Denis Bonzy

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  • 30/09/08 : Michel Barnier à Grenoble

    Samedi 4 octobre, Michel Barnier vient participer à un pique-nique.

    Il vient de présenter un plan ambitieux visant à la réduction de 50 % des pesticides dans les prochaines années. Il met également en oeuvre un projet de qualité pour les animaux (voir vidéo ci-dessous).

    Michel Barnier est un homme de synthèse.

    De synthèse, car tout son parcours incarne le terrain de la province avec une place particulière pour la région Rhône-Alpes mais aussi Paris et l’Europe.

    En 1951, il naît dans une clinique Grenobloise. Puis, il devient le plus jeune Président du Département de la Savoie. A ce titre, il organise des Jeux Olympiques d’hiver. Plus tard, son parcours professionnel le conduit à travailler aux côtés d’Alain Mérieux, charismatique patron d’un groupe international de santé ayant gardé ses racines à Marcy l’Etoile dans la périphérie de Lyon.

    On lui prête désormais des visées de leadership sur la tête de liste des Européennes pour le Grand Sud et / ou pour conduire les Régionales de 2010 dans la Région Rhône-Alpes. Cette dernière hypothèse ne serait qu’une étape vers la reconquête de la Mairie de Lyon au sujet de laquelle de nombreux sondages avaient déjà testé son image dès les élections de 2008.

  • 29/09/08 : Grenoble se lance dans la course pour les JO 2018

    La Capitale des Alpes consacrera de 25 à 30 millions d’euros pour monter son dossier et promouvoir sa candidature.

    C’est un enjeu considérable pour l’ensemble du Sud Isère. Une telle perspective permet, en cas de succès, d’accélérer des aides pour de grands équipements et c’est une nécessité dans de nombreux domaines dont les transports et les voies de communication.

    Bonne chance donc.

  • 28/09/08 : la crise financière et les effets locaux concrets

    Le débat sur la crise financière en France se déroule dans un contexte assez irréel tant des idées reçues servent de postulat alors même que ces idées sont très éloignées de la réalité des faits.

    Ainsi, il est actuellement question de la naissance d’une crise financière.

    Cette crise est née dès février 2007. Ceux qui s’alarment actuellement ont déjà … plus de 15 mois de retard.

    C’est en février 2007 que les défauts de paiements sur les crédits hypothécaires se sont multipliés et ont provoqué les premières déstabilisations d’établissements bancaires.

    En juin 2007, la banque Bear Stearns a annoncé la faillite de deux fonds spéculatifs.

    En juillet 2007, la banque Allemande IKB a été mise en difficulté.

    En septembre 2007, la Northern Bank en Grande-Bretagne a été confrontée à des retraits de panique.

    Par conséquent, ce n’est pas la naissance de la crise mais une nouvelle étape d’aggravation de la crise.

    Seconde interrogation actuelle, des établissements vont-ils passer à travers la crise ? La réponse souvent donnée est oui. Il est à craindre que là aussi la réalité soit différente.

    La communauté financière a un comportement moutonnier structurant. Il vaut mieux "avoir tort avec tout le monde que prendre le risque d’avoir raison contre tout le monde".

    Ce raisonnement peut surprendre, c’est pourtant la seule explication pratique permettant de mieux comprendre certains aberrations de bulles qui emportent périodiquement toute la communauté financière.

    Ce raisonnement est la protection des opérateurs qui peuvent ainsi se retrancher derrière la " faute commise par tous " pour échapper à des reproches spécifiques.

    Dans l’actuelle crise liée à des méthodes spéculatives, il est certain que l’Europe n’y échappera pas mais qu’elle sera moins exposée que les Etats-Unis.

    Cette moindre exposition n’est pas le fruit d’un choix en l’espèce mais des caractéristiques différentes de ces marchés.

    La taille des fonds levés par l’économie spéculative en Europe n’est pas comparable à celle des Etats-Unis. Les rachats de positions représentent un pourcentage très faible de l’investissement en capital en Europe alors même que ce risque est très important aux Etats-Unis.

    Troisième fausse idée reçue, cette crise serait à l’économie ce que fut par exemple l’éclatement de la " bulle Internet " au début des années 2000.

    Là encore, cette appréciation ne résiste pas à l’examen des faits.

    Ce qui est en jeu actuellement, c’est la confiance même dans les relations interbancaires. Certes, la banque peut être considérée comme un segment de l’activité économique mais ce n’est pas un segment comme les autres.

    La visibilité sur le risque global réel est faible. Cette absence de visibilité va considérablement peser sur le mécanisme global du crédit.

    Or, dès que ce mécanisme du crédit est fragilisé, c’est l’ensemble de la croissance qui est handicapée.

    Par conséquent, la réalité matérielle actuelle des faits consiste à reconnaître que :
    nous sommes à une nouvelle étape d’une crise déjà ancienne,
    – une étape importante mais non définitive,
    – dans un schéma d’ensemble probablement imprévisible.

    Pour les collectivités locales, cette crise va faire diminuer les ressources. Le produit de la taxe professionnelle devrait chuter de façon rapide et forte. Des recettes liées aux ménages devraient aussi baisser car certaines d’entre elles sont liées par exemple au champ de l’imposition sur le revenu.

    Par conséquent, sans revoir rapidement les conditions de fonctionnement, les collectivités locales seront contraintes d’augmenter la pression fiscale une fois de plus ; ce qui sera difficilement accepté en temps de crise.

    C’est une nouvelle donne qui est annoncée.

    Denis Bonzy

    Conférencier à l’Institut Supérieur Européen de Gestion (chargé des systèmes d’informations financières et de l’introduction en bourse)

  • 27/09/08 : Vif : course à l’agressivité

    La polémique règne sur le contenu du règlement intérieur du Conseil Municipal de Vif. Le 7 août 2008, le Tribunal Administratif a sanctionné les dispositions adoptées par la majorité municipale. Ces dispositions comprenaient, il est vrai, des restrictions très importantes en matière de liberté d’expression de l’opposition municipale.

    La lecture de la page 16 du magazine municipal ci-dessus est instructive.

    Cette tension permanente altère le bon déroulement des dossiers. Elle explique probablement pour partie le blocage actuel de la quasi-totalité des dossiers locaux.

    Par respect pour la démocratie locale composée d’une grande diversité naturelle d’opinions, nous souhaitons que le climat s’apaise, que le débat retrouve sa place et que des actions concrètes soient enfin engagées.

  • 26/09/08 : Ici et là-bas …

    Ce soir se déroule en principe le 1er débat contradictoire pour la présidentielle Américaine 2008. C’est l’occasion pour faire certaines comparaisons.

    Depuis 1984, j’observe avec attention la vie politique Américaine. A cette date, grâce à une proposition de l’Ambassade des USA en France, j’ai participé à l’équipe de campagne de John Kerry à Boston. Ayant tissé des liens amicaux avec son directeur de campagne, j’ai suivi avec attention les campagnes ultérieures. En 2006, un magazine national (la Revue Stratégie Médias) organisant des conférences sur la communication m’avait demandé d’intervenir pour présenter les différences entre les campagnes là-bas et les nôtres.

    Les différences sont nombreuses et considérables. Mais il y en a trois qui me paraissent essentielles.

    Tout d’abord, la sélection par des primaires. Gardons l’exemple de Boston. Dernièrement un Sénateur sortant comme John Kerry, ancien candidat à la Présidence en 2004, a dû tenir un débat contre Ed O’Reilly qui était en compétition avec lui au sein même du Parti Démocrate pour la sénatoriale de novembre 2008. Il n’était pas concevable d’organiser le choix sans débat. Le sortant accepte et n’est pas dans l’état d’esprit de se "prêter" à une procédure au-dessus de laquelle il serait. Mais surtout, la primaire repose sur une participation telle que le scrutin signifie un vrai choix. En France, on a retenu le principe des primaires mais le choix est biaisé par l’absence de vraie compétition car le "collège électoral" est composé du cousin, du copain, du voisin, du frère, de la soeur, de la mère … Il suffit de voir les actuelles tractations dans notre canton des rabatteurs pour un candidat à la Présidence Départementale de l’UMP 38 pour voir qu"une primaire dans ces conditions est clownesque.

    Ensuite, seconde différence, une fois la compétition menée à son terme, la solidarité prévaut. Là encore, la différence avec la France est considérable. Ici, quand le résultat ne convient pas, le perdant remet en cause les règles, les conditions … et chacun trouve cette attitude quasi "naturelle".

    Enfin, par divers mécanismes dont la règle de non-cumul comme celle de la limitation du nombre de mandats dans la durée, la professionnalisation du "corps politique" est inconcevable à l’exception des mandats de Sénateur ou de membre de la Chambre des Représentants qui sont des pleins temps. Cette non-professionnalisation assure une liaison avec la vie de tous les jours qui est une indiscutable richesse. Mais surtout, elle garantit l’indépendance donc la liberté des votes.

    Traditionnelle donneuse de leçons, la France a une vie publique qui est malade de méthodes inspirées d’autres pays mais qui adaptées au tempérament et aux caractéristiques du territoire Français sont dévoyées et produisent de mauvaises conséquences. Mais surtout, c’est un pays qui ne traite rien en profondeur. Le statut de l’élu, la fusion des Communes, la disparition des Départements … depuis le rapport Guichard de 1976 ou le "Mal Français" d’Alain Peyrefitte à la même date : rien n’a changé : ni le diagnostic et donc encore moins l’impuissance à apporter des solutions.

    Personne ne veut se déclarer conservateur mais tout le monde l’est dans des conditions caricaturales.

    Denis Bonzy

  • 25/09/08 : une information « classique » en crise …

    La crise financière semble échapper à l’information française. Les médias "classiques" ont, il est vrai, une conception assez "originale" de la couverture de l’information. Prenons des exemples récents.

    Lors de la Présidentielle 2007, il était question du "couple Hollande-Royal". Quelques jours après la présidentielle, chacun apprenait alors que le "couple" n’existait plus depuis … longtemps déjà.

    Toujours à cette époque, il était question des "retrouvailles" entre Nicolas et Cécilia Sarkozy. Sauf que, là aussi, on devait apprendre qu’il n’y avait jamais eu de "retrouvailles". Bien davantage, dans un livre à paraître cette semaine chez Fayard, est publié le nom de la journaliste du Figaro qui vivait avec Nicolas Sarkozy de l’automne 2005 à la fin du printemps 2006 avec quelques révélations anecdotiques peu reluisantes.

    Le week-end dernier, en France, à voir ou à lire les journaux Français, on imaginait le Président préparant laborieusement son discours du lundi à l’ONU. Faux, il était parti dès la petite visite pour la journée du patrimoine et le week-end a été passé à New York à faire du jogging dans Central Park, du shopping … (voir vidéo ci-dessous).

    C’est certain qu’il est très difficile d’informer. Ce métier demande pour les professionnels beaucoup de compétences et d’éthique. Mais là, tant de frontières ont été franchies.

    Avec le dossier de la crise financière où la parole officielle voudrait que les banques Françaises soient "épargnées", on se rapproche aussi d’une situation où les faits verront jour dans des circonstances bien surprenantes.

    C’est une "démocratie" qui pose bien des questions quand son système d’informations paraît ainsi sous "cloche".

  • 24/09/08 : des précisions indispensables

    Nos trois derniers articles ont suscité un flux inhabituel de réactions. C’est pourquoi, notre équipe de rédaction a décidé de donner ce jour des précisions indispensables.

    1) La situation financière de Varces : évoquer la réunion publique de l’Oriel, ce n’est pas cautionner son contenu. C’est rendre compte d’un fait. Nous avons dans notre équipe un ancien Secrétaire Général de Mairie. Nous lui avons remis les documents disponibles. Nous publierons prochainement ses appréciations comme celles qui seront relatives aux audits sur Vif et sur Pont de Claix.

    2) Primaires au sein de l’UMP 38 : là aussi, notre blog entend défendre des valeurs à l’exemple de celle de la clarté de la régularité de certaines cartes. Lors des dernières élections locales, nous avons bien enregistré l’importance accordée au principe de "vivre ou travailler" où l’on se présente. Des sociétés, des structures libérales … n’ont pas vocation à accueillir une attache exclusivement "administrative". Des exemples nous ont été adressés. S’ils devaient se révéler fondés, nous les dénoncerions publiquement avec vigueur.

    3) La centrale de St Paul de Varces : ceux qui ont des commentaires particuliers peuvent les adresser directement à la Chambre Régionale des Comptes, 241 rue Garibaldi, BP 3108, 69 398 Lyon Cédex 03.

    4) Modération des commentaires : il ne sert à rien de nous adresser des commentaires injurieux sur des tiers. Ils ne seront pas publiés. Nous rappelons techniquement que s’il est possible de recourir à des noms d’emprunts, ce qui est manifestement le cas, l’adresse IP assure une identification incontournable de l’auteur. Publier un commentaire diffamatoire ou injurieux exposerait l’auteur et notre blog à d’éventuelles poursuites. Par conséquent, les commentaires font l’objet d’une "modération" et dès qu’il y a une injure ils ne sont pas publiés. Ne perdez pas votre temps à nous adresser des commentaires qui ne peuvent être publiés parce qu’ils comprennent des injures ou des accusations sans preuve.

  • 23/09/08 : beau succès pour le Forum Libération

    Grenoble aime les débats. Plus de 20 000 personnes ont participé au Forum de Libération qui s’inscrit dans les temps forts de démocratie.

    La vidéo ci-dessus reprend quelques "temps originaux". La déclaration de François Hollande sur Olivier Besancenot devrait beaucoup circuler sur Internet. Elle est très instructive sur les "relations" avec la "gauche de la gauche".

  • 22/09/08 : St Paul de Varces : le rapport public officiel qui accuse …

    L’agglomération grenobloise aime les débats à condition qu’ils concernent des géographies très lointaines et des sujets sans la moindre application concrète locale. Le Forum de Libération en a été un exemple caricatural.

    Mais, à l’intérieur de l’agglomération, la concentration de l’information comme la concentration politique des pouvoirs sont une réelle chape de plomb.

    Un exemple concret : il est possible de ne pas respecter un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique pour créer une microcentrale par ailleurs entièrement détruite avant même son fonctionnement.

    Pour bien prendre conscience de l’irrespect des réserves officielles sur le projet, nous vous convions à prendre connaissance des pages 37 et 38 du rapport du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique ci-dessus. C’est une lecture très instructive émanant d’un organisme d’Etat à la neutralité reconnue et aux compétences incontestées.

  • 20/09/08 : Varces : une Commune « ruinée » ?

    M. JJ Bellet, nouveau Maire UMP de Varces Allières et Risset a publié les conclusions d’un audit financier sur les comptes de la Commune de Varces. L’état financier de la Commune serait "catastrophique" au point notamment de ne pas permettre à la nouvelle équipe municipale de mettre en oeuvre des engagements pris dernièrement devant les électeurs.

    Nous reviendrons prochainement sur les chiffres publiés en les comparant aux deux autres audits qui doivent être publiés sur Vif et sur Pont de Claix.

    C’est une nouvelle donnée importante. M. JJ Bellet a été élu en mars 2008. Très proche de Jean Mourey, Maire de Vif, ils mènent tous deux actuellement une campagne politique très active en faveur de leur Président de groupe à la Métro, M. Michel Savin, qui est prétendant à la Présidence Départementale de l’UMP.

    MM JJ Bellet et J. Mourey, avec l’aide fidèle d’autres élus locaux dont MM Guy Genet et Roger Pétrou, se révèlent des élus très politiques après une campagne pourtant placée sous un "apolitisme" très "officiel".