Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Nos chiennes briard et la neige : une vraie passion

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    A son tour, Ottawa témoigne à la moindre occasion sa passion pour la neige. Toutes nos chiennes briard ont aimé la neige. Pourtant dans les poils de leurs pattes, de lourds grelots de neige se forment rapidement. Mais quand la passion est là …

  • Palantir et le parcours boursier atypique en yoyo permanent

    Palantir Bourse 30 12 2020

    Palantir est véritablement une société atypique. D'abord par son objet social : le traitement des données. Ensuite, par le profil de son dirigeant, Alexander Karp pour le moins très énigmatique. Mais surtout enfin pour le parcours boursier d'une société dans la première séquence temps de son introduction en bourse. D'ordinaire, les usages vont dans trois directions. 1) un cours d'introduction légèrement sous valorisé pour ne pas faire plonger les investisseurs du départ dans des pertes. 2) Un parcours relativement linéaire. 3) Des seuils de progression ancrés sur des annonces favorables de marchés et / ou de perspectives. Là, rien ne se passe selon les "usages". C'est un jeu permanent de "montagnes russes" : cela monte et descend … La bourse n'étant pas un jeu de fête foraine, c'est lassant qu'un tel manque de visibilité sécurisée. 

  • « Mieux vaut en rire » : un titre particulièrement bien choisi

    Le Gua Ecole 11 08 19

    Le dernier livre de Bernard Saugey correspond particulièrement bien à son auteur et à une époque. A son auteur qui ne se séparait jamais d'un rire de nature à apaiser les conflits, prendre de la distance, relativiser les événements. A cette époque, comme président de la commission économie au sein du Conseil Général, je peux attester de sa mobilisation comme Président du Département en faveur de l'emploi. Et comme comme Conseiller Général du canton de Vif, j'ai toujours pu compter sur son soutien actif en faveur tout particulièrement des équipements scolaires : c'est à cette période qu'a été lancée la construction du Collège Jules Verne de Varces. 

    Quant à l'époque, elle est triste par son contenu tant elle tourne le dos à l'idée que le progrès de civilisation devait nous épargner les guerres de religions, les dramatiques épidémies, les violences … bref, tout ce qui fait notre quotidien. Mais ces réalités échappent tellement à la rationalité que le rire devient en effet un bouclier indispensable pour ne pas sombrer dans une tristesse infinie. Un livre à lire. 

  • Toujours se méfier des modes

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    En cette fin d'année si particulière, le cimetière des marques et de grandes chaînes américaines liées aux modes éphémères est nourri de nombreux arrivants avec la crise sanitaire.  Dans les années 80, Mark McCormack a été l'auteur de plusieurs ouvrages aux contenus intemporels pour les conseils d'entreprendre dont le suivant : "les produits c'est comme la conduite automobile. Si vous collez trop au véhicule de la mode devant vous, au moindre accident, il vous emporte dans le carambolage !". Tout est dit en peu de mots. La seule "mode" qui doit compter : des produits utiles durables avec lesquels on est bien. Avec cet état d'esprit loin de l'éphémère, le gagnant-gagnant est assuré. Le plaisir de constater actuellement la solidité de marques avec lesquelles je vis depuis déjà de si nombreuses décennies quitte à avoir été pendant de longues périodes en absolu décalage avec les modes d'alors. 

  • Deux ans déjà !

    Ottawa neige 24 01 19

    Ottawa s'annonce comme la probable chienne briarde la plus douce que nous ayons eue. Elle est adorable. 

    Ottawa 30 10 19

  • Jusqu’à quand les pertes, les dettes, les déficits peuvent toujours prendre l’ascenseur … ?

    Peter Thiel

    Lors des réunions avant l'introduction en Bourse d'Artprice, grâce à Martine Collonge, j'ai pu participer à de nombreuses réunions d'informations. Thierry Erhmann, brillant orateur très atypique, avait deux formules qui "secouaient' l'auditoire. 1) Il évoquait ses dernières rencontres avec Bernard Arnault et suscitait ainsi la confiance "si Arnault investit c'est un gage d'avenir ...". Et 2) quand il était question des pertes, Erhmann répondait " c'est le début. Les dépenses prennent l'ascenseur tandis que les recettes ont pris l'escalier. Mais demain, ce sera le contraire, les recettes prendront l'ascenseur et les dépenses prendront l'escalier car tous les gros investissements auront eu lieu ...". Cette semaine, Airbnb a été introduit en Bourse. Une progression record : + de 100 %. Lors du 2 ème trimestre 2020 pour un CA de 335 M de dollars, les pertes ont été de 400 M de dollars. Les pertes étaient de 340 M de dollars au 1er trimestre 2020. Et Airbnb est maintenant mieux valorisé que le groupe Marriott ! Une période où l'argent semble déconnecté des réalités. Comme la dette dans la vie publique française. La bulle grossit partout. Les pertes, les dettes et les déficits ne pourront pas toujours prendre l'ascenseur tandis que les bénéfices, les économies, les impôts resteraient dans l'escalier … du jamais vu ! 

  • « Une conversation avec quelqu’un qui n’a pas souffert, c’est une perte de temps »

    Hôpital

    Cette phrase de Cioran résume particulièrement bien la période actuelle. Nous traversons une période de décomposition. Des hauts fonctionnaires à la totale sécurité de l'emploi (donc à la totale sécurité des revenus) garantie cassent des vies entières d'entreprises c'est à dire d'acticités par définition précaires donc fragiles. Et le tout dans une incohérence absolue. Une maladie qui serait venue de nulle part (un pangolin urinant sur une chauve-souris mangée par le benêt du voisinage !) : un scénario qui ne résisterait même pas à la superficialité d'une légende urbaine… Mais là, ce scénario doit être accepté sans le discuter. Puis cette discipline implacable parce qu'il faut s'adapter aux moyens hospitaliers. Il ne s'agit pas d'adapter les moyens hospitaliers aux nouvelles circonstances. Et tous ces chiffres lancés en échappant à la raison de base dont le rapport avec le nombre d'habitants, dont la relation avec le nombre de tests … Et tous ces comportements étrangers jamais évoqués dès qu'ils s'éloignent de la pensée unique officielle. Officielle car la "pensée scientifique" dégage une cacophonie bien inquiétante. Ces jeunes hauts fonctionnaires qui composent les cabinets ministériels ne se rendent pas compte des vies qu'ils maltraitent parce qu'ils n'ont pas connu la vie des risques, des doutes sur un chiffre d'affaire, sur le risque d'un investissement … C'est l'une des circonstances où le découplage entre le profil des décideurs et le sujet des décisions produit ses effets les plus négatifs.  Comme hier, pas un mot sur la souffrance des familles des victimes. Un tunnel lugubre. 

  • L’idée de crise financière s’approche-t-elle ?

    Mark Carney 25 08 2020

    2 marqueurs méritent l'attention. 1) Quand le thème même de "crise financière" devient le sujet de conférences. C'est un signe majeur. 2) Quand des valeurs significatives de la Bourse ne sortent pas d'un effet yoyo sur une séquence temps assez durable, effet lié non pas tant à des messages contradictoires passés aux marchés mais à la volonté du marché de capitaliser ses ressources par précaution faute de croire à un horizon durable porteur. Ces deux marqueurs se mettent en place pour la première fois à ce point. Tournant qui mérite l'attention. 

  • Le décès de Gilbert Grindler ou la fin d’une époque où les entreprises avaient des racines …

    Pont du Gua 2 21 10 16

    C'est avec tristesse que j'ai appris ce jour le décès de Gilbert Grindler. Un nom tellement associé à la vie des entreprises locales. Dans le canton de Vif, pendant des décennies, on ne disait pas "prendre le car" mais "prendre le Grindler". Quand j'ai été élu Conseiller Général du Canton de Vif, l'une de mes priorités à été de renforcer les liaisons pour les scolaires avec les transports collectifs. Pierre Grindler a été un partenaire fantastique. Etudiant chaque proposition dans le détail. Effectuant des efforts considérables. En septembre, avec Jacques Menut et Georges Behague, alors mes adjoints, nous avons pris les transports Grindler pour célébrer les nouvelles lignes. Grindler c'est une Institution. Et je suis sensible à l'amitié durable qui me lie à Huguette Grindler. Le nouveau pont du Gua n'aurait jamais été possible sans les efforts personnels considérables de la famille Vicat pour enlever ce portique qui rendait impossible ce nouveau pont inauguré en mars 94 et qui changeait totalement l'entrée sur le Gua. Que de réalisations auraient été impossibles sans les conseils de M. Damier. Et la liste pourrait durer longtemps d'entreprises qui avaient des racines et qui faisaient des efforts pour leur géographie. Sur Vif, cette culture, c'est encore celle notamment des jeunes générations Fossa, Paul David ou Converso. Mais ce qui était la règle hier est devenu l'exception aujourd'hui. Cette évolution change la donne. Etre cadre supérieur dirigeant d'une entreprise, ce n'est jamais être le patron qui s'inscrit dans une lignée familiale et encore plus quand une entreprise porte son propre nom. La financiarisation a fait disparaitre cette "culture des racines". C'est une triste évolution. Dans les rares autres pays que je connais un peu (Canada, zone centrale des Etats-Unis), cette culture des racines existe toujours. Le small business act y contribue avec efficacité. En France, le SBA c'est le serpent de mer jamais passé dans les actes. La métropolisation tue les Communes comme la financiarisation tue les PME familiales. Une logique "barbare" qui sera payée très cher par les prochaines générations. L'Histoire ne doit jamais être réduite au seul passé. Elle porte tellement d'autres enjeux. Aux 4 fils de Gilbert, comme à l'ensemble de ces familles, j'adresse mes sincères condoléances et toute ma reconnaissance pour le sens profond du service public qui les a toujours animés.