Denis Bonzy

Auteur : Denis Bonzy

  • 2016 : (8/10) : l’échec du principe du timbre poste

    Hollande Lucette 01 11 15

    Le principe du timbre poste, c'est quoi ? C'est considérer qu'il y aurait une clientèle captive prête à payer toujours plus cher le même service pour compenser ceux qui ne font plus appel à ce service. Là encore les faits sont très expressifs :

    • 1990 : le timbre poste = 35 cents d'euro,
    • 2005 : le timbre poste = 53 cents d'euro,
    •  2016 : le timbre poste = 80 cents d'euro.

    Dans le privé, les intéressés changeraient d'offre considérant que la demande ne suit plus. Non là, la "culture" c'est de considérer qu'il y a toujours une offre et qu'il est possible de la taxer toujours plus cher pour rigoureusement le même service sans la moindre valeur ajoutée dans le temps. 

    Ce principe ne fonctionne plus. Le trou de La Poste se creuse de plus en plus sur ses anciens métiers.

    C'est le même constat qui intervient pour la fiscalité. Les plus fragiles, toujours plus nombreux, ne payent pas d'impôt. Les plus riches quittent la France. La classe moyenne ne va pas continuer à payer des impôts toujours plus élevés pour des services toujours moins nombreux. 

    Les politiques sont hors sol quand ils considèrent que

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  • 2016 (7/10) : la bombe de la majorité silencieuse est amorcée

    Mai 68

    Deux événements récents viennent de confirmer que la bombe de la majorité silencieuse est amorcée. Des faits doivent être regardés avec lucidité. D'une part, les régionales qui ont installé un pays politiquement dévasté. Le PS disparaît de territoires entiers. Le FN largement arrivé en tête au 1er tour est battu par des combinaisons politiques. Comme au … Vénézuela, des régions vont vivre des assemblées bis. Le communisme n'existe plus. Et l'abstention est toujours le 1er parti de France et de loin. Pas un domaine n'échappe à la dévastation la plus inédite. 

    D'autre part, les récentes manifestations en Corse. Il y a des indicateurs de plus en plus nombreux qu'une partie importante du peuple considère que "cela ne peut plus durer". 

    Les français avancent par coups de sang. Il y a un moment où la majorité silencieuse prend l'envie d'en découdre. Ce temps là est actuellement très très proche. La classe politique est totalement discréditée, voire détestée. Les termes à son sujet sont d'une rare violence. L'économie ne redémarre pas. La violence est installée partout. La parole d'Etat ne signifie plus rien. Où étaient les contraintes d'un

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  • 2016 (6/10) : le jour où la boulimie de dépenses publiques doit prendre fin

    Trou

    Dernier exemple en date : ce week-end et le choix du stade pour une compétition de tennis. L'Etat joue la voiture balai pour accorder les rallonges pour faire face au choix de la Guadeloupe. Plutôt que de choisir un stade prêt à accueillir la compétition, a été choisi un stade entièrement à aménager pour la circonstance ; d'où le coût de plusieurs millions d'euros pour les contribuables. Autre exemple, l'arrêté préfectoral pour mettre un terme au barrage de Sivens adopté le … 24 décembre. Le week-end de Noël, l'Etat dépense 7 millions d'euros sur deux sujets totalement accessoires pour lesquels il achète le silence tout simplement.

    En France, dans le secteur public, le "père Noël" est de passage 365 jours sur 365. La dépense de l'Etat progresse toujours. Les dépenses des collectivités locales augmentent dans le même temps. Les dépenses immédiates mais aussi celles différées sur le lendemain par le poids de la dette. Et dans le même temps, l'investissement chute. C'est le fonctionnement courant qui coûte donc de plus en plus cher. Toujours de plus en plus cher alors même que des priorités manifestes ne reçoivent pas les réponses évidentes.

    Mais il y a toujours un jour où le "père Noël" présente sa facture. La Cour des Comptes évoque le chiffre de

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  • 2016 (5/10) : le vrai prix de la terreur

    Corse 27 12 15

    L'un des rendez-vous de 2016 c'est la France qui découvre le vrai prix de la terreur. D'abord le prix financier de la lutte contre le terrorisme. Un exemple pratique : quand un militaire est payé d'ordinaire 10 €, il touche actuellement 25 € dans le cadre des actions de vigilance sur le terrain par impact des diverses primes. C'est une masse salariale multipliée par 2, 5 à effectifs constants ! Enorme. L'effort de guerre à l'extérieur : une bombe selon ses caractéristiques technique coûte de 200 000 € à 400 000 € l'unité. Le coût financier global s'annonce considérable. 

    Ensuite, le coût sur l'unité d'une nation surtout quand elle a le sentiment que des auteurs de la terreur appartiennent à la société qu'ils attaquent. C'est un sentiment insupportable que cette réalité de "l'ennemi de l'intérieur". Il est en train de totalement changer le tissu social. Et nous ne sommes qu'au début des modifications. Dans le temps le véritable défi sur le terrain des libertés s'annonce redoutable. Jusqu'où les "mettre au vestiaire" pour lutter contre la terreur ?

    Enfin, le rôle des médias. Aux Etats-Unis,

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  • 2016 (4/10) : France : déclin ou décadence ?

    VGE JFK

    Remarquable numéro de la Revue des Deux Mondes en octobre 2015. A l'ordre du jour des questions essentielles : les Français et le libéralisme, le prix de la terreur … et surtout un entretien avec VGE dont une question essentielle : la France : déclin ou décadence ? Et la réponse de VGE est la suivante : "le déclin est une étape. La décadence, c'est la destruction. Nous sommes dans la décadence : des structures religieuses, éducatives, familiales, judiciaires se disloquent, s'effondrent. Les gens le sentent".

    Tout est résumé.

    Et à chaque nouvelle année, les visages de la décadence française se creusent. Les trois derniers exemples :

    1) un pays en guerre mais qui n'a plus aucune unité de production d'armement sur son sol : plus aucune arme n'est faite sur le sol français. L'armée achète à l'extérieur. La pire dépendance qui soit.

    2) une presse qui dépend de

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  • 2016 (3/10) : + les politiques se prennent au sérieux, + l’opinion s’en … moque

    Obama interprete

    L'opinion publique française semble faire sienne l'appréciation suivante "c'est un délice de gourmet que d'être pris pour un con par un plus con que soi". Moins l'auto-dérision a sa place dans la politique française où les postures de sérieux sont inversement proportionnelles au sérieux des … résultats, plus l'opinion prend du champ face à de telles postures déconnectées des réalités.

    La politique française c'est désormais un mélange d'agressivité permanente et d'arrogance comme si la force des mots pouvait remplacer la faiblesse des faits.

    Pour rire dans le cadre d'une belle opération d'humour, il faut remonter au

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  • 2016 (2/10) : quand la violence devient partout la voisine obligée

    2015 est l'année de la violence généralisée. La violence extrême avec le terrorisme. Mais aussi la violence insidieuse qui frappe partout. Cette progression de la violence se caractérise pour moi par trois images.

    Image 01 : les filles d'un candidat à la présidentielle US 2016 sont caricaturées en … petits singes. Du jamais vu surtout dans une démocratie qui instrumentalise depuis si longtemps les vies familiales dont les enfants. Quand un média fédéral référent passe à ce niveau, c'est une étape importante.

    Ted Cruz 24 12 15

    Image 02 : la popularité de Trump et ses érections permanentes de vulgarité. Il creuse l'écart après chaque formule vulgaire qui, hier, aurait discrédité leur auteur et qui aujourd'hui le

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  • 2016 (1/10) : l’année où la dette publique explose tous les comptes

    Hemicycle-vide

    Comme nous le pratiquons chaque année, les derniers jours de l'année sont l'occasion d'identifier les 10 défis prioritaires de l'année à venir. En France, le 1er défi c'est la bombe de la dette. En France, le dernier budget excédentaire date de 1974. Le budget de l'Etat a alors présenté un solde positif de + 8, 5 Mds de francs. Par comparaison, en 2014, le déficit officiellement constaté a été de 85 Mds d'€ soit 557, 5 Mds de francs. Chacun perçoit l'immensité de l'écart.

    De 1974 à 2014 que des budgets en déficits. 

    Si bien qu'aujourd'hui la charge de la dette de l'Etat c'est 2 200 milliards d'euros.

    Et dans ce contexte financier déjà très particulier, l'Etat mène un effort de guerre sans s'astreindre à des économies radicales par ailleurs. Irréel.

    Même situation irréelle des

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  • La crise du droit de suite : à quand un baromètre du faux dans le temps ?

    Wrongometer

    Qu'est l'information sans la vérification dans la durée ? Une image qui s'efface tout de suite et souvent fausse dans la réalité durable des faits. 3 exemples récents :

    1) Xavier Bertrand fait le show sur le plateau de France 2 en expliquant se consacrer qu'à son nouveau mandat de Président de Conseil Régional : une semaine plus tard, il précise son annonce et indique … tout ce qu'il cumule toujours. Voir le lien suivant : XB.

    2) Plus une seule image de migrants ou de réfugiés. Ces déplacements ont-ils pris fin ? Non. Les records sont battus. Voir le lien suivant : déplacements.

    3) La COP21 : quelles conséquences concrètes ? Aucune. Et dans le détail de l'accord, avec le temps de l'examen, les avis critiques sont désormais + nombreux que les avis positifs. Voir le lien suivant : COP21.

    Dans de nombreux pays actuellement la rubrique à la mode, c'est le baromètre du faux. Si les médias français n'y prennent garde, ce climat va les emporter parce que l'opinion a de plus en plus le sentiment désagréable d'être dangereusement manipulée.

     

     

     

  • Indignés mais pas résignés !

    Ciudadanos bis 21 12 15

    En mai, les Britanniques ont vécu une campagne enthousiaste. Sans le moindre sujet interdit. En octobre, le Canada a fait de même. Puis hier, c'est l'Espagne. Quelles différences avec la France ? 

    1) Des campagnes sans tabou. Cameron évoque la sortie de l'Europe. Trudeau propose une logique de relance keynésienne éloignée de l'austérité des Conservateurs. Ciudadanos et Podemos ont cassé des codes. Tout cela est impossible en France où un politiquement correct restreint la marge des projets comme si une ligne unique était seule possible,

    2) Des campagnes qui ouvrent les dossiers de

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