Denis Bonzy

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  • 16/03/09 : JO 2018 : Nice et Pelvoux haussent le ton contre Grenoble

    Il reste deux jours pour convaincre les 45 votants du CNOSF qui décideront mercredi matin de la candidature Française pour les JO 2018.

    Nice et Pelvoux contestent le rapport technique. Ces villes ont déposé des requêtes pour compléter leurs dossiers. Ces requêtes devraient être examinées aujourd'hui par le CNOSF qui doit déterminer si elles seront jointes aux rapports présentés mercredi pour votes. Les deux villes font état d'erreurs manifestes sur des distances ou des localisations.

    Le ton monte à 48 heures du vote. Grenoble, ville perçue désormais comme la mieux placée, fait l'objet de vives critiques tout particulièrement par Pelvoux qui évoque même des erreurs favorisant … Grenoble. La décision du CNOSF promet d'être très commentée.

  • 14/03/09 : François Fillon dans la Drôme

    Après Nicolas Sarkozy, c'était hier au tour de François Fillon d'être dans le Département voisin de la Drôme pour visiter l'entreprise Lafuma dirigée par Philippe Joffard.

    A cette occasion, le Premier Ministre a réaffirmé les efforts de l'Etat pour soutenir les entreprises notamment face aux difficultés croissantes de crédit. Le plus important a probablement été le rappel de ses mises en garde sur le niveau global d'endettement de l'Etat.

    Le nombre de fois où ce volet a été rappelé hier comme la fermeté qu'un "sommet d'endettement" a été atteint laissent entendre que les éventuelles nouvelles étapes d'une relance ne pourraient reposer sur un accroissement de l'endettement public.

  • 13/03/09 : le PS se dote d’un nouveau leader pour le Sud Est

    Vincent Peillon a réussi son arrivée dans le Sud Est en rassemblant sur son nom 75 % de votes favorables hier au sein des militants PS du Sud Est (Rhône-Alpes et PACA). Sur le plan national 40 % des militants socialistes ont voté. La Région Centre a été la seule à voter contre la proposition de la direction nationale.

    L'Isère comptait un député européen qui s'est retiré de la liste PS car placé en position manifestement … non-éligible.

    La liste PS ne devrait donc pas comprendre de candidat Isèrois en position éligible. Il en est de même pour la liste UMP. C'est une situation étonnante de voir un département aussi international que l'Isère être aussi marginalisé, peu considéré.

    La situation dans la préparation des Régionales s'annonce assez identique. Le PS lyonnais gère la Région Rhône-Alpes. Pour l'UMP, le leadership est désormais en discussion entre la Haute-Savoie, l'Ain et la Loire.

    Une marginalisation objective de l'Isère se produit en ce moment alors même que pendant de nombreuses années, Hubert Dubedout, Aimé Paquet, Louis Mermaz, Christian Nucci, Alain Carignon avaient, selon des modalités diverses, assuré une forte représentation nationale de ce Département.

  • 12/03/09 : le Conseil d’Etat déjuge le Tribunal Administratif de Grenoble

    Grenoble a une longue tradition de forte qualité de ses instances judiciaires. L'Université de Droit de Grenoble a longtemps été le creuset de "maîtres" nationalement reconnus tant en droit public qu'en droit privé notamment par une forte présence dans les jurys de concours de grandes écoles à l'exemple de MM Peiser, Dubouis, Rousset, Chapal … pour le droit public ou MM Dejean de la Batie, Escolano, Giverdon, Maistre, Coviaux …pour le droit privé. Plusieurs magistrats Grenoblois faisaient autorité à l'exemple de Robert Viargues qui, après Grenoble, est allé présider le Tribunal Administratif de Lyon ou du Président Cateau qui était un référence nationale incontestée. Les Avocats Grenoblois ont une réputation de très forte qualité dans les autres barreaux. Il y a une tradition de la qualité du droit à Grenoble.

    Face à cette tradition, cette décision du Conseil d'Etat est une surprise. Elle l'est d'autant plus que l'article en question s'avérait d'une interprétation assez aisée puisqu'il s'agissait de compter des délais entre la cessation d'une qualité et la date de l'élection …

    Cette surprise intervient à l'issue d'une procédure longue et surtout très onéreuse pour les plaignants car la procédure devant le Conseil d'Etat coûte très cher. C'est grave de penser que, sur des sujets d'une interprétation aussi "objective", il faille avoir les moyens financiers pour que le droit soit reconnu.

    Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble avait suscité beaucoup de commentaires comme une autre décision sur l'interprétation de dépenses de campagnes. Le contentieux électoral mériterait d'être réformé pour vivre des procédures accélérées répondant à des conditions financières particulières car il est inquiétant de penser que faute d'appel la démocratie ait pu être ainsi affectée par la violation d'un article précisant un simple décompte d'une base semestrielle … 

  • 11/03/09 : le Maire de St Etienne au Conseil de l’Europe

    Préalablement, nous tenons à saluer la prouesse technique de la reconstitution vidéo de l’amerrissage du vol US Airways Flight 1549.


    C’est remarquable.



     St Etienne est la 14 ème Ville de France sur le plan démographique. Son Maire est intervenu lors de la dernière session pleinière du Conseil de l’Europe sur le thème des collectivités locales et l’actuelle crise financière. Il a développé une intervention de grande qualité.


    Il a insisté sur « la durée inconnue de la crise » qui « est une crise systémique qui affecte les circuits de financement de l’économie et les capacités de la demande globale« .


    De la part d’un économiste comme lui, on retrouve la présentation de Paul Volcker faite à l’automne à Montréal et qui est très souvent peu mise en relief : le côté purement psychologique de l’actuelle crise.


    L’une des différences majeures entre 1929 et 2009 réside dans l’exposition désormais permanente à l’information du « village planétaire ». C’est une donnée totalement nouvelle qui va modifier bon nombre de facteurs purement techniques.


    Le Maire de St Etienne a également eu l’honnêteté de reconnaître comme incontournables les hausses prochaines d’impôts à tous niveaux compte tenu de l’ampleur des déficits.


    Il a ouvert, et il est le premier à ce point, l’hypothèse de la nationalisation d’établissements bancaires.


    Enfin, il est le premier à revendiquer à ce point un meilleur partenariat de toutes les collectivités publiques sans exception pour agir ensemble contre la crise.


    Avec l’intervention de ce professeur d’économie, c’est la première analyse de fond aussi sérieuse et détaillée donnée sur l’actuelle crise financière par un responsable politique de haut niveau à un moment où les débats se limitent si souvent à des invectives qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.


    Sur le site Internet de la Ville de St Etienne, le contenu de ce discours est disponible.

  • 10/03/09 : Internet : le projet de loi qui inquiète …

    Internet subit actuellement en France une offensive en règle de la part de défenseurs de l'ancienne économie et ce dans des conditions inquiétantes. C'est le cas aujourd'hui de la loi sur le piratage. L'industrie du disque est malade. Mais de là à identifier Internet comme la cause de cette maladie, il y a un pas rapide. Le pas est encore plus rapide quand il s'agit de sanctionner si ce projet devait entrer dans les faits.

    Plus sérieusement, les accusations portées contre Internet traduisent l'hypocrisie qui règne actuellement dans de nombreux dossiers. Bien plus gravement encore, il y a une perméabilité nouvelle à des intérêts privés influents ayant notamment l'accès privilégié au Président. La loi LME est souvent moquée par les initiales de son inspirateur (Leclerc Michel Edouard). Comme la loi sur le piratage via Internet serait directement inspirée par Pascal Nègre. Le piratage est présenté aujourd'hui comme une atteinte intolérable à une oeuvre intellectuelle. Le piratage n'est autre que ce que fut hier la copie aux oeuvres écrites. On ne plaçait pas un gendarme devant les copieurs pour sanctionner celle ou celui qui photocopiait des parties entières d'un ouvrage. Combien d'enseignants ont fonctionné ainsi …?

    La naissance de nouveaux médias perturbe les situations acquises et fait naître de nouveaux équilibres. Mais jamais dans l'histoire des médias, un support a disparu. Il a dû s'adapter. La radio n'a pas tué la presse écrite. La télévision n'a pas tué la radio. Internet ne tuera pas davantage un autre support. Il faut s'adapter et ce pluralisme de médias fait gagner le choix donc la liberté.

    Il est à souhaiter que le projet de loi dont la discussion s'ouvre aujourd'hui ne soit pas adopté. Mais le Parlement Français paraît tellement dans la dépendance de l'exécutif. En pleine crise financière, c'est un des rares Parlements à ne même pas avoir créé une commission d'enquête sur les structures bancaires renflouées à coups de milliards publics …

  • 09/03/09 : JO 2018 : à une semaine de la décision

    Après les échecs à répétition de Paris, chacun s'accorde à reconnaître qu'il faut porter un projet capable de figurer dans la short list du dernier arbitrage du CIO.

    Après un départ "euphorique", Nice semble s'attendre désormais à une compétition au résultat incertain. La candidature de Grenoble est celle qui joue le mieux la carte du développement durable. Le "faste de Nice" ne correspond peut-être pas ou plus à l'ambiance du moment ? Pelvoux ne compte que 1 778 lits en hôtels et résidences de tourisme … Quant à Annecy, il lui faudrait contruire deux villages olympiques réutilisables que partiellement … Pour toutes ces raisons, la candidature Grenobloise est compétitive et permettrait en cas de succès d'obtenir rapidement des aides financières bonifiées pour améliorer notamment les dessertes (TGV et routières), point faible de la candidature Grenobloise.

  • 07/03/09 : pourquoi faire mentir les chiffres à ce point ?

    Nous assistons actuellement à une opération d'envergure qui consiste à montrer que la France serait moins affectée par la crise que d'autres pays dont les Etats-Unis. La dernière "démonstration" réside dans l'exploitation du chiffre des 600 000 emplois supprimés en février aux Etats-Unis. Tous les commentaires les plus dramatiques entourent ce chiffre : "le pays est saigné à blanc", "la crise de l'emploi est historique" …

    Mais, il faut comparer les chiffres et leur assiette quantitative. Les Etats-Unis, ce sont 50 Etats et 305 millions d'habitants. La France, c'est 1 Etat et 65 millions d'habitants. Quand en janvier 2009, la France supprime 90 000 emplois, c'est l'équivalent de 450 000 emplois supprimés aux Etats-Unis. Bien davantage, pour que cette comparaison soit plus correcte, il faudrait la pondérer du poids des seniors et surtout du poids du secteur public ; deux catégories qui échappent aux licenciements. Or, ce secteur public pas affecté par les suppressions d'emplois est proportionnellement considérablement plus élevé en France qu'aux Etats-Unis. Avec ces seuls repères, on s'aperçoit tout de suite que la comparaison de "l'écart" est loin d'être aussi évidente qu'il n'y paraît dans les commentaires lorsque les détails sérieux sont avancés. Le chiffre de la suppression d'emplois doit être ramené à la population active diminuée du secteur public protégé par définition des licenciements.

    Sur cette base, il n'est pas sûr que la situation Française ne soit pas déjà plus dramatique que la situation Américaine en matière de suppression d'emplois …

    Courant mars 2009, nous présenterons lors de la parution de la lette 4 du changement notre dossier sur la situation financière des Communes. La situation révèle beaucoup de surprises.

    Cette méthode d'instrumentalisation les chiffres est très préjudiciable car elle fait disparaître toute rationnalité technique dans le débat.

    La vérité n'est pas toujours ce que l'on croit. La vérité doit reposer sur des faits précis dont des chiffres justes et ensuite chacun est libre d'en donner son interprétation. Face à ce cheminement, on assiste à une inversion des étapes. Chacun donne son interprétation dès l'origine et agrémente sa démonstration des chiffres "utiles". C'est une régression certaine dans la qualité du débat que de procéder ainsi.

  • 06/03/09 : ni de droite ni de gauche mais derrière le caddie …

    La majorité présidentielle est tombée dans l'impopularité. L'énergie militante baisse. Les sondages dévissent. La fronde intérieure s'organise. Le Gouvernement paraît usé. Le Président serait même "dépassé" pour reprendre la une de l'hebdomadaire "Le Point" à la ligne éditoriale pourtant modérée…

    A quoi tient cette situation ? L'absence de résultat concret donne une dimension nouvelle aux effets d'annonces.

    Dans les manifestations, la formule qui résume le mieux la situation est "ni de droite ni de gauche mais derrière le caddie".

    A l'approche du deuxième anniversaire de la présidentielle 2007, la désillusion est forte. Les circonstances sont très difficiles. Mais l'Etat au sommet ne donne pas l'exemple des économies. Qu'est ce qui empêche une réduction des rémunérations des Ministres et du train de vie de l'Etat ?

    Qu'est ce qui rend impossible la mobilisation nationale contre la crise en rassemblant aussi les collectivités locales ? Qu'est ce qui interdit au moins l'audition parlementaire des banquiers qui ont poussé dans le gouffre des établissements maintenant renfloués à coups de milliards publics ?

    La liste est longue des mesures prises dans d'autres pays. Pourquoi dans la crise le Président paraît aussi isolé, aussi coupé des réalités, aussi impuissant devant des actes symboliques, bref aussi inefficace ?

  • 05/03/09 : réforme Balladur : où est le changement ?

    Depuis les années 60, la France est incapable de réformer son territoire. Les analyses sont légion : rapport Guichard, le "Mal Français" de Peyrefitte …

    La décentralisation de Mitterrand est passée par là en aggravant les maux initiaux parce qu'elle a trop affaibli l'Etat.

    Aujourd'hui, c'est une immense pagaille, un gâchis financier insupportable. Seuls les élus concernés nient officiellement la réalité des choses parce que c'est leur quotidien et pour certains une rente de situation dont ils ne parviennent pas à imaginer la fin.

    4 enjeux sont prioritaires :

    1) Dans une démocratie, il ne peut pas y avoir de "réel pouvoir territorial" en dehors de l'élection au suffrage universel direct. Par conséquent, il faut faire passer les Présidents de Communautés de Communes par l'élection au suffrage universel direct.

    2) Il faut reconnaître un seuil de "viabilité financière". En dessous, les élus gardent des fonctions d'état civil et d'animations de proximité mais les Communes concernées doivent se fondre dans une entité plus large.

    3) Il importe de renforcer les contre-pouvoirs locaux. La France a assisté à l'émergence de "féodaux" sans réel contre-pouvoir. Là aussi, ce n'est pas sain dans une démocratie.

    4) Il faut supprimer les Départements et évoluer vers une trentaine de Régions ayant une assise correspondant à la réalité économique moderne.

    Il faut donc :

    * moins d'élus,

    * davantage de responsabilité par la clarté des compétences pas partagées,

    * des contre-pouvoirs plus efficaces.

    Les propositions d'Edouard Balladur sont très éloignées de telles évolutions. Cette réforme est très délicate. Nicolas Sarkozy très affaibli dans les sondages, aurait-il encore l'autorité politique pour conduire une réforme aussi profonde ? Il est possible d'en douter.

    On s'achemine donc vers des propositions qui auront probable vocation à "garnir les tiroirs"et s'ajouter aux nombreuses études anciennes.