Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Au moins un arbre planté par mois

    Figuier

    Il y a actuellement trois sujets qui marquent un affaissement dramatique de "l'âme collective française" : les violences faites aux femmes, les violences faites aux animaux, les abattages en série des arbres. Dans le 1er cas, nous assistons à une terrible régression face à des avancées gagnées par les femmes dans l'égalité de la libre disposition des corps. C'est une régression dramatique portée notamment par des volets d'une religion qui est un total choc culturel pour des fondamentaux de la pensée occidentale. S'agissant des animaux, ce qui est gravissime c'est qu'ils puissent encore être considérés comme des objets et non pas comme des êtres vivants dotés de sensibilité. Des retards intolérables sont pris dans de nombreux domaines : depuis la non-interdiction des transports de masses par temps de canicule jusqu'aux records d'abandons. Ces comportements déshonorent les Français traditionnellement si donneurs universels de leçons. Et il reste le sujet des arbres. Là aussi, c'est le refus de considérer un arbre comme un être vivant. La semaine dernière, le moment le plus agréable de ma semaine fut quand j'observe notre petit-fils toucher les arbres avec délicatesse, sentir le bois, apprécier la fragilité des feuilles. Une belle étape de son éducation était franchie que de le constater ainsi, si petit, avoir de tels gestes de complicité avec les arbres. L'agglomération grenobloise a assassiné ses arbres dans de très nombreux endroits. Notamment avec une approche comptable selon laquelle une jeune pousse aurait vocation à équilibrer l'abattage d'un arbre centenaire. Un scandale absolu ! Face à ces trois formes de violences tragiquement installées, parfois même banalisées, l'intolérance devrait être plus forte. Pour notre part, nous avons planté sur 2019 au moins un arbre par mois. Suivre leur croissance est un réel délice. Et le combat contre les violences faites aux arbres par des abattages injustifiés va beaucoup nous mobiliser à l'approche des élections municipales. Sur ce sujet aussi, des comptes doivent être rendus.  (Photo ci-dessous, arbre abattu sur Pont de Claix alors même qu'il était en dehors du périmètre du chantier de la démolition des Moulins de Villancourt) :

    Arbre coupé 19 08 19 (Copier)

     

  • Surtout ne pas se laisser divertir …

    Les Combes 01 08 19

    Dans l'agglomération grenobloise actuellement, campagne électorale officielle ouverte, mimétisme aidant, il y a au moins une inauguration par jour. Certains puristes des textes légaux ont probablement de quoi trouver à redire sur de telles méthodes mais au-delà du droit c'est très instructif qu'il en soit ainsi. Parce qu'une inauguration c'est des discours et des symboles. Là on constate la vraie ligne de fracture actuelle dans l'agglomération grenobloise. 1) Sur le fond, dans les discours, il y a ceux qui croient à la disparition des Communes faisant l'éloge de la Métro. A les entendre, dans quelques petites années, tout l'espace métropolitain ne fera qu'un, avec chaque "ex-Commune" ressemblant à Grenoble et à sa première couronne (Echirolles, St Martin d'Hères, Fontaine …). Parfois c'est même maintenant "écrit dans le texte". Face à cette uniformité qui explique l'étalement urbain prévu par le projet actuel de PLUi, il y a ceux qui sont attachés à la diversité des territoires et à la vie des Communes comme lieux de démocratie de proximité. 2) Sur la méthode, que montrent les actuelles inaugurations ? Le "vieux monde" est très présent dans l'agglo. Les espaces réservés de proximité ne le sont pas pour des personnes âgées ou des handicapés mais pour les … officiels qui manifestement n'aiment pas marcher. Les rubans ne sont jamais coupés par des enfants (symboles d'avenir) ou par des utilisateurs mais par des … officiels bien endimanchés. Et les discours s'enchaînent tandis que guettant la photo vouée à parution, les officiels se pressent ensuite les uns contre les autres : surtout ne pas être exclu du cadre … Et la liste des méthodes pourrait durer longtemps. Sur le fond comme sur les méthodes, le vrai défi : surtout ne pas ressembler à ceux dont on est concurrent. Ne pas se laisser divertir pour être pris à leur jeu et pire encore pour risquer de devenir comme eux. Dans la vie professionnelle et pire encore dans la vie publique, le danger n°1 c'est de penser et faire comme les autres. Si plusieurs actuels candidats dans l'agglo arrivent à bien résister durablement, les offres pour les choix démocratiques auront alors le mérite d'être clairs. 

    Pour + d'infos sur St Paul de Varces, cliquer sur le lien suivant : avec denis bonzy

  • Ma playlist de l’été 2019

    Playlist été 2019

    Vivre chaque saison est une chance. Tant d'épreuves sont possibles que traverser une saison d'été avec ses couleurs vives devrait être pour chacun une belle promesse de bonheur. Sur ce chemin, le temps libre, toujours plus généreux à cette époque, offre des compagnons de moments agréables indispensables : la lecture et la musique. Pour la musique, chaque année, je mets de côté sur un carnet ma playlist de l'été écoulé. D'année en année, je constate les évolutions. Comme je l'applique surtout lors de moments de running, il y a une alternance de chansons douces et de rythmes plus soutenus. C'est d'ailleurs surprenant de constater combien des rythmes musicaux soutenus peuvent changer aussi un rythme de … course. Finalement lors de l'été 2019, peu de nouvelles chansons. Souvent la redécouverte de chansons anciennes qui me plaisaient beaucoup. 

  • Le spectacle du soleil quand le … soleil n’est plus là

    Tournesol 2 06 09 19

    La véritable originalité du tournesol c'est au premier regard de conserver le spectacle du soleil quand le soleil n'est plus là, ce qui est le cas ces derniers jours. Par beau soleil, le tournesol peut ne pas attirer le regard. Par temps plus nuageux, il dégage une parcelle de lumière particulièrement attirante. Finalement, il montre tout l'intérêt des contrastes forts, ce qui n'est pas que le cas dans le jeu des couleurs dans la nature. 

    Tournesol 06 09 19

  • La narration des … images : + de 250 photos : l’oeil ne ment pas.

    Relive 2 31 08 19

    "Vous savez, on vient d'arriver sur St Paul de Varces il y a seulement trois semaines, mais avant de vivre ici on a découvert la Commune grâce aux photos sur votre blog" : quand cet été, ce jeune couple dans le hameau des Tapaux s'exprime ainsi, il évoque une réalité forte. Les nouveaux arrivants ont parfois peu l'occasion de connaitre la Commune étendue et tous ses hameaux. Pour bien connaitre une Commune, rien ne peut remplacer le terrain, la réalité des faits et leur socle : se faire une opinion libre à partir des images. L'oeil ne ment pas. C'est la grande différence avec les mots qui portent des espaces d'interprétations donc de malentendus. Depuis le 10 septembre 2018, 51 visites de hameaux (50 visites répertoriées car un problème technique a impacté une mise en ligne). On peut voir la Commune et ses lieux publics à chaque occasion : un lieu, une date, des photos. Depuis le barrage au pied de l'Embossou à la plage de dépôt de l'Echarina en passant par Brise Tourte, Le Grand Sorbier, Ongrie, les Combes … . En 250 photos, on voit la Commune sous toutes les saisons. Ma photo préférée, c'est celle ci-dessous. Pourquoi ? Parce qu'elle symbolise la belle citoyenneté qui conduit à donner de l'esthétisme aux bordures de voies publiques.

    Les Ruines 20 04 19

    Ma photo la + triste (elles sont malheureusement nombreuses), c'est l'accident de Brise Tourte. Une situation très grave qui aurait pu être un drame humain.

    Brise Tourte 3 23 10 19 (Copier)

    Et jamais la moindre évocation officielle parce que la vérité officielle ne doit être que positive (comme l'accident du tractopelle dans la cour de l'ex-école).

    Tracto pelle 3 09 07 19

    Et sous cet angle, c'est une crise de démocratie que de cacher ainsi la réalité des faits. Pour prendre connaissance de ces photos, ils suffit de cliquer sur le lien suivant : la Commune en images.  

    Ou aller sur Relive et chercher mon profil : denis bonzy et vous avez accès à toutes les marches avec photos. 

  • Où se cache l’espoir ?

    Nuages 03 08 17

    Il faut se méfier quand des menaces ou des rages couvent trop longtemps. Le jour où elles apparaissent en surface, elles ne sont plus contrôlables ou si difficilement alors. Aujourd'hui, et le drame de Villeurbanne de ces derniers jours en est une illustration, quel visage offre la société française dans le miroir de la réalité de faits ? Les faits : 1) Des images ont longtemps été disponibles sur le drame de Villeurbanne sur des réseaux sociaux dont Twitter mais pas sur des chaînes TV. Pourquoi ? Pourquoi les victimes (dont les blessés très graves) n'ont-elles pas d'identité, pas de visage, pas d'histoire, pas de nationalité, pas de famille pour mériter que leurs situations nouvelles soient présentées ? Est-ce une volonté de leur part ? 2) A voir le profil de l'assaillant, comment imaginer qu'il puisse être intégrable dans la société ? Est-il concevable de lui offrir une "carrière" d'assisté sur le produit des impôts de ceux qui travaillent ? 3) On perçoit très bien des foyers de violences particulières. Pourquoi jamais la moindre analyse sur les raisons dont un clientélisme électoral de professionnels de la politique attachés au prochain mandat à n'importe quel prix ? 4) Où se cache l'espoir en France actuellement ? Le pays le plus imposé a des services publics fondamentaux (santé, sécurité, enseignement)  … indigents. Comment est-ce possible à ce point ? 5) A force de refuser de répondre à ces questions de bon sens, l'explosion deviendra de moins en moins contournable parce que la saturation est là manifestement à constater les discussions y compris auprès de personnes traditionnellement modérées.

  • La vraie nouvelle année

    John et Thomas rentrée scolaire 02 09 19

    Le calendrier officiel a ses caprices. Il sélectionne ses chiffres repères en pleine année active. Il ajoute une référence personnalisée d'anniversaire de naissance qui ouvre une date de plus. Et il serait possible d'ajouter tellement d'autres dates qui comptent dont le décès de proches. Mais dans toutes ces dates entremêlées, il y en a une une qui s'impose : la rentrée scolaire car c'est le début de la vraie nouvelle année. Le rythme réel de l'activité est de septembre à juillet. La rentrée de septembre est surtout marquante quand on a des enfants à l'école. La période d'été a été alors la séquence chaleureuse de moments familiaux partagés. Le sport en commun. La montagne et tant d'autres activités de plein air. Et d'un coup, un rythme entièrement différent s'impose. Incontournable. Brutal. Lorsque nos enfants allaient à l'école primaire (c'est à dire l'époque où les parents peuvent encore obtenir d'eux des photos sans avoir à trop négocier et encore … ), Marie avait une belle habitude : la photo du 1 er matin de la rentrée. La photo ci-dessus est dans mon bureau et elle est celle qui suscite en permanence l'une de mes plus fortes émotions. Tout passe si vite. On ne prend conscience de cette rapidité qu'une fois que plusieurs décennies sont écoulées. Bonne rentrée à tous. La vraie nouvelle année débute.

    MCB 2 27 04 14

  • Quand une promenade tourne au drame

    Secours 01 09 19

    Dès hier soir, il y avait matière à nourrir de l'inquiétude à constater dans la nuit jusqu'à plus de 23 heures l'obstination d'un hélicoptère de la sécurité civile à tourner autour du Pic du Cornafion. Puis ce matin, les repérages ont repris. Et ce matin, vers 10 heures, le Dauphiné Libéré a confirmé le décès d'un randonneur drômois de 45 ans ayant subi une chute de 200 mètres. Je passe souvent du temps à l'indiquer à des randonneurs quand ils questionnent parfois sur le chemin de l'Echarina. La traversée Col Vert – Col de l'Arc par le versant Est, il ne faut pas confondre la montagne vue du bas et la réalité sur le chemin de crête. Du bas, on a le sentiment de pentes douces à quelques exceptions près. Sur la crête, la réalité est autre. Cette réalité, je l'ai découverte il y a de très nombreuses années quand j'étais très jeune lors d'une promenade au Pic du Cornafion avec Marcel Geymond et mon beau-frère. Arrivés à cet endroit, la météo avait rapidement changé. Le brouillard dense s'était invité. Et sans la connaissance hyper détaillée des lieux de Marcel Geymond, nous aurions été en difficultés sérieuses. C'est toujours triste quand la joie d'une belle randonnée se termine ainsi dans le drame. Surtout qu'avec la météo d'hier, la vue sur toute l'agglo devait être magnifique.  Sincères condoléances à la famille et aux proches. Beaucoup de tristesse.

    Cornafion 28 09 18

  • Nature : quand va-t-elle enfin en France passer d’alibi éphémère à … compagne indispensable ?

    Boston 31 08 19

    A la fin de l'été 2019, deux constats méritent une attention particulière de nature à inquiéter sur des habitudes françaises. 1) Les animaux n'ont pas encore gagné leur statut d'être vivant sensible. Des progrès considérables sont intervenus dans d'autres pays (par exemple les Etats-Unis et le Rhode Island notamment). En France, les records d'abandons, de sauvageries sont toujours là. Un décalage incroyable. 2) La nature est restée au rang d'alibi. La nature au sens large (flore et faune) ne connait toujours pas le respect qu'elle mérite comme compagne indispensable de la vie tout simplement. Les rejets de déchets sauvages sont rois. Au point même cet été, d'avoir causé le décès d'un élu d'ailleurs bien rapidement oublié. Le plastique est diffusé comme jamais (à la différence de villes de nombreux autres pays : Canada, Australie …). Localement, les arbres sont abattus dans des conditions irréelles même à l'extérieur d'un périmètre de chantier. Eux aussi sont maltraités sans respect de leur âge, de leur apport, de leur beauté, bref de leur vie qui n'est pas celle d'un objet. 

    Arbre coupé 19 08 19 (Copier)

    Les parcs écologiques ne voient pas le jour mais, bien au contraire, un espace de verdure est qualifié de "dent creuse" pour être voué à être bétonné et bitumé. Et la liste pourrait durer longtemps. Tant que des sujets essentiels seront traités comme des alibis ponctuels éphémères, ces causes n'avanceront pas. L'un des problèmes majeurs de la France, c'est qu'elle fonctionne avec des alibis éphémères. Dernier exemple en date : lutter contre l'homophobie en condamnant des mention scandaleuses dans les stades de football. Et quand est-ce que le pays de Trenet, Aznavour, Brel, Dumont … s'occupe du rap devenu si souvent une caricature d'insultes, de haines et d'atteintes à la dignité des femmes ? Sur tous ces sujets, c'est un triste pays qui évolue bien tristement. 

  • La belle joie des cadeaux gagnés

    DB 2 Le Gua 25 08 19

    Dimanche à St Barthélémy du Gua, lors de la fête annuelle, le plaisir de participer à de nombreux jeux. Feuilleter les albums souvenirs. Discuter avec le Président de cette dynamique association, M. Lange. Avec les jeux dimanche, j'ai déjà gagné de belles récompenses. C'est surprenant combien même à mon âge dans de tels moments, je peux retrouver mes réactions d'enfant : jeu de massacre, pêche à la ligne, bowling … Cela me plait. Je m'amuse pour de bon, pour de vrai. Ma préférence  a longtemps été au test du poids du panier. Je portais beaucoup nos enfants en bas âge et comme nous tenions avec Marie un carnet de leurs poids et grandeurs, j'avais de solides repères. J'ai souvent gagné à ce jeu là. Mais lundi, appel téléphonique : j'ai gagné par tirage au sort la superbe tablette qui m'a été remise aujourd'hui. Magnifique. Journée au départ chargée, lourde, compliquée professionnellement. Et d'un coup une belle embellie. Merci à l'association. La belle joie des cadeaux gagnés reste intacte même au fil des années. Et c'est tellement agréable qu'il en soit encore ainsi dans certains domaines. 

    Le Gua tablette 29 08 19