Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • Une Nation doit toujours respecter ses racines

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    La constitution d'une Nation c'est une alchimie. Mais il n'y a pas de Nation sans son Histoire. Une Nation qui ne respecte pas son Histoire est vouée à la décomposition. Prenons le dernier exemple en date : la beauté de l'hommage à Jonah Lomu par le haka célébré depuis … 1905.

    All Blacks 30 11 15

    Une fois passé le temps de l'émotion, il faudra que les français s'interrogent enfin sérieusement sur ce sujet.

    Que s'est-il passé ces dernières décennies ? Pendant longtemps la France a vécu l'universalisme en exportant ses valeurs. Puis elle a vécu l'universalisme en important les valeurs des autres dans une logique suicidaire de "tout se vaut". Quand tout se vaut, c'est que plus rien n'a de valeur. La pagaille totale. C'est un sujet ancien. Sur ce blog, le 16 octobre 2008, je posais la question de fond : comment accepter la haine de la France ? Pour relire cet article, cliquer sur le lien suivant : la haine de la France.

    Comment un pays qui tolère une telle haine peut-il être bien dans sa tête ? Impossible.

    Quand on va dans une patrie d'accueil, c'est pour

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  • COP21 : bravo à Instagram et à son opération everydayclimatechange

    Instagram COP21

    Ces derniers mois, chaque jour, j'ai plus appris sur les dégâts de la planète avec Instagram qu'avec tous les précédents rapports. Simple : une photo et un commentaire détaillé pour juger sur pièce. Et chaque jour, une liste d'exemples comme celui ci-dessus sur la rivière Yamuna suite à des rejets chimiques et à l'inaction permanente des autorités publiques.

    Avant cette gamme quotidienne de photos, je n'avais imaginé l'ampleur des dégâts dans toutes les géographies : la photo d'un balcon où l'on voit à peine en face compte tenu de la pollution, l'ampleur de la déforestation …

    Bravo à Instagram.

  • La révolution des objets connectés

    Sigfox san francisco

    C'est la seconde étape de la révolution numérique. La semaine à venir Sigfox tient à Lyon une présentation sur invitation de ses prestations possibles. C'est une révolution du quotidien. Cette société (distinguée par les Awards 2015 de BFM et classée par Forbes dans le top 10 des start-ups les + prometteuses au monde) participe à la révolution des objets connectés. Des objets qui vont entièrement changer notamment le fonctionnement des villes modernes dans tous les domaines.

    Montréal engage 25 millions de dollars sur 2 ans pour s'engager dans ces changements. Boston et Chicago ont un programme très ambitieux superbe. San Francisco vient de confier à … Sigfox des changements majeurs. Au passage, c'est quand même fort qu'un tel marché soit gagné au coeur de la Silicon Valley par une start-up qui a son siège social à …. Toulouse !  

    La compétition entre les villes est engagée dans ce domaine et elle s'annonce sportive.

    Le nom de cette révolution n'est pas encore fixé. Il a été question des "villes intelligentes" mais ce terme est perçu comme arrogant vis à vis des autres et surtout la place annoncée à l'ordinateur déshumanise les villes. Il est donc maintenant question des

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  • Altice ou le prochain choc boursier

    Patrick Drahi

    Cette semaine à l'actualité écrasée par le drame des attentats de Paris, un fait est passé inaperçu : le groupe Altice a gagné des droits TV de football hier exercés par Canal +. Gagné comment : en offrant +. Toujours +. Et pourtant le groupe Canal + avait la réputation d'être généreux. Offrir + mais sur quelles bases ? Car le groupe Altice c'est 35 milliards d'euros de dettes.

    Une période qui ressemble beaucoup au 1er semestre 2001 lors de l'introduction en bourse que j'avais alors conduite et où le marché s'était retourné en quelques semaines.

    Les faits : Altice, c'est un groupe privé qui a un montant de dettes plus élevé que 9 Etats de l'Union Européenne.

    Un groupe privé qui finance ses acquisitions via des LBO en "se payant sur la bête" : endettement pour acheter une société puis dégager des résultats pour rembourser la dette par la cible. Mais il y a un moment où la cible peut ne pas dégager des résultats. Et à ce moment là, l'édifice s'écroule.

    Ou plus précisément, le montant des résultats à obtenir peut être trop élevé et par définition l'édifice est voué à s'écouler.

    C'est aujourd'hui la question qui se pose pour Altice de Patrick Drahi.

    Dans le même moment on constate trois autres faits :

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  • Banque alimentaire : c’est fait !

    Banque alimentaire

    Ce matin au Leclerc Echirolles, avec Marie, nous avons fait un des gestes qui, chaque année, nous tient le plus à coeur : les produits alimentaires remis à la Banque Alimentaire. C'est d'ailleurs le rare moment où le mot "banque" retrouve de la noblesse dans notre pays. Comme chaque année, nous remettons les produits de belles marques que nous aimons, comme si nous devions préparer notre meilleur repas. Dans cette circonstances, trois sentiments m'animent.

    1) La tristesse de voir notre pays institutionnaliser à ce point de telles formes d'aides. Lors de rencontres au Fournil à Grenoble j'ai pris conscience combien la vie peut tourner, sombrer dans une cascade d'épreuves qui ajoutées les unes aux autres rendent presque impossible le retour à la vie d'avant. 

    2) Le regret et la colère de ne pas voir mise en oeuvre notre proposition effectuée en 2014 d'annulation des dettes pour des familles en détresse, des dettes qui rendent les rebonds impossibles. Quand on voit les gaspillages effectués et qu'une telle mesure ne soit pas mise en oeuvre, c'est révoltant.

    3) Le souhait que la fiscalité soit révisée pour que l'impôt soit dissocié entre la somme dûe de façon générale à vocation des missions fortes d'un Etat (sécurité, santé, enseignement) mais qu'une part discrétionnaire soit introduite sur justificatifs. Autant je suis déchiré par le paiement de l'impôt autant ce matin j'avais une forme de contentement à dépenser, ce qui est exceptionnel chez moi car j'ai une réelle allergie à la dépense. Mais savoir qu'une dépense peut être aussi utile, c'est un autre réflexe. 

    Ce n'est pas en fermant des services publics qu'on légitime la solidarité par l'impôt. C'est en améliorant la transparence de la dépense qu'on sert l'impôt. L'argent public n'est pas l'argent de personne. Il est l'argent de chacun prélevé sur le produit de son travail. Ce serait sain de pouvoir mieux l'utiliser directement en affectant une partie importante en toute liberté à l'intérieur du montant annuel global de son imposition. Beaucoup d'actions changeraient alors. Et ce serait tellement plus motivant pour les bénéficiaires potentiels.

  • La France aujourd’hui : une gauche épuisée face à une révolte culturelle populiste

    Sydney

    Une personne aurait quitté la France début octobre 2015 et reviendrait hier, elle ne reconnaîtrait pas la France. Où sont passés ses apôtres de l'intégration, ses opposants irréductibles des mesures qui peuvent devenir liberticides, ses contestataires des mesures d'exception, ses propagateurs de l'internationale des droits de l'Homme … ? Ils ont au moins déserté les médias qui les avaient vu (peut-être même fait) naître et prospérer. 

    Où sont passés les maîtres à penser habituels ? 

    La gauche a perdu ses repères habituels. Hier, elle se déchirait déjà sur la "nouvelle économie". Là elle n'a même plus les forces de se déchirer sur la sécurité. 

    Même des journalistes qui semblaient persuadés de leur "magistrature morale" perdent leurs mots, leurs tics de langages … 

    Symboles suprêmes, la gauche française chante la Marseillaise à la moindre occasion et elle met même le drapeau tricolore sur ses épaules. Bientôt Burberry va sortir une formule chic qui permettra aux bobos de respecter la mode tout en se démarquant bien sûr. Là au moins comme d'habitude !

    La gauche finance des guerres lointaines qui chaque jour coûtent au moins 5 millions d'euros aux contribuables (frais d'armements compris). 

    Il n'y a qu'un domaine où la gauche française reste fidèle à elle-même :

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  • Quand la prison des mots s’ouvre …

    Ann Coulter 2

    La vague du 6 décembre 2015 lors des régionales sera encore plus ample que celle du 29 mai 2005 dans la contestation du système politique français. Le 29 mai 2005, le non à la Constitution européenne a gagné largement (54, 68 %) contre toutes les recommandations des partis du système officiel. Le peuple s'élevait contre la "parole officielle". C'est la même ambiance pour le 6 décembre 2015 et en plus fort encore. 

    Il suffit d'écouter les conversations. La prison des mots s'est ouverte. Et avec elle, la prison des pensées. Pendant des années, le "politiquement correct" a installé une chape de plomb sur les mots et à travers les mots sur des idées, des analyses, des craintes … Mais ce politiquement correct vient de faire des morts, des morts innocents qui auraient pu être l'épouse, l'enfant, la mère ou le père de chacun. Et dans ce contexte, l'opinion se libère.

    Elle se libère à sa façon en France qui n'est pas celle d'une évolution progressive mais du coup de sang. A chaque étape de son Histoire, l'opinion française ne résiste pas. Elle se révolte. C'est un état d'esprit très différent. Le coup de sang est imprévisible. C'est un cri : "assez !". C'est très différent des Etats-Unis où des voix dissonantes résistent en permanence dont celles de journalistes d'opinion comme Ann Coulter (photo ci-dessus) par exemple. 

    En France, depuis quelques jours, ce cri est déjà né chez des journalistes. Bon nombre d'entretiens ne sont plus ceux d'hier. Les sujets abordés sont plus larges, plus rebelles. La "parole officielle" ne s'impose plus d'elle-même

    Dans l'opinion, la révolte est moins feutrée. Les mots de la pensée réelle ont repris leur place largement devant ceux des convenances. Et la revanche du temps perdu se fait même au prix d'une sécheresse d'expressions assez étonnante.

    La classe politico-médiatique parisienne n'avait pas vu venir le 29 mai 2005. Elle gagnerait à mieux écouter parce que la vague du 6 décembre 2015 s'annonce bien plus déferlante qu'en 2005.

  • #Securite : New York lance une application pour la mobilisation citoyenne

    Securité New York 24 11 15

    Combien de temps la démonstration de force par la présence de troupes pourra durer ? Pas longtemps. Une présence de troupes qui mériterait d'ailleurs d'être clarifiée par zone territoriale. Ne sont-elles pas toutes ramenées sur Paris ? La semaine dernière, pour la 1ère fois à ce point depuis longtemps, je n'ai vu aucune force de l'ordre (police, gendarmerie ou armée) dans les aéroports de Lyon, Bordeaux ou Toulouse …

    Les français découvrent avec stupeur la sous-administration d'un pays dans l'exercice de ses compétences régaliennes. Le pays aux impôts les plus élevés du monde ne les a pas consacrés à ses compétences essentielles : ordre, justice, armée, santé … Trop de "fromages de la République" ponctionnent au passage. Un vrai scandale. L'Etat ne tient que par la volonté de bien faire de fonctionnaires dévoués qui n'ont pas les moyens de bien faire leur travail.

    Un exemple de décalage :

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  • New York s’entraîne : les GoPro arrivent …

    NYC bis 23 11 15

    Hier, à New York, un exercice de trois heures avec un « tireur actif » dans le quartier de Soho. Des membres de la police, des services d'incendie et de la Sécurité intérieure fédérale entrent en action.

    Lors de cet exercice pratique, 12 usagers du Métro "jouent" les victimes de « blessures graves ».

    Mais surtout, lors de cet exercice, les forces d'interventions ont testé leurs matériels de nouvelles technologies des caméras de style GoPro portées par des premiers répondants permettant la transmission des images en direct à l'état-major et des systèmes de détection des coups de feu par capteurs acoustiques visant à fournir de l'information aux policiers et aux pompiers pour coordonner leurs actions. 

    Les nouvelles technologies vont entièrement modifier les conditions de

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  • 22 novembre 1963 …

    JFK Library 14 05 15

    Il y a 52 ans déjà, John Kennedy était assassiné à Dallas. 52 ans pendant lesquels de terribles et nombreuses zones d'ombres existent encore à l'exemple des récentes révélations sur l'état des personnels officiels du service d'ordre présidentiel. Mais aussi 52 ans plus tard, une mémoire qui porte trois conceptions modernes nées à cette époque.

    1) le leadership moderne est né avec JFK. Les nouvelles contraintes médiatiques. La capacité obligée à communiquer désormais par l'image. 

    JFK 2 22 11 14

    2) il a porté les messages que

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