Aujourd'hui, avec la rentrée scolaire, la vraie nouvelle année débute. De septembre à juillet. Chaque rentrée scolaire évoque trois sentiments pour moi. D'abord, le souvenir de mes rentrées scolaires pendant mon enfance. Pendant l'été, maman m'avait fait préparer et réciter le programme scolaire de l'année à venir. Au plus profond de moi cette méthode, peu respectueuse de la période dite des vacances, me rassurait. Ce jour là, j'avais le sentiment d'une petite avance. La dernière semaine était marquée par la préparation des "outils" de l'année : cahiers, livres et surtout les crayons. Quelques années plus tard, ce goût des crayons est toujours aussi fort dont l'étape du taille-crayon qui permet de faire "son crayon". Mais surtout, la main. Le jour de la rentrée scolaire pendant mon enfance, c'est la chaleur communicative de la main de maman sur le chemin de l'école. Serrant à chaque croisement de rues. Cherchant à faire bouger la mienne pour donner une image de joie à la rentrée … Ensuite, avec nos fils, la belle idée de Marie d'effectuer chaque matin de rentrée une photo. Plusieurs années après, c'est une précieuse mémoire que de revoir ces photos affichées sur nos murs. Enfin, pour tous les enfants qui reprennent aujourd'hui, que cette rentrée soit belle, douce, prometteuse. Ils s'en rappelleront leur existence entière.
Auteur : Denis Bonzy
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Au nom du peuple …
Hier, à Montauban, les propriétaires de Nikita, chienne traînée par une voiture sur plus de 20 km, retrouvée avec la peau arrachée jusqu'aux os, ont été condamnés à 300 € d'amende ! La honte pour un pays incapable à ce point de reconnaître les animaux comme des êtres vivants et la colère. Je suis pour l'élection des juges au suffrage universel direct comme aux Etats-Unis. En France, chaque jugement débute par une formule "au nom du peuple …". Le jugement est rendu par des personnes qui ne rendent aucun compte au peuple. Des personnes qui parfois se drapent dans une prétendue impartialité alors même qu'elles sont manifestement d'une partialité effroyable. L'élection de 2017 n'a semble-t-il été comprise par personne y compris par son principal bénéficiaire, Macron. Le peuple est considérablement plus réformiste que le microcosme parisien qui vit sur les impôys grâce à l'entre soi médiatico-politique. Rt ce "petit monde" hors sol devrait se méfier car beaucoup de marqueurs commencent à signaler qu'on s'approche désormais d'un sérieux coup de sang.
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Climat : ce cinéma politique irréel en France qui cache les vraies solutions
La France est actuellement dans une impasse parce qu'elle est restée dans les vieux réflexes d'avant-hier : attendre des solutions du pouvoir politique. Sur le plan international, la France est un impuissance moyenne. Elle fait du bruit de temps en temps mais sans impact réel. La caricature c'est la COP21. Dans quelques semaines on sera à la COP24 et la COP21 est un vieux papier pas respecté. C'est connu et reconnu. Du cinéma ! Sur le plan intérieur, les virages face au dérèglement climatique seront pris dans la foulée de tournants internationaux impulsés par le privé. Des fonds d'investissements puissants changent déjà leurs règles d'interventions. Les assureurs vont changer les tarifs et chacun va comprendre la "douloureuse". Parce que l'ardoise du dérèglement climatique grossit d'année en année et les assureurs passent toujours la note aux assurés. Hier à St Julien au Québec une tornade a sévi. Des vents de 220 km / H. Les arbres déracinés. Les maisons défoncées. Les caravanes projetées à 50 mètres … Quand des actualités débutent par de telles images sur la ville voisine, la sensibilité sur le changement climatique change … Ce n'est plus le défi planétaire pour les autres du bout du monde. Et les techno-milliardaires américains vont changer les critères de donations pour les campagnes électorales américaines. Tom Steyer, le financier des Démocrates, donne l'exemple. Le tournant est pris. Et aux Etats-Unis un financier ne paye pas pour être "roulé dans la farine". Il paye quand il sait que le politique va respecter ses priorités. Par conséquent, les inflexions seront données. La véritable inconnue réside dans le niveau des dégradations avant les inflexions. Cette période estimée de 30 à 50 ans risque d'être difficile à vivre. C'est ce qui est triste et moralement lourd actuellement que de laisser un tel "héritage" à deux générations qui vont vivre des moments pénibles. Mais les tournants nécessaires vont être pris.
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Le pays aux polémiques permanentes …
Il ne se passe plus un jour sans que l'opinion publique française ne soit pas chauffée à coups de polémiques permanentes. Tout est bon pour engager des querelles. Mais une querelle ne nourrit jamais des résultats positifs. Même la démission de Hulot n'a pas été utilisée pour établir un constat technique solide avec des mesures nécessaires. Tout n'est qu'impuissance publique en dehors des querelles. Hier, Edouard Philippe présente son programme de lutte contre les canalisations fuyardes. Mesure clef : permettre aux Communes de … s'endetter davantage pour des travaux de ce type. Les impôts de demain sont en préparation. Le chômage ne baisse pas. La consommation est faible. La croissance est moins élevée que prévu. Dans le même temps, regardons les Etats-Unis. Les chiffres : le chômage US est au-dessous de 4%. La croissance américaine accélère encore : +4,2% en rythme annuel au 2nd trimestre 2018 selon les chiffres officiels. C'est au-dessus des prévisions initiales des économistes. En France, pour retrouver un chiffre de ce type en matière de croissance, il faut remonter à … 1989. Un Président américain vulgaire, insupportable. Mais des résultats sont là. En France où sont les résultats ? La situation a sérieusement de quoi inquiéter. Que se passe-t-il de concret en dehors des polémiques permanentes qui piaffent au tourniquet de l'actualité française ?
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Environnement : et si les citoyens français n’attendaient pas tout de Paris …
Depuis le début de la Vème République, sous des noms différents, le ministère de l'environnement a battu tous les records de nombres de titulaires et pire encore de rattachements à une autorité ministérielle. C'est un défilé permanent au tourniquet avec des personnages parfois totalement inconnus : Gabriel Peronnet, Paul Granet, Nelly Olin … Est-ce un problème ? Non si les citoyens français n'attendaient pas toujours tout de Paris et qu'ils défendaient la nature et les espèces animales dans leur vie quotidienne. En matière d'environnement, les vrais succès sont ceux du terrain, de la proximité, du partage avec les talents locaux. Par mes diverses responsabilités, j'ai eu la possibilité de travailler avec plusieurs ministres de l'environnement. Brice Lalonde était un cyclique imprévisible. Très prisonnier du puissant syndicat CFDT dans son ministère ainsi co-géré par ce syndicat. Alain Carignon a introduit une réelle nouveauté : l'identité de massif. Il est celui qui a cherché à passer des contrats avec une logique territoriale cohérente pluri-annuelle. Haroun Tazieff était très tourné sur la prévention des risques majeurs naturels ou industriels : son vrai cheval de batailles. Michel Barnier a été le plus sensible aux défis de la montagne. Mais fondamentalement, 4 constats pratiques s'imposent. 1) Un Ministère n'est influent d'abord que par les moyens financiers dont il dispose et par la qualité de ses fonctionnaires sur le terrain. En France, tant qu'un Ministère n'a ni budget ni directions locales fortes, c'est du vent. 2) Les Ministres médiatiques s'essoufflent vite dans la durée. 3) S'il y a un domaine qui doit vivre par le local, c'est bien l'environnement. Hulot ne décidait pas de la durée de maintenance des tuyaux ni de la coupe d'arbres, de la valorisation des berges des rivières … 4) En France, à force de vivre la politique par des polémiques permanentes et du "si je suis inefficace c'est le faute de l'autre" il ne se passe plus rien de sérieux dans le temps au niveau du secteur public paralysé par l'immobilisme. Et ce petit jeu ajoute les perdants. C'est la garantie assurée du tous perdants. Très probablement sur le plan international, les vraies modifications seront portées et obtenues par des privés. Le couple Tompkins a construit la plus grande réserve naturelle au monde. Patagonia fait davantage que des Etats … La réalité prometteuse est là.
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Quand le sacre tourne au … massacre
Remarquable article dans Le Monde Magazine de cette semaine sur l'expérience du magazine George lancé par JFK Jr dans les années 1990 qui ont été un tournant pour la presse papier avant la grande "révolution" d'Internet. En dehors de quelques paragraphes qui ne parviennent pas à se dissimuler quelques piques contre le groupe Lagardère concurrent du Monde, sur le fond, c'est une chirurgicale description des virages de cette époque. La prise de pouvoir des photos sur le texte. La course aux célébrités. Le désintérêt croissant pour la politique traditionnelle donc la recherche de nouvelles accroches pour la rendre séduisante. Tout y est. C'est l'aventure d'un magazine nouveau qui devait être le sacre de "l'autre information" et qui se termine dans une ambiance globale de massacre : depuis sa faillite financière jusqu'à la disparition de son principal animateur. C'est par des articles de fond de ce type que la presse papier garde un espace spécifique : de la documentation précise qui se situe dans un long développement. Bravo aux auteurs. A lire.
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10 ans après jour pour jour …
Au fur et à mesure qu'on avance dans la vie, outre la chance à célébrer d'être encore dans le "circuit", il y a des symboles qui imposent des réflexions. Progressivement, trois constats me sont apparus mériter une attention particulière. D'abord la relation entre des noms et des activités. Pendant l'hospitalisation de mon père, cette évidence m'était apparue terrible. Le médecin à son étage s'appelait le Dr Colombe, une jeune femme adorable d'une douceur exemplaire et l'infirmière chef s'appelait Mme Pont. A l'étage de la mort dans cet hôpital, un patient était dans les mains de deux personnes appelées Colombe et Pont … Dans la foulée, j'ai cherché à établir des liens de ce type dans les étapes de mon existence et j'ai été stupéfait par ces symboles jusqu'à aller vers une personne appelée Dehaine dans la fonction de … banquier. J'ai progressivement rédigé un petit carnet (nom / profession) et les liens sont stupéfiants. Ensuite, il en est de même pour des prénoms. Il y a des prénoms avec lesquels je me suis toujours entendu et d'autres jamais. Et quand là aussi je dresse la liste, c'est impressionnant. Ce qui l'est encore plus c'est les traits communs de tempéraments entre des prénoms comme si un prénom pouvait porter un caractère. Enfin, c'est le symbole des dates. Dernier exemple : le décès de John McCain cette nuit. Il est décédé 10 ans jour pour jour avec le second jour de la Convention Démocrate de Denver en 2008 qui a scellé le lancement réussi d'Obama et donc la défaite de McCain à la présidentielle 2008. A cette époque, la Convention Démocrate s'annonce risquée. La compétition Obama / Clinton a laissé des traces. McCain espère que cette Convention déchire ses concurrents. Si c'est le cas, il peut encore gagner. Sinon ce sera très difficile car il sait qu'il paye l'ardoise des années Bush. Contre toute attente, les Clinton donnent l'exemple de la loyauté à un parti et à son candidat. La présidentielle vient de basculer. Or la présidentielle, McCain y a pensé toute sa vie. Dès son retour du Vietnam, il était un symbole, voué aux plus hautes responsabilités. En 2000, il a perdu la primaire. En 2008, bien avant le vote, lors de la Convention de Denver (25 au 28 août 2008), il perdait l'élection. 10 ans plus tard, jour pour jour, il décède. Les mystères des calendriers sont parfois étonnants. Un homme remarquable que j'ai eu plaisir à rencontrer brièvement.
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Conseils pratiques aux jeunes générations
Il y a parfois des petits riens qui changent beaucoup. Au moment de la rentrée, c'est le temps des bonnes résolutions pour traverser la vraie nouvelle année : de septembre à juillet. Pour ma part, depuis plusieurs décennies déjà, quelques pratiques simples me sont apparues utiles. Les premières sont liées au livre de Mark McCormack datant de 1985 (tout ce que vous n'apprendrez jamais à Harvard). Un ouvrage remarquable qui fourmille de conseils pratiques efficaces. J'ai beaucoup tenté d'en respecter des conseils. Le second livre est de Marc Fischer sur le "golf intérieur". Son titre : "le golfeur et le millionnaire" (1996). Simple. Concret. Sage. Donc utile. Et ma troisième règle est extraite de livres de Philippe Labro avec les couleurs de la semaine. C'est un conseil pratique d'une simplicité totale et d'une efficacité remarquable : les temps d'une semaine doivent être inscrits sur l'agenda de couleurs différentes. Pour ma part, les couleurs retenues sont les suivantes : rouge si le moment est pénible, bleu s'il est prometteur, noir si indifférent et jaune si agréable. Avec le recul du temps, les périodes gagnent en vie. Elles ne sont plus uniformes. Si le jaune est trop absent, il faut penser à ré-équilibrer car le moral sera impacté. Comme le moral et le bien-être intérieur comptent beaucoup, je recommande à mon tour cette méthode. Puis avec le temps, reprendre ses agendas donne une vision plus animée des semaines. Et parfois même avec le recul c'est l'envie de changer des couleurs car le temps a donné un relief différent à un moment d'alors. Une pratique utile.