Dans la semaine à venir, nous ouvrons le temps des propositions. Au printemps 2019, un questionnaire avec plus de 40 questions a été diffusé. La participation a été forte. En retour, il y avait matière à choisir. Les commentaires ont été nombreux. Deux lignes principales : 1) protéger l'identité de village. 2) savoir se faire entendre. Ces priorités sont les nôtres. L'Ecole est au milieu des champs. Elle le restera ! Bien davantage, la nature et les espaces pour des loisirs doux vont gagner de l'importance sur les projets de bitume et de béton qui doivent être mis à la poubelle. Car ceux qui croient à la démocratie donc à la force du suffrage universel direct doivent se rassembler pour se faire entendre. Pendant combien de temps encore, quand des citoyens ont dit NON, leurs élus peuvent dire OUI ? Quand les citoyens ont envie de crier (par exemple contre la fermeture de la déchetterie municipale), leurs élus restent silencieux. Nous devons vivre la citoyenneté et l'intercommunalité comme les chemins de la Liberté. Dressons nous contre l'inacceptable irréversible. Balançons ces combines de professionnels de la politique qui changent de positions entre St Paul et Grenoble. Nous n'avons rien à perdre si nous ne dépendons pas de la politique. Et tout à gagner si nous aimons notre village et nos idées. Ensemble, cassons ces vieilles règles qui entravent nos valeurs. Le temps des propositions doit permettre l'éclosion de ces nouvelles chances car une élection est un nouveau matin et non pas l'étape de plus d'un mandat qui a pris fin.
Auteur : Denis Bonzy
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La pie des Charmats ou ces animaux en liberté qui animent leurs territoires
Pour avoir beaucoup pratiqué le terrain, j'ai rencontré de nombreux animaux en liberté qui animent leurs territoires. A Chabotte, un patou veillait avec une gentillesse fabuleuse m'accompagnant à chaque visite.
Comme un âne à l'entrée de Prélenfrey.
Des chevaux au premier virage au-dessus de St Barthélémy. Les vaches du Chemin Neuf ou celles des Combes qui sont d'une curiosité fantastique arrivant rapidement.
Mais hier en fin d'après-midi, la pie des Charmats a battu tous les records. Elle m'a accompagné jusqu'à ma voiture passant de boite aux lettres à boite aux lettres. A seulement quelques dizaines de centimètres de moi. Son nid devait être dans le secteur et elle manifestait ainsi sa surveillance. Une compagnie très agréable et originale. Si l'urbanisme densifié ne gagne pas tristement toutes les Communes dans l'agglomération grenobloise avec cette mentalité de l'urbanisation galopante, c'est agréable d'être ainsi accueilli par des animaux.
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La trahison des clercs
Cet ouvrage date de 1927. Toute la période actuelle est tristement dans ce livre de Julien Benda. Les époques les plus redoutables pour l'analyse, donc pour l'action collective, sont celles qui vivent sous le joug d'une police de la pensée. Et les intellectuels, dont on serait en droit d'attendre le pouvoir de contestation, trahissent leur fonction dès qu'ils se soumettent à cette police de la pensée. Aujourd'hui, nous vivons une génération des démissions. Pourquoi ? Parce que la course est à l'audience et non pas à l'analyse. La lucidité n'est pas l'opinion partagée par le plus grand nombre. Cette rencontre peut exister. Mais elle n'est jamais garantie. Dernier exemple historique grave en date : la ligne Maginot. Cette fortification supposée protéger la France de toute invasion allemande. Il y a combien de lignes Maginot en France actuellement, des bulles de facilités face à des menaces graves ? Il est certain que le choc des religions est une menace grave. Comme des principes fondamentaux appliqués à des circonstances exceptionnelles sont d'abord une crise du droit et une crise de l'Etat comme l'absence du pouvoir de révocation pour radicalisation religieuse. Qu'est ce qui reste de l'Etat en France actuellement quand des Préfets par exemple donnent le sentiment de devenir d'abord des chefs de protocoles pour ménager des signes extérieurs de gentillesse mais si frileux face par exemple à des contrôles de légalité dignes de ce nom à l'égard de collectivités locales … ? Et la liste des décrochages pourrait continuer longtemps. Dans une vie, il y a une dizaine d'ouvrages qui sont des fondamentaux historiques avec des auteurs dont la pensée n'a jamais pris une ride : Benda, Camus, Malraux … . Une pensée lucide ne vieillit jamais. Si dans les circonstances actuelles, leur lecture pouvait être mieux partagée, il y aurait une meilleure sécurité de lucidité donc de réponses adaptées aux vraies questions pour une période particulièrement grave …
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Avoir rendez-vous avec des … objets
Une personne qui n'est pas sensible aux objets ne peut pas comprendre le plaisir d'avoir rendez-vous avec des … objets. Chaque objet porte une histoire. Des circonstances attachées à lui. Sur mon bureau, c'est le lieu privilégié des pots à crayons. Là, le rendez-vous est double. Chaque pot a une histoire et très souvent chaque crayon aussi puisque ramené de déplacements professionnels ou d'anciens voyages. J'ai arrêté cette collecte parce que le nombre devenait déraisonnable. Des crayons de campagnes électorales marqués aux noms de Bob Dole, Clinton, Kerry, Obama … sont les voisins de crayons aux noms d'équipes de base-ball, de musées … L'objet qui m'accompagne depuis le plus longtemps sur le bureau c'est un trophée du fleurissement remis en 1991. A cette époque, une campagne nationale était organisée. Peu de Communes récompensées. Chaque Commune récompensée recevait un trophée et le maire à titre personnel un modeste souvenir : des fleurs dans un petit écrin de verre. Depuis 1991, ce souvenir m'a toujours accompagné d'abord parce que les fleurs dans cet étui de verre sont éternelles. Surtout parce que cette récompense avait été le résultat d'un formidable travail collectif et d'une visite si méticuleuse de la Commune organisée avec talent par M. Jacques Menut. Enfin, c'est le plus sûr moyen pour débuter chaque matin avec des fleurs…
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Sur le terrain : deux chiffres : 55 et 350
Il n'y a pas de réalité sans le terrain. Et il n'y a pas de réalité sans la vue de faits. Voir, c'est la meilleure façon de partager la réalité. Les mots peuvent prêter à des interprétations diverses. L'image brute ne trompe pas. Depuis septembre 2018, j'ai effectué 55 visites sur la Commune. J'ai commencé par les lieux sensibles, ceux qui sont exposés aux risques naturels. Hier soir, j'avais plaisir à parler de ces lieux avec une personne arrivée sur St Paul il y a seulement 1 an mais un passionné de marche et qui en 12 mois avait eu à coeur de découvrir le terrain. Il est aussi possible de découvrir sa Commune par les photos des autres. Sur #relive, chaque moment que j'ai passé sur le terrain est partagé dans les détails : lieu et surtout photos. 350 photos ou la Commune à chaque saison. Presque chaque semaine.
Au sujet des photos, ma préférée est celle qui est en tête de cet article. Pourquoi ? Parce qu'elle symbolise la passion des fleurs et l'engagement à agrémenter y compris des espaces publics (les bordures de voiries). La photo qui me peine le plus c'est celle ci-dessous : c'est l'état d'abandon d'un équipement public qui incarne la ressource naturelle la plus pure et indispensable : l'eau. Le choc est absolu entre la matière première et la dégradation de son équipement. Comme quand de vieux préfabriqués accueillent des scolaires : faire découvrir la beauté de l'enseignement dans un cadre hideux, c'est porter atteinte à l'enseignement même. Il y a des symboles pour lesquels même la seule apparence compte.
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Les sondages tombent et des mystères s’installent
Comment se fait-il que des Grenoblois puissent être incompris au point d'aimer localement ce qui n'est pas accepté ailleurs ? Grenoble aime les graffitis, "l'art de rue". Ailleurs, jamais la même sensibilité. Même la voisine Lyon n'est pas convaincue. A Grenoble, la statue Louis XIV aurait une mention sur le cheval. Et localement beaucoup s'en féliciteraient au titre du mélange des âges et des styles. Ils proclameraient devant un graffiti poli comme "descends de ton cheval gros con" le … talent de populariser ainsi un Roi par une mention qui est un "trait d'esprit plein d'humour" bien sûr. A Bordeaux, la place Pey Berland est propre au point d'inviter à s'asseoir au sol pour apprécier les monuments historiques. Les bordelais n'ont donc pas été convaincus que la saleté pouvait être une compagne agréable car elle permet de respecter la rusticité et le papier usager flottant qui gagnent à être sur la voie publique pour ne pas encombrer les poubelles. Même pour les bouchons, Grenoble n'arrive pas à convaincre les autres agglomérations de faire "aussi bien". Et bien sûr, on place hors classement la délinquance. Ailleurs, ils luttent contre la délinquance. Un tort absolu : ici, la délinquance est partout car elle habitue le Grenoblois au nomadisme des vacances d'été même dans des contrées lointaines peu civilisées. Ils ne sont pas dépaysés alors. Je ne comprends pas pourquoi ce qui fait le "charme de Grenoble" (graffitis, bouchons, saleté, délinquance …) est aussi peu apprécié ailleurs ? Comment interpréter cette insensibilité aux atouts de la ville qui se proclame capitale de tout ? Le jour où cette explication sera donnée, ma compréhension du tempérament du Grenoblois "moderne" y gagnera.
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Les héritiers de … 1883
Aujourd'hui sur St Paul de Varces, comme classiquement sur tant d'autres Communes de France, les bénévoles du Sou des Ecoles organisent une manifestation pour collecter des fonds pour l'Ecole. Ils sont les héritiers de 1883. Car il fait remonter au 21 avril 1883 pour que cette création sur cette Commune soit institutionnalisée par le dépôt de statuts. La chaîne permanente des actions concrètes de ces bénévoles a été considérable jusqu'à participer au financement de la salle polyvalente que la municipalité sortante a décidé de démolir avant de la reconstruire sur site. Il ne peut pas y avoir de vie publique sans ce respect de l'histoire. C'est ce qui fait beaucoup défaut à la période actuelle comme si un équipement n'avait pas d'âge, comme si une demeure n'avait pas d'histoire, des arbres pas de racines … L'éphémère ignore l'essentiel : le temps. La vraie richesse de demain : ceux qui savent respecter le temps, la durée. Le probable clivage des géographies et des sociologies. C'est aussi la nouvelle frontière de la lutte contre les ignorances : ceux qui ne connaîtront ni les vrais mots forgés par le passé, ni l'histoire qui impose des tendances fortes structurantes incontournables. Pour bien réussir collectivement, plus celles et ceux qui ont conscience d'être les héritiers de 1883 sont nombreux, plus leur cause sera belle et prometteuse. Parce que les années contribuent toujours à embellir.
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Sans eux, la vie serait impossible
Aujourd'hui, c'est la journée mondiale des animaux. Avec l'âge, la tolérance qui a toujours été une composante de mon tempérament (du moins je l'espère …) a beaucoup progressé sauf dans un domaine : ceux qui sont indifférents aux animaux ou pire encore bien sûr ceux qui sont capables de maltraitance. Toute ma vie a été accompagnée par des animaux. J'ai vécu mes premières fortes peines avec la maladie et la disparition de la chienne de maman. J'étais jeune mais j'ai toujours à l'esprit chaque seconde dont les ultimes caresses. J'ai connu des joies fantastiques lors des running avec Chatham capable de mettre sou souffle en mesure avec le mien à la perfection au point d'arrêter mon baladeur pour entendre la seule musique de son souffle. J'ai admiré la patience d'Ussel lorsque nos enfants étaient petits et qu'ils se rattrapaient à ses longs poils pour ne pas tomber. Comme je suis admiratif devant la patience d'Ottawa pour notre petit-fils Léon. La complicité fabuleuse entre Aspen et Marie. Aspen, chienne briard, race d'ordinaire vouée à surveiller des troupeaux, n'avait qu'un "mouton à surveiller" : Marie. Et elle le faisait de façon exemplaire à chaque seconde.
Chacun d'eux m'a tellement appris. Et je les cite pas tous. Ils m'ont appris à interpréter leurs regards, la position de leurs oreilles, leurs aboiements … Il en est de même pour des animaux sauvages de proximité dont les oiseaux. Ils ne peuvent pas imaginer le plaisir qu'ils me font quand ils viennent sur une mangeoire alors que je suis à quelques centimètres. Ils me montrent la confiance qui est la leur. Et chaque samedi la visite de Gamm Vert pour diversifier leurs nourritures devient un moment de réel plaisir. Sans eux la vie serait impossible. Ne jamais oublier ces réalités. Elles doivent être respectées. Défendues. Et en effet, il ne doit pas y avoir un espace de tolérance pour ceux qui ne partagent pas de telles valeurs.
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Les héroïnes du quotidien
Je n'aime pas le mois d'octobre. Au début de ma jeunesse, quand je réfléchissais à ce que la vie à venir pouvait être, je n'ai jamais imaginé qu'un seul mois puisse contenir autant de décès de très proches. Si bien qu'en octobre, la tristesse s'invite trop souvent sans qu'il ne soit possible de l'ignorer. Mais dans ce mois, il y a 1 initiative qui est magnifique : Octobre Rose parce qu'elle célèbre les héroïnes du quotidien. Des femmes qui font face à toutes leurs activités mais qui affrontent en plus une terrible maladie. Comment peuvent-elles déjà trouver toute l'énergie pour assumer tant de fonctions 'ordinaires" surtout quand les enfants sont petits ? C'est une question qui a souvent occupé mon esprit. Parmi les héroïnes du quotidien, il y a toutes ces femmes qui ont cette énergie, celles qui ajoutent du tempérament pour gagner contre la maladie mais aussi celles qui appartiennent au monde médical. Vivre toute la journée avec un tel poids, il faut une sacrée force. Sur octobre, les animations vont se succéder. En octobre 2016, les infirmières de la Mutualiste de Grenoble avaient fait une campagne superbe : Ose ! Elles mettaient de la joie, du rire dans le combat. Bravo, belles et nombreuses réussites.
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Une photo sinon … rien !
Les photos sont en train de tout gagner. Les mots ont perdu la bataille. Hier le texte était légendé par une photo d'appui. Aujourd'hui la photo est légendée par un … texte sommaire. Je l'ai constaté encore ces derniers jours. Sur le terrain, ce dont il a été le plus question : l'état du réservoir des Mousses. Il est excentré donc à l'écart des balades ordinaires. Et le voir ainsi tagué, mal entretenu a suscité des réactions en nombre. Personne ne pouvait imaginer que la carcasse de l'équipement de l'eau (symbole de pureté et de propreté) puisse être aussi … sale. Actuellement, aux Etats-Unis, Elizabeth Warren gagne chaque jour du terrain dans la primaire démocrate. Elle innove : un discours = 15 minutes. Les selfies à la fin du discours = 2 heures et plus. Elle serait à 60 000 selfies ! La photo de proximité remplace le plus beau discours possible. La photo est bien en train de tout gagner. Il est vrai que les mots ont beaucoup fait pour être battus au point pour certains d'entre eux de perdre tout sens. Une nouvelle époque.