Le dossier de la Syrie ajoute à la gravité d’une tendance d’un extrême danger qui est celle de la création permanente d’une mise en histoires de la contre-réalité. Les « printemps arabes » ont été une illustration d’une scénarisation permettant à des opinions publiques de vivre en choeur l’évolution qu’elles espéraient mais qui ne correspondait pas aux réalités : l’avancée de la démocratie dans de nouvelles géographies.
L’espace de quelques semaines, les petites histoires étaient censées construire la grande. Mais le réveil fut difficile.
Cette scénarisation efface les faits derrière une grille de lecture qui est celle de la pertinence de la plausibilité.
Ce qui est possible prend le pas sur ce qui est vrai.
Et c’est ainsi que les opinions publiques avancent de