Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Et si demain n’était plus hier … ?

    Hopital coronavirus

    La lecture est en phase de réhabilitation dans les circonstances actuelles très particulières. Parfois, les messages les plus forts sont passés par des ouvrages de très peu de pages. A mes yeux, 2 ouvrages notamment appartiennent à cette catégorie. 1) Les lois fondamentales de la stupidité humaine (collection PUF /71 pages et format de poche). Un ouvrage remarquable qui donne une grille de lecture pratique convaincante des marqueurs de "dépistages" d'une zone imaginative de l'âme humaine. Et 2) Croyances et imaginaires contemporains (Editions Manucius/ 49 pages et format de poche). Nous fonctionnons tous avec des croyances qui formatent nos raisonnements en les éloignant parfois (souvent ?) de la raison pure. On s'y réfugie avec douceur. Ainsi, progressivement l'inédit s'était rétréci à mesure que la place de la science prenait de l'importance. Aujourd'hui, ce virus mondial dramatique semblait relever des films de science-fiction mais seulement d'eux. Ces films que l'on aimait regarder parce qu'ils évoquent ces univers que l'on imagine exclus de notre quotidien. Mais finalement, l'inédit est toujours possible. L'impossible à imaginer est en train de retrouver la place qu'il avait perdue. Comme nous n'étions pas en situation de prévoir aujourd'hui et si nous étions également dans la situation de ne pas pouvoir prévoir demain. Car à ce jour, "prévoir demain" c'est imaginer le retour à hier. Et si demain n'était plus hier … ? Le temps des croyances semble bien bousculé. Un volet qui ajoute manifestement de l'angoisse à l'angoisse sanitaire déjà si impactante actuellement. 

  • Un séisme collectif absolu

    Nuages 03 08 17

    Nous sommes en train de vivre un séisme collectif absolu parce que l'actualité nous impose les deux sujets tabous de la vie moderne : la souffrance et la mort. Dans la vie moderne, chacun vit sa vie comme si elle ne devait pas avoir de fin. La croyance dans la science comme celle dans les progrès médicaux favorisaient ce sentiment. Les chiffres étaient là aussi pour nous convaincre : presque chaque année, l'allongement de l'espérance de vie. La place de la fatalité se réduisait. Nous avions confiance dans les avancées techniques. Bien davantage, avec plusieurs débats sur la "fin de vie", on espérait même pouvoir "réussir sa mort" en refusant des souffrances extrêmes. Et aujourd'hui toutes ces croyances là s'effondrent. Sous nos yeux en ce moment. Et elles s'effondrent en imposant un point de passage qui est le confinement donc la solitude. Le "chacun chez soi" c'est la solitude consacrée repliée sur l'ultime cercle familial. Si on est en droit de se demander comment l'économie repartira, on doit avoir la même question sur l'impact collectif de ce séisme absolu face à notre imaginaire d'hier. On a du mal à percevoir aujourd'hui l'immensité des traces durables profondes du choc actuel.

  • La fin de la tyrannie des plaisirs immédiats ?

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    Depuis plusieurs années déjà, la vie publique française vit au rythme de la satisfaction immédiate de plaisirs. Ceux qui rappellent la nécessité de maintenir la qualité d'équipements publics essentiels sont des "austères décalés", des "rabat-joies", des "adeptes du vieux monde". Des commentaires souvent lus sous certains de nos articles. C'était le règne de "l'Etat communication paillette" et des "collectivités locales comités des fêtes". La période où il vaut mieux organiser un feu d'artifice, une grande fête symbole de la convivialité que d'entretenir des services publics fondamentaux avec des efforts financiers qui se voient peu du grand public. Que prouve d'abord l'actuelle période : qu'il fallait d'abord soigner l'hôpital. Quand il le demandait de très longue date déjà. Avec des moyens humains et matériels différents, il serait plus apte aujourd'hui à faire face à une crise d'une telle ampleur parce que le progrès ne s'accompagne pas nécessairement de la disparition des catastrophes. Comme au moment du terrorisme, il fallait d'abord soigner nos armées. La communauté de l'émotion de l'immédiat et de l'éphémère n'aime pas les efforts de longue durée souvent invisibles sur le champ mais efficaces dans le temps. A force de sortir du réel des fondamentaux de toute collectivité, de terribles fragilités sont apparues. C'est la conséquence de la tyrannie des plaisirs immédiats : un contrecoup brutal immense d'un autre monde. Pas sûr que cette alerte d'une ampleur aussi violente ne serve pourtant durablement de leçon. Sortir du plaisir-dépendance sera une épreuve collective forte. 

  • L’économie nationalisée …

    Bourse chute

    Sommes-nous déjà dans la salle d'attente d'une immense vague de nationalisations ? Quand une économie doit s'en remettre comme aujourd'hui à ce point aux ressources de l'Etat pour sa survie, n'est-ce pas la salle d'attente d'une étape de plus ? Car la "seconde guerre" ce sera la reprise économique. Actuellement, des secteurs entiers découvrent à ce point la réalité d'une chaîne complexe mais très imbriquée d'activités. L'arrêt de certains pans, c'est l'effet domino garanti. En 2008, Obama avait nationalisé des pans entiers de secteurs stratégiques en difficulté. Et d'ailleurs, les conditions de retraits ensuite de l'Etat fédéral n'avaient pas été pénalisante pour l'Etat fédéral. En 2008 toujours, le FSI en France revenait à un soutien financier sectorisé de l'Etat sur des bases massives exceptionnelles. Selon la durée réelle globale, les conditions de sortie de la crise sanitaire vont ouvrir sur un réel nouveau monde économique. 

  • Dimanche 15 mars, rendre de la considération aux citoyens

    Pommier brochure 03 13 03 2020

    La considération en faveur des citoyens a été beaucoup abîmée ces dernières années. Il ne s'agit pas de polémique mais de constater des faits. C'est même probablement la victime n°1 des dernières années. 1) Victime de la défausse qui perd le citoyen dans le dédale des intervenants publics avec le désormais célèbre "c'est pas moi c'est l'autre". Aujourd'hui, des citoyens censés en sont même à défendre que des permis de construire ne relèveraient plus de la compétence du maire mais du président de la Métro = la caricature d'une tromperie absolue. 2) Victime de la dépossession. Dans le dossier du Villarey, le référendum de janvier 2012 est parfois même officiellement présenté comme évaporé. Avoir voté pour rien. 3) Victime d'élus qui refusent de respecter des droits élémentaires au profit des citoyens comme l'accès direct à des documents publics. Devoir saisir la CADA pour voir des élus condamnés à communiquer des documents publics devrait discréditer totalement les élus ainsi condamnés. 4) Victime d'une appropriation de la Collectivité par des élus qui se mettent à la gérer comme si c'était leur propriété privée : refuser la transparence des comptes, refuser un débat public contradictoire qui devrait être un droit absolu des citoyens pour se faire une opinion dans l'expression pluraliste de candidats, refuser qu'un affichage puisse exister sur un panneau dit … d'affichage libre.  A St Paul de Varces, le 15 mars, ce sont ces valeurs là, avec le symbole du Villarey, qui vont constater sur combien de défenseurs elles peuvent compter. C'est un marqueur très important et qui sera très instructif. 

  • Dimanche 15 mars pour le référendum sur la bétonisation du centre-village, chaque voix compte !

    Ombeline brochure 3 12 03 2020

    " C’est cette douceur de vivre que nous défendons. Celle qui doit permettre à un enfant à la sortie de son Ecole de compter les chevaux dans la prairie d’en face, les oiseaux ou les papillons et non pas les grues pendant les chantiers puis les automobiles. Celle qui fait que des grands-parents aiment se promener dans le calme à l’écart des violences urbaines si graves au point de devenir trop souvent la voisine obligée du coin de la rue. Celle de la jeune femme qui se réjouit pendant sa journée de travail à l’idée de chausser ses baskets le soir venu pour se détendre sur les chemins qu’elle connait si bien en courant en écoutant ses musiques préférées …". Cette douceur de vivre, la loi Engagement et Proximité publiée le 28 décembre 2019 ajoute des facilités municipales nouvelles décisives de modification du PLUi. Ne vous laissez pas enfumer par ceux qui prétendent le contraire. Si le maire sortant avait été si sûr de ses arguments, il aurait accepté le débat public contradictoire. Devant la faiblesse de ses arguments, il a refusé. Voilà la réalité. Dimanche pour le référendum sur la bétonisation du centre-village, chaque voix compte ! 

  • Le test de l’affichage …

    DB affichage 11 03 2020

    Et finalement, n'est-ce pas la liberté davantage que l'indépendance qui fait peur ? Depuis quelques jours, je suis très surpris par un marqueur simple : la liberté d'afficher. Sur des panneaux dits "d'affichage libre", je colle des affiches pour notre équipe. J'ai préparé mes instruments et en "artisan novice" j'ai débuté. Dans les heures qui ont suivi, tout était méthodiquement décollé, arraché, recouvert par la liste du maire sortant. J'ai pensé que c'était une réaction impulsive ponctuelle. Donc lendemain, recollage. Et même méthode "d'en face". Surlendemain, idem. Or, il faut un sectarisme pathologique pour pratiquer ainsi puisque je laisse un espace considérable pour les autres. Pourquoi interdire l'expression d'autrui ? Sur la page Facebook des intéressés, personne pour exprimer la désapprobation face à de telles méthodes : pourquoi interdire l'expression d'autrui ? C'est probablement, ce qui a de plus grave face à de tels comportements : un esprit de "fan zone" où tout peut être supporté, liké. Si la liberté avait un espace plus grand, ce serait un efficace rempart contre des excès. Malheureusement, la liberté perd du terrain parce que la dépendance clanique rassure, s'auto-alimente dans les excès. Très inquiétant. Mais comme "tout mal réserve un bien", je progresse chaque jour dans la qualité de mon recollage. Un point positif qui me conforte. 

  • Que d’examens en ce moment …

    Pat patrouille 10 03 2020

    Une campagne électorale, c'est une forme d'examen : questions / réponses. Il me semble que j'ai une connaissance assez détaillée de plusieurs dossiers locaux (Villarey, eau …) mais hier soir l'examen a porté sur un autre sujet : la Pat'Patrouille. Notre petit-fils, Léon, fêtait son troisième anniversaire et l'examen a porté sur son sujet d'attention du moment : la Pat'Patrouille. Finalement, c'est peut-être actuellement le sujet que je connais le mieux : Zuma, Chase, Jake … Pas aussi bien que ses parents Ombeline et Thomas. Mais à la longue, pas mal du tout car la pédagogie demeure d'abord la "science de la répétition" et Léon a manifestement du talent dans ce domaine également. Comme son regard est pour moi moins indulgent que celui qu'il porte à sa mamie, l'examen a donc été très sérieux. Heureusement que j'avais révisé mes "classiques" auparavant … 

  • A toute volée !

    Villarey 28 12 19

    Vous en avez assez des refrains "on aurait bien voulu, mais on n'a pas pu" ou "de toutes les façons, il n'y avait rien à faire" ou "c'était ficelé, on est arrivé trop tard" ou "en nous abstenant, on a montré qu'on était contre" … : c'est simple le 15 mars, il faut voter pour notre équipe. Vous pouvez être assurés d'un printemps sportif. 1 er match : Le Villarey. Nous sommes prêts. Et le match, on va l'aborder à la volée. A l'offensive. Avec le rythme nécessaire. Musclé ! Second match : la Métro, ce lieu de la politique locale irresponsable, dépensière. Là aussi, à la volée. LIBRES. La déchetterie, le PLUi, le péage urbain … : les sujets des offensives ne vont pas manquer. Et si tout se passe dans d'autres Communes comme on peut le penser, un souffle nouveau puissant va prendre naissance le 16 mars. Vous aimez les printemps sportifs, animés. Nous sommes faits pour nous entendre. Nous n'attendons ni titre, ni indemnité, ni promesse d'un autre mandat en cas de discipline politique. Nos dossiers sont prêts. Si vous nous faites confiance le 15 mars, dès le 16 mars, les matchs débutent. Et vous ne serez pas déçus !  

  • Villarey : qui vend le m² constructible à 65 € sur St Paul de Varces ?

    Le Bon Coin terrain à construire 09 05 19

    Réponse : personne sauf la Commune dans le cadre des immeubles du Villarey. C'est d'autant plus surprenant qu'en 2014 dans un document écrit, les intéressés valorisaient le terrain en question à 268 € le m². C'est l'une des "anomalies" de ce projet. L'une seulement. Car il y en a tellement d'autres. Ce qui a dû expliquer le refus de débat public contradictoire opposé par le maire sortant à ma proposition acceptée par F. Diaz. Un prix d'autant plus incompréhensible que sitôt la construction terminée, elle est transférée en totalité à la charge des contribuables de la Commune en vertu d'une convention jointe aux dossiers officiels visée par les textes mais formellement pas signée par la Commune. Comme particulier, vous avez déjà déposé une demande administrative non signée auprès de la mairie et elle a été acceptée ? C'est vrai qu'ici la loi s'applique aux … autres. Une "anomalie" de plus dans le cortège des vices juridiques. Si la confiance nous est donnée le 15 mars, avec autant "d'anomalies", ce dossier sera vite classé et toute la clarté sera faite sur tous les volets qui le méritent. 

    Annexe 01 Convention Trignat absence de signature  16 05 19