Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Le mot pour lequel je peine désormais à compter le nombre de … « r »

    Cimetière 25 08 19

    Pendant mon enfance, chaque été, maman me faisait préparer l'année scolaire à venir. Prendre de l'avance. Pour l'orthographe, elle me donnait souvent des conseils judicieux qui m'accompagnent encore. Dont un : mourir ne prend qu'un seul "r" parce qu'on ne meurt qu'une fois. Pendant des années durant ma jeunesse, une question m'obsédait : comment pourrais-je supporter le départ de mes parents ? Hier, en entretenant leurs tombes, comme à chaque visite dans le cimetière, même 12 à 15 ans plus tard, ce terrible sentiment de perte d'énergie. Le chemin du retour à la voiture est long. Très long. Et pourtant le lieu est beau. Au milieu des champs, avec de belles montagnes qui donnent un sentiment de protection de bas de vallée. Une immense croix qui se détache sur un fond de ciel. Mais cet endroit porte tellement de visages. Tellement de tombes pour lesquelles le nom évoque des souvenirs : mes grands-parents, mon beau-frère, mon oncle, mon cousin et tant de personnes auprès desquelles j'ai appris : M. Menut, Mme Courtadon … mais aussi des personnes qui, parfois moins proches, ont été si affectueuses : Mme Maracas, M. Paulin … Impossible de toutes les citer. Finalement, avant la mort au sens primaire du terme, le mot mourir devrait s'écrire "Mour…ir" parce qu'avec tous ces départs il y a toujours une part de soi qui disparait.

    Cimetière 2 25 08 19

  • Le marqueur du rhinocéros blanc ou le système voué à l’échec

    Rhinocéros blanc 2 24 08 19

    Cette semaine, deux faits m'ont conforté dans la certitude progressive que le système actuel de fonctionnement est voué à un échec grave. 1) Le marqueur du rhinocéros blanc. Au milieu du 19 ème siècle, il y avait plus d'un million de rhinocéros blancs sur le continent africain. Aujourd'hui, il reste … 2 femelles au Kenya sous surveillance policière. Et la survie de l'espèce ne va dépendre que des progrès de la science si des dispositifs de spermes prélevés sur des mâles avant leurs décès peuvent être transférés avec succès sur des femelles porteuses (procédés évoqués jeudi). Le braconnage intensif pour des causes prétendues médicales (à vérifier) a conduit l'être humain à faire disparaitre une espèce animale. Rien n'y a fait. Toutes les alertes officielles sont restées vaines. 2) Plus près de nous, jeudi soir, une chaîne nationale (TF1) consacre l'un de ses reportages à l'eau dans les villes. Pour l'agglomération grenobloise, le président de la Métro se vante de tous les succès possibles. Dans les faits : a) la journaliste se trompe sur son nom. Mais surtout b) la journaliste prend pour argent comptant tout ce qu'il dit alors que le réseau concerné est l'un des réseaux les + fuyards de France et qu'en 2016 il a connu une pollution qui est un scandale sanitaire avec + de 200 hospitalisations. Et la journaliste se rend ensuite à Toulouse où elle est supposée interroger un maire de … droite. Et le maire de droite se vante d'un succès qui consiste à être parvenu pour lui à faire chuter la marge d'un groupe privé à 1 %. Même pour lui, dans sa tête d'élu qui se dit de "droite", qu'une entreprise gagne de l'argent c'est pas naturel. Terrible comme dialectique. Si elle gagne pas de l'argent, elle maintient comment ses emplois, finance comment ses investissements … Avec des médias aussi peu soucieux de l'honnêteté de l'info et des élus aussi déconnectés des réalités économiques au sein d'une planète qui sème la mort à tous les coins, difficile d'être optimiste pour l'avenir.

  • Affaire immobilière Villarey 1 : recours contentieux engagés !

    IMG_0553

    Avec l'expérience qui est désormais la mienne, la vérité des faits m'impose de dire que je n'ai jamais connu autant de particularités dans un contentieux administratif. Sur mon recours gracieux, le moyen juridique d'incompétence de l'auteur de l'acte a dû être déjà reconnu par la municipalité sortante qui a pris des arrêtés modificatifs en toute précipitation. C'était un moyen juridique d'une extrême gravité. Il pose d'ailleurs des questions qui restent encore pendantes sur des aspects d'une gravité particulière. Lors de la lecture rapide du dernier magazine municipal, j'ai été surpris de voir la municipalité sortante engager des polémiques sur un vieux dossier comme la régie électrique alors que la sagesse consistait, par devoir de transparence vis à vis des habitants, d'exposer les détails concrets des travaux des chantiers du Villarey mais aussi les moyens juridiques exposés par des opposants et les réponses de la municipalité sortante qui a décidé de cette opération immobilière. Par son mutisme comme par d'autres méthodes, la municipalité sortante a rendu incontournable l'engagement de recours contentieux. C'est fait depuis ce matin. J'espère qu'avec le recul de l'été, elle respectera dans les prochains jours le devoir de transparence qu'elle doit aux habitants de St Paul pour exposer les griefs et les réponses qu'elle a toujours refusé de donner jusqu'à ce jour. 

    TA Grenoble recours engagés 2 22 08 19

     

  • Le Villarey 1 : être contre c’est d’abord être POUR une autre façon de vivre

    Douceur de Vivre

    Cet été, avec le calme plus important que la période classique d'activités professionnelles, j'ai beaucoup apprécié les réponses qui m'avaient été adressées au printemps dans le cadre d'un questionnaire de dialogue sur les propositions attendues. Des réponses détaillées avec souvent des commentaires longs sont très instructives. 1) Une Commune appartient à tous ses habitants. Le mot "habitant" signifie quelque chose. C'est vivre sur place et non pas y être de passage. Lorsque des élus n'habitent plus une Commune, comment peuvent-ils encore prétendre y être fortement attachés ? 2) Le rejet du Villarey est considérable. Mais il va falloir dissiper un doute : le Villarey peut-il être rejeté pour de vrai ? Un tel cinéma sur le rôle de la Métro a été monté pendant des années que des explications sérieuses sont indispensables. Une décision appartient à celui qui la signe. La preuve : si la décision n'avait pas été signée, elle n'existerait pas ! C'est pas la Métro qui a délivré le permis de construire du Villarey 1 ni le Président de la Métro qui a signé. C'est le Maire de St Paul de Varces ! Il est LE décideur bien loin du cinéma qui, sur ce dossier comme sur tant d'autres, a consisté à vouloir passer le mistigri à la Métro. 3) Sur le fond, il ne s'agit pas d'être CONTRE le Villarey. Etre contre, c'est le piège des éléments de langages posés par les défenseurs des promoteurs. Il s'agit d'être POUR une autre façon de vivre qui n'est pas compatible avec le Villarey. Cette autre façon de vivre, c'est notamment un autre rapport à la nature, à l'environnement, à une douceur de vivre, à la dimension humaine d'un village, à la sécurité des enfants sur leur Groupe scolaire … Regardons autour de nous. Pont de Claix est devenu un quartier d'Echirolles. Claix et Varces, selon les choix de mars 2020, vont devenir un quartier de Pont de Claix. Souhaitons nous que St Paul de Varces devienne un quartier de Varces dans cette logique de l'étalement urban sans fin ?  Regardons ce qu'est devenue la "douceur de vivre" de ces Communes qui ont subi cette culture de la ville-centre avec cet étalement urbain sans fin. Est-ce compatible avec la douceur de vivre ? C'est la vraie question de fond. 

    Les Ruines 2 03 08 19

     

  • Eau : le rendez-vous avec la crise est fixé

    Lavanchon 18 février 2018

    Tout dernièrement, une revue scientifique à la réputation établie a mis en relief une donnée : les séquences de canicules comme celles de pluies fortes vont durer de plus en plus longtemps chacune. Des séquences de 7 jours de fortes pluies gagnent en probabilité de + 26 % dans les prochaines années. L'eau va connaitre deux excès : pas assez et trop. Tout est annoncé. Qu'est ce qui se passe de sérieux pour éviter la crise ? Souvent rien. Sur un plan général, le pays le plus performant dans ce domaine : Israël avec souvent des mesures d'économies d'un bon sens primaire fabuleux. En France, souvent les meilleures mesures sont prises dans des secteurs ruraux avec des élus aux racines terriennes qui ont à leur tour des réflexes de bon sens : Jura, Ain, Gironde, Dordogne, Landes … Des élus qui sans le moindre bruit médiatique prennent dès à présent les mesures nécessaires. Et puis, il y a les autres, ceux qui vivent de l'écume des jours. Les médias parlent de Neymar, du G7, du contre G7, d'un décès en rando en Italie mais du concret pour la vie quotidienne : si peu. Qu'est ce qu'il y a de plus quotidien que de tourner le robinet pour faire couler l'eau ? Ou de pire que de voir ses biens emporter par une inondation ? Mais en France on ne bouge que quand la crise est là. Et encore d'ailleurs … Pour l'eau le rendez-vous est fixé. La crise est attendue. 

    SPV Brise Tourte 24 10 18

  • Collèges du sud agglo : sortir des approximations …

    Collège Varces 19 08 19

    Dans de nombreux dossiers, il est temps que la réalité des chiffres retrouve sa place. C'est comme le Droit dans les permis de construire initiaux du Villarey 1 que la municipalité sortante de St Paul de Varces a été conduite à corriger en toute urgence suite à un vice d'incompétence du signataire des actes.  Il en est de même pour certains chiffres qui circulent concernant le Collège de Varces. La discussion pour la construction du Collège de Varces engagée à mon initiative comme Conseiller général a connu une étape décisive le 12 novembre 1997. Cette réunion faisait suite à de nombreuses réunions préparatoires dont celles des 07 octobre, 13 octobre, 17 octobre, 22 octobre (M. Corbet, actuel maire de Varces était présent à cette réunion représentant alors les parents d'élèves de l'école primaire de Varces avec M. Gabriel Dell'Agnola) et enfin 5 et 6 novembre. Sur chaque réunion, je dispose des comptes-rendus dont l'étude de faisabilité du cabinet SEFUR. Mais aussi les présentations des architectes avec les plans des architectes dont le projet choisi. Je lis ou j'entends des chiffres qui circulent sur des capacités de contenances du Collège de Varces pour apaiser face à l'actuelle explosion démographique de proximité ou tenter de justifier un immobilisme en la matière. Si ces chiffres fantaisistes devaient être confirmés, il ne me sera pas possible de cautionner par le silence des écarts considérables par rapport aux projets de base. Il n'est pas acceptable d'instrumentaliser à ce point un débat sérieux aux conséquences concrètes sérieuses pour des élèves qui ont droit à des équipements de qualité dans des conditions de fonctionnement de qualité. 

    Collège Jules Vernes 09 02 19

  • Maltraitance animale en France : combien de temps encore ?

    Chiens orvis

    Le système public français fonctionne à partir de règles trop faciles à décoder pour cacher un immobilisme gravissime : n'organiser des comparaisons notamment via les chaînes de la TV d'Etat qu'à la condition que les comparaisons ne soient pas trop défavorables à la France. Les coups d'éclairages sont très sélectifs. Prenons la maltraitance animale qui bat des records en France actuellement : abandons d'animaux, coq vivant décapité par les dents avec vidéo sur Internet, chiens traînés par des scooters dans des quartiers dits avec pudeur "difficiles" …  Que se passe-t-il ailleurs ? Exemple récent : dans le Rhode Island (USA) : a été approuvée dernièrement une loi sur le fichage des individus coupables de maltraitance animale. La chambre des représentants de l’État de Rhode Island aux États-Unis a approuvé un projet de loi qui vise à ficher toutes les personnes qui ont maltraité des animaux. Ceux qui ont fait preuve de cruauté envers les animaux ne pourront plus en posséder pendant 15 ans. Si elles sont reconnues coupable une deuxième fois, l’adoption sera interdite à vie. Les personnes fichées devront également payer une taxe de 125 dollars qui sera utilisée pour maintenir le registre en ligne. Ce registre sera visible par tous les refuges pour animaux ainsi que par les agences d’adoption d’animaux. Ils auront le devoir de vérifier la liste des personnes fichées avant chaque adoption. En août 2018, Charlie Baker dans l'Etat du Massachusetts avait promulgué une loi remarquable. Désormais, le Rhode Island, remarquablement géré par Gina Raimondo, met en place un dispositif dissuasif. Et en France, dans le même temps, les mornes parlementaires français n'ont même pas été capables de limiter les transports collectifs d'animaux par temps de canicule. Il y a des comparaisons qui font mal. 

    Charlie Baker dog

     

     

  • La douceur des fêtes de villages

    Le Gua 2 27 08 17

    Dans l'agglomération grenobloise, l'offensive est lancée contre les villages. Le Plan Local d'Urbanisme Intercommunal (PLUi) repose sur une logique de pieuvre urbaine qui a vocation à étendre en permanence ses bras pour agglomérer toujours plus loin à partir de la ville – centre et ses quartiers à problèmes. C'est une conception partisane qui est contraire à l'histoire de l'agglomération. L'Histoire de l'agglomération a été fondée sur la diversité des territoires. Quand je présidais l'Agence d'Urbanisme, il y avait un consensus total sur cette conception de pluralité des territoires. Chacun ayant vocation à garder son identité historique. Dans cette culture, les habitants sont les premiers bénéficiaires puisqu'ils ont un choix. Avec le PLUi, cette conception est attaquée. C'est un enjeu majeur. Car il y a bien a une "culture village". Un exemple : le 25 août, St Barthélémy du Gua va célébrer sa fête annuelle, la 30 ème. Sur 30 ans, j'ai dû en manquer deux ou trois à regret. Quand nos fils étaient petits, nous partions le matin en VTT. Nous traversions en vélo la plaine de Reymure, puis le long de la Gresse avant d'arriver aux Saillants du Gua. La montée vers St Barthélémy. Et nous déjeunions sur l'herbe à St Barthélémy. Notre dessert était assuré d'excellente qualité par les tartes aux pommes ou aux abricots faites par des habitants. Dans l'après-midi nous montions à Prélenfrey pour redescendre sur St Paul par le chemin le long du Lavanchon.

    MCB 2 27 04 14

    Qu'est ce qu'on a aimé dans ce cadre ? D'abord la simplicité. S'y retrouver c'est naturel. Pas de chichi. Au hasard des rencontres, faire le point sur l'année écoulée. Les jeux classiques dont la levée du panier. Ensuite, le calme. Poser son vélo sans se demander si on va le retrouver quelques minutes plus tard. Observer la découverte des chevaux par des jeunes enfants … Et enfin, le bénévolat. Une fête comme cela c'est d'abord la fête de la convivialité. Dans l'urbain, les fêtes font vivre un réseau d'animations. Ici, c'est la contraire, la fête ne vit que parce qu'il y a des bénévoles. Tous ces éléments donnent une ambiance particulière. Sans façon. C'est cette douceur des villages qui doit être défendue. Ceux qui veulent vivre la ville ont déjà assez de terrains de ce type dans l'agglo. Pour les autres, que des personnes veulent culpabiliser de défendre d'autres valeurs que l'urbain, on va voir qui garde encore l'esprit libre. Un test intéressant à suivre. 

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  • La chaise vide …

    1776 DC 14 04 15

    Remarquable article dans Les Echos du 12 août sur des méthodes de Jeff Bezos (Amazon). Un article qui confirme, si besoin était, combien la méthode de travail est au moins aussi importante que le contenu même du travail. La façon de poser un problème est souvent le plus sûr chemin pour le résoudre ou au contraire se placer dans l'impossibilité de le résoudre. La méthode de travail met aussi en relief la capacité à prendre de la distance face à une question posée. Article à lire à l'exemple de la chaise vide que Jeff Bezos plaçait méthodiquement lors des réunions pour ensuite demander à chaque présent ce qu'en penseraient les consommateurs s'ils occupaient la … chaise vide. Beau symbole pour rendre présents les … absents. Ces sociétés avec le souci du consommateur ont révolutionné des circuits économiques. Et elles fragilisent les vies publiques de monarchies républicains comme la France où le citoyen est finalement très peu considéré. Quand le consommateur prend l'habitude d'être traité avec une telle réactivité, comment une fois devenu citoyen pourrait-il supporter le mépris qu'il subit si souvent. L'autre révolution induite … 

  • Quand le temps soigne : 12 ans et … 9 mois

    Ottawa 1 bis 13 08 19

    Il y a 9 mois, date pour date, nous étions avec Marie sur la route pour rencontrer Ottawa. A partir de Bourgoin, la météo a été très délicate : brouillard, pluie dense, vent fort. Ce n'est qu'après Beaune que la météo s'est calmée. Je m'étais planté dans les estimations horaires avec un écart de … 2 heures à l'aller comme au retour. Et à l'arrivée, la rencontre avec Ottawa âgée de 2 mois qui nous adopte immédiatement. La rencontre avec un bébé briard est un choc. Le bébé mesure quelques centimètres, pèse moins de 10 kg. Et 9 mois plus tard, il fait près de 60 cm et 25 kg. Nous avions beaucoup hésité. Depuis 1983, nous avons toujours eu une chienne briard qui était d'abord la compagne de jeux de nos deux fils Jonathan et Thomas et la dernière, Aspen, a été adorable franchissant tous les repères déjà formidablement positifs de celles qui l'avaient précédée. Elle a vécu 12 ans. Les 2 dernières années ont été très dures avec une succession d'épreuves liées à des cancers. Dans les traitements parfois difficiles comme après l'ablation d'un oeil, nous avons surmultiplié toutes nos attentions. Un dimanche matin , en urgence, son vétérinaire a même obtenu de moi que je l'aide pour une intervention délicate mais indispensable dans des conditions que je n'avais jamais imaginées possibles, moi qui suis si douillet et si paniqué devant le sang. Mais pour Aspen, mes angoisses classiques sont alors restées au vestiaire. Il fallait sauver Aspen. Son décès plusieurs mois plus tard a été une douleur terrible. Une douleur telle que nous pensions ne plus jamais reprendre une chienne briard pour ne jamais revivre de telles douleurs. Quand j'ai porté son flacon de sang au laboratoire vétérinaire ce matin de janvier pour bien vérifier le diagnostic alors rendu à l'échographie, j'étais dans un état second. Au point, rue Hébert, de tomber au sol sur un passage piéton glissant et de voir la roue d'un véhicule s'arrêter à quelques petits centimètres de mon visage au sol. La conductrice sortir paniquée et mon seul souci consistait à bien m'assurer que le flacon n'était pas cassé. Puis, la force de conviction de Marie faisant effet une fois de plus (comme toujours d'ailleurs !), elle a choisi Ottawa. Et depuis 9 mois, nous retrouvons tout ce que nous adorions chez Aspen. Tout y compris dans les plus petits détails du comportement. Comme si Aspen était de retour. C'est impressionnant à ce point. Comme si elle était désormais toujours là mais sous une autre couleur de poils. C'est la première fois que, face à ces tristesses si durablement lourdes, le temps soigne à ce point alors que d'ordinaire il creuse la mélancolie. 

    Ottawa 2 13 08 19