Grâce aux réseaux sociaux et à la diffusion des informations ainsi assurée, la fête des grands-mères dimanche a donné lieu à un éventail superbe de formules. L'une des + amusantes : "mamie t'es belle comme un tracteur !". Notre petit-fils n'a pas encore l'âge pour la prononcer mais il n'est pas à exclure qu'elle arrive assez vite dans sa pensée puis dans ses mots. Quand il est avec nous, tout tourne autour des … tracteurs. Conseil aux jeunes parents : n'oubliez jamais de tenir un carnet des mots des enfants. Avec le recul, la bonne humeur est garantie.
Auteur : Denis Bonzy
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Chronique de la crise annoncée …
L'actuelle période marque un enfoncement dans la crise en France qui est d'une extrême gravité. Depuis la seconde guerre mondiale, nous sommes à la quatrième génération. La première au lendemain de la seconde guerre, c'est la génération des héros. Ils ont connu l'enfer. Ils ont été capables de résister. De reconstruire. De poser les jalons pour éviter la répétition. La seconde génération (années 70), c'est la "génération artiste". Elle se déconnecte des réalités. Elle "veut vivre peace and love". 68 et son cortège d'illusions. La troisième (début des années 2000), c'est la génération nomade. Elle découvre la planète. Elle peut vivre à l'international dès les études … Les frontières ont moins de sens pour elle. Et la quatrième génération depuis 2015, c'est la disparition de la génération des héros pour cause d'état civil à quelques exceptions près et c'est le dramatique cumul des deux suivantes : les artistes et les nomades. C'est d'ailleurs un lien très instructif, des artistes célébrés par les Français sont souvent des nomades vivant à Londres, à Miami, à San Francisco mais vivant grâce aux produits vendus en France. Le produit de ces deux cultures, c'est la "génération crise". Pas de sacrifice. Pas de racines. Une capacité à s'extraire des réalités qui est revendiquée. Celui ou celle qui vit dans le réel est un réac ou un "con". Elle ne veut pas de "règle du jeu collectif". Dès que ça ne va pas, c'est la "faute du système" ; ce qui est la dé-responsabilisation individuelle la plus totale. Chacun s'apitoie vite sur son sort mais pas en réalité sur le sort de l'autre. Elle privilégie le ludique (dont les loisirs) face au travail. Le matériel immédiat ostentatoire face à l'effort austère. Avec une telle mentalité assumée, la crise est incontournable. Elle est là. Avec de tels repères, il n'y aura pas de sortie de crise. La "génération des héros" ne suçait pas les caprices de l'opinion. Aujourd'hui, à force de renoncer même de tenter de convaincre pour défendre une idée hors du culturellement correct, quelle chute. Pas un dossier qui désormais en France ne se présente plus positivement qu'il y a quelques années. C'est une drôle façon d'entrer dans le futur. Et le pire dossier c'est l'incapacité à changer le système pour se préparer à un dérèglement climatique qui est le défi collectif ultime. Il est engagé. Mais tout est fait pour l'ignorer. Nous sommes bien entrés dans la chronique de la crise annoncée.
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Quand l’apparence devient plus contagieuse que la grippe …
J'ai signé la pétition pour le maintien d'une déchetterie de proximité sur St Paul de Varces. Comme maire et comme Conseiller général, j'ai toujours travaillé en faveur de telles déchetteries de proximité. Les faits sont là pour en attester. Aujourd'hui, je prends connaissance d'un communiqué qui sent terriblement la manoeuvre électorale. Je n'ai pas signé la pétition pour être instrumentalisé. Le samedi 15 décembre 2018, j'ai d'ailleurs indiqué de vive voix aux organisateurs de la pétition l'esprit et la raison de ma signature. Avec cette précision sur l'honnêteté de la démarche. Les signataires de bonne foi comme moi ne doivent pas être instrumentalisés. Dans un Etat de droit, si une décision d'une collectivité publique est modifiée, la délibération de base doit être corrigée en conséquence. C'est le contenu des délibérations qui précise la réalité matérielle et juridique de faits. Le 5 avril 2019, il y a une séance du conseil de la Métro, ce sera le lieu et le moment de vérifier si la modification nécessaire est apportée. Pour les personnes comme moi qui ne dépendent pas de la politique ni matériellement ni psychologiquement, nous avons un enjeu fort : défendre les actes. A ce jour comme contribuables, nous finançons une nouvelle déchetterie sur Varces pour un montant de 2 464 786 € TTC dont 325 786 € pour le foncier. Ce chiffre a été voté. Le permis de construire est en cours d'instruction sur ces bases. Si des fonctions de cette déchetterie sont retirées, cet investissement doit être révisé à la baisse. Et si des déchetteries de proximité doivent être maintenues alors qu'elles étaient hier fermées parce que plus aux normes, un autre chiffre d'adaptation aux normes doit être publié, délibéré par l'instance compétente. Si l'apparence d'une évolution s'éloigne trop de la réalité légale des faits, notre vie publique ne retrouvera jamais le sérieux qu'elle n'aurait jamais dû perdre et qui contribue à créer l'actuelle crise générale. Quand les apparences deviennent plus contagieuses que la grippe, en s'éloignant du sérieux nécessaire, les réveils sont toujours douloureux. Aujourd'hui si les informations qui circulent doivent être prises avec considération, la Métro doit : 1) modifier sa délibération du 9 février 2018. 2) Suspendre la procédure du permis de construire sur Varces. Faute de ces deux actes, tous ceux qui contribuent à alimenter des apparences instrumentalisent les signataires de bonne foi et ne servent pas l'issue finale positive de ce dossier. Chacun doit avoir conscience de ces réalités.
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Climat : la réelle montée des risques : où sont passés les ruisseaux de neige ?
L'actuelle impréparation en France face à la montée des risques liés au dérèglement climatique est stupéfiante. L'Etat alerte ses directions locales qui alertent à leur tour les collectivités locales qui alertent … : bref, le jeu du mistigri que chaque maillon passe à l'autre. L'action existe au moins sur le papier par l'alerte passée. Mais dans les faits, très souvent rien de concret. Or il faut regarder la réalité des faits des dernières semaines. D'ordinaire, à partir de février, avec le vent du sud, le spectacle provient sur des périodes longues des ruisseaux de neige que forment les avalanches. Cette année, une seule journée pour observer les avalanches : le 2 février. Et il y a eu seulement 9 jours de neige pour des épaisseurs faibles à basse altitude (23, 24, 28, 30 et 31 janvier, 1, 2, 3 et 11 février). Et sur février plus de 10 jours à + de 10 ° ensuite au-dessus des moyennes saisonnières. A ce rythme, les ressources en eau sur la période délicate d'été seront à rude épreuve. Surtout quand dans le même temps, lorsque la ressource diminue, la population … explose souvent. Qu'est ce qui est fait face à cette réalité ? Rien. Les couches d'instances qui s'ajoutent se passent la balle mais à la fin rien. Pas le moindre acte. Quand on compare cette réalité aux actions engagées dans d'autres pays (Canada, Australie …), le choc du climat en France dans de nombreux territoires s'annonce très rude.
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A quand la fin du pourquoi le faire si la collectivité peut le faire … ?
Pour maintenir en France des filets historiques élevés de protections sociales en diminuant la pression fiscale, il y a un changement radical indispensable des mentalités plaçant l'action publique dans une logique de subsidiarité : n'intervenir que lorsque l'action des citoyens est impossible. Prenons l'exemple du mois de février supposé être le mois pour célébrer la biodiversité par la protection et la promotion des zones humides. La biodiversité c'est notamment la défense des animaux sauvages de proximité. Les chiffres officiels sont dramatiques concernant la situation des espèces animales sauvages de proximité en France : – 60 % de moineaux depuis 10 ans, un tiers d’alouettes des champs disparues en 15 ans …, en moyenne les populations d’oiseaux ont perdu un tiers de leurs effectifs sur les 15 dernières années. Et les chiffres pourraient défiler longtemps sur le même registre. Où se pose une mésange quand il n'y a plus d'arbre ? Où va se désaltérer un écureuil quand des immeubles font une barrière de béton et de bitume au lieu de l'ancien corridor naturel pour accéder à un point d'eau ? En février 2019, près de 2 000 actions de sensibilisation sont intervenues sur le plan français. Dans d'autres pays, ce mois international a connu des chiffres considérablement plus amples. Pourquoi ? Parce que l'action citoyenne individuelle était là et démultipliait tout. L'attente est forte. Par exemple dans l'agglomération grenobloise, la semaine dernière la très belle initiative de "la nuit de la chouette" sur St Paul de Varces conduite par la LPO 38 et une association locale. A cet exemple, le vrai tournant c'est quand les citoyens se diront : "je peux le faire et peu importe si la collectivité ne le fait pas. Mon action + celle de mon voisin + …. : nous serons déjà très efficaces". Le samedi en début d'après-midi, je suis l'un des clients assidus du Gamm Vert de Varces. Au rayon des produits ou équipements pour espèces animales de proximité, les discussions sont de plus en plus fréquentes. L'action de chacun monte manifestement en gamme. Un point très positif.
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Ces livres qui nous dévorent
On dit souvent "j'ai dévoré ce livre". Expression qui suppose marquer la forte attention portée à un livre. Une formule qui mériterait d'être équilibrée par une expression plus juste : "ce livre m'a dévoré". Un livre qui a tellement marqué qu'il a "pris le dessus" sur son lecteur. Durablement. Pour ma part, une dizaine de livres m'ont dévoré. Comment je le sais ? C'est simple : un morceau ordinaire de vie pendant lequel je me dis "l'auteur de ce livre avait donc tellement raison et je repense à des pages entières d'un ouvrage". Il en est un qui m'avait beaucoup intrigué : "Notes d'un homme de terrain : tout ce que vous n'apprendrez jamais à Harvard" (1985). Son auteur est l'inventeur du marketing sportif (Mark Mac Cormack). C'est notamment l'éloge du temps décalé. Comment gagner du temps ? En ne se mêlant pas aux gros flux habituels. Lorsque ce décalage peut prendre corps, beaucoup change. Comme la photo ci-dessus ce matin très tôt : pas une personne place Bellecour à Lyon. Vide. Le silence. L'idée aussi de gagner du temps sur les autres. Mais également voir une belle place sans le moindre tumulte. Pas la moindre chamaillerie parce qu'une trottinette frôle un piéton de trop près, ce qui semble devenu un temps de "dialogues" privilégiés désormais sur cet endroit à d'autres heures … Le décalage toujours agréable. Mac Cormack avait tellement raison sur ce point notamment.
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Belles fêtes aux grands-mères
Aujourd'hui c'est la fête des grands-mères. Ce n'est pas la relation la plus heureuse que j'ai pu avoir tant du côté paternel que maternel pendant mon enfance. Dommage. Le décès ne doit jamais conduire à travestir des faits ou des sentiments. Du côté de ma grand-mère paternelle, elle affichait ses préférences au sein de ses petits-enfants de façon très décomplexée et je n'en bénéficiais manifestement pas. J'ai toujours d'ailleurs ignoré pourquoi ? Du côté de ma grand-mère maternelle, elle était rude. Très rude. L'âge l'avait protégée de l'amour. Probablement trop d'épreuves dans sa propre jeunesse, ce que j'ai découvert beaucoup plus tard. Trop tard. Pourtant, même avec de telles distances, pendant ma jeunesse, j'étais impressionné par leurs rides et par leurs cheveux blancs. Les rides marquaient les années. L'expérience. Et les cheveux blancs, c'était la sagesse qui pouvait les accompagner. Elles avaient au moins une qualité : elles acceptaient leur âge. Je me suis toujours méfié des femmes qui bloquaient leur état-civil à 45 ans au plus. Comme si elles allaient même peiner à accepter que leur véritable date de naissance soit gravée sur leur tombe… Aujourd'hui, c'est une satisfaction considérable de voir Marie être une si belle grand-mère, attentive, chaleureuse, apprenant à notre petit-fils la belle solidarité des âges. Car être grand-mère c'est accepter que l'enfance puisse ajouter de la vie aux années… Sous cet angle, c'est très beau à voir.
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La grave crise du pouvoir dit d’expertise en France
La France traverse actuellement une crise du pouvoir dit d'expertise qui est d'une extrême gravité. La Cour des Comptes remet ses rapports. Chacun s'est fait à l'idée qu'ils étaient sans utilité. Aussitôt publiés, aussitôt classés dans les tiroirs. Le Conseil Constitutionnel voit ses membres nommés. Non pas des juristes mais des politiques en fin de carrières. Et en Isère, des déclarations terribles d'un commissaire enquêteur radié qui évoque des "enquêtes publiques sous pressions". C'est un scandale éventuel considérable. Pour que la fonction d'expert soit reconnue, il faut trois qualités : 1) que la compétence technique solide soit au rendez-vous. 2) Que l'impartialité soit aussi au rendez-vous. 3) Mais surtout que les deux premières qualités soient perçues. Il ne suffit pas qu'elles existent, il faut qu'elles soient ressenties. Si elles existent mais si elles ne sont pas ressenties par l'opinion, les qualités s'annulent. Or la politisation d'un parcours est déjà une entorse à l'image perçue d'impartialité. Si en plus, un membre dénonce des pratiques supposées de rupture d'indépendance, c'est une crise de tout le système. Sur des opérations immobilières avec des enjeux financiers importants, en Isère, les accusations portées par M. Ullmann après sa radiation sont d'une gravité considérable. Sur plusieurs opérations en cours, des rumeurs créent déjà un climat malsain. Si en plus, des doutes devaient exister sur l'impartialité irréprochable d'une expertise lors d'une enquête publique, c'est une crise systémique profonde qui ne peut qu'accentuer des colères. Toute la vérité doit être faite sur de telles révélations. Il n'est pas possible de les banaliser ou de les ignorer.
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Le terrain exprime toujours davantage que le dossier le plus complet
La crise démocratique actuelle est profonde. Elle vient de loin. Mais elle s'est beaucoup accélérée avec une génération qui n'aime pas le terrain. La "génération mocassins vernis" qui préfère les dossiers et les bureaux douillets. Il y a ceux qui vivent la vie publique comme le culte de l'entre soi. Ils passent leur temps à se rencontrer. Ils se complimentent. C'est le jeu du "je fais bien, tu fais bien, nous faisons bien ...". Il y a ceux qui regardent la couverture du dossier, qui vérifient s'ils sont en photos, qui jettent un coup d'oeil à la 4 ème de couverture, qui copinent avec le journaliste pour gagner quelques citations médiatiques puis qui reposent le tout. Et qui passent au dossier … suivant comme si travailler c'était être pris en … photo. Et il y a ceux qui font le terrain. Et le terrain c'est un apprentissage quotidien. Dans tous les métiers, c'est le terrain qui compte. Il n'y a que dans la vie publique où il est possible de se couper à ce point du terrain. Pour ma part, en ayant pourtant une expérience d'une certaine date, et pour ne le vivre que dans les horaires extérieurs à ma vie professionnelle (donc souvent le week-end), je n'ai jamais autant appris du terrain que ces 15 dernières semaines. Actuellement, la mode c'est de critiquer les citoyens qui quittent les partis politiques. Mais les citoyens les quittent parce que les citoyens ont de l'avance sur les partis politiques. Les citoyens ont des idées, des compétences et leur liberté nouvelle c'est d'abord la reconnaissance d'une très grande maturité. Le terrain exprime toujours davantage que le dossier le plus complet. Je suis à ma 28 ème présence personnelle directe sur le terrain, dans les hameaux de St Paul, dans les couloirs d'avalanches … : au printemps entre les cartes du terrain avec photos et les vidéos, cette force du terrain sera partagée le plus largement possible.
Sans polémique. Sans commentaire. L'oeil parle mieux que les mots. Sur le terrain, remercier chacun pour la qualité de l'accueil et pour cet appétit de dialogue direct. Simple. Sans journaliste du quotidien régional. Un temps très agréable. C'est comme la photo ci-dessous. Il a fallu signaler le pont bouché par un rocher. Parce que du bureau à côté de la machine à café, il était à craindre que le rocher n'appelle pas pour être enlevé …
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Parfois, pour mesurer l’impact de certaines décisions, une seule photo suffit !
Aujourd'hui, 27 février 2019, un enfant de 8 ans sort des animations organisées dans le cadre du Groupe Scolaire Les Epis d'Or. Ses parents l'attendent sur le parking dans le silence et dans la sécurité. Pas de véhicule en dehors de ceux des parents car le site est réservé aux enfants des Epis d'Or. Cet enfant se rend à sa voiture, que voit-il ? Des chevaux. Des champs. Un peu plus haut l'un de ses grands frères peut jouer au basket ou faire du foot. Là aussi, en toute sécurité. Demain, si les élus municipaux sortants signent le permis de construire qu'ils sont en train d'instruire, après l'étape très pénalisante des travaux lourds, des pelles mécaniques, du bruit considérable, des flux de camions sur les voiries : que verront-ils : 100 logements. Plus de chevaux mais du béton et du bitume. Plus de terrain de jeux mais des immeubles. Voilà en 1 photo la réalité d'une décision. Cette décision est celle de la Commune qui va signer le permis de construire et qui avait de nombreuses autres possibilités techniques légales pour éviter ce choc d'une rupture brutale irréversible de la qualité de vie des enfants. Voilà pourquoi en ce moment s'engager ce n'est pas un enjeu ni de droite ni de gauche. C'est pas une affaire de politique. C'est plus simplement et de façon bien plus importante que ces enjeux partisans souvent si futiles et changeants, c'est un enjeu d'avenir pour que les beaux souvenirs des enfants ne soient pas volés et que les prairies ne perdent pas face au bitume, face au béton et face au fric. C'est un engagement qui mérite la plus large mobilisation. Cette mobilisation est en train de prendre corps. Merci pour votre aide.