Je suis très surpris par le contenu de certains débats actuels qui ignorent la logique des dynamiques. Sans faire attention à certaines dynamiques, il y a un moment où le système crée une force auto-entretenue par le franchissement de seuils.
Le plus bel exemple actuel : Internet.
Les chiffres parlent mieux que de longues démonstrations. Chaque minute sur Internet, voilà les chiffres des fréquentations validées dans le monde :
- 4 millions de recherches Google sont effectuées
- 2,46 millions de contenus sont partagés sur Facebook
- 347 222 photos sont partagées sur WhatsApp
- 277 000 tweets sont envoyés
- 216 000 photos sont partagées sur Instagram
- 8 333 vidéos Vine sont partagées
- 3 472 images sont épinglées sur Pinterest
- 72 heures de vidéo sont téléchargées sur YouTube
- 204 millions de mails sont envoyés
- …
En 1998, j'avais eu les premières informations sur Internet lors d'un déplacement au Canada. Professionnellement dès la fin 1999, j'ai engagé la réflexion sur l'application d'Internet au métier de l'édition géographique. En 2 000, nous avons avancé : tollé global : remise en question des droits d'auteurs, contestations sur les critères des droits photographiques … En 2001, introduction en bourse de Didier Richard à l'époque 1er éditeur numérique français en matière d'édition géographique. Dans le parcours de l'introduction en bourse, 110 questions déposées par la COB sur les chiffres de développement d'Internet qui se fondaient sur des perspectives d'audiences. Des chiffres maintenant qui sont 100 fois en-dessous des réalités constatées du marché aujourd'hui ! Et en presque 10 ans seulement.
En dehors des chiffres que constate-t-on ?
Aux Etats-Unis, Periscope et Instagram changent la primaire 2016. En 2012,