Je suis très surpris par l'absence de commentaires donnés par des journalistes sur des faits qui mettent en relief à quel point le décrochage peut être grand entre des réalités et l'image donnée à la TV. Il ne s'agit pas d'interprétations mais plus simplement ce que l'image ne montre pas. Dans le sport, la TV ralentit la perception de vitesse de la balle au tennis. Dans le rugby, la télé ne passe pas à son juste niveau le bruit des chocs, un bruit tel que je vois mal comment le rugby pourrait ne pas évoluer prochainement vers les protections analogues à celles des joueurs du football américain notamment pour la tête. Et la liste pourrait durer longtemps. Pour les inondations, c'est pareil. Quand j'ai présidé le conseil d'administration de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, j'ai connu sur le terrain de nombreux cas de ce type. la réalité du terrain c'est quoi ? 1) L'odeur. L'image ne peut pas la révéler. Une odeur terrible qui prend à la gorge et qui change l'ambiance. 2) La durée pour évacuer la boue et l'humidité. 3) Les souvenirs chargés d'affection emportés ou détruits à jamais. C'est pour cela que je n'arrive à comprendre l'indifférence manifestée localement face au non entretien de certaines protections face aux risques naturels. Le risque est considérable. Des alertes récentes ont eu lieu (janvier 2018). Pourquoi cette indifférence face aux réalités du terrain ? Parce que ces réalités sont d'une gravité bien plus ample que les images de la télé.
Auteur : Denis Bonzy
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La belle étape
A partir de cette fin de semaine, pour les membres de notre équipe et au-delà pour des personnes qui ont manifesté leur intérêt pour les valeurs collectives que nous défendons, c'est la belle étape de la communication du projet des actions prioritaires. Quand une offre de contrat de confiance se construit sur du solide, il faut du temps, de la proximité et de l'écoute. Du temps, car le temps assure la réflexion. La précipitation est souvent mauvaise conseillère. De la proximité car il y a toujours beaucoup à apprendre des dialogues. L'étape du questionnaire au printemps a été très riche d'enseignements. Et enfin de l'écoute. C'est comme dans la vie professionnelle, l'époque est à l'ajout des compétences. Un collectif doit partager une vision principale. Mais ensuite il faut ajouter des compétences, de la diversité, de la capacité à travailler en équipe. Avec Internet, la gouvernance peut beaucoup gagner en proximité et en transparence. Par exemple, avec notre proposition 10 : " des services techniques sur le terrain : rarement à ce point, les services municipaux ont quitté le terrain. Le site Internet de la Mairie comportera une rubrique dédiée avec toutes les programmations d’interventions sur le terrain et le rendu par vidéos et photos des actions effectuées". Ces propositions précises marquent surtout l'esprit d'être POUR. On ne construit rarement bien en étant CONTRE. Avec ces propositions, c'est une réelle alternative précise, structurée. Après c'est le choix de la démocratie avec la précieuse liberté de la diversité.
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Les beaux cadeaux inattendus à ce point
Le décès d'Aspen a été une épreuve considérable. Lutter ensemble pendant tant d'années pour subir une disparition imprévue en aussi peu d'heures à cause d'une maladie foudroyante non annoncée : tout s'ajoutait à la tristesse. Pendant plusieurs mois, une absence impossible à combler. Et puis, Marie se décide. Et un cadeau inattendu : rencontrer une éleveuse qui nous comprend mais surtout qui connait tellement bien ses chiens qu'elle nous décrit sa recommandation avec une infinie justesse. Et quelques mois plus tard, pas un jour sans que nous ne retrouvions à un niveau jamais connu tout ce qui avait fait notre attachement aussi fort à Aspen. Tout jusque dans les moindres détails. De la façon de soupirer avant son sommeil jusqu'à l'habitude de tirer ses pattes à la façon d'un chat. Ce regard si gentil. Tout sans exception comme jamais connu jusqu'alors. Ottawa est Aspen sous une autre apparence. Et pourtant la séquence temps des comparaisons possibles commence à être longue. La paix intérieure est un long apprentissage durement nécessaire au fil des épreuves. Par ce modeste billet, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance à Mme Decaudin pour ce magnifique cadeau : Aspen brille toujours par une présence d'une apparence différente mais si proche sur le fond. Mme Decaudin ne peut probablement pas imaginer combien de fois dans une journée nos pensées reconnaissantes vont en sa direction. La vie est étonnante. En quelques heures, des personnes que l'on ne connait pas peuvent par leur honnêteté et par leur professionnalisme contribuer à changer une séquence temps importante de votre existence. C'est un côté magnifique de la nature humaine quand de telles magies se produisent.
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#LeVillarey1 : faut-il attendre le drame de la dernière goutte d’eau au robinet ?
Il y avait déjà ce que nous connaissions avec cette première tranche de l'affaire immobilière Le Villarey : 3 ans de travaux forcés avec des nuisances considérables, la perte de l'identité de village, les camions à haut gabarit passant sur de très petites voiries, la hausse des impôts par le passage immédiat dans le domaine public de tous les aménagements, la pollution phonique notamment liée au trafic routier … mais pour la première fois à ce point le Préfet donne raison à ceux qui indiquaient que les réseaux d'eau et la ressource n'étaient pas en état d'accueillir une telle arrivée massive de nouveaux habitants : + 15 % de population d'un coup ! Les faits sont simples. Le 21 octobre 2019, le Préfet de l'Isère lance une "Alerte hydrique" sur plusieurs bassins territoriaux dont le secteur auquel appartient St Paul de Varces.
Concrètement, cela signifie quoi ? 1) Il y a officiellement “Alerte hydrique”. 2) Ce statut officiel conditionne des restrictions importantes d’usages de l’eau. C’est donc la reconnaissance qu’à la population du jour, le rapport démographie / production de la ressource est déjà critique. Par conséquent, comment imaginer l’arrivée massive de nouveaux habitants alors même que la ressource en eau ne permet déjà pas aux habitants actuels de bénéficier de tous les usages classiques de l’eau et ce y compris en période d’automne ? C’est donc la reconnaissance officielle que par définition il est impossible d’accueillir en l’état des infrastructures et de capacité de la ressource en eau de nouveaux habitants dans les conditions massives évoquées par l'affaire immobilière Le Villarey 1.
Cela signifie aussi qu'il est impossible de faire face à la consommation considérable d'eau pendant le chantier.
L'opération Le Villarey 1 ne peut pas avoir lieu. Au moment où de façon particulièrement regrettable le Tribunal Administratif de Grenoble a adopté une lecture hyper restrictive de l’intérêt à agir de particuliers y compris à l’égard d’affaires immobilières densifiées, c’est une donnée juridique technique fondamentale. Les élus municipaux doivent tirer les conséquences immédiates de ce constat et mettre un terme à leur entêtement totalement incompréhensible sur ce dossier.
Le Préfet de l'Isère donne aujourd'hui raison aux requérants qui, comme moi, ont de longue date mis en avant ce volet technique. Ce volet technique avait d'ailleurs été mis en avant aussi par des élus de la municipalité sortante lors de leurs recours de 2013 avant qu'ils ne changent d'avis. Il n'est jamais trop tard pour faire ce qui est juste. La municipalité sortante doit tirer les conséquences de l'arrêté préfectoral et retirer les permis de construire accordés.
Faut-il attendre le drame de la dernière goutte d'eau au robinet pour que la raison retrouve enfin la place qu'elle n'aurait jamais dû perdre ?
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Pourquoi ce qui concerne les animaux devrait être obligatoirement austère ou uniforme ?
Hier, Marie a reçu deux cadeaux qui me plaisent beaucoup. Ils traduisent de la part d'une personne de goût le rapport aux animaux que j'aime. 1) Un nichoir mais un nichoir esthétique qui remplit toutes les conditions techniques dont le diamètre du trou d'entrée pour accueillir mésanges, moucherolles … Le rapport des oiseaux aux nouveaux "équipements" est très instructif : il y a toujours une réelle période d'observation. 2) Le calendrier de l'avent pour Chatham et Ottawa. Une fabuleuse idée. Un aliment différencié par jour de décembre. Génial. Les animaux ont un palais, du goût dans des proportions étonnantes. Même les poules, contrairement à certaines fausses réputations, ont leurs préférences avec des différences notoires à l'intérieur de la même catégorie d'aliments. Pourquoi ce qui concerne les animaux devrait obligatoirement être austère ou uniforme ? Le jour où ce rapport aux animaux aura gagné en respect mutuel, quel magnifique progrès. Que cette avancée est tristement longue à attendre.
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Sur le terrain, cette part d’inattendu toujours si agréable
Hier, le terrain a été très agréable. Une météo superbe, printanière. Et toujours ces rencontres si imprévisibles. La palme de l'inattendu est à décerner hier à cette jeune femme en photo (photo prise de dos avec son accord) effectuant son running derrière son poney pour le maintenir en forme. Toujours motivant de constater de telles parts de fantaisie et de liberté. Par ailleurs de superbes paysages avec un ciel sans le moindre nuage.
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Urgence climatique : tous ensemble ou les uns contre d’autres ?
L'urgence climatique met en relief les exigences des qualités à remplir pour gagner des batailles utiles : faire appel à tous dans un esprit positif de très large mobilisation. C'est à dire presque l'exact contraire de la mentalité qui règne en France actuellement. Cette semaine, les agriculteurs ont manifesté contre l'agri-bashing. Un mot horrible qui anglicise l'un des plus vieux métiers de notre pays … La première fois où j'ai pris conscience de cette réalité, c'est une discussion avec M. Valfort à Varces. C'est un ami de très longue date et il évoque les remarques inédites qu'il subit sur son métier. La famille Valfort c'est toute l'histoire de l'agriculture dans le sud de Grenoble : leur papa Maurice, son épouse Alice, les frères et soeurs … Si celui qui évoquait des faits n'avait pas été une source aussi honnête, j'aurais eu du mal à croire. Dans la situation actuelle, tout est réuni pour ne pas réussir. Parce que c'est la guerre généralisée sur le thème de la faute à l'autre. Des jeunes (comme Greta Thunberg) agressent les adultes qui auraient sacrifié leur futur. Les écolos s'en prennent aux automobilistes péri-urbains. Les sédentaires s'en prennent aux voyageurs par avions. Tout le monde s'en prend à l'autre. Car la liste est presque généralisée. L'autre a toujours tort. Il est à l'origine de tous les maux. Cette ambiance est très pénalisante puisqu'elle divise. Ce n'est pas tant la faute éventuelle de l'autre qui devrait être recherchée mais comment gagner ensemble. Cette fièvre généralisée contre l'autre est irréelle. Il ya une violence ambiante toute particulière actuellement. Comment est-il possible de bien progresser ensemble quand l'autre est méthodiquement détesté à ce point ? Au rythme actuel, chaque profession pourra bientôt organiser sa journée de protestation en France contre son bashing …
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Les trésors à ne jamais ignorer
Hier j'ai eu la tristesse d'accompagner M. Eugène Perrin "à sa dernière demeure" selon la formule classique dans de telles circonstances. Un voisin qui a toujours été d'une extrême gentillesse. La cérémonie religieuse a été remarquable. Pourquoi ? Parce qu'elle a été dédiée. Personnalisée. Sur mesure : rappelant ses centres d'intérêts, ses comportements. Des laïcs font un travail considérable pour que chaque cérémonie soit humaine c'est à dire spécifique. Dans ces moments là, les mots portent des séquences de vie. On voit défiler les moments partagés. Mme Duranti et ses collègues effectuent un travail considérable pour personnaliser les temps forts qui deviennent uniques. Hier, son petit-fils, Frédéric, a présenté son grand-père avec de très jolis mots. Chaleureux. Sincères. Vrais. Au moment où il est si souvent question de l'identité de village, voilà un exemple concret. Quand j'étais jeune, la première fois où j'ai eu conscience de cette caractéristique des villages, c'était à Grenoble pour l'enterrement de mon grand-père maternel que j'adorais. La cérémonie a eu lieu à l'Eglise St Bruno un jour de marché. Difficile d'y accéder. Pendant la cérémonie, son prénom n'a jamais été cité. Même son nom jamais également. La cérémonie était du "prêt à porter", à la chaîne. En ville, le sur mesure est un privilège. Dans un village le sur mesure est la règle. Un trésor à ne jamais ignorer. Les moments où une vie ne se réduisent pas à une date de naissance et une date de … décès. Le jour où cet "esprit village" n'existera plus, ce sera une perte considérable.
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Aujourd’hui, le pays des grands espaces vote !
Je suis toujours très surpris et déçu par la condescendance manifestée souvent à tort en France quand il est question du Canada. C'est une puissance économique dynamique avec un taux de chômage largement plus faible que celui de la France. Une démographie importante. Une superficie considérable : plus de 10 fois celle de la France. Si aujourd'hui, on me demandait quel pays a davantage d'avenir, je répondrai sans hésiter : le Canada. C'est aussi le pays des amoureux des grands espaces. En petit avion de tourisme pour les navettes du matin à bas prix entre deux villes, il est possible de voler pendant des longs moments sans voir la moindre habitation. Il est possible de constater l'existence d'espaces sauvages immenses. Ce pays dégage une puissance magnétique dans cette capacité à faire cohabiter modernité conquérante et nature sauvage authentique. Cette nature n'est pas disneylandisée. Il y a comme un pacte sacré avec la nature : respecter les grands espaces c'est respecter les racines de l'Histoire. Une belle démocratie qui va vivre aujourd'hui un scrutin serré.
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Ces belles causes qu’on aime soutenir
Santé, environnement, défense des animaux : voilà les belles causes que nous aimons soutenir. Cette année, comme toutes les autres années, Marie a remis notre participation à Body Danse qui organise la Zumba Rose. Beaucoup de progrès urgents sont indispensables pour toujours mieux aider et accompagner toutes ces héroïnes du quotidien. Sein et Sauf : la belle formule de chaque mois d'Octobre.