant des décennies, la mode était à la magie de l'air pur. Nos parents et grands-parents s'organisaient pour que les enfants ou petits-enfants aient des séjours à la montagne pour prendre un "bol d'air pur". Cette mentalité reposait sur des décennies de réputation du "grand air". Même Pasteur avait cru que les bactéries faiblissaient en altitude. Les vertus thérapeutiques étaient telles que des stations ont alors construit des réputations avec des "centres de remise en forme" comme si la forme revenait en respirant simplement le "grand air". Chaque fois que je vais à Villard de Lans, je revois ma mère me parlant du grand air qui guérissait les malades dans un sanatorium local … elle y croyait fermement. Et le "bol de grand air" faisait partie des temps forts de l'année. Il y avait la même logique avec la construction du centre de sport de Font Romeu pour lequel l'altitude + le grand air devaient booster les exploits de nos athlètes. Maintenant, l'air pur ne fait plus vendre. C'est un sujet qui a disparu. Une magie de plus qui a disparu. Le doute est né sur la réalité de l'air pur. Puis le doute est né sur les effets de l'air pur à condition qu'il le soit encore. De doute en doute, la magie a disparu. C'est très étonnant comme l'establishment français y compris médical a la capacité à faire naître des doutes sur des sujets qui faisaient vivre … l'espoir et à ignorer les sujets qui mériteraient d'être sérieusement traités pour ne plus susciter l'inquiétude légitime. Un entre soi qui fonctionne à l'envers.