Denis Bonzy

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  • 19/12/08 : rétro 08 : le Modem passe à gauche

    L'un des faits politiques majeurs de 2008, c'est l'intégration du Modem dans l'équipe municipale de Grenoble. Cette évolution est d'abord le produit d'une double contrainte. Du côté de Michel Destot, l'émancipation progressive prise par rapport aux Verts imposait de trouver un autre pole de partenariat. Le Modem était la condition politique pour rompre avec les Verts. Sans le Modem, cette rupture devenait très risquée. Du côté du Modem, le partenariat avec Michel Destot était la condition pour échapper à une marginalité redoutée. Philippe de Longevialle s'était coupé de la droite lors des législatives 2007. Son combat municipal d'origine sur Meylan devenait très difficile. Ces deux contraintes ont donc rapidement trouvé un terrain d'entente indiscutable.

    Cette entente change considérablement la donne politique dans l'agglomération grenobloise. Elle place le plafond des réserves électorales de droite à un étiage très faible. Si cette donne n'évolue pas rapidement, la compétitivité électorale de la droite est très altérée. Seul un électrochoc changeant le climat local pourrait rendre à la droite locale une vocation d'alternance qu'elle a perdu progressivement par des érosions internes à l'exemple du passage à gauche du Modem alors même qu'initialement rien ne "prédestinait" des personnalités comme Philippe de Longevialle, Stéphane Gemmani ou Morad Bachir à siéger dans la majorité municipale de Michel Destot.

  • 18/12/08 : François Brottes crée « son » territoire de 100 000 habitants

    A moins de 15 jours de la fin d'année, notre équipe de rédaction présente les faits majeurs à ses yeux intervenus courant 2008. Cette distinction est effectuée avec la volonté d'identifier des actes forts en dépassant des clivages politiques ou des appréciations partisanes.

    L'un des faits majeurs de 2008 est indiscutablement la création de la Communauté de Communes pour le Grésivaudan. Elle existera à compter du 1er janvier 2009 réunissant 49 Communes du Grésivaudan soit près de 100 000 habitants.

    C'est l'occasion de revenir sur le profil de François Brottes. Ses collègues de l'Assemblée Nationale l'ont désigné en 2007 comme le député le plus travailleur. Il a conquis une circonscription de droite jadis détenue par un député très actif et talentueux, Philippe Langenieux-Villard. Puis François Brottes, dans une conjoncture politique pourtant très défavorable, a infligé deux lourdes défaites à son challenger malheureux que fut Michel Savin, le Maire de Domène qui a dernièrement effectué sa tournée départementale en passant méthodiquement sous silence ses défaites législatives à répétition dans une circonscription pourtant politiquement favorable…

    François Brottes vient de faire naître un nouveau territoire. C'est l'une des géographies les plus prometteuses tant ses moyens économiques sont puissants. Elle équilibre à l'est de l'agglomération Grenobloise d'autres entités dont le Voironnais et la Métro. Mais ce nouveau territoire est celui qui porte l'avenir car il a beaucoup de foncier disponible.

    Alors que chacun parie parfois sur les ministrables de gauche, le nom de François Brottes court désormais parfois dans des allées officielles comme un possible Ministre d'ouverture chargé des services publics en milieu rural, son domaine de prédilection.

    Avec cette création du territoire du Grésivaudan, François Brottes a probablement conduit l'un des actes majeurs de 2008.

  • 17/12/08 : la fin des aides à fonds perdus

    Trois évènements économiques très importants sont intervenus hier aux Etats-Unis :

    1) La Fed a abaissé son taux directeur au plus faible échelon de son histoire : entre 0 et 0, 25 %,

    2) Barack Obama a effectué son point presse en reconnaissant l'ampleur de la crise économique mais surtout en utilisant la formule suivante "nous sommes à court de munitions traditionnelles face à la récession",

    3) GW Bush n'a pas cédé aux pressions des constructeurs automobiles et exige désormais des garanties indiquant que c'est la fin des "aides à fonds perdus".

    Il faut préciser que, lors des travaux au Sénat, les constructeurs automobiles ont indiqué qu'ils avaient besoin de trois vagues d'aides : 15 milliards de dollars pour les échéances de fin décembre 2008, 18 milliards de dollars pour traverser la "période" de fin décembre à fin mars 2009 et, à cette date, ils présenteraient une nouvelle ardoise pour leur restructuration durable…

    C'est dans ce climat que Bush a eu hier l'aveu suivant : "on ne veut plus dépenser une grande partie de l'argent du contribuable pour voir la même histoire se reproduire continuellement".

    Il serait temps que la France, à son tour, reprenne ce constat de bon sens pour qu'une instance sérieuse examine attentivement les conditions des aides au secteur bancaire dont il est manifeste pour l'instant que le retour dans les circuits économiques se fait toujours attendre par les chefs d'entreprises.

    C'est non seulement un sujet majeur de bonne gestion des fonds publics mais c'est aussi un enjeu pour l'image de marque du Chef d'Etat quand la réforme audiovisuelle ou le projet de travail le dimanche ont un arrière-goût particulièrement désagréable de soupçons d'aides à terme au profit de grands groupes privés qui n'ont déjà que trop bénéficié des soutiens directs ou indirects de responsables politiques au plus haut niveau.

  • 16/12/08 : les habits neufs du passé

    Le fait majeur de l'actualité, c'est l'annonce quasi-quotidienne de pertes bancaires colossales dans des placements toxiques opérés par des établissements Français.

    Cette situation appelle trois questions :

    1) Les banques Françaises s'avèreront-elles moins exposées que leurs concurrentes étrangères ? Pour répondre, il faut attendre que la "purge globale" soit opérée. Pour l'instant, dans le rapport CA géré / placements toxiques, les banques Françaises sont très exposées.

    2) Le système Français est-il plus sain que le système Américain ? Là encore, c'est prématuré pour répondre. La séparation Américaine banques de proximité et banques d'affaires permet au moins de sectoriser le risque. Le dispositif Français de "groupe intégré" peut laisser craindre que le réseau de proximité ne joue le rôle de l'édredon face aux pertes des satellites chargés des affaires. Si tel devait être le cas, c'est une déstabilisation profonde du crédit aux particuliers et aux entreprises qui en résultera affaiblissant d'autant et alors durablement l'économie Française.

    3) Assistons-nous à une crise nouvelle du système financier ? La réponse est non. Les actuels facteurs de risques systémiques avaient été identifiés dès l'affaire Enron qui avait mis à jour des enjeux de surveillance il y a plusieurs années déjà. Les études ont été nombreuses pour définir une "nouvelle gouvernance" des entreprises séparant les tâches et renforçant tout particulièrement celle de la vérification indépendante. Mais rien n'a suivi après les études car dès qu'un vérificateur est le client de son donneur d'ordre les limites de son "indépendance" apparaissent vite.

    Sous ce dernier volet, l'actuelle crise n'est que les habits neuf du passé. D'un passé qui n'a entraîné aucune réforme majeure et dont les responsabilités ont été particulièrement sectorisées. Dans ces conditions, l'actuelle crise n'est qu'une nouvelle secousse d'ampleur de facteurs déjà bien identifiés mais que le système reproduit aussitôt la secousse passée.

    Denis Bonzy

    Intervenant à l'Institut Supérieur Européen de Gestion (chargé des questions d'introduction en bourse)

  • 15/12/08 : non à l’augmentation des impôts locaux

    La hausse des impôts locaux ne doit être que l'ultime mesure lorsque toutes les économies mises en oeuvre il s'avère que les investissements publics majeurs imposent une hausse ponctuelle des impôts locaux.

    Face à ce principe, à quoi assistons-nous ? Non pas à la recherche de mesures d'économies mais à une sorte de jeu du mistigri consistant à passer la carte de la responsabilité des hausses. Là, ce serait la faute à l'Etat. Ailleurs, c'est la faute aux prédécesseurs. Presque partout, la faute incomberait à la crise qui fait déjà chuter des recettes dont les droits de mutation.

    Dans ce concert d'excuses, les économies sont difficiles à trouver. Sont-elles recherchées réellement ?

    Des postes de collaborateurs politiques sont créés alors qu'ils auraient pu être différés sans la moindre conséquence sur le service public. Un poste de collaborateur de ce type, c'est une dépense de près de 30 000 euros à l'année.

    Les budgets de communication ne sont pas revus à la baisse. Les journaux municipaux en couleur et au papier à fort grammage se multiplient sans compter les dépenses purement ponctuelles (dépliants, affiches, banderoles…).

    La liste d'économies possibles sans impact sur la qualité du service public est longue.

    Loin d'aller vers une réduction des coûts dont celui du fonctionnement courant, des collectivités publiques font comme si la hausse des impôts était toujours possible. C'est un choix dangereux. En augmentant les impôts, les collectivités publiques participent à la réduction du pouvoir d'achat. Or, c'est justement du pouvoir d'achat qu'il faut réinjecter dans l'économie.

    C'est une situation d'autant plus grave qu'au moins les deux prochains exercices seront atteints par des chutes de recettes liées à la crise. Les collectivités qui ne se sont pas engagées dans des économies s'apprêtent à vivre 3 budgets de hausses des impôts en changeant les excuses année après année.

    Il n'est pas possible de fonctionner ainsi. Nous condamnons de telles pratiques qui dénotent une réelle coupure avec "la vraie vie".

    Remarque pratique :

    Hier, nous avons mis en ligne le n° 1 de la lettre du changement. Pour en prendre connaissance, il suffit de cliquer sur la lettre et d'actionner ensuite le zoom. Une version papier sera adressée bien entendu notamment à ceux qui ont participé à notre campagne mais bien au-delà.

  • 14/12/08 : la lettre du changement n°1

    Nous avons le plaisir de mettre en ligne le 1er numéro de la lettre du changement. Cette lettre périodique a vocation à être le trait d’union de celles et de ceux qui partagent nos valeurs et nos travaux. Une version papier sera prochainement adressée à tous ceux qui nous ont fait le plaisir de nous aider lors des dernières élections locales.

  • 13/12/08 : parution prochaine de « la lettre du changement »

    Notre équipe a le plaisir de vous annoncer le lancement d’une nouvelle revue intitulée « la lettre du changement« .


    En mars 2008, sur la base de nos propositions très novatrices, les habitants du Canton de Vif ont montré leur attachement en faveur du changement en me plaçant largement en première position comme force d’alternance face à la Conseillère Générale sortante.


    Ce score a été obtenu contre toutes les forces d’immobilisme et de conservatisme, à droite comme à gauche. Les alliances ponctuelles d’alors ont bien démontré, si besoin était, que ce souffle du changement contrariait tellement d’usages que des « retrouvailles parfois même inattendues » pouvaient intervenir pour tenter de stopper ce changement.


    Depuis 8 mois, l’immobilisme qui frappe notre Canton, en raison des blocages multiples que nous avions annoncés, renforce notre devoir de changement à partir de propositions concrètes, positives, novatrices, imaginatives.


    Ces propositions comme la présentation régulière de nos analyses seront résumées dans cette lettre périodique.


    Pour nous, le changement n’est pas un slogan électoral. C’est un état d’esprit permanent parce que toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans le confort douillet du professionnalisme politique savent que le changement s’impose chaque jour dans nos activités professionnelles.


    C’est ce changement là qui permet de survivre.


    C’est ce changement là qui fait tant défaut à notre vie locale marquée par un immobilisme sans précédent.


    Denis Bonzy

  • 12/12/08 : élections UMP 38 : où est l’Etat de droit ?

    Avec la multiplication des communiqués au sujet des dernières élections de l'UMP 38, on assiste à une "évolution" assez étonnante de la valeur de l'Etat de droit. Parce que des irrégularités frapperaient chacun des deux camps, elles pourraient être de nature à s'annuler par "compensation" en quelque sorte.

    C'est une logique inquiétante. Appliquée à d'autres domaines, elle consisterait à dire que quelqu'un qui fraude chez un commerçant qui fraude deviendrait impuni, un joueur de football qui marque un but à la main contre une équipe qui tacle trop haut doit voir son but validé, un automobiliste qui agresse celui qui l'a insulté est excusé par la faute de sa victime … La liste pourrait être longue d'exemples montrant au quotidien que cette "logique" est indéfendable.

    En réalité, cette situation dure excessivement parce qu'elle est un exemple de la détérioration de notre Etat de droit. Dès qu'il y a une irrégularité en matière de vote, elle doit être sanctionnée :

    * par l'annulation du scrutin si cette irrégularité a pu impacter le résultat. Là aussi, il faut prendre un exemple concret. En droit commun, si des votes par procuration n'ont pas donné lieu à des signatures à l'encre rouge et si cette irrégularité purement formelle excède l'écart entre les candidats, l'élection est annulée. C'est ce que nous avions vécu dans ce canton comme dans celui de Pont en Royans en 1994 et pourtant personne ne pouvait identifier le "bénéficiaire" de cette irrégularité car le vote est secret.

    * par la mise à l'écart de celles et de ceux dont il est avéré qu'ils ont "perdu leur âme dans la recherche de la seule victoire". A titre personnel, j'ai assisté le 15 novembre 2008 à des scènes hystériques inqualifiables et sans précédent enlevant à leurs auteurs toute légitimité ultérieure a fortiori en constatant la volonté de "banaliser" ultérieurement des actes qui ne peuvent l'être.

    Les prochaines semaines seront donc très instructives pour apprécier la réalité de la notion même d'Etat de droit appliquée à des actes d'un parti politique. Il appartiendra ensuite à chacun d'en tirer individuellement les conséquences nécessaires.

    Denis Bonzy

  • 11/12/08 : « tiens bon bruno … » c’est … nicolas

    Enorme buzz sur Internet aujourd’hui autour des dernières déclarations de Bruno Julliard qui aurait été appelé par Nicolas Sarkozy pendant les grèves du CPE pour qu’il « tienne bon ».

  • 11/12/08 : le classement qui en dit long sur l’opinion

    Google est le point de passage de près de 70 % des recherches conduites via Internet. C'est dire que son classement annuel des recherches les plus populaires repose sur un échantillon représentatif.

    En 2008, les requêtes les plus nombreuses en France ont concerné les mots suivants : 1) Youtube, 2) jeux, 3) yahoo, 4) pages jaunes, 5) orange, 6) facebook, 7) vidéo, 8) tv, 9) meteo, 10) ebay.

    Les mots qui ont connu la plus forte progression sont notamment : Deezer (site gratuit de musique), facebook … mais aussi "viedemerde" qui s'avère un site en pleine explosion de fréquentation où chacun confesse ses "petits malheurs quotidiens".

    Pendant la période du pétrole cher (été 2008), la recherche "panneau solaire" a connu des pics de recherches avant de s'effondrer à la rentrée …

    Ces informations sont toujours très instructives sur l'état de l'opinion. Ainsi aux Etats-Unis, la recherche qui a connu la poussée la plus forte fut Barack Obama suivie quelques places plus loin par … Sarah Palin.