Il y a un mois jour pour jour, j'annonçais ma candidature pour les municipales. Prendre son temps. Voir les réalités sur le terrain. Dialoguer sans précipitation. Calmement. Sans polémique. Sur le terrain, tout particulièrement chaque week-end, j'ai commencé par visiter les équipements de protection en flancs de montagnes. Je les connais depuis des décennies. Ces équipements sont au nombre de 142. Ce chiffre concerne tous les équipements. En réalité il y a 8 localisations qui accueillent des équipements de protections : barrages, effets de seuils … Ils sont à l'écart des lieux fréquentés. Parfois même, ils demandent beaucoup de marche. Mais leurs fonctions sont essentielles. Pendant des décennies, des élus ont appelé les contribuables à des efforts financiers importants pour les construire, pour les renforcer, pour les nettoyer. Des pourcentages considérables dans les budgets d'alors. Souvent le premier poste des dépenses publiques. Des salariés ont consacré des efforts énormes dans des lieux souvent difficiles d'accès. De nombreux accidents du travail sont intervenus. A cette époque, les services de l'Etat dressaient des points annuels d'une précision remarquable. Par exemple, le 24 juin 1988, l'Ingénieur Divisionnaire des Travaux, directeur du service RTM rédigeait une note avec le point actualisé et un estimatif de travaux par zone. Et à l'intérieur de cette note, il y avait même des distinctions selon la hauteur des barrages, donnée qui conditionnait les conditions ultérieures des interventions. Aujourd'hui, tout est à l'abandon. Les services de l'Etat ont quitté le terrain. Les élus ne s'occupent que de ce qui se voit (animations, fêtes …). C'est un gâchis irréel. Pour gaspiller l'argent public, les méthodes sont nombreuses. Les élus en pratiquent beaucoup. L'une des méthodes, c'est de ne pas respecter ce qui a été fait hier. Ces dépenses. Cette mobilisation. Non seulement dans de telles circonstances une Commune abaisse sa protection dans des conditions graves. D'autant plus graves en période de dérèglement climatique avec des pluies torrentielles annoncées plus fortes que jamais. Une force déjà connue en janvier 2018 (cf vidéo ci-dessous). Mais aujourd'hui la collectivité met à la poubelle les efforts des contribuables d'hier. Une réalité inquiétante qui mériterait une meilleure attention collective.
Auteur : Denis Bonzy
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« J’entends et j’oublie. Je vois et je me souviens. Je fais et … »
"J'entends et j'oublie. Je vois et je me souviens. Je fais et je comprends". Cette formule de Confucius est un remarquable résumé de sagesse, de bon sens et de qualité à décider. Pourquoi la France va mal à ce point ? Parce que les décisions sont presque toujours prises dans la vie publique par des personnes qui n'ont pas fait. Sans faire, il n'est pas possible de connaître la réalité donc de comprendre les paramètres d'une situation. Bruno Le Maire est à l'Economie sans jamais avoir créé ou au moins dirigé une PME. Au vrai "social", il faudrait un homme ou une femme ayant connu la situation de chômage longue durée. C'est comme l'hôpital, pourquoi ce ministère devrait-il toujours être dirigé par des mandarins et non pas par une personne qui a été malade et qui en a fréquenté les couloirs pendant des années ? Dans une démocratie, il n'y a aucune raison pour que le peuple soit exclu à ce point de telles fonctions. A mon modeste niveau, pour une géographie que je connais depuis des décennies, depuis 3 semaines, je fais le terrain. Chaque week-end. J'ai commencé par les ouvrages de protections en flancs de montagnes. J'en suis à 45 km dans les pierres. Faire ce chemin permet de comprendre. Dimanche après-midi en me rendant à une cascade, un gros éboulement de pierres est passé à une vingtaine de mètres. Tout de suite, on comprend mieux le besoin de signalisations comme l'absolue nécessité de digues de retenues quand on constate la force et la vitesse de descente. Tant que la France restera dirigée par des personnes qui n'ont pas fait, elle avancera dangereusement vers un choc frontal qui peut réserver des réveils particulièrement sévères pour un establishment coupé des réalités du terrain. C'est le vrai défi de fond de l'actuelle période.
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Les crises ne doivent jamais prendre plus d’énergie que les moments heureux …
Pour traverser sereinement les crises, il faut de la … légèreté. De l'optimisme. Aujourd'hui, la crise est partout. Des décès emblématiques occupent l'actualité. La journée du début du mois du cancer du sein succède au dimanche des Virades de l'espoir. Une photo objectivement inappropriée suscite des torrents de colères. Et la liste s'allonge y compris la météo dans notre région. Et ce matin dans ce contexte, arriver au Starbucks Lyon rue de la République et découvrir cette musique : du ciel bleu, des rires, un air léger … Les crises ne doivent jamais prendre plus d'énergie que les moments heureux sinon les crises gagnent tout et il ne faut jamais leur laisser cette victoire. Le plaisir de partager cette chanson en espérant qu'elle produise un effet positif :
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Une journée particulière : donnons du souffle pour ceux qui en manquent …
Respirer c'est vivre. Ecouter le souffle de son enfant qui dort c'est un moment de paix intérieure immense. Quand une maladie prive de ces moments, il faut lutter contre cette maladie. Financer pour que des guerriers contre cette maladie gagnent. Dans mon existence, 4 ou 5 courriers ont été lourds de sens. Le premier d'entre eux est celui de Laurence Provost. Elle vient d'avoir 18 ans. Elle est atteinte de mucoviscidose. Son espoir de vie est bref. Le Professeur Gilly de Lyon accède à ses dernières volontés. Et une lettre est remise à ses parents. J'ai rarement lu une telle leçon de … vie. 30 ans plus tard, son contenu est toujours dans mon esprit. Et l'auteure ne peut probablement pas imaginer combien de fois ce contenu a pu revenir dans mes pensées. C'est donc aujourd'hui une journée particulière. Donnons du souffle pour ceux qui en manquent. C'est aussi pour moi toujours un temps d'indignation. Comme un Etat qui gaspille autant le produit de nos impôts peut-il tolérer que de telles causes puissent dépendre à ce point de la charité publique ? Quel échec pour le pouvoir des citoyens que de ne jamais parvenir à rétablir de belles hiérarchies dans les dépenses publiques.
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Le bon équilibre c’est la rencontre entre le respect des autres et la fidélité à ce que l’on est …
Depuis le 10 septembre, de très nombreux messages de soutiens et surtout de demandes de participations me sont parvenus. J'y suis très sensible et j'en remercie chaleureusement leurs auteurs. Chaque demande recevra une réponse précise. Un contact. 4 priorités me semblent fondamentales. 1) Constater des faits : les réalités du terrain. A cette fin, rien ne vaut d'aller sur le … terrain. J'ai débuté par des territoires qui me paraissent importants et pourtant négligés car loin des regards. De nombreux autres endroits me sont signalés. Ils seront visités. Calmement. Sans exception. Une carte de synthèse sera disponible prochainement. Elle rassemblera toutes ces visites. Et toutes les photos. Pour constater la réalité, rien ne vaut l'image. 2) Mobiliser tous les talents : c'est le vrai défi de la période actuelle. Les talents sont nombreux, immenses. Si tous ces talents acceptent de travailler ensemble, c'est une nouvelle donne totale. Tout devient alors possible. 3) Pour que ces talents travaillent ensemble, il faut accepter le partage du constat puis celui des solutions élaborées en commun. Il ne s'agit pas d'avoir des réponses toutes prêtes. Il faut écouter. Réfléchir. Dialoguer avec tolérance, avec humilité et rendre possible la participation la plus large. 4) Dans l'agglomération grenobloise, nous sommes à un tournant. Soit c'est la suite des dernières années et les graves difficultés s'accéléreront (insécurité, embouteillages, impositions …). Soit nous sommes capables d'identifier les ruptures indispensables pour casser cette spirale. Si c'est le cas, nous réussirons. La phrase suivante peut paraitre archaïque, hors du temps mais c'est pourtant LE vrai moteur pour moi : soyons capables de laisser une terre de qualité à nos enfants et petits-enfants. Des prairies. Des lieux sécurisés. Des espèces animales diversifiées. Bref tout ce qui est actuellement menacé et que nous devons corriger. Tout le reste est tellement secondaire. Encore merci pour votre aide.
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Espèces animales menacées : une belle décision de justice …
Lundi, une Cour de l'Etat du Montana a rendu une décision de justice très importante. En juin 2017, un organisme américain fédéral avait supprimé les grizzlis du parc national de Yellowstone de la liste des espèces menacées. Lundi, une Cour de l’État du Montana a affirmé que la décision du Fish and Wildlife Service, l’organisme fédéral responsable de gérer la faune sauvage, d’enlever ces ours de la liste des espèces menacées était « arbitraire et fantasque ». Selon cette Cour, l’agence a notamment fondé sa décision sur des études qui ne sont pas pertinentes, « manquant ainsi à ses obligations de rigueur scientifique". Cette décision re-protège les ours dans plusieurs Etats qui composent l'aire territoriale du parc de Yellowstone. Quand une justice est rendue par des juges qui doivent rendre compte de leurs décisions au peuple, il y a souvent davantage de sagesse que dans les seules considérations livresques. La France qui est actuellement en pleine déliquescence de sa démocratie gagnerait à engager de vraies réformes de fond de ce type.
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Les audiences face aux valeurs inspirantes …
Hier soir, je suis tombé par hasard sur une rediffusion avec l'entretien d'Hanouna sur ses émissions. Je n'aime pas ce personnage. Pour moi, il représente la vulgarité. En revanche, hier soir, la découverte d'un personnage redoutablement intelligent résumant ses émissions de la façon suivante "d'ordinaire on invite un con pour se distraire. Là avec moi, c'est le con qui invite les autres …". Et de présenter dans la foulée immédiate tous les chiffres du marché par jour et par tranche horaire. Par cible. Une mécanique remarquablement professionnelle. Au bout de 5 minutes, une reconnaissance claire : il joue au con mais il ne l'est surtout pas. Il a fait le choix d'apparaître con pour faire de … l'audience. Il devient le symbole du nivellement actuel. Le choix des audiences efface les valeurs inspirantes. Les valeurs inspirantes sont celles qui acceptent la place permanente de la pédagogie, de la recherche des connaissances … Aujourd'hui, l'info devrait débuter par le glacier Helheim (cf vidéo ci-dessous), puis les ravages durables de l'ouragan Florence, puis l'explication sur l'ouragan de Gatineau … Mais le choix des audiences impose d'autres sujets comme la priorité donnée aux colères. Un divorce qui crée une ambiance de totale irresponsabilité collective sur les sujets majeurs. Très inquiétant.
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Que restera-t-il après … ?
Depuis longtemps déjà, c'est une question majeure de toute existence : que restera-t-il après ? Est-ce qu'une vie peut se résumer à une plaque avec deux dates : naissance / décès ? Depuis le début, je n'ai jamais eu d'illusion sur la mémoire collective. C'est un enjeu qui ne m'intéresse pas. Tout ce qui est collectif est éphémère, controversé, trop partagé. En revanche, quelques personnes sont des enjeux. Bien sûr d'abord ses enfants. Cette semaine, j'ai eu un réel plaisir à découvrir la tribune de notre fils Thomas dans les Affiches. Pendant près de 25 ans et dès leur plus petite enfance, avec Marie, nous avons veillé à faire partager à nos deux fils chacune de nos passions. Même dans un pays très souvent américanophobe comme la France, nous n'avons jamais caché notre intérêt pour les Etats-Unis, pour les grands espaces, pour une terre de libertés … Leurs séjours y ont donc été nombreux et diversifiés. Pendant toutes ces décennies, nous avons ainsi veillé à faire découvrir à nos enfants ces territoires, leur diversité. Mais aussi des interlocuteurs. A mesure que Jonathan et Thomas grandissaient, ils étaient associés à des réunions de travail. Puis j'ai constaté que Thomas était devenu Membre actif de la French-American Foundation, Membre des Chambres Internationales de Commerce de New-York et de Boston. Et enfin cette semaine, découvrir l'article de Thomas dans les Affiches relatif aux Etats-Unis cela peut montrer qu'il peut quand même rester des traces durables de telles situations. C'est comme quand des anciens étudiants m'adressent via LinkedIn des informations sur leurs cursus professionnels avec un petit mot sympa. C'est toujours une embellie sérieuse. Quelques mots qui font du bien. Pour s'en priver de le reconnaître ?
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34 / + de 200 ou quand la réalité des chiffres prendra enfin le dessus en France ?
Hier soir à Dallas, 1er débat public contradictoire entre Ted Cruz et Beto O'Rourke (jeune espoir Démocrate qui peut créer la surprise) dans le cadre des élections du 6 novembre 2018. Le Texas c'est 28 millions d'habitants. Pour 28 millions d'habitants, sa représentation au sein des instances fédérales c'est 34 parlementaires : 2 Sénateurs + 32 élus à la Chambre des Représentants. En France, une région comme Auvergne Rhône Alpes, pour seulement 8 millions d'habitants (face aux 28 millions d'habitants du Texas) c'est 64 députés et plus de 30 Sénateurs. C'est à dire que pour près du quart de population, la Région Auvergne Rhône Alpes compte 3 fois plus d'élus dans une instance nationale ! Que signifie cette réalité ? 1) Un coût des institutions politiques qui est disproportionné. 2) Un émiettement paralysant des pouvoirs à l'exemple de la commission du sénat qui passe une matinée entière sur un port d'arme. 3) Un abaissement de la fonction qui ne devient plus attractive pour de jeunes talents. Si le pouvoir de faire d'un parlementaire français c'est de commenter sur le plateau de BFM TV, les vrais talents vont ailleurs. Tant que l'opinion publique française ne regardera pas en face des réalités de ce type, elle enfoncera le pays dans son véritable statut actuel : une moyenne impuissance.
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Un livre remarquable : « le monde de Tim »
En préalable, indiquer que j'hésite toujours avant de m'exprimer sur des ouvrages. Ecrire est un travail considérable. Je n'ai aucune qualité, et encore davantage aucune envie, de critiquer un travail de cette importance. Par conséquent, je n'évoque que des livres pour lesquels j'éprouve un réel coup de coeur. Parce qu'alors partager, c'est contribuer à honorer le travail de l'auteur. Le monde de Tim appartient à la catégorie des ouvrages qui ont suscité de ma part un réel coup de coeur. Il est sublime. Pourquoi ? Parce qu'il remplit quatre qualités fondamentales. 1) Une écriture qui inspire des images. Dans l'écriture, c'est le plus dur : que les mots ne soient pas que des mots mais deviennent aussi des images dans l'esprit du lecteur. C'est la différence avec le travail technique ou universitaire. Là, l'auteur a remarquablement réussi. On ne lit pas seulement, on voit. 2) Le thème est magnifique. Peut-être suis-je personnellement sensible à ce rendez-vous avec les joies des regards de notre petit-fils (?), mais c'est vrai la jeunesse peut être merveilleusement communicative. Le regard d'un jeune peut modifier totalement la perception d'un sujet de la part de personnes qui croyaient pourtant "beaucoup savoir". 3) La place de l'optimisme : quel plaisir de voir un auteur sortir de cette ambiance où tout serait voué à être pire demain. Là aussi, c'est pour moi une satisfaction considérable. La vie devient plus légère quand on pense que ceux qu'on aime peuvent vivre le meilleur et ne sont pas voués par nos échecs collectifs à vivre un devenir monstrueux. 4) La confiance dans autrui : j'ai retrouvé dans cet ouvrage la conception de la vie collective que j'aime : autrui mérite la confiance. Ceux qui ne la méritent pas sont rares et encore faut-il les mettre en situation pour être sûr qu'il en est ainsi. Ce livre est une vitamine. C'est l'éloge de la complémentarité des âges. Voire même l'inversion puisque le plus jeune "réveille" les plus âgés. Un vrai moment de délice. Bravo à l'auteur.